Tiens, v’là l’printemps, ter

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Avec le retour des gazouillis des oiseaux, ce sont aussi les vociférations et autres beuglements des jeunes désoeuvrés, comme on dit afin de ne pas trop les stigmatiser, qui se sont radinés le soir, dans la cour intérieure de la cité dans laquelle demeure Michel M.

La situation n’est pas celle qui prévalait lors de l’été 2011, le premier vécu par l’auteur dans son nouveau chez lui quand, chaque soir, une bande de fumiers, de vrais méchants ceux-là, s’alcoolisaient sous les fenêtres michèlémiennes jusqu’à pas d’heure, et laissaient trainer leur saloperies de canettes, papiers et autres restants de bouffe pourrie (façon protéines d’origines non déterminée + graisse idem + sucre, LE Coquetèle de première bourre à la mode anglo-saxonne qui a fait que jamais cette planète n’aura du supporter autant d’obèses depuis que l’homo est sapiens sapiens) au sol (alors qu’une poubelle de rue est située à moins de 10 mètres de là), le genre de comportement qui donne au minimum envie de leur balancer une capote remplie d’urine sur leur crâne et au pire, de tirer dans le tas à la sulfateuse. Mais bien évidemment, Michel M. ne mange pas de ce pain-là : que nenni, lui se contente de prendre son mal en patience, comme tout bon habitant qui n’a pas envie de se faire pointer par des bas du front, bas du front qui, en outre, ne seront jamais inquiétés d’avoir crevé un abruti qui serait venu leur demander de faire moins de raffut, puisqu’ils sont aussi volatiles qu’un vol de perruches du parc de Sceaux.

Anecdote. Ceci étant, il lui est arrivé, lors de l’été 2012, de descendre un soir rencontrer une bande de mômes (14 – 16 ans), à l’image de celle du cliché ci-dessus, afin de leur demander la même chose (ficher la paix à d’innocents travailleurs) : ils étaient une dizaine, mais les choses s’étaient bien déroulées car Michel M. n’y était pas allé avec agressivité, bien que toutefois avec détermination. C’est à dire qu’il avait à la main une barre en ferraille, bout d’un échafaudage installé du fait d’un ravalement en cours, au cas où, barre qu’il avait fait résonner à deux reprises sur une barrière, en métal elle aussi, afin d’annoncer sa venue. Voyant cela, les gars ont paru quelque peu inquiets : il aura suffi que Michel M. leur réponde que, seul face à une dizaine d’inconnus, il préférait prendre ses précautions pour que cette franchise apaise illico les choses (enfin, toujours est-il l’interprétation qu’il en fit). La discussion s’engagea ensuite sur le problème que pouvait poser des gens qui parlaient fort quand, tout autour, tant d’autres voulaient pioncer… Vu que cette bande n’était pas alcoolisée mais fumait du hachich, Michel M., sûr de son fait, leur vanta tout naturellement les délices de la marijuana, bien meilleure carburant dans tous les domaines selon lui, mais néanmoins ô combien difficile à se procurer : quitte à s’enfumer, il vaut mieux le faire avec un produit de qualité, pardi ! Au même titre que quitte à s’enrhumer, autant le faire avec du rhum de Martinique, parbleu ! Pour le coup toute trace de violence sous-jacente s’envola, et les gars promirent à l’auteur qu’ils feraient désormais attention.

De son souvenir, Michel M. n’eut plus à se plaindre de ces jeunes-ci. Aussi, le petit groupe affiché dans la photographie ci-dessus est probablement du même acabit : ces gars ne donne pas l’impression d’être bien méchants et, en outre, plus fumeurs que buveurs. Anecdote à leur propos : en plus de prendre quelques clichés, Michel M. s’amusa à les filmer. L’un d’entre eux aperçu la lumière du téléphotocaméraphone et, aussitôt, deux d’entre eux se précipitèrent sous la fenêtre michèlémienne : « Hé ms’ieur, faut pas filmer, hein », ce à quoi l’auteur leur répondit, avec un accent éminemment français :« What’s the matter ? » Pour une raison indéterminée (rien pigé ? Rien à craindre ?), les deux branleurs ne restèrent pas plus longtemps à se faire toiser, : il réintégrèrent le groupe. Michel M. cessa à son tour de les stigmatiser avec son engin, mais le film est bel et bien dans la boîte.

Et le voici.

Ca fait peur, hein ?

