Quelques bricoles avant les vacances à la montagne (un silence de 6 jours en est peut-être à redouter…)

Les émules michèlémiennes s’en souviennent encore (d’abord parce que ce n’est pas si ancien puisque le retour se fit il y a moins d’un mois, ensuite parce que c’était beau comme tout, même si bien moins narré sur le blog qu’initialement annoncé) mais pas autant que ses protagonistes, Michel M. évoquant ici le périple d’une semaine que sa mie brune et lui-même firent en Italie (du Nord), la seconde semaine du mois de février dernier. Quelques anecdotes avaient été mises en ligne et une promesse de plein d’autres à venir faites, mais rien ne vint. Aussi et contrairement au fameux apophtegme  « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent », faussement attribué à J.C., l’autre (lire en fin de l’article wiki), l’auteur ne pouvait se départir d’un bien déplaisant ressenti face à ce qu’il appelle un manquement à l’éthique (à la sienne en tout cas, qui est que l’on doit toujours faire ce que l’on dit). Les lectrices et teurs vont donc trouver ci-dessous quelques clichés relatifs à ce voyage, agrémentés d’autant de légendes, ce billet apparaissant dès lors comme un interlude parmi ce flot de textes ô combien vénérables et passionnants qui parsèment ce blog universellement renommé.

Autoportrait d’Elena A.

Le dimanche qui suivi l’arrivée à Rome du couple dont à chaque instant le mythe se construit auprès des personnes (grâce leur en soit rendue) qui ont l’infinie chance de le croiser sur leur cheminement existentiel (celui de ces personnes, donc), Elena A. et Michel M. déambulèrent dans les rues de Rome afin de rencontrer cette à la fois antique, mystique, christique, papiste et néanmoins contemporaine capitale italienne. C’est ainsi qu’alors ils se dirigeaient vers la Place Saint Pierre, histoire d’un tantinet se frotter avec Le Lieu Premier à partir duquel irradie le monde cette fameuse religion monothéiste, le christianisme, aidée en cela par son premier représentant de l’univers terrestre, le Pape, lui-même représentant sur terre de Saint Pierre, lui-même représentant de Dieu (deux intermédiaires entre l’homme et son Dieu : de l’avis de l’auteur, voilà de quoi générer des quiproquos, et plus encore parce qu’affinité) à laquelle ni la brune mie de l’auteur ni l’auteur lui-même ne sont affiliés, la première étant mue par un agnosticisme teint de scientisme, le second animé par un athéisme aux reflets prosélytes, alors donc qu’ils se rapprochaient l’un et l’autre, et cela de façon jusqu’alors inéluctable, de cette Place Saint-Pierre, Elena A. fut soudainement prise par une pressente envie de se tirer un autoportrait ou, tout du moins, celui de ses pompes qui faisaient ostensiblement un carton parmi la gent féminine italienne (qui n’est pas la dernière à vénérer les illusions du paraitre à la mode, c’est indubitable (de la loi)) tant icelle, cette gent-ci, ne manquait pas de reluquer ces chausses-là.

Michel M., surprenant ce brusque arrêt dans une marche jusqu’à présent menée d’un bon train comme en témoigne la photographie ci-dessous…

…eut la présence d’esprit de capturer la scène grâce à son Nikon P7000.

Et alors, ne sont-elles pas belles ces pompes-ci, mmhm  ?

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Frôlée par la Grâce ?

Une fois parvenu à destination, à la Place Saint-Pierre en l’occurrence, après avoir subi (mais pas trop) la file d’attente, les deux transis (d’amour, pas de foi), ils pénètrent dans la basilique Saint-Pierre. Le décorum était certes à la hauteur des lieux mais toutefois pas si éloigné que cela de ce que des deux touristes virent à Saint Pétersbourg l’été dernier. Qu’importe : c’est pour Michel M. que rude fut le choc, au point même qu’il eût pu en perdre sa foi en la non existence de Dieu si icelle n’était pas chevillée en lui tels les clous dans le corps du Christ, devant ce spectacle qui se mit en place en deux stations sous ses yeux bouche-bée.

Dans un premier temps, une soudaine lumière apparait au détour d’une monumentale colonne, mais il n’y a a priori pas là de quoi ébouriffer ce SAR de première bourre que l’auteur à jamais est (ce qui se traduit par, et c’est une précision utile apportée à l’attention des lectrices et teurs de ce blog-ci (et non de cet ancien blog-là) : animé par une toute puissance hétérosexuelle ainsi que laïque) : il se contente de faire un cliché de la chose sans plus y prêter que cela attention.

