Michel M. ne cause pas de politique dans son blog et c’est tant mieux, évidemment (billet dument illustré*)

Assez ; il suffit ; y’en a marre, l’auteur ce cèdera pas à cette (op)pression qui voudrait qu’il aborda dans son célébrissime blog le domaine Ô Combien (sul)fumeux de la politique, enfin, de la politique telle qu’elle est pratiquée en France (et ailleurs, mais cet ailleurs-ci n’est pas du monde michèlémien) depuis… Depuis quelle République déjà ? Bah, qu’importe le coquillard, puisque l’auteur s’en tape de toute façon, pardi !

Aussi, et sans plus attendre, Michel M. s’en vient expliquer le pourquoi d’un tel manquement à la déontologie en cours qui voudrait que toute conscience un tant soit peu développée, toute modestie mise à part, soit impérativement concernée par le monde, son état, ceux qui l’y ont mis et comment qu’on pourrait faire pour que « ça change », surtout et pardi.

D’abord, de quel état s’agit-il ? Les choses vont-elles mal, vont-elles bien, sont-elles en adéquation avec l’idée que l’on se fait d’une société humaniste puisque dirigée par les hommes et cela, a priori pour le meilleur des mondes humains ? Ben heu, baaah, bof et mmhmh…

Fricassé de coquillards, assurément. Mais qu’attendre de plus d’un gars dont le seul but, en ce qui concerne ce blog tout du moins, est de montrer à l’univers cosmogonique entièrement interstellaire à quel point il est parvenu à décider de son existence, jusqu’à quelle limite il a réussi à s’affranchir de tout un tas de rituel sociétaux, d’un contraignant étiquetage, d’une létale atrophie à force de concession, la source de cette mutation spirituelle autant qu’organique trouvant sa genèse (et si c’est redondant, qu’est-ce que ça peut bien faire, tellement c’est bien balancé ?!!) dans « la vie de couple », dans cet imposé périple existentialiste que l’auteur eut à subir, comme tant d’autres, certes, mais que lui a toutefois réussi à transcender…

… Au bout de presque quarante années en s’en extrayant comme d’une gangue, tel un pagure qui a fini par trouver trop étroit son sociétal carcan, jusqu’alors victime de son conformisme et de sa lâcheté.

Hé oui, la seule chose qui intéresse Michel M. n’est autre que comment trouver au mieux sa place dans ce paysage, dans cette nature, en lui faisant le moins possible de dégâts lors de la pratique de son existence au quotidien **: ceci écrit, en demeurant à Paris, il est bien délicat de mesurer avec une précision suffisante son impact sur la nature au point d’en ressentir une quelconque culpabilité, et c’est tant pis. Mais il suffit d’y penser pour ne pas verser dans le gâchisme de première bourre, tout de même (outre le fait que le simple bon sens suffise à ne pas déconner avec ça, pardi : le problème étant que le bon sens implique la plupart de temps un effort et que l’effort sans récompense immédiate, ce n’est plus trop dans l’air du temps…).

Nonobstant ce qui précède, grâce à sa fréquentation journalière du site marianne.net, il arrive à Michel M. d’être confronté à des commentaires (il ne lit que très rarement les articles publiés, générateurs desdits commentaires), toujours en relations à des faits de sociétés (initiés ou non par des politiciens) qui lui donnent matière à réflexion, à une simple réaction façon jeu de mots ou encore, à railler un intervenant qui manie la mauvaise foi avec autant de dextérité que tante Marie cousant les escalopes de dindes lors de la préparation de ses mondialement vénérées paupiettes.

