Une city dans la ville

Chez nous en France, on a bien pris soin de séparer le « quartier des affaires » de la ville elle-même, bien meilleure à livrer à ses touristes plutôt qu’à ses cadres en costard et sacoche (enfin, on en croise quelques uns tout de même, du côté de Miromesnil ou de Bercy – ministère des finances par exemple, mais comme ce ne sont pas des quartiers franchement touristiques, l’auteur à raison, la).

Ainsi La Défense est-il un quartier excentré…

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Hé bien du côté de Londres, c’est un tantinet différent : il y a deux quartiers d’affaires intra muros. Le plus connu est « City of London », la bourse et tout ça (Arthur A., le fils de sa mère, y travaille), le second est « Canary Wharf » mais Michel M. n’en causera pas plus car il ne l’a pas visité (Michel M. ne cause que de ce qu’il connait, ainsi évite-t-il de dire des ânerie. Quoi que…). En revanche la « City », il a vu : les photos proposées ci-dessous en témoignent, avec pour fil conducteur l’immeuble 30_St_Mary_Axe de forme ovoïde (le même existe à Barcelone à ce qu’il parait). Et c’est parti !

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D’un ciel à l’autre : Paris est interdit de survol, pas Londres : normal, il y a un aéroport dans la ville, pardi (aperçu le lendemain, lors de la longue balade faite avec Arthur qui a elle aussi générée tout plein de photos : il va bien falloir que Michel M. utilise les outils proposés (offerts devrait-il écrire, mais ces offres qui le rendent pieds et poings liés à UN prestataire, en l’occurrence Google, ont le don de l’agacer un brin, le Michel M., pfflll) façon espace photos parce que sinon, le blog va exploser en poids, palsambleu !).

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Les deux flèches de grues sont là, ainsi que le bout de l’immeuble fil conducteur : les émules michèlémiennes vont-elles le trouver ? Une chose sûre : il apparait clairement que des travaux colossaux sont en cours, en plein centre de la ville la plus chère du monde, qui plus est.

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Se côtoient les bâtiment victoriens et l’utra-modernité architecturale : Londres fait penser à Moscou dans cette pulsation que l’on sent en permanence, un pays qui bâtit de la sorte est un pays dont l’économie est florissante, c’est indubitable (de la loi du marché) : il n’y a qu’à songer à l’Espagne, n’est-ce pas… Ah bin heu non, mauvais exemple en fait. Mais bon, il n’arrivera pas à la Grande Bretagne ce qu’il s’est produit chez les ibères : ces idiots qui se croyaient le fer de lance de l’Europe n’avaient pas les Etats-Unis en filet, eux. Désormais, ils rament avec un taux de chômage à 27% de la population active, les nuls…

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On devine le faîte du Gherkin (« cornichon » en français) : les deux frenchies se rapprochent du but imparti…

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C’est haut didonc…

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Le réseau des transports en communs londoniens extérieurs est autrement dense que celui de Paris : il n’est pas rare de croiser quatre bus qui se suivent. Pour ce qu’il en est du métro, 11 lignes sont en fonction pour une ville 10 fois plus grandes que Paris (1580 km2 pour la première, 105 km2 pour la seconde : de petits joueurs les français, tss tsss. Et que dire de Moscou alors, avec ses 2500 km2 ?).

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Les contrastes architecturaux se précisent : le bâtiment à gauche fait penser à la façade de l’immeuble dans lequel habitait le mystérieux agent secret avant qu’il ne devienne le n°6.

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La base du cornichon : y’a p’tet’ un bar là-dedans ?

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La tension monte au fur et à mesure que l’impression d’écrasement s’épaissit : ne vont-ils pas finir écrabouillés par tant de hauteur, ces deux vaillants promeneurs ?

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Une petite secousse sismique et c’en serait terminé de tout ça. A moinsss que les bâtisseurs n’aient inclus cette considération dans leurs plans, mais vu les tonnes de verre utilisées, pour sûr qu’il y aurait de toute manière des dégâts, pardi !

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Enfin, on touche au but :

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le temps de trouver l’entrée…

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… Et le bar espéré est bel et bien là. Les hommes d’affaires aussi d’ailleurs : l’endroit en est truffé. Et comme il est aux alentours de 17 heures, les gars se lâchent : le vin (blanc OU rouge, ces gens ne mélangent pas car ils ont du savoir-vivre, les englishs) coule à flot (les verres ont une contenance plus proche de celle la pinte (50cl) que de celle du malheureux petit ballon à la parigot (20cl)), d’autant plus que les contrats sont signés. A noter que les anglais de la City boivent du pinard sur le lieu de leur bureau, mais de la bière au pub (voir plus loin).