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Agéèmisme, le retour (pour le pire ET pour le meilleur) : épilogue

Les émules michèlémiennes avaient laissé les protagonistes de la commémoration du 25ème anniversaire de la mort du Président (et maître à penser d’Adrien G-M.) Edgar Faure sur le trottoir. Enfin, qui prenaient congé les uns des autres devant la galerie du 55 rue de Bellechasse en ce froid samedi 30 mars 2013.

Rien de telle qu’une petite marche afin de digérer le canard laqué à la pékinoise dégusté dans le restaurant « Le Pékin de Grenelle ». Ironie du hasard, Elena A. et Michel M. se trouvent bientôt devant un bâtiment que l’ex russe (car naturalisée française depuis plus de dix années) mais toujours brune mie de l’auteur n’avait encore jamais vu, elle qui pourtant connait Paris, la France et son histoire bien mieux que son amoureux celle de la Russie (et que celle de son propre pays, c’est une véritable honte) : la Pagode.

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Sis dans un quartier huppé de la capitale (le VIIème arrondissement en l’occurrence), ce cinéma de quartier bénéficie d’un joli petit jardin dans lequel il ferait bon s’installer si la température n’était pas si proche du zéro degré centigrade en cette fin de journée. Ce qui n’empêche toutefois pas les deux transis de faire quelques photographies bien léchées…

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C’est très joli, n’est-il pas ?

Mais la route est encore longue jusqu’à Fontenay aux Roses, et il faut que tous deux prennent le métropolitain afin d’y parvenir : la station Saint-François Xavier leur tend sa bouche à une centaine de mètres de là. Ils s’y engouffrent, tels deux morceaux de bidoche dans la gueule d’un troll géant.

 Le périple : témoignage (extrait).

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Ca peut être aussi simple que cela, la vie.

 

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Agéèmisme, le retour (pour le pire ET pour le meilleur) : 3ème partie

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Peu de temps après la dépose sur la table des convives de la carcasse laquée de l’étêté volatile, c’est une bien jolie femme qui se radine là, accompagné d’un charmant jeune homme (dont le nom échappe à l’auteur, la vieillesse et tout ça) en la présence Niloufar B., proche parente d’un certain Abolhassan B. S. et photographe de son état, qu’Adrien G-M. a récemment rencontrée, comme il a pris l’habitude de rencontrer tout un tas de gens d’horizons les plus divers depuis tant d’années, ce dont Michel M. est de plus en plus souvent témoin. Pour le coup la table en a repris une couche dans sa richesse picturale féminine du fait de la présence de désormais deux jolies femmes, qui amènent avec elles le cosmopolitisme adéquat permettant de laisser à l’esprit de tels instants un impérissable souvenir : la Russie pour la brune mie de Michel M., l’Iran pour Niloufar B.

A noter les pendentifs aux couleurs de la France qu’arborent les deux beautés, objets vendus dans la boutique de l’Assemblée nationale qu’Adrien G-M. fréquente assidument, et qu’il a offert à ces femmes dans un élan de générosité dont il est coutumier, le bon bougre.

N’ayant pas pu se joindre à cette fine équipe plus tôt, du fait de l’enregistrement d’une émission de téloche dans la galerie même où la susnommée expose ses oeuvres…

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(lieu appartenant pour partie au charmant jeune homme évoqué), Niloufar B. a toutefois respecté l’engagement pris auprès d’un vieux bonhomme (qui inspirerait bien plus le doute que le sérieux) : voilà qui l’honore tout comme furent honorés les six convives de leur présence à tous deux. Hélas, et il en est bien évidemment ainsi avec ces gens de l’art, de l’exposition médiatique et tout ça, ils ne restèrent pas bien longtemps. Qu’à cela ne tienne, Michel M. leur assura à tous deux que le groupe se rendrait à l’exposition, au pire une heure plus tard…

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Et, en attendant cette échéance, ne voilà-t-il pas que désormais c’est le bouillon qui se pointe ! Mais aussi bien le discret Alain ?. que Michel M. n’en prendront car leur estomac est rempli. Les conversations vont bon train et, au jugé, l’auteur prévient finalement ses amis que l’heure de visiter l’exposition photographique point. Hélas, iceux ne l’entendent pas de cette oreille, le vin les ayant rendus un tantinet sourds ainsi que peu désireux de respecter à leur tour l’engagement pris en leur nom par les deux suscités. Constatant que rien décidément ne le ferait décaniller avant d’en avoir fini avec la boustifaille jusqu’au café, ces deux-ci prennent congé du Pékin de Grenelle et filent au 55 de la rue de Bellechasse.

