Noce, suite, et pour le reste (lettre béante, chiens, crocs et croissant hurlant), c’est patience dans l’azur

Les lectrices (et teurs) de Michel M. (le blog), en étaient restés aux terribles mises en garde michèlémiennes faites auprès du jeune marié, quant à l’irrémédiable destinée à laquelle il s’était, de fait, donné : subir une ire de plutôt que de s’en prévenir. Certes, nul n’est contraint de vivre telle situation, il suffit pour cela de prendre le taureau par ses cornes et, en l’occurrence, l’épouse par sa barbichette. Ainsi dirige-t-on les opérations couplesques plutôt qu’on de les suit (la vaisselle ? C’est en sus, pour les plus mous ainsi que les moins nantis, pardi, et c’est la vie).

Afin de quelque peu gommer ces terribles considérations, le narrateur va-t-il derechef verser dans la critique facile, sans lendemain et gentiment narquoise, mais en aucune façon venimeuse : les mariés étant susceptibles de tomber là-dedans (tel Obélix dans sa marmite de potion magique), les ménager est de bon aloi, quand bien même une telle attitude se heurte-t-elle aux viscérales conceptions de Michel M., il montre en cela sa grande ouverture d’esprit.

Et c’est parti.

Soit, et ça ne commence pas très bien :  en effet, la location d’une limousine façon « Muzik«  de Madonna a toujours été pour Michel M. (et pour son ex alter ego Marc V., lors d’une vie antérieure), motif à raillerie, tant cette exhibition d’un « bonheur » Ô combien consumériste les a toujours interpelés, et pas que quelque part, bon sang… Les jeunes mariés ayant toutefois sacrifié à ce travers, l’auteur se devait, malgré tout, d’immortaliser la chose sans trop en ajouter dans la dérision, mais ce fut difficile.

Voici donc une belle calandre qui est aussi banale aux Etats Unis qu’un braquage de banque diurne mais qui, en France, fait se retourner sur le trottoir bon nombre d’autochtones, à l’instar d’une Ferrari Testarosa déboulant sur les Champs Elysées devant d’abrutis touristes qui n’ont tous qu’un seul réflex devant une telle vision : prendre une photographie de la chose… Bonjour l’originalité, mais passons.

Dans la suite logique du rituel, voici la mariée et sa fille (qu’elle a bien évidemment enfantée lors qu’une précédente union, modernité oblige) : avec le chauffeur dument costumé en second plan, l’imagerie marcdorcélienne n’est pas loin, l’auteur épargnant nonobstant à ses lectrices et teurs, déjà un chouïa écoeurés par tant de sacrilèges narratifs, vu le sujet en cours, le synopsis d’un alléchant scénario que C+, premier samedi soir du mois, n’aurait pas renié, du temps où cette chaine de télévision n’avait pas encore basculé dans les films à bas coût réalisés en Europe de l’Est (les plus finauds apprécieront).

Et voici le marié, pauvre innocent homme croyant ainsi s’être débarrassé de tout un tas d’obligations, autrefois réservées à sa vie de célibataire, desquelles il pensait définitivement s’affranchir en épousant sa chérie, cela bien que venant d’être dûment chapitré par Michel M., lors du vin d’honneur, sur les tenants et aboutissants du mariage, Laurent X. désormais maître de la maisonnée, tout du moins le croit-il encore, qui plus est après avoir épousé une femme russo-arménienne, le pauvre… La femme issue de ces contrées lointaines de l’Est est certes douée d’un sens innée du rôle de la femme d’intérieur auprès de son homme, encore faut-il qu’icelui se montre à son écoute, c’est à dire aussi généreux à son endroit (gare aux plaisirs matérialistes que l’homme aime à s’offrir façon Porsche Cayenne, mocassins Berluti, Rolex du quinqua ou, bien plus près des considérations propres aux lecteurs (et trices) du présent billet qui appartiennent à la classe moyenne inférieure, le tout dernier I-Phone 5 sans lequel on est un ringard de première bourre), qu’au sien car elle n’est pas dupe : bijoux, Cayenne, I-Phone et plus (ou bien plus simple, mais c’est à l’homme de trouver) puisque affinités à elle offerts, seront autant de preuves qu’elle importe autant dans l’esprit* de son mari que les envies qu’à icelui de se faire plaisir. Mmmh, pas évident à comprendre : alors en gros, si un mec pense ostensiblement plus à son plaisir qu’à celui de sa femme, il peut aller se rhabiller fissa car la femme russe n’aime pas avoir le second rôle, cette « soumission » que l’on prête aux représentante du sexe féminin en provenance de l’Est et cela jusqu’à l’Asie du Sud-Est ne signifie pas carpetisme, que nenni. Les gars, vous êtes prévenus.

En revanche, si la femme originaire d’Europe de l’Est (et au-delà) est comblée, aucune française (aucune occidentale ?) ne lui arrivera à la cheville et cela, en quelque domaine que ce soit.

Avisss, ainsi qu’à suivre.

* Normalement, il faut écrire ici « coeur », mais c’est au-delà des forces de l’auteur de sacrifier à ce genre de trucs culcul la rainette.
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