Même Adien G-M s’y met au « Tiens, v’là le printemps »

En cette période propice au bourgeonnement intempestif, aux de vigoureuses turgescence florales et autres éclosions diverses et variées, ne voilà-t-il pas que dans le bureau de Michel M., l’on assiste à un soudain retour de l’invasion cellulosique telle que rencontrée à l’automne dernier. Adrien G-M. rejoue en effet à son hôte diurne la chanson de Régine « les petits papiers ».

Quand bien même Michel M. connait la chose, non seulement il ne se la ferait pas jouer en boucle dans son casque sans fil Sennheiser mais, en susss, voir rappliquer à nouveau ses saletés au vieux pas propre ne laisse pas que de l’agacer. Il s’est donc fait une douce violence en prenant un cliché du bazar qu’il a ensuite savamment travaillé afin de rendre la vision plus pénible encore, puis l’a imprimé et l’a mis sous le quinquets du bonhomme.

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Taudis, le retour. Le fautif n’a guère apprécié que son hôte lui remette ainsi le nez dans son caca et il entama derechef un début de rangement, faisant valoir, le cuistre, que c’était parce qu’il triait qu’il y avait autant de désordre. Mais vu que le soit disant tri se fait entre deux disparitions durables du vieux gars et qu’il en revient une fois sur deux quelque peu éméché, sans coup de semonce michèlémien cette affaire pourrait bien durer jusqu’à la Saint Glinglin, ventre-saint-gris !

Du côté de l’existence de l’AGM, toute pleine faite de hauts et de bas, les lectrices et teurs seront ravies et vis d’apprendre que le bonhomme arpente cahin-caha son chemin de retraité : entre les histoires relatives à une sorte de putsch fomenté par lui-même, un ancien journaliste algérien et un avocat tunisien dans leur centre d’hébergement d’urgence de l’Armée du Salut, les projets plus ou moins crédibles de repas, un intense mais bref séjour du côté du Mont Saint-Michel prévu début juin et, ce vendredi 27 avril, le dépôt d’une liste électorale (Faure – Soisson – Méhaignerie (pas moins)) dans le cadre du renouvellement du conseil d’administration du restaurant d’entreprise qu’il fréquente (ainsi que l’auteur), Michel M. peut écrire qu’Adrien G-M. se débrouille plutôt mieux que bon nombre de retraités, pourtant propriétaires donc a priori à l’écart du besoin, qui s’ennuient passablement de s’être retrouvés soudain, jour et nuit et 24/24 heures, entre quatre yeux avec leur vieille ou vieux complice de tant d’années de couple, car le druide du VIIème se trouve quant à lui célibataire plus qu’endurci, cristallisé pourrait-on dire, même carrément vieux garçon,  fieffé malin, va !

Histoire d’égayer un brin ce billet, voici trois clichés pris en fin d’après-midi à la terrasse du Café du Musée, lors du pré-estival mercredi 24 avril, quand la température extérieure affichait un petit 24° du meilleur effet.

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Adrien G-M. accompagné de Corinne A., ancienne guide du musée Rodin et sympathique personne au demeurant avec laquelle il avait déjeuné le jour même (et avec qui il avait poursuivi par un long digestif qui l’avait vu se radiner à plusieurs reprises dans le bureau de Michel M.  et se présenter à lui de plus en plus hagard).

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Elena A., venue saluer son Michel chéri et qui pose volontiers devant son homme afin de permettre à son blog d’exposer quelques beautés féminines et dont on aperçoit le vélo blanc avec lequel elle se rend de chez elle, Fontenay aux Roses, à son travail, rue Franklin D. Roosevelt, soit une petite heure de pédalage aller et retour : belle, intelligente et sportive, la quintessence de la femme selon Michel M.

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Enfin, dernière photographie qui présente Marc V., ex alter ego de l’auteur du temps des folies sariques mais qui reste toujours prêt pour s’enfiler une mousse, mais pas plus : il pilote un scooter et ne supporte pas l’alcool (il ne supporte en fait pas grand chose, sujet à des migraines assez facilement, voire au sommeil si par malheur il se trouve dans une salle de cinéma, façon « petite nature » comme on disait dans le temps).

Ce soir-là, les trois attablés se séparèrent à 20h30 (deux barons de Leffe pour l’auteur), tellement la douceur persistait et plaisant était l’accueil du Café du Musée.

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