Les dernières 120 heures

Ah mais bon sang, où était donc passé Michel M. depuis tout ce temps, plus vu ni lu ici (et si peu ailleurs) depuis l’entame de la narration en date du 22 décembre 2012, toujours pas terminée à cette heure, d’une excursion bonhomme que sa brune mie Elena A. et lui-même firent du 15 au 17 décembre dernier en baie de Somme, mhmmh, où ça donc qu’il était passé ?

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Initialement, c’est l’inévatibilisme d’un réveillon de Noël en famille qui l’a fait déserter  le blog : la sienne n’existant plus (de famille), c’est toujours au sein de celle de ses compagnes qu’il les vit (enfin, quand l’auteur écrit « … de ses compagnes … », elles n’ont été que deux dans sa vie depuis fin février 2001, époque du décès de sa mère, son géniteur ayant pour sa part cassé sa pipe en 1977) et, en l’occurrence, celle d’Elena A. Ainsi voici exposés ci-dessus, le père, la belle-mère, le fils et les deux protagonistes principaux de michelm.fr.

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Michel M. que l’on trouve ici en possession de l’un de ses cadeaux, et non des moindres, à savoir un rhum vieux guatémaltèque des familles (Botran y Requejo). Le « ron Zacapa » est l’un des meilleurs rhum au monde, ce qui ne laisse pas indifférent l’auteur, depuis longtemps devenu un tantinet esthète es rhum grâce à un ex alter ego de sa vie d’avant : Arthur a assurément fait mouche avec ce présent (tout comme Michel M. avec les deux paires de boutons de manchette et les deux cravates qu’il a offertes au susdit, d’abord).

Et ce sera tout comme clichés de Noël, l’immense majorité des deux milliards (et demi, c’est important) de lecteurs recensés de ce site vivant sensiblement la même chose que ce qui aurait été raconté par l’auteur : même avec l’inspiration la plus échevelée, il n’aurait jamais pu rendre intéressant le racontage d’une soirée familiale qui est tout de ce même ce qu’il y a de plus convenu dans notre civilisation occidentale et qui est à la fête familiale ce qu’est la Porsche au monde de l’automobile, palsambleu. A cette différence près, toutefois, qu’on peut ressentir une once de fierté à montrer sa Porsche à ses potes alors que les photos de son Noël en famille, hé ben heu…

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Le lendemain de cette soirée (bien raisonnable au demeurant), Elena sort ses deux hommes du côté du marché de Noël de Paris, sis au bas de l’avenue des Champs-Elysées et qui s’en vient presque toucher la place de la Concorde. N’écoutant que leur désir et non leur raison (des hommes puissamment virils, quoi), les deux gars se tapent 18 Chichis sans avoir ressentie aucune faim avant cette acquisition (convalescence post réveillon oblige : quand bien même l’alcool n’aurait-elle pas coulé à flot, la nourriture, elle, était bel et bien au rendez-vous, bon sang), sous les hauts de coeur de la muse michèlémienne Elena A.

S’ensuit une promenade jusqu’à la place Vendôme…

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Puis, les boutiques étant hélas fermées, la petite troupe se fit plaisir en arpentant l’avenue des Champs Elysées de bas en haut, puis de haut en bas, avec un arrêt dans l’espace Renault (ce n’est pas de la « Deutsch qualität » pour sûr), puis dans celui de Toyota…

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… Avec rétrospective à la clef des modèles qui ont marquées la marque (c’est lourd et c’est à dessein). Michel M. fut toutefois un chouïa déçu de ne pas y voir un exemplaire du fameux Hiace dont il coula une bielle, trois ans après son achat, et qui fut le premier véhicule qu’il conduisit dès l’obtention de son permis B, obtenu en  octobre 1980 (jamais eu d’accident à noter depuis cette époque) : que les émules michèlémiennes sachent que cette première bielle n’empêcha pas la suivante de couler, alors que le garage Toyota d’Asnières, siège social de l’enseigne dans les années 80, avait refourgué à l’auteur, en échange du Hiace fusillé, une Carina 1984 de première bourre (mais de seconde main, qui plus est dont le moteur avait les segments nases), équipée d’un moteur 16 soupapes, double-carburateur, sièges baquets et direction assistée, 9cv fiscaux, une bombe de l’époque, indubitablement. Bombe dont Michel M. serra toutefois le moteur pour la seconde fois (en 1 000 bornes, toute l’huile avait cramé), au lendemain d’une mémorable Saint Sylvestre hautement champignognesque vécue en haute Loire, alors qu’il rentrait avec son meilleur ami d’enfance, Guy L., en direction du Monastier sur Gazeille.

