Drame à la cafet’

Il n’y a pas que Londres dans la vie de Michel M., aussi est-il tout à fait adéquat de causer d’autre chose, quand bien même la narration est loin d’être terminée, notamment cette belle journée passée avec Arthur qui fit découvrir à sa mère et à son Mi quelques célèbres quartiers londoniens, à l’image du (tout à fait remarquable) marché de Camden, de Portobello Road, du Canary Wharf, ou encore de Greenwitch Park (alléchant chères émules, n’est-il pas ?).

Toujours est-il que la vie normal d’un quotidien dédié au labeur ayant repris, l’auteur se doit de raconter les quelques menues anecdotes qui le parsèment ce quotidien, pardi. Qui plus lorsqu’il permet de donner quelques nouvelles du désormais universellement connu Adrien G-M., ce druide du VIIème arrondissement parisien, éternel politicien d’un monde perdu sans cesse sur le retour.

Et c’est donc ainsi qu’en ce vendredi 24 mai 2013, avant que les (très) épuisantes longues heures de travail michèlémiennes ne s’entament, l’auteur prend-t-il son café avec quelques collègues bien connus par les lectrices et teurs du bouge, à savoir les ci-dessous et de gauche à droite, Pascal P., Sébastien ?. (nouveau venu dans la bande), Adrien G-M., Antoine D. et le fidèle Gilbert T., en pleine préparation psychologique pré-travail :

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Moment de franche camaraderie parsemée de moult blagues à deux balles et autres quolibets plus ou moins teints de misogynie bon enfant, quand il ne s’agit pas de vanner l’un d’entre eux (mais ces chose-ci tournent très vite et tel est souvent pris celui qui croyait pendre), les cafés du matin sont une excellente façon de s’arc-bouter avant de mettre la tête dans le guidon et de ne la relever qu’à onze heures quarante cinq afin de filer se sustenter un coup. Les chose se déroulaient comme il se doit (dans le nez) lorsque soudain, dans un geste trahissant là une intense émotivité apparue au détour d’une perspicace question de Michel M., Pascal P. renverse son gobelet.

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Ah mais c’est qu’il ne fait pas les choses à moitié, l’élégant (que Michel M. appelle « Son altesse », les érudits de la chose télévisuelle et de ses séries d’antan apprécieront) : à peine entamé, le breuvage se répand pour la plus grande partie dans le plateau prévu à cet effet pourrait-on croire mais sans toutefois éviter que quelques vagues ainsi générées ne s’en viennent lécher et la veste et la cravate du grand poireau (la première photographie en fait foi) que l’auguste porte toujours en harmonie :

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Pour la petite histoire, ce dandy parigot est ancien professeur de danse (et patron de son école de danse, qui plus est). Pour des raisons indépendantes de sa volonté, le pauvre dut radicalement changer de métier et c’est ainsi qu’il est devenu chauffeur, mais toujours d’une élégance qui bien qu’un tantinet surannée, à l’instar de sa moustache et de sa Citroën GS Pallas (qu’il sort le dimanche au bois de Vincennes dans le cadre de rendez-vous de propriétaires de voitures de cet acabit, mâtin qu’elle saine distraction), plait évidemment à certaines représentantes de la gent féminine, le coquin…

Les émules michèlémiennes peuvent être certaines que les quatre autres buveurs de cafés raillèrent sans faute le maladroit, c’est de bonne guerre entre collègues et potes. L’incident fut toutefois assez rapidement clos et les cinq hommes se séparèrent afin d’affronter chacun sa tâche (dans le sens de travail à accomplir) avec l’idoine détermination chevillée à l’âme, puisque tous remplis d’une bonne humeur dument emmagasinée et à même de leur donner la digne moelle indispensable à la pratique de leur métier.

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La veille au soir, Adrien G-M. et Michel M., partis pour diner sur le pouce au Sac à Dos, y restèrent en fin de compte jusqu’à minuit bien sonné tant l’ambiance y était bonne.

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Cliché pris au tout début des agapes (les Kir en témoignent), mais le vieux gars à déjà un verre dans le nez.

A bientôt.

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