Exposition (sur)saturée d’hommes (et d’une femme) de l’ombre

Les lectrices et teurs du blog michelm.fr connaissent déjà (ainsi qu’évidemment) bien le sieur AGM, « le druide du VIIème », Adrien Grandmesnil-Marulier de la Boussac soi-même et que, tout à fait accessoirement, l’auteur surnomme « Atchoum » (Michel M. laisse à leur sagacité aux moins incultes la raison d’une telle appellation) ; les lectrices et teurs de l’autre vie bloguée de l’auteur ont en outre anciennement eu vent de l’existence de Gilbert T., autre profondément atypique personnage qui orbite depuis plusieurs années, désormais, autour de l’énergisant Michel M., rapidement attiré qu’il fut par cet alors encore jeune homme, l’auteur n’était en effet âgé que de 48 ou de 49 ans lorsqu’il fit se rencontrer Jocelyne V. (qu’Adrien G-M. surnomme « La Bosniaque », d’abord en rouge, puis en noir) et Gilbert T., rencontre dont l’osmose (bien entendu toute spirituelle) qui en naquit fut un très beau cadeau fait à l’entremetteur M.M., qui n’en attendait toutefois pas moins, pardi, jeune homme dont l’attitude permanente, portée à la limite de l’incandescence de la quasi hyperactivité, en susss de ses créations littéraires, graphiques et de sa disponibilité à rendre service, ne laissait pas d’être aspirante : ces deux personnages masculins, donc, ne sont plus inconnus des internautes michèlémistes.

Hé bien qu’à cela ne tienne, et quand bien même la troisième des trois susnommés ayant totalement disparu parmi les relations humaines de l’auteur depuis sa retraite (mot qu’elle exécrait, certes mais qui, néanmoins, correspond indéniablement à une disparition corps, âme et biens de la susdite), Gilbert T., un temps portraitiste de l’auteur…

(et alors quoi ? Se faire mousser n’est pas réservé qu’aux soirées du même nom, parbleu. Ceci écrit, il y a peut-être un tantinet trop d’intensité réflexionniste dans ce patenté rotringage pour que l’auteur dudit portrait n’ait pas été dépassé par ses émotions : mais la création artistique n’est-elle pas que trame subjectiviste, pardi ?) est toujours resté émule d’icelui.

L’arrivée d’Adrien G-M. a nonobstant (autant qu’indubitablement) fait office de coup de fouet, comme un nouvel élan pour une histoire amoindrie, à ce relationnel hautement cérébral (ainsi que puissamment hétérosexuel : par les temps qui courent, il est bon d’affirmer ce genre de chose, ne serait-ce qu’afin de montrer sa différence) mais, et surtout, ajoute à l’indélébile empreinte d’une omniprésente dérision qui donne tout son sel à l’aventure humaine de la vie (à moins que ce ne soit le sel de l’humaine vie de l’aventure ?).

Allez, Michel M. épargne de plus amples tergiversions à ses lectrices et teurs (bien que son esprit fécond eut pu à coup sûr les amener jusqu’au bout de la nuit, pour les plus transis d’entre icelles/iceux) maintenant rendus pour la plupart au bord de la migraine durable : voici de quoi les apaiser.

En effet, ci-dessous sont affichés trois réjouissants clichés qui témoignent de la véracité de ce qui précède (et si le son y était, l’insurrection viendrait).

Les mines de ces trois hommes sont comme surprises (enfin, tout du moins pour deux d’entre elles) d’avoir ainsi été saisies par un si vif et ô combien espiègle esprit (l’ordiphone de Michel M. officia alors) : de gauche à droite, Adrien G-M., Antoine G. et Gilbert T.

Sans doute afin de mieux voir qui ainsi le capte, AGM chausse ses pénultièmes binocles (il les perd régulièrement du fait de ses soudains sommes) sous l’oeil acéré de Gilbert T., qui ne laisse au demeurant rien passer des croustillantes anecdotes de tout un chacun (il est en effet intarissable sur les mondains potins des anciens maitres du monde (enfin, toutes proportions gardées, car il s’agit uniquement des mondains notables du monde de la FRANCE, ce en quoi Michel M. le comprend volontiers, car en quoi les histories de fesses de personnes demeurant à des milliers (voire des millions) de kilomètres seraient-elles intéressantes ?)) dont il est aussi féru que d’autres de la pêche à la mouche.

Ceci établi, qui est donc cet Antoine G. à l’apparence bien affirmée du vieux jeune premier au sourire si naturel et dont jamais personne n’a entendu parlé ni lu, en quelque endroit michèlémiste que ce fut ? Hé bien c’est personne, personne et, à la fois, le gars qui est là pour faire le jeune vieux premier au sourire naturel, un homme, bien que fieffée arsouille, qui a su se préserver de tout superfétatoire travail à même de nuire à sa santé : une sorte d’inamovible représentant de la classe surannée des machos des années soixante dix, mais qui, en leur temps, surent tant plaire à des centaines de milliers (des millions, même) de femmes de France et de Navarre (au minimum) grâce à une pilosité bien affirmée ainsi qu’à des attitudes Ô Combien masculines façon journal + chausson + fauteuil (la pipe en susss si affinité) au retour du boulot, alors que que maman prépare la popote (il y en a des qui doivent avoir la nostalgie au bord des sanglots : qu’ils sachent que Michel M. ne cautionne absolument pas une telle attitude, sacré non de bon sang d’alors, bande de vieux gars, va, tss tsss).

Allez, en conclusion de cette surexposition médiatique d’hommes en temps normal d’une banalité absolue, ce dernier cliché dans lequel les deux penseurs se montrent prêts à tout alors qu’Antoine G. anime le débat avec un jeu de mains des plus vifs comme il sait si bien le faire, le roulage de pouces étant en effet l’une de ses spécialités, universellement reconnues parmi ses envieux collègues de travail.

Franchement, avec de tels partenaires au quotidien, n’est-il pas évident que Michel M. est acteur de l’une des plus intenses existences qui puissent se vivre dans un monde par ailleurs si moutonnistement subi ?

Bien évidemment que oui, oui et mille fois oui : Michel M. est un homme heureux, et dieu n’a qu’à bien se tenir car lui au moins, on peut le rencontrer.

Rédigé sous la (très) forte emprise de George Gershwin, puis d’Alan Parson et ses « Tales Of Mystery And Imagination » inspirées par les textes d’Edgar Allan Poe : un régal.
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