Château de Vincennes à la russe, avec 9 clichés réfrigerants à la clef, part. 2/2

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Voilà en quelles conditions s’est déroulée la visite du château de Vincennes en ce samedi 23 février 2013, alors que l’hiver n’en finissait (déjà*) pas de briser façon menus – menus les coquillards des pauvres touristes russes (et pas qu’eux, mais des autres touristes l’auteur s’en tape tellement ces Estiens lui sont devenus amicaux, et cela bien avant que pochetron Gérard D. ne la ramène, non mais ho, pauvre type en vrai) qui étaient venus en France en imaginant y trouver de bien plus avenantes conditions de vie météorologiques qu’à Moscou, car à l’Ouest, très à l’Ouest puisque extrême en l’occurrence, dans cet Ouest tant chéri du temps du communisme ô comment obscurantiste puisque soviétique (sacré Joseph S., « petit père du peuple » triple P de mes deux, va).

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Ainsi les lectrices et teurs (il en reste encore ?) peuvent-ils voir sur les clichés ci-dessus exposés (avec profusion de bonnets affichée) un Michel M. éminemment engoncé dans un blouson conçu pour les hivernaux séjours à la montagne (avec ski à volonté : au fait, ça commence ce dimanche-même, soit dit en passant car, non contents d’avoir visité l’Italie du Nord au début février, les deux plus grands amoureux des temps modernes (c’est à dire des années 2010) se payent, du 10 au 16 (au mieux, car seul le climat décidera de la durée du séjour en fin de compte) une semaine en la vallée de la Maurienne, précisément dans la station des « Karellis » ben tiens, ils vont pas se gêner !), alors qu’il visite avec ses amis slaves l’un des lieux historiques les plus importants de Paris et sa région : les lectrices et teurs ont bien évidemment connus des lieux un chouïa plus hospitaliers dans le cadre de leurs visites culturelles, palsambleu…

Le Baileys précédemment ingurgité saurait-il faire rempart de ses remugles face aux frimas présentement rencontrés ? Visiblement non, n’est-il pas ?

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Qui moins est rempart puisque (et cela malgré le fait qu’en aucun cas jamais l’entièreté de son humanité ne peut-être mauvaise en l’être), aussi férue ainsi que mignonne (en susss de posséder une remarquable diction) la guide fusse-t-elle, elle commit un impaire qu’Elena A. (autrement spécialiste en histoire de France au point que Michel M. en ressent autant d’amour, c’est terrible comme l’érudition peut-elle être un moteur en ce domaine) ne manqua pas de relever, à savoir que la « Sainte Couronne d’épine«  autrefois présente en la Sainte-Chapelle de Vincennes et qui aurait, selon la susdite guide, disparu suite à la Révolution de 1789 sans que l’on ne sache, de nos jours encore, où elle pourrait bien se trouver (cette guide serait-elle donc militante UMPiste pour être mue par autant de mauvaise foi ?), alors que les plus érudits (Elena A. en l’occurrence) savent pertinemment que cette relique est dûment conservée en la Cathédrale Notre Dame de Paris ? Dommage pour elle : c’est à cause de telles bévues que point ne chut en ses mimines un quelconque pourboire de la part des quatre visiteurs, quelle sotte en vérité.

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Il pelait vraiment, sans déconner !

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Et quand bien même un tendre sentiment en réchaufferait d’aucuns…

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… La fin de la visite est une libération : les faciès expriment un soulagement certain alors que se profile la collation à venir, palsambleu !

Le comble est visiblement atteint avec ce couple de futurs mariés (en l’occurrence absolus niais par un froid ressenti de -273,15 ° C au minimum, voltigeants flocons en susss pour témoins) qui posent là, à moitié nus en ces lieux devenus ô combien austères du fait de la brise qui s’en est venue, mais c’est bien connu que l’amour rend aveugle ainsi qu’insensible à la vraie vie (en deux mot, parfaitement stupide), l’auteur faisant évidemment ici référence à cet amour universellement vénéré car tant chanté, déclamé, décrit et cent mille et une fois mis en scène dans tous les domaines artistiques que ce fusse.

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Tout commentaire devient superflus devant cette libératrice scène : quatre touristes qui ont échappé à une mort certaine s’ils étaient restés collés aux vitres d’un estaminet désespérément fermé en ce terrible jour de froid polaire. Les plus attentives/ifs parmi les lectrices et teurs noteront que les deux représentantes du sexe féminin éprouvent (c’est la pose consacrée) le besoin de tripatouiller leur chevelure pendant que les hommes se contentent d’être eux-mêmes avec les mimines qui posées sur la table, qui posées sur les genoux, dans les deux cas attitude démontrant une parfaite maitrise des éléments ici en branle, c’est à dire un tranquillisme bien mérité jouxté à une complète sérénité de savoir que bientôt vont apparaitre les vins chauds et l’assiette de fromages les accompagnant.

Le lendemain à l’aube, les deux moscovites quittèrent les terres françaises en promettant à leurs hôtes qu’à moins d’un voyage au Népalenvisagé aux alentours de septembre ou octobre prochain, ils se reverraient au plus vite, tant leur compagnie réciproque leur seyait à tous quatre.

Billet écrit sous le haut patronnage de  » Jimi Hendrix – West Coast Seattle Boy  » (coffret quatre cédés, tout de même).

A suivre, un truc genre « François B. & Michel M., 37 années amicalement leur ».