A tâche trop impartie, plaisir travesti (« The crux of the Biscuit is the Apostrope* »), billet addendé

Carnet intime ou blog ? Il faut bien choisir, palsambleu !

Michel M. est contraint de se rendre à cette évidence (et il s’agit là d’un indéniable drame pour lui) selon laquelle, à moins d’être un génial littérateur doublé d’un schizophrène de premier plan façon « psycho-killer«  à l’américaine (tueur en série, en français), il lui est impossible de mener de front son existentielle vie, à la fois narrée sur son blog et à la fois vécue pour de vraie. Qui moins est possible depuis quelle s’est durablement imbibée d’une terrible suavité, alors qu’elle est perpétuellement noyée sous un affreux amour et autre terrible épreuve de la même teneur, ces douces choses du sentiment sans cesse balancées dans les dents quand, en d’autres temps et sous d’autres cieux, le tranquillisme sarein régnait en maître et se contentait de dérouler son paisible cheminement, sans autre histoire à exposer que celles égrainées par des chouilles molles et / ou folles, douces mousses et / ou extrêmes libations et petits périples pas trop onéreux d’un, deux voire trois jours, sur un quelconque bord de mer et, immanquablement, entre couilles*, c’est à dire eunuquement HEU uniquement masculinistement, pardon…

Cette réalité apparait d’une incontournable évidence puisque le blog devient de plus en plus le non-racontage (car de moins en moins développé) de l’existentielle vie vécue pour de vraie par Michel M., bien qu’icelle ne soit aucunement exempte d’évènements a priori dignes d’y figurer (dans le blog pardi), le tout dernier voyage en Italie en attestant : avec 4,91 Go de données numériques (quatre mille neuf cent un mille mégaoctets, ceci pour les compulsifs consommateurs d’info perso) emmagasinés lors de ces 8 jours de périple italien (dont au bas bit, 95% à mettre au clou), l’auteur aurait bel et bien de quoi picturalement alimenter plusieurs centaines de billets (centaines de centaines du fait de cette capacité à en tartiner des tonnes avec un infinitésimal petit rien), chacun d’iceux qui plus est dûment illustré par des clichés, tous plus extraordinaires les uns que les autres bien évidemment et, cerise sur ce narratif dessert envisagé, agrémentés de séquences vidéos pas piquées des hannetons et tout ça…

Seulement voilà : trop de souvenirs tue l’envie de faire (sa)voir, quand bien même le rôle de guide pourrait-il être gratifiant pour le narrateur, tant le travail nécessaire pour ce faire est colossal (si si, à l’image de ces montagnes de farines animales emmagasinées dans des hangars dont il fallait à tout prix se débarrasser à l’époque, mais dont tout le monde  a oublié l’existence, sur-désinformation oblige) et la flemme environnante est pesante, palsambleu de diantre.

Qu’importe, des images pourront à tout moment ressurgir comme autant de turgescents prurits à même d’égayer les futures élucubrations michèlémiennes.

Afin de remercier ses lectrices et teurs d’être restés si longtemps à attendre que quelque chose daigne être publié, à l’instar de ces foules de fanatiques qui se pressent devant la scène sur laquelle doit se produire son idole, et bien que fortement corrompue par la nivellante mise en boite youtubesque, l’auteur donne à mater à ses émules (h & f confondues) cette vénitienne séquence vidéo d’une fin nocturne de carnaval, à l’ambiance « rave partie » (« sauterie en plein air » en français) bien pourrie car mouillée jusqu’à plus soif (qui plus est par une température glaciale, car il ne devait pas faire plus de zéro degré centigrade vu que la neige ne fondait plus du tout, du tout, pardi).

Pour les mordus de chez transi, voici le 1er tome à télécharger de « Michel M., une existentielle vie » (format pdf- 16 Mo).

* Entre hommes.
** Tradexplication ici (entre autres impertinences…)

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