Mais c’est quand cette lumière s’en vient ceindre tout entièrement sa mie brune que Michel M. se sent quelque peut frémir devant la beauté de la chose qui lui est ainsi donnée de voir :

son Elena A. à lui magnifiquement parée de la Théologique Lumière ! Que La Vénérable Stupeur l’assomme : l’agnosticisme de la belle va-t-il muter façon transmigration épectasique ? Un soudain doute habite l’âme michèlémienne devant ce qu’il prend pour une vessie, alors qu’il ne s’agit en fait que d’une lanterne, du fait de la réapparition, de derrière une nuée, de l’astre solaire qui darde ses ardents autant que bienfaisants faisceaux lumineux (qui réchauffent bien plus sûrement le corps du pénitent qu’un prêche son coeur) au travers des vitraux aux mille et une scènes bibliques de la sainte basilique. A peine son « Bon Dieu de fichtre de diantre de parbleu de bonsoir ! » de soulagement émis, l’auteur s’en vient au plus vite s’enquérir de l’état de santé mentale de sa dulcinée, non sans lui dire à quel point elle pouvait être resplendissante sous cette lumière…

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« Mais non mon chéri, je n’ai rien senti du tout dans la Sainte basilique vaticane, mis à part et certes, un léger aveuglement consécutif aux rayons que l’ardent astre solaire dardait sur moi au travers des vitraux mais, je puis te l’assurer, qu’en aucun cas je n’ai ressenti pour autant de crise de foi ni de flatterie vis à vis de ma putative beauté (« putative » car seul toi la vantes tant, mon amant fou) : qu’allais-tu donc encore imaginer mon amour, mmhm ? »

Existe-t-il un seul homme dans tout l’univers interstellairement galactique qui, à l’épreuve de tels propos, ne se sentirait pas le maître de son Monde ?

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Prestige de l’uniforme

Une chance pour Michel M., la rencontre d’avec ces guignols…

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… heu avec ces Gardes suisses, lui permet de trouver matière à plaisanterie raffinée comme il se doit (dans le nez, et comme de bien entendu), notamment quant à la dureté constituée par une tâche (il est toutefois de l’avis de l’auteur que la précarité mondialement institutionnalisée à pris ses aises et que, très bientôt, il ne s’agira sans doute plus que de courtes missions (certes possiblement renouvelables) de trois mois au mieux) consacrée à garder un aussi illustre personnage et cela dans un environnement essentiellement constitué d’employés de sexe masculin (mais le « progrès » semble là-aussi être en marche), avec les frustrations (toutes éventuelles, d’une part tant est magnanime l’Eglise vis à vis des choses de la non-sexualité mal assumée et, d’autre part, tant les conditions de recrutements & serments ont été dûment pensées afin d’aider les impétrants à s’assoir sur leurs pulsions). Il n’empêchent : leur uniforme font probablement partie des plus beaux qui puissent se rencontrer à l’heure actuelle, quand bien même ceux de l’armée allemande avaient de la gueule, bon sang !

Aparté. Bien que tout ce qui relève de l’Allemagne des années hitlériennes soit systématiquement voué aux gémonies, Michel M. estime qu’en ce qui concerne la coupe et / ou le patron des uniformes des armées envahissantes et allemande en l’occurrence, Napoléon et Hitler (entre autres génocidaires, n’est-ce pas) surent sacrément bien s’entourer de fieffés bons modistes afin de parfaire leurs oeuvres de destruction, heu d’égémonisme, heu de pacification des nations alentours en faisant intervenir de beaux gars avec leurs tenues classes de tueurs (l’auteur pense même qu’il est fort probable que l’uniforme était pensé afin que la soldatesque intimide par sa superbe les populations qui rencontraient ces ennemis, outre les victimes des exactions commises par iceux qui devaient déjà fortement en impressionner plus d’un).

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Un billet qui se termine par un cliché du druide du VIIème, c’est la promesse de son prochain retour sur le blog, dans le cadre de l’une de ses pénultièmes facéties à venir…

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Désormais logé dans un CHU* sis au fin fond du XVIIIème, le vieux gars y a rencontré des anecdotes de vie plus ou moins sympatoches en relation avec des « copains » de chambrée plus ou moins fréquentables. Peut-être Michel M. en narrera certaines si tant est qu’Adrien G-M. accepte d’être une nouvelle le protagoniste à part entière d’un billet michèlémien.

A suivre.

Départ ce dimanche à l’aube (aux alentours de 8h quoi…).

* Centre d’Hébergement d’Urgence, dont la précarité n’est pas réservée qu’aux pensionnaires : l’auteur ayant rencontré le directeur du centre qui loge Adrien G-M., les deux hommes ont échangé quelques considérations lors d’un tout dernier pot agéèmiste (comme sait si bien les organiser le locataire diurne de Michel M. : plein de gens pressentis, un dixième présent), entre autres et ne serait-ce que parce qu’ils sont tous deux logeurs du susnommé, quelques infos sur le sujet humain en question, he he he… L’auteur y reviendra très probablement à son retour de congés.