Mais bon, ses interventions restent épisodiques, contrairement à celles de certains qui peuvent passer des heures et des heures à se répondre à coup d’arguties et de citations dument certifiées et créditées, à extrapolation à l’application de telle ou telle loi, à s’offusquer de l’effronterie de untel qui a osé proférer une pensée contraire aux convictions de tel autre, etc., discussions qui peuvent aller jusqu’à l’insulte, avec déballage indécent d’impudeur : un soir ils commencent potes, dans la nuit ils deviennent ennemis et puis se font la gueule au matin et puis, et puis le temps aidant et tout ça, ils recommenceront quelques soirs plus tard, les ennemis d’alors redevenant alliés de circonstance face à l’ami tout récemment gagné, le but inavouable mais très lisible de ces histoires sans fin ne étant de se  choyer chacun son égo, aussi étalé là-bas que la serviette de bain de l’auteur sur la plage de Tarifa début octobre dernier : au moins Michel M., lui, ne fait-il voir son Lui que dans son blog, qui doit bien être aussi lu que la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne par les Roms, au minimum.

Bien entendu, il arrive parfois que l’auteur se laisse aller à quelques considérations peu amènes sur tel ou tel fait bien de « chez nous », la France, qui peuvent, mais par extrapolation seulement, l’amener à exprimer ses dégoûts et ses espoirs quant à l’humanité et l’éventuelle correction qu’elle finira par se prendre dans sa tronche par une nature à l’équilibre bienveillant, à force de jouer la carte de la domination, pardi.

Mais en aucun cas n’en abusera-t-il, tant il a compris à quel point se trouvait ailleurs la vie, et certainement pas dans de stériles échanges avec des personnes dont on n’a rien à faire, puisque totalement virtuelles : il ne faut pas oublier que Michel M. fait partie des pionniers du Minitel et que la virtualité, il n’a pas attendu « L’oeil du Cyclone » pour en appréhender les possibles (bien qu’il raffola de cette émission, dédiée aux prémisses de la 3D au point qu’il en donna le virus à Kévin M., son second fils).

Et puis, entre nous soit lu, les hommes politiques actuels sont-ils capables de balancer de telles maximes :

Trois citations d’un certain Thomas Paine dont la statue (finement dorée) est figée devant un bâtiment qui porte fièrement sur son fronton l’inscription suivante : « Fondation des Etats Unis », puis, bien au-dessus « Université de Paris ».

Nul doute que l’on élève ici de puissants relais de la fabrique du consentement (pauvre Thomas P.) qui poursuivront le travail de propagande issue de calculs éminemment matérialistes ainsi que dument servis par de remarquables manipulations intellectuelles que d’autres (très) puissants hommes, dont le but dans la vie est de gagner le plus possible de pognon jusqu’à ce que mort s’en suive, ont élaborées afin d’asservir les moins instruits, ce patenté troupeau de l’internationale consumérisme qui, pour rien au monde, ne se risquerait à perdre le minable acquis d’un confort façon peau de chagrin, au risque d’une révolte face à des conditions de vie de plus en plus médiocres, faudrait voir à ne pas pousser mémé dans les orties tout de même, hein ?!!

Dès lors, pourquoi perdre son temps à participer à des discussions sans fin, à la « Il faut que… », « Il n’y a qu’à… », « Votons Untel pour que…. » et patati et patata, alors que la vie est ailleurs ?

Le pouvoir corrompt celui qui s’en approche et l’argent le suit de près qui finit le travail.

Michel M. préfère la fréquentation de sa brune mie Elena A. à toutes ces édifiantes et vaines considérations : au moins vit-il dans un tangibilisme absolu à ses côtés, sans obligation, sans concession, rien qu’avec une permanente pétillance d’âme, un sentiment désormais incrusté en eux, émotion de chaque seconde à laquelle Ô Grand jamais ils n’auraient espéré « avoir droit », du fait d’un cursus déjà bien chargé (et si, justement, ils avaient gagné ce présent, à force de travail sur eux-mêmes, à force de ne jamais s’être endormis ?).

A suivre, comme un fil d’Arianne dans un labyrinthe sans murs, le Minotaure de cette existence n’étant autre que ce crabe aux pinces de mort qui a déjà occis tant d’amis, tant de parents… Pas grave : le passé n’est plus, le futur n’existe pas et seul le présent nous possède. Enfin, tout du moins devrait-il le faire, car à vivre avec regret et dans l’espoir, on mésestime son présent, pourtant seule réalité sur laquelle on puisse agir.

