Même Adien G-M s’y met au « Tiens, v’là le printemps », dernières nouvelles

Ce lundi matin, à peine arrivé au bureau de son hôte diurne, Adrien G-M. se lance dans Le Tri des petits papiers…

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La tâche promet d’être longue, car quasiment à chaque nouveau bout exhumé du monceau étalé là, le vieux gars prend le temps de lire ce qui y est imprimé : à ce compte-là, Michel M. devra louer un camion afin de déverser ces tonnes de reliques d’une vie interrompue dans le four qui brûlera Adrien G-M., ardent partisan de la crémation (tout comme l’auteur), palsambleu !

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Profitant d’un arrêt pipi du trieur Adrien G-M., Michel M. s’enquière de l’avancée du tri : indubitablement, y’a encore du boulot

A suivre, mille fois oui.

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Même Adien G-M s’y met au « Tiens, v’là le printemps »

En cette période propice au bourgeonnement intempestif, aux de vigoureuses turgescence florales et autres éclosions diverses et variées, ne voilà-t-il pas que dans le bureau de Michel M., l’on assiste à un soudain retour de l’invasion cellulosique telle que rencontrée à l’automne dernier. Adrien G-M. rejoue en effet à son hôte diurne la chanson de Régine « les petits papiers ».

Quand bien même Michel M. connait la chose, non seulement il ne se la ferait pas jouer en boucle dans son casque sans fil Sennheiser mais, en susss, voir rappliquer à nouveau ses saletés au vieux pas propre ne laisse pas que de l’agacer. Il s’est donc fait une douce violence en prenant un cliché du bazar qu’il a ensuite savamment travaillé afin de rendre la vision plus pénible encore, puis l’a imprimé et l’a mis sous le quinquets du bonhomme.

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Taudis, le retour. Le fautif n’a guère apprécié que son hôte lui remette ainsi le nez dans son caca et il entama derechef un début de rangement, faisant valoir, le cuistre, que c’était parce qu’il triait qu’il y avait autant de désordre. Mais vu que le soit disant tri se fait entre deux disparitions durables du vieux gars et qu’il en revient une fois sur deux quelque peu éméché, sans coup de semonce michèlémien cette affaire pourrait bien durer jusqu’à la Saint Glinglin, ventre-saint-gris !

Du côté de l’existence de l’AGM, toute pleine faite de hauts et de bas, les lectrices et teurs seront ravies et vis d’apprendre que le bonhomme arpente cahin-caha son chemin de retraité : entre les histoires relatives à une sorte de putsch fomenté par lui-même, un ancien journaliste algérien et un avocat tunisien dans leur centre d’hébergement d’urgence de l’Armée du Salut, les projets plus ou moins crédibles de repas, un intense mais bref séjour du côté du Mont Saint-Michel prévu début juin et, ce vendredi 27 avril, le dépôt d’une liste électorale (Faure – Soisson – Méhaignerie (pas moins)) dans le cadre du renouvellement du conseil d’administration du restaurant d’entreprise qu’il fréquente (ainsi que l’auteur), Michel M. peut écrire qu’Adrien G-M. se débrouille plutôt mieux que bon nombre de retraités, pourtant propriétaires donc a priori à l’écart du besoin, qui s’ennuient passablement de s’être retrouvés soudain, jour et nuit et 24/24 heures, entre quatre yeux avec leur vieille ou vieux complice de tant d’années de couple, car le druide du VIIème se trouve quant à lui célibataire plus qu’endurci, cristallisé pourrait-on dire, même carrément vieux garçon,  fieffé malin, va !

Histoire d’égayer un brin ce billet, voici trois clichés pris en fin d’après-midi à la terrasse du Café du Musée, lors du pré-estival mercredi 24 avril, quand la température extérieure affichait un petit 24° du meilleur effet.

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Adrien G-M. accompagné de Corinne A., ancienne guide du musée Rodin et sympathique personne au demeurant avec laquelle il avait déjeuné le jour même (et avec qui il avait poursuivi par un long digestif qui l’avait vu se radiner à plusieurs reprises dans le bureau de Michel M.  et se présenter à lui de plus en plus hagard).

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Elena A., venue saluer son Michel chéri et qui pose volontiers devant son homme afin de permettre à son blog d’exposer quelques beautés féminines et dont on aperçoit le vélo blanc avec lequel elle se rend de chez elle, Fontenay aux Roses, à son travail, rue Franklin D. Roosevelt, soit une petite heure de pédalage aller et retour : belle, intelligente et sportive, la quintessence de la femme selon Michel M.

