Jeûne michèlémien (par amour, rien que par amour)

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Avec le temps va, tout s’en va et surtout la filiforme silhouette d’antan dont la fierté qu’en ressentait son heureuse propriétaire occupait la majeure partie de l’activité cérébrale. Enfin, tout du moins celle des plus féminines parmi les représentantes du beau sexe, et cela sans que les lectrices et teurs ne doivent y voir quelque ironie que ce soit de la part d’un Michel M. qui sait pertinemment que c’est bel et bien grâce à cette attitude ô combien essentielle dans la vie des plus belles que les hommes les désirent si ardemment quand bien même, en ce qui concerne le susnommé, l’âme doit être (au moins) aussi belle que l’enveloppe qu’elle occupe, sans quoi l’ennui s’en vient immanquablement effacer quelque once que ce fusse de séductionnisme qui put provenir de l’interlocutrice michèléùmienne au bout d’un quart d’heure, avec moult bâillements à peine contenus à la clef associés à une irrépressible envie d’être ailleurs.

Hé bien se figure-t-on ici que, et cela depuis désormais deux semaines, Michel M. accompagne sa russe brune mie Elena A. dans son ardent désir de perdre quelques superfétatoires dizaines de grammes à grand coup de privation et de déjeuner à la cantoche de bureau allégé : ainsi, en lieu et place d’un plat et de deux satellites (c’est ainsi que sont nommés l’entrée et le désert), Michel M. ne prend-il plus désormais qu’une entrée et son plat. On pourrait croire que cette attitude serait en susss économiquement intéressante, n’est-il pas ? Que nenni : seuls quarante malheureux cents sont économisés par l’auteur pour un total de quatre Euros trente au final. Quarante cents qu’il faudrait multiplier par quatre afin de pouvoir se payer un café « à l’oeil ».

Quelle vaine activité que cette course au moindre soupçon de pli, bourrelet et autre rondeur nouvelle, lorsque l’on est aussi sculpturale qu’Elena A. …

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… et que l’on a atteint les cinquante hivers (la belle née un 14 février) : il est bien su que quand bien si avec le temps va, tout s’en va, les hommes se bonifient pendant que les femmes vieillissent. C’est comme ça, c’est naturel et l’accepter est se montrer en phase avec l’univers. De plus, n’en soyons pas dupes : cette course à la moindre graisse est une maladie répandue essentiellement sous nos latitudes, dans cet hémisphère Nord indécemment gavé par le Sud, vaste zone terrestre dans laquelle on rencontre bien plus d’émaciés (dont l’occupation première, outre celle de rester en vie, est de permettre à ceux du Nord de se bâfrer et de consommer à tout va) que de gras double à l’anglo-saxonne pardi, et certainement pas par discipline de vie, certes non. Hélas, tel le crabe, cette saloperie de mode de vie (« American Way of Life » qu’on dit en étranger), après avoir fini d’empoisonner l’Europe, s’est installée en extrême orient : la Chine aura résisté longtemps, mais dorénavant les gros pullulent aussi là-bas ! Quelle plaie bon sang ! Non pas l’obésité proprement dite, mais sa cause première : l’américanisation de la civilisation humaine (de quoi passer pour un américanophobe, ce qui est faux : il y a bon nombre de paysages de ce pays-continent que Michel M. aimerait bien visiter, non mais alors quoi, hé.).

Et c’est donc afin de soutenir sa belle Elena A. dans son combat (aussi vain soit-il n’est-ce pas, bis) que Michel M. ne dine plus (ou bien juste d’un verre de lait d’avoine, ou noisette ou d’épeautre chaud et, éventuellement, d’un fruit) et a réduit son déjeuner. Et si ça, ce n’est pas une preuve d’amour hein… Bon, il est vrai que l’auteur était lui aussi un tantinet victime pour sa part d’un léger embonpoint, comme en témoigne le cliché qui ouvre ce billet, mais il sait pertinemment que s’il n’avait pas Elena A. dans sa vie, il se contenterait de se dire que, « demain j’arrête » jusqu’à finir par exploser, un ultime soir de libation bien mousseuse. A noter justement, que c’en est fini des petites soirées perso entre Michel M. et lui-même lors desquelles il se sirotait un (ou deux, cela dépendait de l’allant de l’auteur) rhum jus de fruit (qui n’a absolument rien à voir avec le planteur, le dosage michèlémien étant constitué d’un 40/60, 40% de rhum, 60% du reste). Ainsi, désormais même l’alcool est proscrit le soir, entendu toutefois que Michel M., bien qu’ayant certes répondu présent pour cette période de jeûne, avait illico ptrécisé à sa mie que cela durerait jusque ce que cela s’arrête, c’est à dire dès que son amant en aurait assez.

Et ça fonctionne en tout cas : parti d’un bon 82 000 grammes début janvier, il en est à un petit 78,8 kilo ce jour, soit plus de trois mille grammes de perdus en quinze jours : nul doute que l’auteur se fera un plaisir de revenir régulièrement sur cette affaire Ô combien importante dans l’existentielle vie de Michel M. A ce propos, le tome 1 de « L’existentielle vie de Michel M. » est bouclé : il sera très bientôt mis en ligne. Six mois de bloguisme à imprimer à discrétion puis à lire à tête reposée, ne voilà-t-il pas une perspective éminemment jouissive ?

Dès lors, toutes les lectrices et teurs qui doutent d’elles/eux-mêmes, qui n’y arrivent pas et qui vivent en permanence dans un « demain ce sera mieux » sont invitées/és par Michel M. à trouver l’âme soeur afin de bâtir un projet commun, avec toutefois cette mise en garde : certes l’amour est une belle chose à vivre, il donne des ailes, il peut rendre abyssalement niais et tout ça, mais il ne faut surtout pas en perdre la raison, comme le chantait Charles A. En effet, la vigilance doit toujours guider leurs pas à ceux qui risquent de trébucher dans le trou noir de la vie en couple sept jour sur sept. Elles et ils sont prévenus : il n’est pas question de reprocher ensuite à l’auteur leur propre manquement à certaine discipline de vie, largement commenté ici depuis la naissance de ce blog, et plus encore dans le précédent.

Hop et youpie.

Deux transis, ça ressemble à cela :

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Ca pourrait être pire…

A suivre, évidemment !

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