* Clichés capturés ce dimanche 11 novembre au parc Montsouris. L’épaverom est de Kévin M.
** Lorsqu’il demeurait en banlieue et par temps de pluie ou de post-pluie, Michel M., alors qu’il rencontrait sur sa route quelques lombrics en état de mort annoncée (en train de se noyer, de se fourvoyer sur un trottoir détrempé sans espoir de terre à l’horizon et avec une mort certaine sous le bec d’un passereau (qui, pour le coup a toujours faim, mais il faut bien faire un choix, bon sang), se faisait un devoir/plaisir d’attraper le vers et de le balancer sur une terre salvatrice. Et tant pis pour le piaf, pardi, mais le vers était en terrain humain, le goudron n’étant pas un matériau naturel, et il n’avait aucune chance face à un volatile dans son élément.

 

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Exposition (sur)saturée d’hommes (et d’une femme) de l’ombre

Les lectrices et teurs du blog michelm.fr connaissent déjà (ainsi qu’évidemment) bien le sieur AGM, « le druide du VIIème », Adrien Grandmesnil-Marulier de la Boussac soi-même et que, tout à fait accessoirement, l’auteur surnomme « Atchoum » (Michel M. laisse à leur sagacité aux moins incultes la raison d’une telle appellation) ; les lectrices et teurs de l’autre vie bloguée de l’auteur ont en outre anciennement eu vent de l’existence de Gilbert T., autre profondément atypique personnage qui orbite depuis plusieurs années, désormais, autour de l’énergisant Michel M., rapidement attiré qu’il fut par cet alors encore jeune homme, l’auteur n’était en effet âgé que de 48 ou de 49 ans lorsqu’il fit se rencontrer Jocelyne V. (qu’Adrien G-M. surnomme « La Bosniaque », d’abord en rouge, puis en noir) et Gilbert T., rencontre dont l’osmose (bien entendu toute spirituelle) qui en naquit fut un très beau cadeau fait à l’entremetteur M.M., qui n’en attendait toutefois pas moins, pardi, jeune homme dont l’attitude permanente, portée à la limite de l’incandescence de la quasi hyperactivité, en susss de ses créations littéraires, graphiques et de sa disponibilité à rendre service, ne laissait pas d’être aspirante : ces deux personnages masculins, donc, ne sont plus inconnus des internautes michèlémistes.

Hé bien qu’à cela ne tienne, et quand bien même la troisième des trois susnommés ayant totalement disparu parmi les relations humaines de l’auteur depuis sa retraite (mot qu’elle exécrait, certes mais qui, néanmoins, correspond indéniablement à une disparition corps, âme et biens de la susdite), Gilbert T., un temps portraitiste de l’auteur…

(et alors quoi ? Se faire mousser n’est pas réservé qu’aux soirées du même nom, parbleu. Ceci écrit, il y a peut-être un tantinet trop d’intensité réflexionniste dans ce patenté rotringage pour que l’auteur dudit portrait n’ait pas été dépassé par ses émotions : mais la création artistique n’est-elle pas que trame subjectiviste, pardi ?) est toujours resté émule d’icelui.

L’arrivée d’Adrien G-M. a nonobstant (autant qu’indubitablement) fait office de coup de fouet, comme un nouvel élan pour une histoire amoindrie, à ce relationnel hautement cérébral (ainsi que puissamment hétérosexuel : par les temps qui courent, il est bon d’affirmer ce genre de chose, ne serait-ce qu’afin de montrer sa différence) mais, et surtout, ajoute à l’indélébile empreinte d’une omniprésente dérision qui donne tout son sel à l’aventure humaine de la vie (à moins que ce ne soit le sel de l’humaine vie de l’aventure ?).

Allez, Michel M. épargne de plus amples tergiversions à ses lectrices et teurs (bien que son esprit fécond eut pu à coup sûr les amener jusqu’au bout de la nuit, pour les plus transis d’entre icelles/iceux) maintenant rendus pour la plupart au bord de la migraine durable : voici de quoi les apaiser.

