Michel M. ne cause pas de politique dans son blog et c’est tant mieux, évidemment (billet dument illustré*)

Assez ; il suffit ; y’en a marre, l’auteur ce cèdera pas à cette (op)pression qui voudrait qu’il aborda dans son célébrissime blog le domaine Ô Combien (sul)fumeux de la politique, enfin, de la politique telle qu’elle est pratiquée en France (et ailleurs, mais cet ailleurs-ci n’est pas du monde michèlémien) depuis… Depuis quelle République déjà ? Bah, qu’importe le coquillard, puisque l’auteur s’en tape de toute façon, pardi !

Aussi, et sans plus attendre, Michel M. s’en vient expliquer le pourquoi d’un tel manquement à la déontologie en cours qui voudrait que toute conscience un tant soit peu développée, toute modestie mise à part, soit impérativement concernée par le monde, son état, ceux qui l’y ont mis et comment qu’on pourrait faire pour que « ça change », surtout et pardi.

D’abord, de quel état s’agit-il ? Les choses vont-elles mal, vont-elles bien, sont-elles en adéquation avec l’idée que l’on se fait d’une société humaniste puisque dirigée par les hommes et cela, a priori pour le meilleur des mondes humains ? Ben heu, baaah, bof et mmhmh…

Fricassé de coquillards, assurément. Mais qu’attendre de plus d’un gars dont le seul but, en ce qui concerne ce blog tout du moins, est de montrer à l’univers cosmogonique entièrement interstellaire à quel point il est parvenu à décider de son existence, jusqu’à quelle limite il a réussi à s’affranchir de tout un tas de rituel sociétaux, d’un contraignant étiquetage, d’une létale atrophie à force de concession, la source de cette mutation spirituelle autant qu’organique trouvant sa genèse (et si c’est redondant, qu’est-ce que ça peut bien faire, tellement c’est bien balancé ?!!) dans « la vie de couple », dans cet imposé périple existentialiste que l’auteur eut à subir, comme tant d’autres, certes, mais que lui a toutefois réussi à transcender…

… Au bout de presque quarante années en s’en extrayant comme d’une gangue, tel un pagure qui a fini par trouver trop étroit son sociétal carcan, jusqu’alors victime de son conformisme et de sa lâcheté.

Hé oui, la seule chose qui intéresse Michel M. n’est autre que comment trouver au mieux sa place dans ce paysage, dans cette nature, en lui faisant le moins possible de dégâts lors de la pratique de son existence au quotidien **: ceci écrit, en demeurant à Paris, il est bien délicat de mesurer avec une précision suffisante son impact sur la nature au point d’en ressentir une quelconque culpabilité, et c’est tant pis. Mais il suffit d’y penser pour ne pas verser dans le gâchisme de première bourre, tout de même (outre le fait que le simple bon sens suffise à ne pas déconner avec ça, pardi : le problème étant que le bon sens implique la plupart de temps un effort et que l’effort sans récompense immédiate, ce n’est plus trop dans l’air du temps…).

Nonobstant ce qui précède, grâce à sa fréquentation journalière du site marianne.net, il arrive à Michel M. d’être confronté à des commentaires (il ne lit que très rarement les articles publiés, générateurs desdits commentaires), toujours en relations à des faits de sociétés (initiés ou non par des politiciens) qui lui donnent matière à réflexion, à une simple réaction façon jeu de mots ou encore, à railler un intervenant qui manie la mauvaise foi avec autant de dextérité que tante Marie cousant les escalopes de dindes lors de la préparation de ses mondialement vénérées paupiettes.

Mais bon, ses interventions restent épisodiques, contrairement à celles de certains qui peuvent passer des heures et des heures à se répondre à coup d’arguties et de citations dument certifiées et créditées, à extrapolation à l’application de telle ou telle loi, à s’offusquer de l’effronterie de untel qui a osé proférer une pensée contraire aux convictions de tel autre, etc., discussions qui peuvent aller jusqu’à l’insulte, avec déballage indécent d’impudeur : un soir ils commencent potes, dans la nuit ils deviennent ennemis et puis se font la gueule au matin et puis, et puis le temps aidant et tout ça, ils recommenceront quelques soirs plus tard, les ennemis d’alors redevenant alliés de circonstance face à l’ami tout récemment gagné, le but inavouable mais très lisible de ces histoires sans fin ne étant de se  choyer chacun son égo, aussi étalé là-bas que la serviette de bain de l’auteur sur la plage de Tarifa début octobre dernier : au moins Michel M., lui, ne fait-il voir son Lui que dans son blog, qui doit bien être aussi lu que la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne par les Roms, au minimum.