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Enfin, dernière photographie qui présente Marc V., ex alter ego de l’auteur du temps des folies sariques mais qui reste toujours prêt pour s’enfiler une mousse, mais pas plus : il pilote un scooter et ne supporte pas l’alcool (il ne supporte en fait pas grand chose, sujet à des migraines assez facilement, voire au sommeil si par malheur il se trouve dans une salle de cinéma, façon « petite nature » comme on disait dans le temps).

Ce soir-là, les trois attablés se séparèrent à 20h30 (deux barons de Leffe pour l’auteur), tellement la douceur persistait et plaisant était l’accueil du Café du Musée.

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Après un, deux, ter, quattro, c’est quinto ? Qu’importe, c’est toujours le printemps, épilogue

Dans le précédent billet, l’auteur avait laissé tomber ses émules comme une chaussette trouée dans sa poubelle de cuisine (en son temps présentée ici-même dans ce souci permanent qui est celui de Michel M. d’informer l’univers de la moindre des nouveautés apparaissant dans son existence à même de la lui simplifier, à l’instar de cette poubelle de cuisine qu’Elena A. a trouvée particulièrement laide, mais son bonhomme s’en fiche car c’est lui et lui seul qui habite dans l’appartement dans laquelle est exposé l’objet, alors quoi) au moment où il se trouvait en fort mauvaise posture, c’est à dire en train de photographier ce qu’il ne pouvait plus dès lors qu’assimiler qu’à un trafic d’armes, ceci afin de faire savoir (s’il en réchappait) aux millions de lectrices et teurs de ce blog ce qu’il se passait dans la banlieue parisienne, témoignage supplémentaire du mal qui ronge la société et qui finira probablement, un Grand Soir, par voir sortir de leur cache ces carabines, fusils et autres pistolets qui se mettront à tirer dans tous les coins et dans le tas, prémisses ou même déroulé de la fin d’un monde, que d’aucuns souhaitent comme on rêve de se faire extraire cette dent cariée qui nous pourrit la vie, mais sans entrevoir ce qu’il s’en suivra (de la fin d’un monde, parce qu’en ce qui concerne la dent cariée, après l’extraction on passe assez rapidement à autre chose).

Et là, c’est à l’un des exercices les plus ardus en écriture auquel se trouve confronté Michel M., c’est à dire dégonfler la bulle littéraire qu’est devenue une narration dans laquelle l’auteur abuse de stratagèmes ô combien stressants afin de fidéliser son lectorat. ET c’a l’est d’autant plus, délicat, lorsque la montagne ainsi dressée s’avère n’accoucher que d’un mulot ! Car et oui, ce n’est même pas d’une souris, mais bel et bien d’un mulot, et encore, d’un mulot nain devant quoi se retrouvent désormais les émules michèlémiennes : pardonneront-elles à leur bloguer préféré cette balade qu’il leur fit faire aussi loin dans leur quasi désespoir, né suite à l’idée qui pourrait s’être faite jour en leur âme selon laquelle le précédent eût pu être l’ultime qui leur aurait été donné à lire avant un définitif mutisme. Et quand il faut se mettre à l’eau, rien de sert de tergiverser comme le fait présentement l’auteur, il faut plonger, quand bien est-ce dans le bac de sa propre vacuité (excellente façon de se vider la tête soit dit en passant).

Ainsi donc, M. X, son fils, le copain d’icelui et sa copine, la voisine et son ami déménageur et le voisin du rez-de-chaussée (autre collègue de l’auteur au demeurant) ne faisaient en aucun cas partie d’une bande de trafiquants d’armes, que nenni, puisque M. X. à qui appartient l’arsenal deviné sur les clichés (de mauvaise qualité, certes, mais ils furent pris dans une précipitation évidente) possède non seulement les autorisations de détentions de ces armes mais, de susss, s’entraine au tire depuis plus de vingt années dans un club de tire de l’ANTP, pas moins ! Derechef tout frisson disparut, toute impression de vivre là une aventure peut-être sans lendemain s’évanouit en Michel M., qui se retrouvait toutefois alors avec des photographies qu’il fallait bien utiliser dans son blog, pardi !

Et c’est donc ce qu’il vient de réaliser ci-dessus : sera-ce au détriment de sa crédibilité auprès de ses milliards de lectrices et teurs, qui vont peut-être à cet instant même fuir l’endroit en se jurant qu’on les y reprendrait plus à ressentir de la compassion à l’endroit d’un pauvre erre si mal parti ? L’avenir le révèlera à l’auteur, pour sûr, mais qu’importe puisque Michel M. écrit essentiellement pour lui : la célébrité n’est pas dans ses buts de vie, certes non et icelle serait même un frein à son unique quête existentielle qui consiste, et en toute modestie, au désir de dépasser sa jouissance d’être, comme il est précisé dans la rubrique  » Civilité «  de la bannière du blog.