En effet, ci-dessous sont affichés trois réjouissants clichés qui témoignent de la véracité de ce qui précède (et si le son y était, l’insurrection viendrait).

Les mines de ces trois hommes sont comme surprises (enfin, tout du moins pour deux d’entre elles) d’avoir ainsi été saisies par un si vif et ô combien espiègle esprit (l’ordiphone de Michel M. officia alors) : de gauche à droite, Adrien G-M., Antoine G. et Gilbert T.

Sans doute afin de mieux voir qui ainsi le capte, AGM chausse ses pénultièmes binocles (il les perd régulièrement du fait de ses soudains sommes) sous l’oeil acéré de Gilbert T., qui ne laisse au demeurant rien passer des croustillantes anecdotes de tout un chacun (il est en effet intarissable sur les mondains potins des anciens maitres du monde (enfin, toutes proportions gardées, car il s’agit uniquement des mondains notables du monde de la FRANCE, ce en quoi Michel M. le comprend volontiers, car en quoi les histories de fesses de personnes demeurant à des milliers (voire des millions) de kilomètres seraient-elles intéressantes ?)) dont il est aussi féru que d’autres de la pêche à la mouche.

Ceci établi, qui est donc cet Antoine G. à l’apparence bien affirmée du vieux jeune premier au sourire si naturel et dont jamais personne n’a entendu parlé ni lu, en quelque endroit michèlémiste que ce fut ? Hé bien c’est personne, personne et, à la fois, le gars qui est là pour faire le jeune vieux premier au sourire naturel, un homme, bien que fieffée arsouille, qui a su se préserver de tout superfétatoire travail à même de nuire à sa santé : une sorte d’inamovible représentant de la classe surannée des machos des années soixante dix, mais qui, en leur temps, surent tant plaire à des centaines de milliers (des millions, même) de femmes de France et de Navarre (au minimum) grâce à une pilosité bien affirmée ainsi qu’à des attitudes Ô Combien masculines façon journal + chausson + fauteuil (la pipe en susss si affinité) au retour du boulot, alors que que maman prépare la popote (il y en a des qui doivent avoir la nostalgie au bord des sanglots : qu’ils sachent que Michel M. ne cautionne absolument pas une telle attitude, sacré non de bon sang d’alors, bande de vieux gars, va, tss tsss).

Allez, en conclusion de cette surexposition médiatique d’hommes en temps normal d’une banalité absolue, ce dernier cliché dans lequel les deux penseurs se montrent prêts à tout alors qu’Antoine G. anime le débat avec un jeu de mains des plus vifs comme il sait si bien le faire, le roulage de pouces étant en effet l’une de ses spécialités, universellement reconnues parmi ses envieux collègues de travail.

Franchement, avec de tels partenaires au quotidien, n’est-il pas évident que Michel M. est acteur de l’une des plus intenses existences qui puissent se vivre dans un monde par ailleurs si moutonnistement subi ?

Bien évidemment que oui, oui et mille fois oui : Michel M. est un homme heureux, et dieu n’a qu’à bien se tenir car lui au moins, on peut le rencontrer.

Rédigé sous la (très) forte emprise de George Gershwin, puis d’Alan Parson et ses « Tales Of Mystery And Imagination » inspirées par les textes d’Edgar Allan Poe : un régal.
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Par temps de vaches maigres, les chiennes font un idéal photogénique pis-aller : Torpille

D’une magnifique chienne Golden Retreiver qui, bien qu’à moitié paralysée du train arrière (l’expression fait certes un tantinet médicale, mais il faut tout de même savoir que lorsque l’on évoque un chien, il est de bon ton de ne pas utiliser des termes trop liés à l’humain ; ou alors, c’est que l’on bascule dans l’anthropomorphisme façon mémère et pépère qui cause-cause à son chien-chien ; quoi que, bon nombre de personnes bien moins âgées que cela versent elles aussi dans cette tare absolue, selon l’auteur, qui consiste à tenir à son animal de compagnie des discours structurés, avec sujet + verbe + complément d’objet (in)direct, alors que cette bestiole ne doit entendre, pour son équilibre psychologique, que des ordres bsiques pour ne pas écrire binaires façon : oui, non, avance, stop, dégage, viens-là, la ferme etc.), fait bonne figure dans la rue, Michel M. va s’attaquer à un bon bâtard des familles, à un truc aussi improbable qu’un croisement entre un Basset Hound…

et un Labrador…

Ah ! Mais si, c’est parfaitement possible et ça donne même cela :

