Trop d’AGMisme pouvant tuer l’agéèmisme, voici un peu d’air frais, venteux et grêlé

Voici une petite goulée d’air bien frais sur ce blog, en ce vendredi 2 novembre non chômé (il faut bien que certains travaillent afin que point le pays ne vacille), histoire de changer de sujet, Adrien M-G en étant certes un de première grandeur mais à trop en causer, Michel M. imagine fort bien qu’il puisse lasser son lectorat (à ce propos, petit « coucou » aux milliards d’individus qui, chaque matin à peine ouverts leurs quinquets, s’en viennent aussitôt sur michelm.fr pour y goûter la délicieuse littérature qui s’y trouve, en toute humilité soit dit en passant).

Aussi, qu’icelui trouve ci-dessous de quoi se sustenter l’âme avec cette petite narration sans façon qui concerne un jeudi 1er novembre 2012 lors duquel les deux amants éternels ont fait dans le pédalisme (aucun rapport avec certain sujet Ô Combien brûlants de sociétale actualité) et la visite de malade. « Malade ? Palsambleu, mais qui est malade ? » se sont derechef demandés toutes ces hordes de gens à peine réveillés. Hé bien il s’agit du père d’Elena A., Pap’ Oleg (qui se prononce « alièk » en russe, phonétiquement écrit) qui a fait un AVC rampant, a priori sans séquelle : un caillot a bien fichu le bazar mardi soir, avec éclatement en plusieurs qui se sont baladés dans le cerveau, les salopards, mais hier, le susdit était en « pleine forme ».

Sur la route pédalée de Fontenay aux Roses à Neuilly (en effet, Michel M. s’est fait violence (tant l’automobile lui est d’un précieux secours lorsqu’il se pique de faire le flemmard) en acceptant de faire ce trajet à bi-cy-clè-tteuuuhhh), un spectacle météorologique sur fond de quartier de la Défense apparut au détour d’un bosquet du bois de Boulogne.

Voyant cela Michel M., pour qui la météo n’a plus de secret depuis belle lurette, prévient sa dulcinée qu’ils vont se faire saucer, vu qu’ils n’auront pas le temps de parvenir à leur but tant ces nuées-ci filent bon train, poussées qu’elles sont par un zéphir à écorner quelques cocus crédules courant là dans ces denses bois pendant que danse leur moitié, sise bien à l’abri dans le lit aimanté.

Et cela ne loupa pas. Mais, alors que les premières gouttes s’annonçaient, les vélocipédistes rencontrèrent sur leur route, qu’ils fréquentaient dès lors sur un endiablé rythme pédalé, un estaminet façon chalet ouvert et couvert d’un toit débordant à même de les protéger des cordes et grêlons qui ne se firent pas attendre…

L’averse orageuse (car il s’agit bien là et ni plus ni moinsss que d’une giboulée de mars égarée) dura une petite dizaine de minutes, sans autre dégât que des millions de feuilles en voie de racornissement avant chute automnale fusillées par la densité du grain, les deux coureurs quant à eux n’étant qu’à peine effleurés par la poussière d’eau environnante, à l’image des embruns virevoltant tout autour d’une chute d’eau à la Niagara.

Une fois passé la saucée, les transis d’amour (et de froid, la température ayant accusé un sérieux rafraichissement alors que le vent doux avait totalement disparu) reprirent leur route, désormais fortement boueuse, vers Oleg A. et sa convalescence.

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