Seconde carte postale saisonnière

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Les journées se suivent mais point ne se ressemblent : d’une égérie presque nue, Michel M. est passée à une muse fort velue, et cela en l’espace de cinq journées à la montagne, qui auront été pour l’auteur d’une remarquable (et même unique depuis qu’il fréquente quasi annuellement les blanchies cimes du massif alpin) sobriété en ce qui concerne la pratique du ski puisque ce jeudi était la dernière chance pour lui de se lancer du haut des pistes afin de « rentabiliser » ce séjour. Mais, d’une part, la rentabilité en la matière est essentiellement constituée du plaisir de résider durant une semaine en des paysages quasi féériques (toujours aussi morbides pour sa brune muse, comme précedemment expliqué) plutôt que de se taper ses huit heures de ski quotidien (et après on s’étonnera qu’il y ait autant de brisures d’os, pfflll) et, d’autre part, le temps a considérablement mué, comme en témoigne le cliché ci-dessus et iceux-ci-dessous.

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De la poudreuse de première qualité accompagnée d’une douce bise à l’idoine température de -11°,  mesurée le matin à 9 heures : de quoi en faire fuir plus d’un, pour sûr, mais pas Michel M. et Elena A., ces deux véritables aventuriers des temps modernes.

Bref : le séjour s’achève donc ce jeudi dans des conditions hivernales extrêmes (mais à la montagne, c’est pas comme sur l’A1 : on y est habitué, et ceux qui viennent là pour une semaine de congés savent que cela se produit, donc s’y attendent et s’habillent en conséquence). La seule inconnue pour vendredi après déjeuner réside en l’espérance que l’automobile de l’auteur, autrefois appelée SARmobile, démarrera quand sera venu le temps de son intervention dans l’action narrée.

C’est donc un billet à suivre, sans compter que quelques clichés de Genève seront exposés ci-dedans d’ici peu, outre le billet promis des retrouvailles entre François B. et Michel M., mais de ce côté-ci, il manque encore un élément afin qu’icelles soient dument racontées.

Youpie.

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La carte postale saisonnière

A mi-séjour (enfin, la véritable date de cette photographie est expliquée (mais pas que la date) au post-scrotum de cet initialement court billet), il est de bon ton de donner quelques nouvelles à ses émules. C’est ainsi que Michel M. ne résiste (surtout) pas à exposer ce cliché qu’il trouve fort à propos du fait des conditions climatiques à la rudesse rarement égalée pour un mois de mars qui règnent sur une bonne partie Nord de la France (accessoirement, région dans laquelle demeurent sa brune mie et lui-même).

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C’est ainsi que, sans frime aucune car c’est sa nature d’être aussi aisée, Elena A. se désape alors qu’elle et son homme randonnent sur un chemin en montée douce afin d’aller voir le lac de Pramol (qui, en fait de lac, ressemble bien plus à une mare ou un petit étang, mais il est probable qu’ici aussi, on soit prêt à tous les subterfuges pour faire venir les touristes en nombre, tss tsss), gelé puis recouvert de neige en cette saison.

Serrez les fesses, chères et chers lectrices et teurs, le froid ne va pas s’éterniser là-haut : dès vendredi la flotte reprend ses droits.

Post scrotum (et suite du billet, en fait). Bon allez, en vrai c’était lundi 11 dans la matinée que cette scène a eu lieucar aujourd’hui, mercredi, Elena A. Michel M. en fait une deuxième balade, un peu plus longue celle-ci (2h30) et la belle ne s’est pas découverte d’un poil. Et ce soit, c’est le froid du Nord qui se radine à toute berzingue (enfin, il aura quand même mis 48 heures), à coup de brouillard givrant sur le coup de 16 heures et de températures qui devraient s’abaisser à -16° au matin et culminer à -12 dans l’après-midi.

Qu’importe, les deux malins ont pris leur seconde séance de « bien-être » (une heure et demi pour 10 balles par tête, c’est tout bon, qui plus est dans un local spacieux (et neuf) ainsi que réservé pour eux deux, car hé bien oui : les skieurs sont incapables d’arrêter leur hystérie avant la fin du temps permis, les moutons ! Quand ils vont à leur tour profiter des installations proposées (hammam, sauna et jacuzzi), ils se retrouvent à plusieurs milliers, ce qui bien trop pour être tranquilles, les lectrices et teurs en conviendront) dès qu’ils sont revenus de cette jolie promenade (selon Michel M., car sa brune HAIT la montagne depuis qu’un sombre con l’a poussée du haut d’une piste noire à l’époque de ses 20 et quelques années), c’est dire l’amour qu’elle voue à son homme pour avoir ainsi choisi de le suivre à la station des Karellis, car l’auteur lui avait dit qu’il comprendrait parfaitement bien qu’elle ne souhaite pas venir, il trouverait bien une personne pour la remplacer…).

