Débordément cellulosique suivi d’un virulent réactionnisme michèlémien

Jeudi matin en arrivant au bureau, le spectacle auquel fut confronté Michel M., déjà quelque peu irrité par la pratique de la ligne 13 du métropolitain au matin (quoi que sa pratique en soit pénible à quelle qu’heure que ce fut du jour et de la nuit), le mit de fort mauvaise humeur. Il bascula illico son ordiphone en mode appareil photographique afin d’immortaliser la chose tellement icelle étant de flagrante manière devenue inadmissible.

Afin de rappeler aux éventuelles et tuels nouvelles et veaux arrivantes et vants de quoi il retourne, l’auteur expose une chronologie picturale de l’évènement initial et de son évolution jusqu’à ce CNP* Sapeupludurer de ce jeudi 13 décembre 2012 au matin. Le premier montage est déjà connu des quelques centaines de millions de lectrices et teurs, mais les quatre clichés suivants, non…

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En bas, première atteinte du mal : Adrien est fait preuve d’un raisonnabilisme en parfait accord avec les termes du contrat dument noué entre lui et son hôte, Michel M. En haut, premier débordement : entre les deux images, deux ou trois jours. Mais il n’y a pas là de quoi perturber (déjà) l’auteur.

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Les premiers sacs arrivent. A noter le discret envahissement qui se joue sur le meuble tout à fait à droite des différentes photographies : initialement se trouvait là deux livres ainsi que le torchon sur lequel Michel M s’essuie ses mains. Désormais, une petite pile de papiers s’y trouve (quid du torchon ? il a passé de l’autre côté de la plante).

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Des sacs aux valises ou, quand l’installation devient incrustation : Adrien vide un endroit pour remplir celui-ci.

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L’espace qui lui est alloué disparait sous les papiers, et si les valises sont planquées sous le bureau, les sacs sont toujours aussi présents quant à eux.

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Et voici la vision qui fit que Michel M. bascula dans un énervement CNP : lorsqu’il arrive sur son lieu de travail, jeudi 13 décembre et qu’il se trouve confronté à une telle porcherie, le sang pourtant éminemment pur qui abreuve ses veines se met derechef à bouillir, et il rédige sans le champ une lettre à son hôte, ne sachant pas l’heure à laquelle icelui doit se pointer ce jour-là. Par respect pour le pauvre bougre, il ne la publie pas ici-même (bien que cette idée ait mis du temps à quitter son esprit : toujours patience il faut garder avant que d’agir il ne faut ; accesoirement, on peu voir qu’une mini bibliothèque s’est constituée sur le meuble précédemment évoqué).

La teneur de cette missive peut être résumée en cela : tu ranges ta merde avant que je ne balance tout à la poubelle.

Il faudra la journée pour qu’évoluent sensiblement les choses, mais c’est bel et bien Michel M. qui, le lendemain de son réactionnisme salutaire, en ce vendredi post pot « Edgar Faure, le vin et l’Europe » (réussi malgré un calamiteux départ, peut-être l’auteur narrera-t-il le quasi non évènement qui s’est déroulé en ce vendredi 14, mais il a d’autres chats à fouetter comme, par exemple, cet imminent départ dans la baie de Somme qu’il a programmé dès demain, samedi 15, afin de commémorer leur rencontre entre sa brune mie et lui-même d’il y a deux années, le 4 décembre 2010, chez Nadine M. (hé oui, tout à un sens dans cette suite de billets)), finira le travail, comme en témoigne le cliché ci-dessous.

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Les mille et uns papiers (Adrien G-M. fait partie de ces gens qui renâclent à se débarrasser du moindre petit bout de papier récupéré lors de ses multiples pérégrinations citadines : Michel M. y voit là comme la crainte de la fin de la vie, de l’inéluctabilisme déroulement du temps, comme un ardent désir d’arrêter l’inéluctable qui, dans son cas, semble plus proche que dans celui de l’auteur, mais rien n’étant écrit puisque le futur n’existe pas, il n’en sait en l’occurrence pas plus que son hôte sur la date de cette mort annoncée) qui restaient encore là, sur ce magnifique bureau qui donnerait à tout travailleur digne de ce nom une manifeste envie de s’y coller (à son boulot), ont été mis en vrac dans le carton que l’on peut voir sur le sol, à droite : s’absentant tout ce lundi, Michel M. en saura plus sur la façon dont Adrien G-M. va comprendre ce signal fort, indubitablement significatif pour toute personne apte à le saisir (Le bonjour, M. de la Palisse), à son retour mardi 18, et photographie à l’appui.

Pour le présent, il est 00 05 heure, et tout à l’heure, aux alentours de quand elle sera prête, dans le cadre de la commémoration de leur rencontre d’il y a deux années désormais, Michel M. enlève sa brune mie Elena A. afin de l’emmener au Cise, à Ault dans la baie de Somme : la tempête est passée, un ciel de traine plus ou moins actif devrait éclairer une région qui possède à ce que l’on dit, une lumière unique. Et si en plus, les deux transis (au bout de deux ans tout de même, ça cache quelque chose) rencontraient des phoques s’ébrouant dans l’écume et le varech, cela ferait une belle cerise sur le gâteau de leur périple, parbleu.

Le bureau de Michel M.,

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avant, pendant et sans doute, après Adrien G-M.

A suivre.

* Clair – Net – Précis
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