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Et là, surprise ils tombent sur un drôle de bonhomme, Mohamad T., iranien lui-même et ami (?) de Niloufar B. Ce personnage ne causant pas un mot de français, Michel M. quant à lui causant l’anglais comme tout bon français qui se respecte, c’est à dire à peine ainsi qu’avec un accent qui rend toute compréhension de son baragouinage (qui n’a rien à voir avec le mariage pour tous, ah ah ah) impossible, la rencontre se soldera par une carte de visite que le grand voyageur laissera à l’auteur, à charge pour Michel M. de faire savoir autour de lui ce que tente ce gars-là, et de sensibiliser tout ce monde (au bas mots quelques millions d’humains grâce à ce blog) au slogan qui est que nous avons besoin d’arbres (« We need trees » en étranger). Voilà est fait.

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Quelques visiteurs passent par la galerie alors qu’un café est offert au deux échappés de la tablées (le restant de la troupe se faisant attendre une petite heure, vraiment pas corrects ces gens-ci, tss tssss). Afin de ne pas dévoiler les oeuvres de Niloufar B., Michel M. s’abstient de voler quelques précis clichés des photographies exposées. Tout juste évoquera-t-il un travail sur des serviettes de bain de couleur unie posées à même le sable et libérées par leur propriétaire afin que photo en soit faite, ainsi qu’une série de clichés, iconoclastes pour le coup puisque associant le visage de l’artiste ceint d’un tchador avec son ventre nu en différentes poses, voulant exprimer par-là son désir d’en finir avec un rigorisme dogmatique qui étouffe son pays d’origine, elle connait si bien la société occidentale. Elle a d’ailleurs du quitter l’Iran et ses études puisque ses travaux qu’elle, initialement avec sa soeur pour modèle, puis une simple chaise pour la remplacer, avaient semble-t-il fini (ce sont les propos que le fringant galeriste a tenus à Michel M. (et qu’icelui a retenus, plus exactement)) par incommoder les autorités, quand bien même il ne s’agissait pas alors, d’exhiber de telles choses ni d’évoquer de tels contre-symboles, que les gardiens de la révolutions auraient interdits (et bien pire si affinité)

A noter que Niloufar B. a retourné le bijou offert par Adrien G-M. : le résultat reste toujours aussi élégant car, outre  l’originalité de l’objet, cette face est en argent (si si si).

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Enfin sont arrivés les quatre autres conviés à cette commémoration du vingt-cinquième anniversaire de la mort du Président Edgar Faure (fichtre, on l’avait complètement oublié çui-là !). Sans doute épuisé par la longue marche (plus ou moins trois cent mètres du restaurant à la galerie) et plus très jeune non plus, Bernard J. trouve la meilleure place : non content d’avoir une bonne descente (son verre se vide aussi rapidement qu’une baignoire siphonnée), le bonhomme sait visiblement prendre soin de lui-même…

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… Jusqu’à ne pas hésiter à piquer un roupillon devant tout le monde : la classe masculine française par excellence, palsambleu.

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Pendant ce temps-là, le restant du groupe fait bien meilleure figure, c’est heureux sans quoi Adrien G-M. perdait de son prestige (éventuel) auprès de l’artiste et du galeriste : hé bien que les émules se le disent, le vieux gars a encore plus d’un tour dans son sac, car il a annoncé à son logeur diurne (Michel M., pour les lectrices et teurs qui débarqueraient) qu’il envisageait un repas plus tranquille avec ces deux-là, façon diner parisien… Ce genre de promesses n’engageant que ceux qui les écoutent, l’auteur reste sur quant-à-soi en ce qui concerne cette toute putative suite…

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Mais Adrien G-M. ne doute de rien, c’est ce qui fait une partie de son charme, indubitablement et pardi !

C’est aux alentours de 17h30 que Elena A. et Michel M. quittent les lieux, en même temps que s’éparpille la troupe.

Le meilleur l’a, sans discussion aucune, remporté sur le pire, le druide montrant en cette occasion un savoir-faire de roublardise bonhommie qui donne envie à l’auteur de vivre d’autres moments en sa compagnie, youpie !

A suivre, un épilogue tranquilliste et ô combien francilien.

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