Une bien belle baie en Somme, partie 1/3

A peine arrivés au Bois de Cise…

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ainsi qu’après un repérage en bonne et due forme…

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… De la chambre et de la vue que l’on a depuis icelle…

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Elena A. et Michel M. s’approchent de l’eau.

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A droite et à gauche, une falaise :

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Mais, au milieu, s’érode un sol lunaire (enfin, tel que l’on aurait pu se l’imaginer si personne n’avait mis les pieds sur la Lune, bon sang).

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L’eau est laiteuse, et le ciel semble s’en imbiber : durant ces quarante huit heures les deux transis, qui commémorent là l’époque de leur rencontre de décembre 2010, ressentiront l’irrépressible besoin de capturer ces teintes à nulles autres pareilles, afin de tenter d’en conserver le ressenti. Hélas, et l’auteur dont l’honnêteté est, une fois de plus, en tous points remarquable, ne peut que l’avouer : à moins de posséder du matos de pro, il est impossible (aussi beaux que puissent l’être les clichés présentés ci-partout) de choper la lumière du lieu. Malgré cela, Michel M. va tenter de faire appréhender à ses lectrices et teurs à quel point la Baie de Somme mérite que l’on s’y rende, véritablement, à coup de photographies, toujours prises lors de ce premier contact (le tout se finira de toute manière par un exhaustif vidéorama qui sera de toute manière salopé par la compression youtubesque mais, toutefois, indicatif quant à la richesse picturale des lieux).

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Retour à la chambre indispensable après tant d’émotions, histoire de se requinquer.

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Et pour un requinquage digne de ce nom (à la russe quoi), rien de tel qu’une flasque de Cointreau à se siffler avant que d’aller diner, pardi !

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Et une fois que l’esprit flotte, ce genre de vision, en d’autres circonstances éminemment spectrale, est tout à fait normal : quoi de plus banal en effet, qu’un hôtel qui se la joue façon vaisseau fantôme à la nuit tombée, comme endroit pour aller diner, mmhmh ? N’est-ce point là une atmosphère empreinte d’un torride ainsi que délicieusement horrifique romantisme à la Mary Shelley ?

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Néanmoins d’éventuelles craintes que d’autres que les deux protagonistes eurent pu ressentir, sur le pont supérieur du navire point de fantômes, de morts-vivants ni de squelettes qui frétillent, seulement une salle de restaurant qui est à la mesure du prestige de l’endroit : il n’y a aucune cohésion dans le mobilier autre que, justement, cette juxtaposition d’objets de style ancien et d’un modernisme absolutiste, méli-mélo à même de définitivement faire perdre pied au plus rationnel des modistes ici égaré. Une chance pour eux, ni Elena A. et ni Michel M. ne sont représentants de cette profession ô combien indispensable dans un monde de l’apparence…

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Avec une Elena A. en héroïne féminine ne voilà t-il pas que, soudain, le romantisme un moment inquiétant revêt une toute autre ampleur, façon promesses oniriques nocturnes et longue aube endormie ? C’est bien simple, les deux amants demanderont le lendemain matin, et in extremis, que leur soit apporté dans la chambre le petit-déjeuner reconstituant, avant une journée destinée à la visite approfondie de la région : le spectacle offert alors sera à la mesure de la réputation de la baie.

A suivre.

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