Bien entendu, il arrive parfois que l’auteur se laisse aller à quelques considérations peu amènes sur tel ou tel fait bien de « chez nous », la France, qui peuvent, mais par extrapolation seulement, l’amener à exprimer ses dégoûts et ses espoirs quant à l’humanité et l’éventuelle correction qu’elle finira par se prendre dans sa tronche par une nature à l’équilibre bienveillant, à force de jouer la carte de la domination, pardi.

Mais en aucun cas n’en abusera-t-il, tant il a compris à quel point se trouvait ailleurs la vie, et certainement pas dans de stériles échanges avec des personnes dont on n’a rien à faire, puisque totalement virtuelles : il ne faut pas oublier que Michel M. fait partie des pionniers du Minitel et que la virtualité, il n’a pas attendu « L’oeil du Cyclone » pour en appréhender les possibles (bien qu’il raffola de cette émission, dédiée aux prémisses de la 3D au point qu’il en donna le virus à Kévin M., son second fils).

Et puis, entre nous soit lu, les hommes politiques actuels sont-ils capables de balancer de telles maximes :

Trois citations d’un certain Thomas Paine dont la statue (finement dorée) est figée devant un bâtiment qui porte fièrement sur son fronton l’inscription suivante : « Fondation des Etats Unis », puis, bien au-dessus « Université de Paris ».

Nul doute que l’on élève ici de puissants relais de la fabrique du consentement (pauvre Thomas P.) qui poursuivront le travail de propagande issue de calculs éminemment matérialistes ainsi que dument servis par de remarquables manipulations intellectuelles que d’autres (très) puissants hommes, dont le but dans la vie est de gagner le plus possible de pognon jusqu’à ce que mort s’en suive, ont élaborées afin d’asservir les moins instruits, ce patenté troupeau de l’internationale consumérisme qui, pour rien au monde, ne se risquerait à perdre le minable acquis d’un confort façon peau de chagrin, au risque d’une révolte face à des conditions de vie de plus en plus médiocres, faudrait voir à ne pas pousser mémé dans les orties tout de même, hein ?!!

Dès lors, pourquoi perdre son temps à participer à des discussions sans fin, à la « Il faut que… », « Il n’y a qu’à… », « Votons Untel pour que…. » et patati et patata, alors que la vie est ailleurs ?

Le pouvoir corrompt celui qui s’en approche et l’argent le suit de près qui finit le travail.

Michel M. préfère la fréquentation de sa brune mie Elena A. à toutes ces édifiantes et vaines considérations : au moins vit-il dans un tangibilisme absolu à ses côtés, sans obligation, sans concession, rien qu’avec une permanente pétillance d’âme, un sentiment désormais incrusté en eux, émotion de chaque seconde à laquelle Ô Grand jamais ils n’auraient espéré « avoir droit », du fait d’un cursus déjà bien chargé (et si, justement, ils avaient gagné ce présent, à force de travail sur eux-mêmes, à force de ne jamais s’être endormis ?).

A suivre, comme un fil d’Arianne dans un labyrinthe sans murs, le Minotaure de cette existence n’étant autre que ce crabe aux pinces de mort qui a déjà occis tant d’amis, tant de parents… Pas grave : le passé n’est plus, le futur n’existe pas et seul le présent nous possède. Enfin, tout du moins devrait-il le faire, car à vivre avec regret et dans l’espoir, on mésestime son présent, pourtant seule réalité sur laquelle on puisse agir.

* Clichés capturés ce dimanche 11 novembre au parc Montsouris. L’épaverom est de Kévin M.
** Lorsqu’il demeurait en banlieue et par temps de pluie ou de post-pluie, Michel M., alors qu’il rencontrait sur sa route quelques lombrics en état de mort annoncée (en train de se noyer, de se fourvoyer sur un trottoir détrempé sans espoir de terre à l’horizon et avec une mort certaine sous le bec d’un passereau (qui, pour le coup a toujours faim, mais il faut bien faire un choix, bon sang), se faisait un devoir/plaisir d’attraper le vers et de le balancer sur une terre salvatrice. Et tant pis pour le piaf, pardi, mais le vers était en terrain humain, le goudron n’étant pas un matériau naturel, et il n’avait aucune chance face à un volatile dans son élément.

 

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