Interludique et foutraque bric à brac (et tue la mort d’un si grisâtre dimanche)

Intérieur. L’intérieur michèlémien fait partie de ces endroits de vie au minimalisme flagrant, caractéristique qui se rencontre chez les êtres pourvus d’un esprit infiniment peu matérialiste (bien qu’appréciant le confort, car « non matérialiste » ne signifie pas inévitablement ascète) dans lesquels les preuves de leur occupation par un être vivant d’un lieu va du sol jusqu’à la mi-hauteur des murs, puisque iceux restent désespérément vierges de tout ornement quelque qu’il soit et que, dès lors, ne se découpent sur ces murs nus (et blancs en l’occurrence) que les objets posés qui au sol (lampadaire, lampes), qui sur les meubles (statues, lampes, plantes et toute chose glanée de-ci, de-là, lors des pérégrinations qu’a pu faire celui qui vit là). Aussi tel est le cas chez l’auteur, certes, mais cela ne doit pas pour autant empêcher que ne s’exprime son désir de voir punaisé certain objet qui, pour lui, ont une signification et / ou qui égaye un tantinet cette austérité somme toute bonhomme.

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Ainsi en-est-il de ce couloir menant au petit salon et sur les murs duquel viennent d’être exposés successivement une affiche qu’Adrien G-M. avait ramenée de l’Assemblé nationale (il y a ses entrées comme d’autres mendient sur le porche d’une église), d’après une peinture sur bois exposées au musée Carvanalet et dont la symbolique et la signification sont sans cesse d’actualité dans la vie de Michel M. tant les concepts de  laïcité, religion et maçonnisme font parties de la vie spirituelle et sont autant de fieffés marronniers lexicaux (et plus puisque affinité) du susdit.

Face à ce document Ô Combien symbolique, figure une carte du monde non moins porteuse de considérations intellectuelles qui ne peuvent que ramener les pensées de cet homme à son humanisme misanthropique (à moins que ça ne soit sa misanthropie humaniste… Enfin bon, l’un et l’autre étant indissociables chez l’auteur bien qu’antinomiques pour le sens commun), tant va mal ce monde du fait des exactions commise par l’homme, contre ce monde et contre ceux qui le peuplent. En outre, depuis cette fabuleuse AVN et, surtout,  depuis sa rencontre avec sa brune mie, les voyages se sont mis à pulluler dans la vie de Michel M. comme les cochenilles sur…

La plante qu’il a offerte à Elena A. il y a une année pour son anniversaire, et qui menacent de la zigouiller pour de bon, mais les deux transis ont pris le taureau par les cornes et s’en occupent désormais comme d’un mouflet.

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Autrefois si fournie (et même en fleur), elle est devenue comme un exosquelette pour le parasite.

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Le végétal ne demande qu’à vivre, c’est cela qui est le plus perturbant dans cette affaire : la guerre, jusqu’à présent larvée car quasiment à sens unique du fait du manque de réactivité des ses propriétaires, est désormais devenue intense. Michel M. ne manquera pas de faire savoir à ses lectrices et teurs la teneur de l’évolution du conflit.

Intérieur, suite. Après la révélation que fut le Viêtnam pour Michel M. (et pour ses compagnons d’aventure, indubitablement), les voyages se sont multipliés : après la Lettonie (Riga en octobre 2011), la Russie (Moscou et Saint Pettersboug en juillet – août 2012), Espagne X 2 (Alicante en septembre, puis Fuengirola en octobre 2012), Italie (Rome – Venise – Milan – Florence en février 2013), Suisse (Genève, 24 heures lors de leur séjour en Maurienne, Savoie, en mars 2013), sans compter ceux potentiellement à venir : Grande-Bretagne (Londres en mai prochain), l’ile de Rodes (en été 2013 ?) puis Russie (Kamtchatka en 2014 ?), disposer d’une telle mappemonde est un indispensable support afin et d’en rêver et de pointer les destinations passées et à venir, youpie.

Enfin, pertinente ironie ô combien voulue par l’auteur, ce détail de « La création d’Adam«  qui chapeaute le tout, façon triangulation si chère à tant d’obédiences mystico-secréto-religieuses éminemment élitistes, à visée humaniste ou non. Ainsi sont réunis les trois piliers de la sagesse michèlémienne : laïcité, Gaïa et athéisme (parfois un tantinet militant, il l’avoue volontiers). Pour l’anecdote, on aperçoit une statue-lampe d’appoint…

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…inspirée par la sculpture « Le Génie du travail » d’Emile Picault

Pour en finir avec ce sujet relatif au décorum dans lequel jouit de son existentielle vie Michel M., que les michèlémiennes émules admirent ci-dessous ces rideaux qu’enfin l’auteur a trouvés, après deux années passées en ce lieux…

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Non occultant mais permettant toutefois de déambuler nu dans son salon sans être scruté par de putatifs voyeurs (une telle pratique n’est pas dans les habitudes michèlémiennes car il n’est pas extraverti à ce point, pour sûr, mais cela reste du domaine du « çapourrait ») ou de rouler son cône en paix (à ce que l’on raconte, les caméras de rue alentours, bien entendu installées pour protéger, peuvent cependant tout mater chez les braves gens sans que la notion de sécurité ne soit plus aussi évidente) : avec ces rideaux, donc, l’auteur a enfin trouvé un tissu à motifs suffisamment neutres autant qu’éminemment classieux qui égayent son intérieur par ailleurs masculiniste à mort.

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Adrien G-M., mélanchoniste ? Ah mais non, un radical socialiste ne peut en aucun cas verser dans un tel mouvement qui a vis à vis du système économique une telle aversion affichée (mais bon, une fois à la place du kalif, on devine aisément ce qu’il en devient des convictions claironnées, n’est-ce pas), que nenni : c’est juste que le pauvre bougre, épuisé par tous les projets qui bouillonnent en lui comme une boue volcanique dans son trou (et peut-être aussi assommé par un p’tit coup de jaja de derrière la tête), s’est vautré dans l’escalier qui mène à sa chambre dans le centre d’hébergement d’urgence qui l’accueille la nuit, car pour ce qui est du jour, c’est toujours Michel M. qui fait l’hôte. Il est toutefois à signaler aux lectrices et teurs du présent blog (allôoo, il y a quelqu’un là-dedans ?), que le druide du VIIème a fait de tellement considérables progrès quant à l’étalage de sa vie matérielle dans le bureau de l’auteur, que sa présence est quasiment invisible aux visiteurs, pour peu que le bonhomme n’y soit pas : voici comment d’un dictateur on devient un charmant (chamanique ?) logeur (il faudra quand même que Michel M. fasse un cliché de l’état des lieux pour clore ce sujet qui aura bien duré 3 mois).

Et voici comment passer un dimanche gris et froid devant son écran, autrement qu’en rédigeant des commentaires dans un site aux mille et uns forums (ce qui ne signifie pas que ce n’est toutefois pas ce à quoi va dorénavant s’occuper l’auteur, pardi !).

Youpie.

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