Alors bien sûr, Torpille approche désormais allègrement les quatre vingt balais tout de même, elle n’est plus de toute première fraicheur, elle n’est plus aussi svelte et touchante qu’il y a ne serait-ce que… deux années plus tôt :

époque lors de laquelle la moindre de ses cavalcades (oui oui, elle courait en ce temps-là) faisait trembler le sol lorsqu’elle vous frôlait, manquant de vous faire choir, la bougresse, pour peu qu’elle rata son virage…

Hélas, le poids du temps aidant (mais pas que ce poids-ci), elle s’est transformée en un véritable tonnelet sur pattes, au point de ne plus pouvoir se rouler (c’est paradoxal, certes, mais c’est ainsi) ni se gratter ni rien d’autre que de se poser sur le ventre quand elle est fatiguée, comme ci-dessous :

Imagine-t-on seulement la torture endurée, à ne plus pouvoir se gratter lorsque la mord une puce ? C’est trop horrible, et le fait que Michel M. ait quitté son ancienne maison lui épargne ces moches pensées.

A ce propos, il est intéressant de noter que le proverbe  » Loin des yeux, loin du coeur «  se vérifie vis à vis d’un chien, quand bien même est-il adoré lorsque l’on vit sous un même toit. Elena A. avait dû se séparer pendant six mois de sa chienne Ripley, alors que l’auteur était déjà installé à Paris : tous deux s’étaient séparément faits la remarque selon laquelle l’absence de la bête ne se faisait assez rapidement plus sentir, au point de totalement oublier qu’on avait eu un animal de compagnie, pourtant bien encombrant dans un intérieur lorsque l’on manque de se casser la figure en n’ayant pas vu que la sale bête était dans le passage, pardi. Et cela, cette absence de manque, sans en ressentir une quelconque culpabilité pour deux ronds : c’est juste que c’est comme ça, comme quoi on pense être attaché à son animal de compagnie, à en crever dans le cas d’une maladie, ou bien de sa brutale disparition, mais en fait il n’en est rien, la trépidante vie nous entrainant dans son maeström de vicissitudes et autres incessantes car permanentes sollicitudes…

Dorénavant, Torpille vit toujours à Herblay et Michel M. la retrouve lorsqu’il passe saluer son ex compagne et son fils cadet, Kévin M., mais l’affection s’en est bel et bien allée : la bête vient saluer son ancien maître, icelui lui gratouille les dessous de pattes (TOUS les chiens adorent cela : ça et le bas du dos, à la base de la queue). Bien entendu, s’il avait dû la récupérer dans son appartement parisien, les choses eurent été différentes, mais c’est ainsi : la bestiole finira par casser sa truffe, et cela tournera définitivement la phase propriétaire d’un cabot qui fut le lot de l’auteur durant près de dix années de joie, de peine, d’engueulades, de ramassages de crottes et/ou vomis dans le salon au matin, avant d’aller bosser, un véritable régal, sans compter les douches obligatoires consécutives à un roulage dans la merde bien pourrie qui trainait là dans l’herbe lors de la balade, infâme habitude propre aux chiens dit « de chasse » parait-il (sans compter que, bien souvent, ils la boulottent la selle ainsi laissée là, ces fumiers) et que Torpille souhaitait se mettre comme parfum sur le cou, la chienne !

Il va sans dire que lorsque la bête mourra, Michel M. se fera un plaisir/devoir d’écrire une bafouille saluant cette chère présence passée, qui lui permit de se promener dans les bois alentours plutôt que de rester vautré sur le canapé à faire du gras en regardant la téloche, bon sang de pal(pedigree)sambleu.