Ni plus, ni moinsss.

Michel M. cet homme ô combien équilibré,

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car éminemment serein et tranquiliste.

Youpie.

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Après un, deux, ter, quattro, c’est quinto ? Qu’importe, c’est toujours le printemps

Michel M., qui dispose de beaucoup de temps pour ne rien faire depuis qu’il s’est installé en Paris intra muros, n’hésite pas à donner un coup de main à un ami lorsque icelui a besoin de bras pour un déménagement. Ainsi fut-ce le cas ce mardi 23 en fin d’après-midi. A 16h30 pétante, il retrouve son collègue (dont il n’écrira ni le prénom, ni le surnom et ni même les initiales, tant ce qu’il découvrit alors doit absolument ne pas sortir de ce blog, palsambleu ; « X » sera donc son identité tout au long de la narration). Tous deux s’installent dans l’auto de X afin de se rendre dans son futur ex chez-lui, à Issy-les-Moulineaux.

Arrivés sur place les attendent l’un de ses fils cadet, engagé dans l’armée depuis peu (il doit partir incessamment pour le Mali en tant que tireur d’élite, ceci expliquant sans doute ce qui suit) ainsi qu’un de ses copains accompagné de sa copine (aucun prénom, toujours, les choses sont bien trop graves pour qu’elles ne restent pas totalement anonyme).

Se sont essentiellement des cartons dument fermés et scellés qui sont à trimballer, ça tombe bien parce qu’avec ses petits bras, l’auteur n’aurait pas tenu bien longtemps à devoir soulever quelques tonnes de meubles ou d’éléments électroménagers, pardi.

Les allées-venues se déroulent sans encombre, avec d’autant moins de soucis qu’est présent un spécialiste du déménagement (bah oui hein, c’est même son boulot), quand, lors d’une remontée au premier étage, Michel M. se trouve face à une sorte d’armoire métallique dont les portes sont dégondées : « Tiens, on dirait un coffre-fort géant » se dit-il en matant l’engin, mais sans plus y faire attention.

En une heure le camion est chargé et tout ce petit monde va désormais se rendre dans l’imminent nouveau chez lui, à M. X, sis à Châtillon : un petit pas géographique pour lui, un grand pas pour sa nouvelle vie (une séparation et tout ça à 62 ans, c’est pas terrible mais bon, c’est comme ça et puis comme on dit, il vaut mieux être seul que mal accompagné, certes, mais c’est parfois bien douloureux quand c’est suivi d’une analyse de la situation qui donne à penser qu’on a été trahi par l’autre, mais cela ne regarde pas Michel M. ni ses émules, bien évidemment).

ET c’est donc parti pour l’opération inverse : vider le camion pour remplir l’appartement. L’élément le plus lourd est indubitablement ce fameux coffre-fort géant. Grâce aux deux jeunots musclés, le jeune militaire et son copain, tous deux en outre aidés par l’une des pléthores de planches à roulettes qui circulent dans cette affaire, le bahut se trouve désormais sur le seuil. M. X souhaite le monter au premier (car il s’agit d’un duplex). La manipulation se montre bien délicte à négocier, et c’est le déménageur professionnel qui s’y colle, après avoir clairement fait savoir qu’à son avis, « Ca va pas le faire ». Mais M. X est du genre buté.

Mais il faut bien se rendre à l’évidence, quand un professionnel du déménagement annonce la couleur, il y a de fortes chances qu’il ait raison : ça ne loupe pas en l’occurrence. Aussi, vu la topologie de l’appartement, il ne reste plus que le salon pour y installer cette mystérieuse armoire métallique à porte à codes et bien moche au demeurant, le genre de meuble idéal pour une cave mais certainement pas pour embellir au salon où l’on cause, bon sang !

La mort dans l’âme, les plus valides se chargent de mettre tout ça à sa place : il sont quatre à tourner autour du machin pendant que Michel M., désirant immortaliser l’aventure qu’il est en train de vivre là, prend quelques clichés de la scène.

