« Le temps qui passe et tout ça », partie 2 (billet rédigé sous la haute influence de la discographie de « Lemongrass »*)

Il n’y a pas que les vacances dans la vie, pardi, et quand bien même Michel M. vivrait-il une relation hétérosexuellement osmosique en diable, il existe (dans son quotidien tour du moins) des obligations auxquelles ne plus souscrire est synonyme de laisser-aller, fainéantise et autres terribles penchants qui, dans un temps pas si éloigné, auraient assurément menés l’auteur à s’autoflageller.

Aussi, Michel M., désireux de se plaire à lui-même ainsi que de ne pas décevoir les quelques maigres émules (autrefois sariques, et maigres par manque de spirituelle sustentation, bien entendu, les anorexiques n’ont rien à faire en ce lieu, repaire d’un patenté épicurien) qui l’auraient suivi en ces lieux, à jamais affranchis d’une société discrète pour toujours perdue dans les méandres du roman d’une vie, celle de Michel M. en l’occurrence, dont les pages se tournent au gré des é(ga)(r)rements d’icelui, et outre les nouvelles (émules, oui oui), il s’en vient narrer un dimanche en banlieue : comme à l’accoutumée, les photographies exposées ci-dessous permettront aux incultes ou, plus aimablement, aux lectrices/teurs qui conçoivent leur dimanche comme autant de reposante stase avant tout, de voir leur bloggeur favori en  » chair et en os « , qui plus est accompagné de sa brune mie Elena A., à jamais égérie ainsi qu’affriolante muse de chaque instant d’une existence désormais remplie de tranquilliste plénitude.

Afin de situer l’action, Michel M. précise que les deux transis s’étaient piqués de jouer au tennis : la tenue adéquate ayant été acquise la veille par l’auteur, il ne leur restait plus qu’à trouver chaussure à leur envie et, présentement, un cours à louer à l’heure, un dimanche 26 août. Partis de Fontenay aux Roses bi-cyclet-teuuuuhhh), ils durent se rendre aux terrains de tennis de la Grenouillère, fin fond du parc de Sceaux, endroit dans lequel il est donc possible de pratiquer le tennis à l’heure (avisss aux tentés). Pour se faire, la traversée dudit parc est obligatoire pour peu que l’on se pointe de Fontenay, Bagneux, Clamart et tutti quanti.

Ce ne sont donc pas moins de neuf clichés qui sont proposés par l’auteur, tous d’un remarquable intérêt car en rien narcissiques, seul le paysage environnant étant édifiant, tant une exubérante nature s’y déploie, alors que s’achève l’été météorologique

Et c’est parti !

Le château de Sceaux est enfin rénové : ce n’est pas trop tôt.

Vue sur l’une des pénultièmes fontaines du parc (elles sont pléthores).

Vu l’étendue du parc, l’usage de la bicyclette est tout à fait indiqué.

Vu l’étendue du parc, bis, l’arrêt n’est pas superflu, il permet de regarder les promeneurs(et neuses) courir et / ou s’étendre sur les pelouses offertes là

Gare à l’insolation : le couvre-chef peut s’avérer fortement conseillé pour peu que le cagnard soit de la partie, tant sont grands les espaces non ombragés…

Et c’en est fini du chemin vers les cours de tennis : plus aucun cliché à exposer avant ceux du retour chez Elena A. Il ne s’agit en aucun cas d’une forfanterie genre : « Ah ouais, d’accord, il raconte n’importe na ouac le gars, jamais ils n’ont joué au tennis, en fait, c’est rien que du bluff ». Que nenni : c’est juste que, pris par l’intense plaisir d’échanger quelques balles (Elena A. trouvant en cette occasion un partenaire ENFIN à sa mesure, Michel M. constatant de son côte, et avec moult satisfactions, qu’il avait gardé quelques bons vieux rudiments acquis lors de son enfance), ni l’un ni l’autre n’ont pensé à immortaliser l’instant : pas bien grave, ce coup d’essai appelle une suite, promis.

Quoi qu’il en soit, afin de conclure cette fameuse épopée, l’auteur présente quatre indispensables clichés.

L’effort mérite toujours son réconfort : le nez dans une fleur sans nom (aux visiteurs de se pencher sur la question), Michel M. est exténué, ET par la séance sportive constituée d’un aller-retour en bicyclette, ET par les quatre vingt minutes d’intenses échanges balistiques avec son aimée (jamais les mots n’effraient cet homme accompli) : hélas, il pensait trouver dans ce pistil matière à douces effluves, mais rien n’y fut. La domestication du monde (faune et/ou fleur) rendrait-elle icelui irrémédiablement aphone, atone et inodore ?

Pour preuve des efforts accomplis : les cheveux totalement en arrière du susnommé qui exposent complaisamment un front digne des plus intellectuels les plus grands passés, présents et à venir de l’Humanité. Les seins pointent itou, certes, mais Bouddha n’en était-il pas lui-même fortement pourvu ?

Enfin ( » ENFIN !  » s’exclameront même certains pervers d’entre les visiteurs), deux photographies de la brune Elena A., désormais moitié à part entière de Michel M. depuis bientôt deux années : que serait devenu l’auteur sans sa rencontre d’avec elle ? Bah, il aurait poursuivi son existence tranquilliste entre lui-même et ses potes, sans plus s’en plaindre que cela, persuadé qu’il était qu’entre lui et les représentantes du sexe féminin, la mésentente était consommée.

Sportive d’entre les russes (enfin, française depuis douze années tout de même), Elena A. aura su rendre à nouveau sensible Michel M. aux charmes féminins…

… Il faut dire quelle avait les arguments idoines en la matière, palsambleu : un esprit d’une rare sagacité doublé d’une pertinence non moins exceptionnelle (pour une femme s’entend), deux traits de personnalité que l’auteur avait définitivement considéré comme à jamais incompatibles avec le genre féminin. Comme quoi il ne faut jamais désespérer de l’existence, le tout étant de la vivre en harmonie avec soi-même.

A suivre.

* « Lounge » musique, parfaitement.
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