Deuxième partie d’une aventure fluviale avortée (mais nonobstant humainement instructive)

Il aura fallu quarante huit heures à Michel M. pour livrer, au su et au vu de l’humanité dans son ensemble toute entière, le fruit de son titanesque travail de réalisation court-métragesque : le résultat est sans aucun conteste possible à la hauteur des muettes espérances des quelques centaines de millions de lecteurs qui, depuis ce mardi dernier,  avaient tout loisir d’admirer ce remarquable premier reportage façon Strip-Tease (au minimum) mettant en scène ces aventuriers d’un rarissime nautisme russe qui, malgré ses quasi idylliques promesses, tomba à l’eau comme le long feu d’un mousquet mal fourré.

Qu’importe cette impatience passée : les spectateur peuvent désormais mirer cette seconde oeuvre cinématographique michèlémienne en fumant ce qu’ils aiment ou en sirotant un verre de ce qu’ils aiment, cela dans le cadre bien précis d’un délicat moment de contemplation bonhomme (mais rapidement car, contrairement à son grand-frère, ce court-métrage ne dure pas plus de cinq minutes et deux secondes). Ils y verront le dénouement d’un ratage fluvial, tout du moins en ce qui concerne le projet initial qui était de vivre vingt-quatre heures sur l’eau, entouré d’une nature sauvage (voire violente) post saint-pétersbougoise, car pour ce qu’il en est de l’aventure humaine, il y eut indéniablement matière à un discret observationnisme de la part de Michel M., puisque ces hommes et ces femmes ne causaient que leur langue natale, le russe (exceptée la brune mie de l’auteur, Elena A., qui, du fait de sa position privilégiée de guide, mania avec moult dextérité le franco-russe comme d’autres le fouet).

C’est ici et maintenant. Bon visionnage.

A suivre.

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