Radicale panne sur un plateau en vérité, alors que se lève le blizzard : Guy L. et Michel L. avaient tous deux amené une couette en plume d’oie (dans la région, on ne plaisante pas avec ce genre d’accessoires) et ils tentèrent de s’endormir dans la caisse avant que ne se pointent les secours. L’auteur n’a d’ailleurs aucune idée de la façon dont se déroulèrent les choses post-serrage de bielle, la téléphonie n’étant pas portable à cette époque. Il se souvient toutefois qu’il laissa son auto sur le bord de la route enneigée et qu’il dut payer la garde de son épave ponctuelle (elle renaquit par la suite, mais c’est une autre histoire qui mènerait sans nul doute Michel M. (et ses lectrices et teurs) au bout de la nuit : si tant est qu’un jour un livre en bonne et due forme devait jaillir de sa cérébrale activité, l’auteur y abordera sans aucun doute de telles anecdotes) auprès d’un garage.

Ainsi, ni Hiace ni Carina dans cette exposition à l’espace Toyota des Champs Elysées : c’est à ces choses que l’ont se sent irrémédiablement s’enliser dans les strates de l’histoire de ce monde, devenir son propre souvenir avant de finir par ne plus être que celui de ses proches.

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Après ces histoires de bagnoles, rien de tel qu’une balade du côté du C.E.A. à Fontenay aux Roses afin de tuer le temps d’un samedi 29 décembre bien mou. La douceur météorologique (doublée d’une absence de pluie) en cette fin décembre est propice à une telle activité. Ce sont toujours les mêmes, Elena A. accompagnée de son fils Arthur et Michel M. qui s’en vont faire ce salutaire petit tour : malgré sa paralysie grandissante, la chienne Ripley est de la partie.

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La mère fait des remarques à son fils qui tire la tronche pendant que la chienne renifle les différents territoires des mâles qui fréquentent le coin. Michel M. se sent bien, dégagé qu’il est de ces inévitabilismes existentiels : parents d’un rejeton qui s’émancipe, maitre d’une chienne qui périclite, toutes choses dont il s’est lui-même débarrassées en prenant sa vie à bras raccourcis afin de lui faire recracher les concessions et les conditions autrefois acceptées qui empêchent la pleine jouissance des lieux.

Enfin, le restaurant de la veille, samedi 29 décembre, en l’occurrence « Léon de Bruxelles » sur le boulevard du Montparnasse, dans lequel se retrouvèrent…

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… l’ex mari d’Elena A., Taras, et sa nouvelle épouse Natasha, Galina A….

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…et des incontournables 4 (5-1) mêmes protagonistes du billet : Oleg A., Elena & Arthur A. et Michel M. Bien qu’Ukrainien et Russes (même antagonisme qu’entre Ecossais et Anglais), l’alcool ne coula pas à flot non plus en cette occasion. D’une manière générale, il serait profitable que les gens d’ici, en France, comprennent que nos amis les russes (les ukrainiens sont-ils autant nos amis, depuis la « Révolution orange » ?) ne sont pas plus pochetrons que bon nombre d’habitants de nos contrées. La différence réside essentiellement dans le fait qu’ils sont plus nombreux que nous autres.

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Bref, ce billet s’achève une fois de plus sur un cliché intimiste au possible, pour sur, mais quand on fréquente un site qui a pour nom michelm, il ne faut pas s’attendre à un blog à la noix façon « La politique c’est fantastique«  et tout ça, égocentrisme flamboyant et prétention à intervenir dans les choses du monde à la clef, alors qu’un blog n’est fait que pour mettre en valeur son animateur : Michel M. lui-même ne fait-il donc pas partie de l’intelligentsia du bloggisme, quand bien même l’immense majorité de l’humanité n’en aurait-elle pas conscience ?

A l’année prochaine.

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