A chaque matin son interrogation (orale)

Soit, Adrien M-G. (bin oui, un coup il signe A. Grandmesnil-Marulier, un autre A. Marulier-Grandmesnil, bon sang quel farceur : peut-être est-ce là une façon qu’il croit habile afin de se débarrasser d’ennemis, qu’il semble collectionner comme d’autres les procès-verbaux ?) est indéniablement un sujet à moult railleries en effet, mais il n’en reste pas moins un être humain, qui plus est doué d’esprit, d’érudition et d’une impayable connaissance des rouages politiciens et cela, de la simple mairie du fin fond de la Bretagne, La Boussac en l’occurrence (dont il fut élu), à celle de Paris : il connait Bertrand D. et pas mal de ses adjoints ; il s’est frité avec Rachida D. (il lui reconnait d’ailleurs un savoir faire certain en politique : elle a les dents longues et, à défaut d’être députée (à cause d’un illustre François F.), elle au moins topé la mairie du VIIème, évident tremplin pour une probable suite de carrière) et, surtout, il pose vis à vis de ce cénacle d’arrivistes un regard  dont l’ironie* n’est jamais absente : le monde d’Edgar Faure ne lui est pas inconnu,  indubitablement. Ce drôle de bonhomme est son idole politique absolue, alors que c’est un parfait inconnu pour Michel M. (soit dit en passant et « conflit » de génération oblige, pardi). Mais cela n’est pas l’unique signe de désunion, et c’est même là que l’osmose échoppera toujours : l’auteur de ce billet s’est totalement désintéressé depuis belle lurette du personnel politique, qui est la politique ce que les polices municipales sont à la police nationale, quand A. G-M. se passionne toujours pour ces vendus.

Qu’importe, Michel M. sera donc le « secrétaire » d’Adrien G-M. tant qu’il trouvera en cette activité de quoi se distaire, mais en aucun cas ne se perdra-t-il dans les nauséabondes arcanes des calculs (in)humains liés au désir du pouvoir, au même titre qu’il n’entrera pas dans les ordres de quelque confrérie que ce soit, lieux dans lesquels il est systématiquement demandé à l’individu de se fondre dans un groupe, pour le bien dudit groupe (l’humanité par extrapolation) : il s’agit là d’un paradoxe que l’auteur garde en lui comme sujet de réflexion, si tant est qu’un jour il puisse en causer avec qui de droit.

Mais là n’est pas le sujet de ce billet, qui se clôturera sur la question que le druide posa à Michel M., à peine arrivé en son bureau, en ce lundi 19 novembre 2012 : « L’athéisme est-il une forme de spiritualité ? ». Question à laquelle, après quelques secondes de prise au dépourvu, l’auteur répondit : « Oui », sans avoir pu bâtir quelque argumentation que ce fut, juste un « Oui » franc et sonore qui résonna là, en son âme et conscience.

Hé oui bon sang, Michel M. se sent désormais comme un David Vincent de l’intellect, son combat n’étant pas à mener contre de méchants envahisseurs venus d’une autre planète, mais bien de ne pas tomber dans un raccourci façon subterfuge afin de répondre superficiellement à Adrien G-M., le bougre demandant en outre à son nouveau faire-valoir, quel était son écrivain préféré : pour le coup, Michel M. fit fort, très fort même, en balançant un : « Julien Gracq«  qui impressionna illico le druide. Le bougre eut d’ailleurs pour réponse immédiate que cette référence correspondait en effet fort bien à l’auteur (Michel M., donc), ce dont icelui ressentit une certaine fierté, sachant que cet écrivain méconnu fait indubitablement partie des références littéraires françaises de tous les temps (en toute modestie pour Julien G., s’entend, étrangement occulté par le courant de pensée majoritaire (« Mainstream » en étranger) : qu’attend donc Michel Onfray pour le réhabiliter ? Ah ! Ah ! Ah !).

Voilà comment on passe d’une Rachida D. à Julien G. : des mystères de la vie et de ceux qui s’y frottent.

Quoi qu’il en soit, cet Adrien M-G. (ou G-M.) éveille l’esprit michèlémien, assoupi depuis la disparition corps et âme de la Société discrète Sectis adorem rectum, plus surement qu’un défilé de blondes gourgandines aux poumons surdéveloppés ainsi qu’aux aux jambes dévoilées, certains amis de Michel M. à la libido à fleur de peau, palsambleu.

Un penseur des temps actuels bien que néanmoins daté dans ses dogmes,

Michel M.

A suivre.

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