A quelque chose malheur est bon : son téléphotophone se montre incapable de prendre de belles photographies et c’est tant mieux car…

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… Une fois les portes posées, il comprend enfin de quoi il retourne. En effet, il assiste dès lors à une scène d’une rare intensité, digne de celles que les documentaires alarmistes télévisuels en raffolent, façon (pseudo) immersion d’une équipe de journalistes qui n’ont pas froid aux yeux qui s’en vient rencontrer les mauvais garçons des zones blanches de la banlieue, ces endroits dans lesquels la police évite de se rendre tant la jungle qui y règne est porteuse d’une violence absolue, avec risque de mort d’homme à chaque coin de rue et tout le tintouin à la clef, si si. Hé bien c’est à cela même que l’auteur assiste donc, dans ce petit appartement duplex châtillonnais, car ne voilà-t-il pas que le père, le fils et le copain extraient d’un carton haut (c’est dans ceux-là que l’on déplace, sans les froisser, ses costumes, chemises, pantalons etc, car il s’agit en fait d’un carton-penderie, Michel M. en ignorait l’existence, mais quoiqu’il en soit, c’est au poil et s’il venait à déménager (rien qu’à cette idée une immense fatigue s’abat sur ses frêles épaules), pour sûr qu’il s’en souviendra), carton haut donc, dans lequel il est éminemment fastoche de trimballer…

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… Des armes !

Hé oui, c’est bel et bien de cela dont il est question sur le cliché ci-dessus ! Des fusils, et pas de vieilles pétoires des années mousquetons, hein, que nenni : des fusils du XXème siècle, et en état de marche, bon sang (enfin, telle est l’impression de Michel M. qui a soudainement basculé dans l’horreur totale, dans une tétanisation qui pourrait le conduire à méthaniser grave, si cette trouille descendait du côté des ses viscères, parbleu !)…

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Et voilà donc ce M. X., collègue et amis de l’auteur qui, tranquillement, déplace d’un point à un autre de la ville un arsenal composé d’armes de première, quatrième et cinquième catégories sans plus de sueur que celle apparue consécutivement au déchargement. Et c’est ainsi que Michel M. prend ces clichés à l’insu de tout le monde, de peur de finir les pieds dans un bloc de béton au fond de la Marne, ou bien filé à bouffer aux cochons d’une porcherie de la proche campagne environnante, ou encore brulé dans une chaudière collective enfin bref quoi d’autre encore, de quoi être définitivement perdu pour la littérature moderne à laquelle il allie la technologie la plus pointue avec ce blog, les photographies magistralement travaillées qui s’y exposent et ces scénettes sans intérêt fort bien montées qui parsèment le tout.

A suivre, mais le suspens est paroxysmique (comme la plaque est tectonique).

Post Scrotum. Le banc qui était jusqu’au 18 avril occupé à nouveau, du fait du retour du printemps, par une bande de jeunes, reste désespérément désert aprèss que Michel M. l’ait photographiée et filmée (la bande). Comme quoi certaines actions non violentes peuvent faire bouger les choses… Certes, ils sont toujours dans le coin, mais planqués derrière un arbre et ils sont bien moins bruyants et écourtent leurs présence.

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 A suivre, indubitablement : outre l’épilogue de cette narration ô combien suspenseuse, un  » Tiens voilà le printemps sixto (?) «  est en gestation cérébrale, ainsi qu’un retour sur le diurne taudis d’Adrien G-M. qui semble vouloir remettre ça, et puis d’autres bricoles qui vont s’ajouter car l’existence michèlémienne est parsemée de ces choses anodines qu’il est de toute première urgence de révéler à l’univers cosmogoniquement interstellaire et mondial dans son ensemble tout entier, pardi.

Youpie !

 

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Tiens, v’là l’printemps, quatro (et il n’y a pas de raison que ça s’arrête, en fait)

Dimanche 21 avril, les transis se sont découverts de quelques fils sous un soleil pas encore vaillant au point que l’on puisse se baigner dans sa chaleur en exposant sans voile toutes les parties d’un corps dont l’épiderme n’est de toute façon pas encore prêt à subir un tel assaut. Néanmoins cela, Elena A. et Michel M. ne purent résister bien longtemps au plaisir de s’allonger sur un tapis herbeux d’une pousse idoine pour ce faire, bien que toutefois trop haute pour que la terre ait eu le temps de se réchauffer, palsambleu !

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La félicité lue là, sur ce si beau visage éperdu de jouissance, témoigne de la douceur de l’instant à jamais ainsi capturé. Impossible de s’apercevoir à quel point la technologie a rendu le banal aussi incontournable : il en est ainsi de ce cliché (et des suivants qui sont à l’avenant) sans intérêt autre que pour l’auteur, sa mie et leurs proches. Et encore, iceux ne fréquentent pas ce blog plus que cela, leur propre existence leur semblant à juste titre plus importante qu’icelle. Qui plus est lorsque l’amour dans lequel tout ça baigne en est à devenir pénible à supporter pour les malades de la vie : quel scandale d’être aussi heureux alors que tout va mal partout, bon sang. Sales EGOÏSTES * !