Toujours pas de ski pour Michel M., bien que l’or blanc soit présent en masse !

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A suivre.

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Quelques bricoles avant les vacances à la montagne (un silence de 6 jours en est peut-être à redouter…)

Les émules michèlémiennes s’en souviennent encore (d’abord parce que ce n’est pas si ancien puisque le retour se fit il y a moins d’un mois, ensuite parce que c’était beau comme tout, même si bien moins narré sur le blog qu’initialement annoncé) mais pas autant que ses protagonistes, Michel M. évoquant ici le périple d’une semaine que sa mie brune et lui-même firent en Italie (du Nord), la seconde semaine du mois de février dernier. Quelques anecdotes avaient été mises en ligne et une promesse de plein d’autres à venir faites, mais rien ne vint. Aussi et contrairement au fameux apophtegme  « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent », faussement attribué à J.C., l’autre (lire en fin de l’article wiki), l’auteur ne pouvait se départir d’un bien déplaisant ressenti face à ce qu’il appelle un manquement à l’éthique (à la sienne en tout cas, qui est que l’on doit toujours faire ce que l’on dit). Les lectrices et teurs vont donc trouver ci-dessous quelques clichés relatifs à ce voyage, agrémentés d’autant de légendes, ce billet apparaissant dès lors comme un interlude parmi ce flot de textes ô combien vénérables et passionnants qui parsèment ce blog universellement renommé.

Autoportrait d’Elena A.

Le dimanche qui suivi l’arrivée à Rome du couple dont à chaque instant le mythe se construit auprès des personnes (grâce leur en soit rendue) qui ont l’infinie chance de le croiser sur leur cheminement existentiel (celui de ces personnes, donc), Elena A. et Michel M. déambulèrent dans les rues de Rome afin de rencontrer cette à la fois antique, mystique, christique, papiste et néanmoins contemporaine capitale italienne. C’est ainsi qu’alors ils se dirigeaient vers la Place Saint Pierre, histoire d’un tantinet se frotter avec Le Lieu Premier à partir duquel irradie le monde cette fameuse religion monothéiste, le christianisme, aidée en cela par son premier représentant de l’univers terrestre, le Pape, lui-même représentant sur terre de Saint Pierre, lui-même représentant de Dieu (deux intermédiaires entre l’homme et son Dieu : de l’avis de l’auteur, voilà de quoi générer des quiproquos, et plus encore parce qu’affinité) à laquelle ni la brune mie de l’auteur ni l’auteur lui-même ne sont affiliés, la première étant mue par un agnosticisme teint de scientisme, le second animé par un athéisme aux reflets prosélytes, alors donc qu’ils se rapprochaient l’un et l’autre, et cela de façon jusqu’alors inéluctable, de cette Place Saint-Pierre, Elena A. fut soudainement prise par une pressente envie de se tirer un autoportrait ou, tout du moins, celui de ses pompes qui faisaient ostensiblement un carton parmi la gent féminine italienne (qui n’est pas la dernière à vénérer les illusions du paraitre à la mode, c’est indubitable (de la loi)) tant icelle, cette gent-ci, ne manquait pas de reluquer ces chausses-là.

Michel M., surprenant ce brusque arrêt dans une marche jusqu’à présent menée d’un bon train comme en témoigne la photographie ci-dessous…

…eut la présence d’esprit de capturer la scène grâce à son Nikon P7000.

Et alors, ne sont-elles pas belles ces pompes-ci, mmhm  ?

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Frôlée par la Grâce ?

Une fois parvenu à destination, à la Place Saint-Pierre en l’occurrence, après avoir subi (mais pas trop) la file d’attente, les deux transis (d’amour, pas de foi), ils pénètrent dans la basilique Saint-Pierre. Le décorum était certes à la hauteur des lieux mais toutefois pas si éloigné que cela de ce que des deux touristes virent à Saint Pétersbourg l’été dernier. Qu’importe : c’est pour Michel M. que rude fut le choc, au point même qu’il eût pu en perdre sa foi en la non existence de Dieu si icelle n’était pas chevillée en lui tels les clous dans le corps du Christ, devant ce spectacle qui se mit en place en deux stations sous ses yeux bouche-bée.

Dans un premier temps, une soudaine lumière apparait au détour d’une monumentale colonne, mais il n’y a a priori pas là de quoi ébouriffer ce SAR de première bourre que l’auteur à jamais est (ce qui se traduit par, et c’est une précision utile apportée à l’attention des lectrices et teurs de ce blog-ci (et non de cet ancien blog-là) : animé par une toute puissance hétérosexuelle ainsi que laïque) : il se contente de faire un cliché de la chose sans plus y prêter que cela attention.