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Par temps de vaches maigres, les chiennes font un idéal photogénique pis-aller : Ripley

Terreur d’un jour, cauchemar de toujours d’un cliché : mais quel est donc ce sujet canin qui ainsi ferait passer le père fouettard pour un aimable guignol ? Quelle est donc cette remarquable dentition, aussi pointue et prometteuse d’une mort certaine que fut aigüe la cigüe « offerte » à Socrate afin qu’icelui taise sa parole, auprès de laquelle celle d’un grand blanc de la pire humeur passerait pour aimable plaisanterie ?

Hé bien il ne s’agit ni plus ni moinsss que d’une jouisseuse Ripley, animal de compagnie de la brune, russe et mie de l’auteur, Elena A., alors que les caresses sur elle (sur Ripley, éminente représentante canidé, non pas sur Elena A., patentée représentante du sexe féminin) pleuvaient comme autant de moribondes feuilles racornies malmenées par un vent d’automne ainsi que choyant sur le corps alangui d’un innocent dormeur, allongé sous un lourd noyer à l’ombre si dense qu’un coup de froid est toujours craint par les mères de tout campagnard enfant sujet à fréquenter tel environnement.

Et maintenant, la même terreur, mais désormais en admiration devant son nouveau maitre (l' »appartenance » d’une chienne à sa maitresse devient rapidement dépendance à la présence de l’homme qui fréquente la susdite maitresse : ainsi est faite la nature, le fait est bel et bien là que la fidélité est un trait de personnalité aussi définitif que l’est la reconnaissance du ventre, pardi), c’est à dire Michel M. en personne lui-même-t-il, et je.

Regard éperdument intense : au moindre mouvement, et quand bien même fut-elle quasiment paralysée du train arrière, Ripley suivra jusqu’en enfer (enfin, il s’agit d’une métaphore, l’enfer et Dieu n’existant évidemment pas ni l’un ni l’autre) son nouveau maitre, Michel M. en l’occurrence.

Ainsi donc en est-il de la fidélité d’une femelle (terme, ceci étant, réservé au monde animal chez les latins, mais uniformément usité pour les humains et les animaux chez nos amis anglo-saxons : à chacun de s’en faire une opinion pardi, mais, tout de même…), mais sans doute peut-on extrapoler sur le fait qu’il puisse se produire la même chose avec un mâle, allons allons : il est indéniable que celui qui a le plus bel organe se fait indubitablement obéir. Hé oui, c’est la plus grosse voix qui fait assurément vibrer en profondeur son âme au chien.

On bascule désormais du côté de l’ex femelle de l’auteur, c’est à dire du côté de Torpille, ex chienne de sa vie antérieure, c’est à dire de francilien du Nord (mais toujours en vie à ce jour).

Mais c’est à suivre : il est tard, la journée a été travailleuse ainsi que la soirée musicale*.

(« How The West Was Won » & « Houses of The Holy »)

 

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Chutes annoncées

Voici une autre digression sans sens autre que celui du fil du temps et de ses témoignages, humain et naturel.

Au cours de la balade ripleysienne du jour,

les promeneurs rencontrent cela :

Même si cela n’est pas apparent sur le cliché, l’automobile est un peu couverte de poussière et de feuilles. Mais vu que la chaine et son cadenas sont, quant à eux, parfaitement lisses et métalliquement luisants, il ne fait aucun doute que se portail soit régulièrement ouvert ainsi que l’auto extraite de ce cloaque. En outre, les poubelles (mais qu’est-ce que le propriétaire peut-il donc bien y balancer, il y a tant à jeter, ici ?) sont, elles aussi, visiblement utilisées.

Une chaine et son cadenas, des poubelles et une voiture dont l’utilisation régulière ne fait aucun doute, contrairement à l’état de décrépitude bien avancé de la bâtisse : mais qu’elle peut donc bien être l’histoire de cette maison abandonnée ?

