Phagocytose michèlémienne par l’entité Marianne2, ou quoi ? Seconde partie et fin (de partie)

Hé bien non, point de phagocytose michèlémienne par l’entité Marianne.net (le « 2 » ayant tout récemment été remplacé par le .net) à déplorer qui pourrait justifier une durable léthargie rencontrée sur le blog michelm.fr, l’auteur de ces lignes ayant pris toute la mesure du site en question, à savoir que le fréquenter, c’est comme de mictionner dans un violon plutôt que d’entrevoir de nouveaux horizons.

Ben oui, car s’y rencontre un récurrent quintette constitué par de puissants ciboulots plus érudits les uns que les autres et qui s’affrontent à longueur de fils (ratiociner est le terme adéquat semble-t-il, enfin, il s’agit la plupart du temps d' »Un contre tous » plutôt que d’un « Chacun pour soi » auquel les visiteurs des fils ainsi monopolisés sont confrontés, mais qu’importe : l’effet est rédhibitoire et la réaction la plus indiquée est se tirer ailleurs, car il est superfétatoire de vouloir intervenir là-dedans, à moins d’être sévèrement bardé de citations d’auteur, d’être victime d’un nombrilisme à fleur d’un ventre aussi gonflé qu’est omniprésent le pédantisme de certain, puisque l’interprétation culmine plutôt que la compréhension s’y imprime, ou tout bonnement de s’en fiche un brin (à l’instar de Michel M., qui se fait fort d’y déposer régulièrement sa crotte, histoire de montrer sa trombine lorsque défile la liste les intervenants, liste qui s’égrène parfois sur plus de dix pages de commentaires (si si) durant des jours et des nuits (ce sont leurs conjoints qui doivent être ravis de vivre ainsi aux côtés d’une telle lumière intellectuelle))) ; on y trouve aussi l’inévitable trollisme politique (une incessante boucle façon musique répétitive qui vante le précédent président avec des tombereaux de mauvaise foi qui soulent autant que trois punchs citron vert, sans l’euphorie générée par le rhum) ; s’y croise itou certains intervenants à l’esprit plus abscons que le schmilblick ; enfin, on peut y rencontrer quelques éclaireurs, libres penseurs et autres commentateurs au plus haut point remarquables tant leurs interventions sont piquées au coin du « Bon sang mais c’est bien sur » près de chez nous, libres penseurs et autres commentateurs remarquables à l’image de Michel M., mais était-il utile le préciser ? En tout cas, voilà qui est fait.

Bon allez sans déconne, vrai que pendant un temps qui aura bien duré trois mois, l’auteur aura plus pensé aux forums de Marianne.net qu’à son blog. Circonstance atténuante pour lui, depuis un temps certain, son existence n’est faite que de tranquillisme serein, au point qu’il s’est tout récemment fait la remarque selon laquelle il aimerait bien, mais en toute modestie, dépasser cette jouissance d’être. Enfin bon, il n’y a pas de quoi se taper la tête contre les murs, hein, c’est juste le genre de fulgurances qui pétillent dans la tête lorsque l’on a tété un cône. Nonobstant cette désobligeante remarque, cette trouvaille est restée chevillée dans les pensées de Michel M. une fois réveillé. Aussi figure-t-elle désormais dans son profil de mariannautiste :

La photo a elle aussi été changée et, pour le coup, place au serein Michel M. A noter que rarissimes sont les intervenants qui s’exposent ainsi, la plupart préférant une discrétion à toute épreuve. Sauf qu’à saisir leur noms dans un moteur de recherche, on s’aperçoit que certains d’entre eux sont des professionnels du commentaire (d’où un soupçon d’interrogation chez l’auteur (bah oui, Michel M. ne va pas se bouffer les doigts en cherchant à comprendre comment on peut être ainsi) quant au temps qui leur reste à vivre leur quotidien : ont-ils des proches, conjoints, enfants, collègues, ou bien sont-il des célibataires cristallisés dont l’unique activité serait de commenter ce que d’autres écrivent ?).

Ceci étant, Michel M. a lui-même bel et bien passé une nuit quasi entière (jusqu’à 4 heures bien sonnées) sur le site de Marianne, dans la nuit du 24 ou 25 août. Cela lui avait alors rappelé ses précédentes nuits miniteliennes des années 80 (qui se sont comptés par dizaines alors). Mêmes émotions ressenties : fébrilité d’une manière générale, fierté, dépit et honte à discrétion, rigolade (rarissime) et incompréhension et/ou répulsion devant certaines interventions qui planent infiniment haut (ou bien qui sont assommantes de références et de contre références, de pédantisme et contre pédantisme, sans que jamais l’auteur ne se mette en jeu lui-même) dans le domaine philo-scientifico-culturo-politico-sociétal (toujours, quand il s’agit du quintette du début de ce billet).

C’était pas mal à vivre, mais ce ne sera probablement pas refait tant l’exercice est fatiguant (et parfaitement vain, mais de ce côté-là, bien des soirées en « société » peuvent se montrer elles aussi vraiment pénibles : au moins par le biais du net évite-t-on certaine haleine enfumée et alcoolisée (c’est comme de sentir la mort, croit savoir l’auteur) et autre intempestif brouhaha qui lui donne l’envie d’aller se coucher, parbleu).

S’ajoute à ce « décrochage » en cours, une éventuelle complète cessation du michèlémisme sur marianne.net du fait de son passage annoncé en mode « Freemium«  (marianne.net, pas le michèlisme) : Michel M. ne voit vraiment pas l’intérêt de payer pour un service qui était gratuit jusqu’alors, et cela d’autant moins que les articles publiés dans la version papier de Marianne vont de plus en plus se retrouver sur le site. En outre, la qualité du média ne mérite pas non plus que l’auteur se fende de quelques euros mensuels, car l’indépendance revendiquée dudit média s’arrête (certes, plus tard que bien d’autres journaux et magasines mais, tout de même…) là où se rencontrent certains réflexes dogmatiques propres au monde du journalisme. Le premier exemple le plus probant de ce phénomène a éclaté aux yeux de l’auteur il y a quelques années, avec le rejet durablement inouï de toute version, autre que l’officielle, des attentas du 11/09/2001, avec raillerie uniformisée de tout hurluberlu émettant UN doute sur ces évènements, aussi bien à télévision que dans Marianne papier, le genre d’attitude qui fait réfléchir non pas sur l’existence ou non d’un putatif complot, mais sur une propagande qui ne tolère aucune tentative de contradiction, dogme qui heurte la conception que Michel M. se fait de l’information dans une démocratie.

Au vu de ce qui précède, il n’est donc pas exclus que Michel M. se réapproprie son espace de blogueur d’ici quelques temps. Il dispose pour ce faire d’un stock assez balèze de vidéos et de photographies, thésaurisées depuis le mois de juillet, à même de le faire bosser sur michelm.fr lors des longues soirées d’hiver qui se profilent à l’horizon de l’hémisphère Nord de la Terre. La Russie et l’Espagne devraient être dignement fêtées là-dedans.

A suivre et c’est youpie, bien évidemment.

Michel M.,

ce misanthrope au sourire si niais.

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