Sur la route du taf

Vision idyllique s’offrant à Michel M. alors qu’il est sorti du métro et qu’il s’enfile la route (il dispose d’un gros tempérament) qui le mène à son bureau.

Ah ! Paris, Paris et ses façades uniques au monde… Les Saint-Petersbourgeois rencontrés là-bas en juillet dernier tenaient absolument à ce que certains de leurs immeubles soient des copies conformes de ceux de notre capitale : « Que nenni les amis » leurs rétorquèrent à chaque fois aussi bien Elena A. que l’auteur, « Saint-Pétersbourg a beau avoir été voulue par le tsar Pierre le Grand comme la ville la plus européenne de Russie (ce qui fait rappeler à Michel M. qu’il a toujours en stock ces quelques centaines de milliers de photographies non triées, pffff quelle plaie !), « elle ne ressemble pas à Paris : à la rigueur, elle se rapproche de Bruges et Bruxelles. « 

Certes, à chaque fois se lisait sur leur faciès de russes bien portants la déception de ne pas pouvoir être plus avant encore associés à la France et aux français qu’ils vénèrent (les français ne le leur rendant pas bien du tout cette admiration, tss tsss), mais l’honnêteté qui meut l’auteur à chacune de ses respirations et qui ceint l’âme de sa brune mie ne pouvait pas mener vers une autre issue  : Saint-Pétersbourg est Saint-Pétersbourg comme Paris est unique.

Mais Michel M. se disperse, s’éparpille une fois de plus, alors qu’il ne s’agissait que de montrer la vue qu’il eut ce matin sur la route de son travail, avec un soleil levant comme but du chemin à parcourir. Hé bien non, car Michel M. tourne à droite à 100 mètres de là. Les plus observateurs parmi les hordes de visiteurs du blog devineront peut-être le nom de la rue, en scrutant la topographie des lieux : ils devraient être aidés en cela par la configuration du mur à droite, avec ce bel arrondi qui laisse envisager une imposante entrée…

C’est tout pour le moment.

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