L’intérieur de la ruine ne semble guère plus reluisant : le contraire eut été bien étonnant ceci étant, mais ça fait une ligne de plus dans ce billet dont la pauvreté du sujet n’a d’égale que l’absence d’inspiration de l’auteur au moment où il écrit ces mots. Qu’à cela ne tienne, il a l’habitude de se laisser porter par l’imagerie qu’il expose sur son blog (et pas uniquement lorsqu’il use de la dive boutanche de rhum, palsambleu : en l’occurrence, il n’est que 16h17, et si Michel M. se mettait à siroter quelque alcool que ce soit à une telle heure indue, il perdrait indubitablement énormément d’estime de lui-même, bon sang), et cette demeure au bord de l’écroulement pourrait tout à fait être sujette à des extrapolations…

… Les héritiers se déchirent pour le partage de ce bien, leurs parents désormais décédés, tous autrefois enfants qui jouaient dans le jardin désormais jonché de feuilles mourantes et d’herbes non moins flétries, alors qu’un jeudi du mois de mai, la cadette de 7 ans invite quelques copines d’école pour son anniversaire, sa mère leur ayant préparé un gâteau au chocolat et du jus de fruits alors que le père est au bureau (à faire du gâteau ?), son frère de cinq ans son ainé qui reste dans sa chambre à jouer aux petits soldats, refaisant  » Le Jour le plus long  » et son débarquement sur le sol de sa chambre, avec les maisons en Légo à moitiés détruites (déjà) pour faire plus vrai, jalousant bien entendu un peu sa soeur, mais en jugeant derechef que ces quilles à la vanille sont vraiment bêtes avec leur jeu de dinette et de poupée Barbie, tu penses, les nulles…

Par avidité, par cette haine si chère à bien des familles autrefois unies, ces mêmes enfants devenus grands ont laissé mourir la maison de leur enfance plutôt que d’accepter que l’un d’entre eux puisse y demeurer, quitte à payer un loyer à ses frères et soeurs et, ainsi faire que tous aient éventuellement l’occasion de s’y retrouver une fois l’an, qu’ils revivent réunis sous le toit de leurs débuts dans le monde, ces instants de bonheur enfantin, puis de drames familiaux, qui jalonnent nos existences, à coup de souvenir oubliés par l’un, remémorés par l’autre, un troisième exhumant les cadeaux faits à leurs parents : dessin d’une assiette avec couteau et fourchette s’il vous plait et pâtes collés dedans, une glace sertie dans un soleil en terre cuite dûment peint en un jaune maintenant passé, une boite en carton recouverte d’une croûte de cuir vert réalisées pendant les cours de travaux manuels… Et puis les photos, les albums de photographies que leur mère avait patiemment constitués, année après année, chaque évènement familiale, chaque étape de la vie de tous se retrouvant là, figé pour une toute relative éternité et qui, désormais, deviennent sujet à disputes tant un raisonnable partage entre les enfants se révèle impossible, à moins de répartition des photos jusque là constituant un trésor unique… La fin d’une famille, et elles se finissent tellement souvent de la sorte, les aventures familiales…

Aussi, quand il y a une maison qui se meurt, l’éclatement de fratrie devient un crève-coeur pour tout l’entourage, élargi aux voisins qui assistent au lent naufrage de la vie d’une famille, eux qui ont vu se construire la demeure, s’y installer ce jeune couple, naitre puis grandir leurs enfants, qui ont été invités aux saucisses-parties et apéritifs dinatoires, ces fêtes qui faisaient date tant on y rigolait de tout et de rien, toutes choses qui rendent bien l’âme triste pour peu que l’ont se laisse aller à leurs souvenirs…

Et puis, un peu plus loin, un autre témoignage du temps qui nous pousse vers « la sortie », mais sans connotation morbide, puisqu’il ne s’agit que d’un cycle autrement calme, sans haine, sans joie, d’une neutralité bonhomme, le cycle saisonnier d’une nature sans cesse en mouvement et qui est la seule capable de tout assainir autour de nous, comme en nous.

Dans un mois, il n’y aura plus ici que branchages.

Le sens de la vie, quoi.

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