Tu parles, les chiens, leurs crocs et le croissant hurlant, tout le monde s’en tamponne son coquillard 2/3

« Je montrerai les inconvénients du haschisch, dont le moindre, malgré les trésors de bienveillance inconnus qu’il fait germer en apparence dans le coeur, ou plutôt dans le cerveau de l’homme, dont le moindre défaut, dis-je, est d’être antisocial, tandis que le vin est profondément humain, et j’oserais presque dire homme d’action »
Charles Baudelaire,  » Du vin et du haschich »

« Boire ou inhaler, il faut bien écrire » : titre de plusieurs textes que l’auteur avait publié dans son précédent blog, alors qu’il s’essayait à l’analyse introspectiviste à mort, mais sans y inclure d’autre argumentaire que lui-même dans le vécu personnellement intime de son existensarisme d’alors (vécu personnellement intime de son existensarisme d’alors qu’il se faisait fort, ceci étant, d’étaler au vu et au su de la multitude, car le faire était devenu son passe-temps favori (un « Hobby » que ça s’appelle, en étranger)), sans aucune référence bibliographique ni statistique ni tout ce qui rend si sérieuses les choses émises par tout éditeur (?) qui se respecte, Michel M. se respectant trop bien lui-même pour ne pas vouloir éventer plus haut que son rectum en inventant de telles références afin de faire croire qu’il est un génie (ce que, par ailleurs, il est indubitablement en ce domaine précis du bloguisme, ou encore de la blogarité), attitude aussi vénale (inventer des références) que celle de ces plagieurs (à ne pas confondre avec les plagistes qui, eux, sont d’honorables commerçants) qui, régulièrement, font l’info (faut-il vraiment, à ce propos, qu’icelle soit d’une médiocrité sans fond pour ainsi mettre en une de tels malhonnêtes personnes mues par de tels pitoyables agissements), dont l’ego surdimensionné (poncifique pléonasme au demeurant) n’a d’égal que cette propension à être dénué ne serait-ce que d’une once d’amour propre, ce qui constitue un paradoxe selon Michel M., mais là n’est pas son propos du jour, certes non.

« Boire ou inhaler, il faut bien écrire », donc, fait référence au fait que le précédent billet a été rédigé sous l’emprise de sa boisson favorite (mais dont il n’abuse surtout pas, de crainte qu’icelle ne devienne pour son corps aussi banale qu’un pas sur la Lune pour l’humanité), c’est à dire le Rhum Coca (dans cet ordre sinon ce n’est pas aussi rigolo) et que ce second opus, relatif au fait que tout le monde se tamponne son coquillard des chiens, de leurs crocs et du croissant hurleur, ne l’était pas (rédigé sous l’emprise du Rhum Coca, oui oui). Pourquoi cette précision ? Déjà, parce que cela permet à l’auteur de remplir pas mal de place avec une certaine idée de la vacuité (ton Rhum Coca, bien entendu) mais aussi, parce qu’il est possible qu’entre deux états d’« esprit » aussi différents, le style narratif puisse s’en ressentir…

A se relire (et à corriger d’inévitables coquilles et autres boulettes inhérentes à l’exercice), Michel M. ne retranche rien à sa logorrhée. Pire, derechef va-t-il en rajouter une couche, pardi !

Et c’est parti.

Ecrire ce genre de texte autobiographique en étant sous l’emprise de l’alcool, (accessoirement, que les lectrices/eurs (galanterie oblige) sachent que le rhum antillais titre à 55°, à ne pas confondre avec le gentil sirop utilisé dans la fabrication de coquetèles conçus à base de rhum cubain et autre aimable plaisanterie à 38° : bouhhh, que ça fait peur au consommateur frissonnant qui s’émancipe du petit jaunet et autres agressif ouisky avec son mojito mentholé, infinitésimal amateur qu’il est) a toujours procuré à l’auteur un généreux sentiment d’exaltation : son inspiration prend des allures de tsunami littéraire, aucune bride n’est là pour freiner le débit, aucune alerte ne lui vrille quelque organe que ce soit (il est d’usage, en l’occurrence, de penser à l’ouïe (quand il laisse tomber sa brocante), mais d’autres sens peuvent être mis à partie : en effet, à l’instar du téléphone mobile qui peut sonner ET vibrer, on peut imaginer une puce sise à même quelque endroit dans le corps que ce soit (l’imagination serait dès lors fortement stimulée, pour sur) qui ferait sentir ses vibrations au moindre danger perçu) afin de lui signifier qu’il risque instamment de verser dans l’horrible déni de soi-même-t-il ainsi que dans une honte assurée au réveil de sa conscience sous le regard d’autrui, terrible évocation n’est-il pas ?

Bon, ce n’est pas le tout, ça, mais le sujet de l’article en gestation n’est guère abordé pendant ce temps-là. Et c’est alors que, soudain, un frisson vrombit dans les tréfonds les plus insondables de l’auteur : « Bon sang, mais de quoi voulais-je donc causer, déjà ? » Un ange noir (et alors ? Pourquoi changer ce genre de repère, pardi ?) laisse aussitôt résonner dans le cerveau incohérent de Michel M. un pervers : « Mais on s’en tamponne le coquillard de quoi tu causes, mon pauvre ami ! », ce à quoi, un inévitable ange immaculé (car férocement blanc) répond, toujours dans le terrible chaos dans lequel se débat l’âme de l’auteur : « Ah ! Mais certainement non, l’amichélèm, il faut raisonner différemment : ton devoir est bel et bien d’indiquer à ces égarés le chemin vers la compréhension de ce qu’est le sens de la vie » (égarés de la vie, oui oui : il faut suivre, chers lectrices et teurs, même si ce n’est pas fastoche mais, justement, sachez que la facilité ne mène qu’à la complaisance (fulgurante pertinente de l’auteur)).

« – Ah ! Mais oui c’est vrai, pardi, c’est du « communautarisme mariaunnautiste » que je souhaitais causer initialement, bon sang ! De ça et des implications que cela entrainait dans mon quotidien. » Nonobstant ce sujet Ô combien de plus en plus incontournablement à aborder, il faut toutefois que l’auteur en termine avec ce « Boire ou inhaler, il faut bien écrire » décidément bien mystérieux ainsi que putativement subversif. Aussi, après avoir développé le chapitre « action de l’alcool sur un esprit puissamment équilibré », arrive la partie mystérieusement « inhalatoire » de l’aphorisme présenté.

Alors bien entendu, l’inculte ne fera pas de distinguo entre « ingurgiter » et « inhaler », deux mots dont la nuance est superfétatoire puisqu’il ne s’agit que d’avaler : « pourquoi perdre son temps en finesse et autre nuance », se dira-t-il en effet ? Et pourtant, et pourtant…

Boire plombe le corps aussi surement que tirer sur un cône allège l’esprit…

Cette dichotomie (pour le plaisir du vocable, affirmativement, car il n’a aucun sens en ces lieux ni à cet instant de la narration) est problématique en ce qui concerne l’écriture michèlémienne, et l’auteur aborde là, un parmi les plus intimes rivages de son ressenti.

Et c’est à suivre.

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