Lucidité et honneur

Alors que Michel M. prenait l’un des futurs pénultièmes cliché d’un bureau désormais devenu terrain d’un titanesque combat auprès duquel celui que mène l’homme à l’encontre de la femme, sous couvert de sociétisme bien pensant et tout ça, est une véritable rigolade (en gros, ça donne un truc de ce tonneau : quand bien même la femme s’est-elle libérée de milliers de patriarcaux millénaires grâce à une prise de conscience venue d’un international combat de chaque instant mené par d’intrépides et insatiables égéries éminemment castratrices, il aurait toutefois été bien venu que l’homme resta homme : ben oui les pauvres, se figure-t-on que ces nouvellement libérées (depuis les années 80 essentiellement d’après l’auteur), à tant ne plus trouver que des chiffes molles et autres efféminés à l’introuvable virilité parmi les hommes, hé bien ces amazones désormais se plaignent de ne plus rencontrer de mecs capables de les faire frémir, de leur faire s’accrocher aux rideaux par un masculinisme affirmé, façon gros con qui gueule, qui les moleste, qui leur fait comprendre quelle est leur place, d’où une plausible interrogation quant aux bienfaits d’une société qui, à force de moralisme, d’intellectualisme, de décrochage d’avec la nature en résumé, pourrait bien déphaser les unes et les autres au point de les rendre parfaitement inaptes à garder leur essence humaine, mine de rien), Adrien eut cette remarque (approximativement retranscrite) : « Ah ! Tu prends des témoignages de mon passage par chez toi », remarque à laquelle l’auteur répondit par l’affirmative car, bien que n’étant lui-même ni druide, ni chamane, ni frère, ni quoi que ce soit du même registre, il sait les causes cachées des choses.

Cependant, l’existence n’étant pas qu’abstraction, il est des réalités face auxquelles on se doit de réagir sous peine de rapidement ne plus la supporter (l’existence, oui). En l’occurrence, en ce mardi 4 décembre au matin, lorsque Michel M. vit ceci

, sa patience fut indéniablement secouée, genre « Il commence vraiment à m’emmerder l’Adrien ; ça devient très pénible ». D’autant plus que lorsque un ami se pointa un peu plus tard dans la pièce et qu’il vit cela, il ne put retenir un commentaire (« Mais c’est quoi ce bordel ? ») montrant ô combien il était stupéfait devant ce capharnaüm. L’auteur répondit qu’en effet sa mansuétude avait ses limites et que le druide, tout Adrien qu’il fut, aurait à rendre des comptes.

Ce qui fut fait, et à son départ, Michel M. ne put que se rendre  l’évidence :

ce n’était pas gagné avec son hôte, car là où disparaissent les papiers s’en viennent les bagages, palsambleu.

Allons bon, l’atypisme de l’un faisant la richesse de l’autre, rien ne sert de s’agacer face à un gars qui, bon an mal an, ne peut qu’aider Michel M. à progresser vers le dépassement souhaité d’une jouissance d’être…

A suivre (car, en effet, l’honneur annoncé dans le titre manque au corps du billet).

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