Mais c’est quand cette lumière s’en vient ceindre tout entièrement sa mie brune que Michel M. se sent quelque peut frémir devant la beauté de la chose qui lui est ainsi donnée de voir :

son Elena A. à lui magnifiquement parée de la Théologique Lumière ! Que La Vénérable Stupeur l’assomme : l’agnosticisme de la belle va-t-il muter façon transmigration épectasique ? Un soudain doute habite l’âme michèlémienne devant ce qu’il prend pour une vessie, alors qu’il ne s’agit en fait que d’une lanterne, du fait de la réapparition, de derrière une nuée, de l’astre solaire qui darde ses ardents autant que bienfaisants faisceaux lumineux (qui réchauffent bien plus sûrement le corps du pénitent qu’un prêche son coeur) au travers des vitraux aux mille et une scènes bibliques de la sainte basilique. A peine son « Bon Dieu de fichtre de diantre de parbleu de bonsoir ! » de soulagement émis, l’auteur s’en vient au plus vite s’enquérir de l’état de santé mentale de sa dulcinée, non sans lui dire à quel point elle pouvait être resplendissante sous cette lumière…

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« Mais non mon chéri, je n’ai rien senti du tout dans la Sainte basilique vaticane, mis à part et certes, un léger aveuglement consécutif aux rayons que l’ardent astre solaire dardait sur moi au travers des vitraux mais, je puis te l’assurer, qu’en aucun cas je n’ai ressenti pour autant de crise de foi ni de flatterie vis à vis de ma putative beauté (« putative » car seul toi la vantes tant, mon amant fou) : qu’allais-tu donc encore imaginer mon amour, mmhm ? »

Existe-t-il un seul homme dans tout l’univers interstellairement galactique qui, à l’épreuve de tels propos, ne se sentirait pas le maître de son Monde ?

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Prestige de l’uniforme

Une chance pour Michel M., la rencontre d’avec ces guignols…

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… heu avec ces Gardes suisses, lui permet de trouver matière à plaisanterie raffinée comme il se doit (dans le nez, et comme de bien entendu), notamment quant à la dureté constituée par une tâche (il est toutefois de l’avis de l’auteur que la précarité mondialement institutionnalisée à pris ses aises et que, très bientôt, il ne s’agira sans doute plus que de courtes missions (certes possiblement renouvelables) de trois mois au mieux) consacrée à garder un aussi illustre personnage et cela dans un environnement essentiellement constitué d’employés de sexe masculin (mais le « progrès » semble là-aussi être en marche), avec les frustrations (toutes éventuelles, d’une part tant est magnanime l’Eglise vis à vis des choses de la non-sexualité mal assumée et, d’autre part, tant les conditions de recrutements & serments ont été dûment pensées afin d’aider les impétrants à s’assoir sur leurs pulsions). Il n’empêchent : leur uniforme font probablement partie des plus beaux qui puissent se rencontrer à l’heure actuelle, quand bien même ceux de l’armée allemande avaient de la gueule, bon sang !

Aparté. Bien que tout ce qui relève de l’Allemagne des années hitlériennes soit systématiquement voué aux gémonies, Michel M. estime qu’en ce qui concerne la coupe et / ou le patron des uniformes des armées envahissantes et allemande en l’occurrence, Napoléon et Hitler (entre autres génocidaires, n’est-ce pas) surent sacrément bien s’entourer de fieffés bons modistes afin de parfaire leurs oeuvres de destruction, heu d’égémonisme, heu de pacification des nations alentours en faisant intervenir de beaux gars avec leurs tenues classes de tueurs (l’auteur pense même qu’il est fort probable que l’uniforme était pensé afin que la soldatesque intimide par sa superbe les populations qui rencontraient ces ennemis, outre les victimes des exactions commises par iceux qui devaient déjà fortement en impressionner plus d’un).

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Un billet qui se termine par un cliché du druide du VIIème, c’est la promesse de son prochain retour sur le blog, dans le cadre de l’une de ses pénultièmes facéties à venir…

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Désormais logé dans un CHU* sis au fin fond du XVIIIème, le vieux gars y a rencontré des anecdotes de vie plus ou moins sympatoches en relation avec des « copains » de chambrée plus ou moins fréquentables. Peut-être Michel M. en narrera certaines si tant est qu’Adrien G-M. accepte d’être une nouvelle le protagoniste à part entière d’un billet michèlémien.

A suivre.

Départ ce dimanche à l’aube (aux alentours de 8h quoi…).

* Centre d’Hébergement d’Urgence, dont la précarité n’est pas réservée qu’aux pensionnaires : l’auteur ayant rencontré le directeur du centre qui loge Adrien G-M., les deux hommes ont échangé quelques considérations lors d’un tout dernier pot agéèmiste (comme sait si bien les organiser le locataire diurne de Michel M. : plein de gens pressentis, un dixième présent), entre autres et ne serait-ce que parce qu’ils sont tous deux logeurs du susnommé, quelques infos sur le sujet humain en question, he he he… L’auteur y reviendra très probablement à son retour de congés.