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Quant aux protagonistes humains de cette aventure, ce sera un double whisky pour la belle (le deuxième de la journée, ah ! les russes…), un coquetèle pour le beau. Ils resteront là une petite heure, uniques touristes du bouge : TOUS les autres présents sont en costume cravate et tailleur pour les femmes, ça ne rigole pas dans le monde des affaires. Enfin, ça ne rigole pas question fringues, parce que niveau descente, les bouteilles s’amoncellent sur les tables rondes comme autant de promesses d’un égarement à venir…

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A ce propos, sur le chemin du retour, Elena A. et Michel M. tombent sur cette curieuse scène : mais que font donc ces types en beau milieu d’un square, mmhm ?

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Mais oui bien sûr, ils picolent eux aussi, pardi ! D’ailleurs c’est bien simple, tout le monde picole dans la City dès que l’heure de quitter le bureau a sonné.

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Scène traditionnelle de fin de journée sur les trottoirs du quartier : les gars tombent la cravate et s’avalent des pintes de bière pour le coup. Normal, ils sont hors du bureau et devant les pubs. Il y en a quasiment à chaque coin de rue de ces établissements, qui sont leurs cafés à eux. Excellente habitude au demeurant que la fréquentation de ces lieux de fraternité (après trois pintes on est tous potes, les gars) au décorum stylé : Michel M. adore ces boiseries qui sentent bon les comas étyliques mais pas le vomi, il ne faut pas exagérer tout de même. Et puis d’abord, les rue de Londres sont bien plus propres que celles de Paris. Même impression qu’à Riga, Rome ou Moscou : notre capitale pue la saleté que c’en est une honte, bon sang. Enfin bref, les anglais se défoncent gentiment après le boulot avant de rentrer chez eux : bonjour l’ambiance à la maison…

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Autre rencontre (dont même Arthur A. ignorait l’existence, cela après plus d’une année passée à Londres, tss tss), un cimetière très très vieux : Bone Hill qu’il s’appelait dans le temps. Il date de mille ans : notre Père-Lachaise peut se rhabiller avec ces 200 minables années, tu parles !

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Les inscriptions de la plus part des stèles sont illisibles (avec le temps va, tout s’en va…),

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… Et certaines tombes laissent même passer le jour : Michel M. n’aimerait pas du tout passer une nuit dans cet endroit, quand bien même les vampires et autres zombies n’existent pas, la proximité avec la mort n’est jamais bonne pour la santé mentale, si on n’y prend pas garde.

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Et ce n’est pas Elena A. qui dira le contraire : « inutile de rester ici plus longtemps, mon cher chéri s’il-te plait, tu veux bien ? ».

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Une petite dernière pour la route, et…

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… La brune mie de Michel M. retrouve le sourire, même dans un quartier bien moche de Londres : tout plutôt que ces horribles tombes.

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Et c’est le retour vers l’appartement du fils prodigue à sa mère, Arthur A., le tri-masterisé en « sciences » de l’économie, comme en témoigne le cliché ci-dessous :

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A mais, c’est que ce n’est pas un petit gars sans cervelle, çuici. Ceci étant, l’auteur a mis entre guillemets le mot « sciences » car accolé à « économie » ça coince un chouïa, vu la mouise dans laquelle l’économie mondialisée à foutu cette brave humanité qui ne demandait qu’à vivre au mieux dans le meilleur des mondes possibles. Seulement voilà, les professeurs d’économie en ont décidé autrement : c’est la crise qui est mondialisée désormais, et ce n’est pas près de finir. Ainsi, Michel M. a bel et bien un bankster comme « beau-fils », pour sûr, mais il n’y a pas de sot métier : juste des métiers un peu moins flatteurs que d’autres, quoi…

Et puis Arthur A. ne joue pas avec le fric, lui, il en fait économiser à sa banque, c’est pas pareil. Mais il est inutile de demander à Michel M. quel est son travail à Arthur A., car il est infoutu de comprendre ce qu’il fait. Même Elena A., toute ingénieure spécialisée en machines à découper le métal quelle fut en ex URSS, qui lui a demandé à plusieurs reprises en quoi consistait son boulot, n’en sait guère plus malgré les longues et techniques explications de son fiston ; alors pour l’auteur qui n’a qu’un BAC littéraire, hein…

Et c’en est fini avec ce billet, le plus long de tous les temps en ce qui concerne Michel M. : 27 photographies, c’est du jamais vu pour lui en cinq années de bloguisme, ventre-saint-gris ! Il va vraiment falloir trouver une solution pour la suite de cette narration londonienne : la piste galerie de photo en ligne va probablement ce préciser, y’a plus qu’à.

A suivre.

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