Quid de la technologie, là-dedans ? Hé ben, c’est celle qui permet désormais à tout à chacun d’exposer au monde dans son ensemble en général et tout entier sa trombine dès qu’il a un pet de travers ou, plus exactement, dès qu’il a fait un truc qui le met en valeur aux yeux de la multitude, croit-il. Et qu’est-ce qui permet que se réalise un tel rêve éveillé, pardi ? Le téléphone intelligent (« Smartphone » en étranger), bien sûr ! Ainsi, pour un oui pour un non : hop ! le cliché est pris et ça donne une telle photographie. Mais à la différence d’un compte dûment chéri par son propriétaire sur un réseau social, extension de son âme qu’il choie avec un sérieux de pape à la clef, Michel M. se la joue à l’exposition permanente de l’anodin, du sans intérêt, de la non-aventure humaine : la vie lambda n’est-elle pas uniquement remplie de cet anodin qu’il faut toutefois embellir sur son profil Facebook en extrayant l’image qui fera croire aux autres qu’on a une existence quasiment hors du commun à coup de vacances géniales, de folles chouilles, de centre d’intérêts tous plus passionnants les uns que des autres, enfin quoi merdalors ! Il faut absolument travestir cette banalité à coup d’enluminures plutôt que l’accepter : « Quoi ? Moi, être comme tout le monde ? Plutôt crever oui ! ».

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S’il y en a une qui a tout compris au sens de sa vie, c’est bien la chienne Ripley qui halète dès qu’elle bouge (‘l’est plus toute jeune, la bestiole), se gratte le cul sur la moindre descente d’herbe rencontrée, se roule sur la terre afin d’apaiser les démangeaisons que lui occasionne la vermine qui la ronge (aucun produit vétérinaire n’a jamais pu la soulager depuis sa prime enfance, et Elena A. en a pourtant vu des vétos qui se sont tous montrés démunis face à ces symptômes récurrents, les mauvais), boit, bouffe, fait ses besoins dans la nature (les selles sont systématiquement ramassées par sa maitresse, ce que bon nombres de français ne se donnent pas la peine de faire, les fumiers) mais ne copule pas, stérilité oblige (une forme de liberté au demeurant, et pas que pour la propriétaire du chien soit dit en passant) et, surtout, SURTOUT, roupille à longueur de temps (une chance, sinon elle aurait de quoi se foutre en l’air d’ennui, la pauvre). A ce propos, comment se fait-il que le chien soit si synonyme de pénibilité ? Ne dit-on pas un temps de chien, une vie de chien, « Quel chien ! » en parlant d’un mauvais gars et « Ah la chienne ! » en parlant d’une garce, tout autant d’expressions qui sonneraient bien désagréablement aux oreilles canines s’ils les chiens comprenaient leurs propriétaires. C’est une chance que les cabots (ça aussi, c’est douteux comme terme, pfffll) n’entendent rien au langage des hommes (sans compter, outre toutes ces âneries… Heu toutes les bêtises… Heu toutes ces conneries émises à longueur de temps par les humains, bon sang).

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En voilà un autre qui connait les causes cachées des choses, Michel M. lui-même à qui on ne la fait plus depuis belle lurette, qui sait ce à quoi il peut prétendre en fonction des moyens qu’il s’est donnés pour y parvenir, à son tranquillisme serein, à sa sérénité tranquillos… Et c’est même grâce à cela, à cet équilibre trouvé (et quand bien même le travail est-il infini afin d’acquérir un état de sagesse qui met en symbiose avec l’Univers, dans le sens de cette nature dont l’homme est issu et qu’en aucun il ne devrait prétendre s’affranchir puisque croyant l’avoir asservie, le fat, tsss…), et c’est donc grâce à cela qu’il s’est trouvé en situation de recevoir ce magnifique cadeau que la venue d’Elena A. dans son existence représente, cette femme qui a elle aussi tant « travaillé  tout au long de son périple existentiel, afin d’être mûre pour sa rencontre avec Michel M. …

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Des pieds en éventail dans leurs tongs : ne voilà-t-il pas un parfait résumé pictural des gentilles inepties qui précèdent, avec cette scène champêtre ô combien plus indiquée qu’un Michel M. en train de se mettre son index dans sa narine façon « Je vis ma vie les doigts dans le nez »  (« Aussi facile qu’une tarte« , en étranger), mmhm ?

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Eclosion de myosotis rencontrée sur le chemin du retour : le printemps est définitivement là.

Youpie !

* A l’instar d’un  » Salauds de pauvres ! « .
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