Renaissance d’un marronnier autrefois sarique, mais désormais michèlémien : les statistiques

Au temps anciens du sarisme flamboyant, et même jusqu’à sa fin d’ailleurs, chaque début de mois voyait éclore sur ce blog, déserté depuis bientôt une année, le billet tant attendu des SARtistiques par les émules les plus férues de chiffres et de leur analyse, relevé mensuel pour lequel Michel M. avait créé une catégorie à part entière (ici il n’y a que « Téléchargement » et « Tout venant » à se sous les mirettes). Il faut dire que l’auteur s’en donnait à coeur joie dans les explications qu’il inventait afin d’expliquer l’évolution quasi constante du Taux Moyen de Fréquentation (TMF) de son blog, tout en faisant mine de ne pas y attacher beaucoup d’importance. Ceci étant, il est vrai que ces fluctuations ne sont guère plus importantes que cela, quand bien même de constater que le nombre de visiteurs augmente moi après mois ne peut que générer un petit sentiment de flatterie bien normal, le nier serait d’une parfaite hypocrisie, l’un des défaut absolument étranger à Michel M.

En tout état de cause, l’auteur partait de loin, de haut avec le tonitruant (à l’époque) TMF de 87,74 visiteurs/jour (affiché ci-dessous). De haut, mais pas seul : il est évident que certaines et tains habituées et tués du précédent blog ont suivi Michel M. dans sa nouvelle demeure virtuelle.

2012_07_StatSAR

87,74 visiteurs/mois fut donc l’ultime TMF obtenu par les Sectis adorem rectum et leur aventure humaine du bout de soi (en mars 2007, ils entamaient leur périple SARtisticien avec un 4,87 visiteurs/jour). Ce sujet était en tout cas l’objet de toutes les attentions de la part de Michel M., qui prenait son rôle de secrétaire élu comme peu l’auraient fait :

Exemple de réalisation michèlémienne composée afin d’illustrer les billets SARstisticiens : il est peut probable que l’auteur se lance à nouveau dans de telles folies, mais qui sait ? Et puis, avec les valeurs actuelles, ça aurait une autre gueule pour le moins ! Mais fi du passé et de ses ors ternis : le présent est très beau lui aussi.

D’une quasi burlesque société discrète devenue moribonde par manque de conviction à une existentielle vie pétrie de pétillance et autres passionnantes considérations hautement dispensables (mais toutefois appréciées au vu des TMF qui vont suivre), voici donc le premier billet relatif aux nombres de visites sur michelm., le blog, qui, pour le coup, récapitule plus de neuf mois de présence (avec toutefois un novembre muet, fâcheuse panne en vérité), en l’occurrence du mois d’août 2012 à celui de mai 2013.

Stats2012 08-a-10Premier beau TMF maximum en août 2012 avec ce pic à 108 visiteurs le mardi 28 (les retours de vacances rendent immanquablement l’esprit vagabond et le travail n’est pas encore vraiment pressant, aussi dispose-t-on de temps pour se balader sur le net) : un sommet que les SAR auront tout de même mis 5 années à atteindre avec ce culminant 133 visites enregistrées le mardi 7 juillet. Michel M. en avait sous la semelle en opérant sa (trans)migration pardi, il n’était pas orphelin de ses émules : qu’elles soient remerciées ici une fois de plus pour cette présence permanente à ses côtés (mais pas de quoi en faire non plus en faire une pendule, hein : toujours froide la tête à Michel M.). Septembre, l’inéluctable progression se fait déjà sentir : plus de pic mais une régularité qui s’installe, comme le signe d’une fidélisation en cours… Un incident de parcours apparait en novembre de la même année : pas de statistiques. Qu’à cela ne tienne, le choc n’en sera que plus puissant lorsque celles de décembre seront disponibles.

Stats2012 12 - 01-a-02 2013

Décembre 2012 : en l’espace d’un mois, le nombre de visites à doublé ! En susss, apparait un saisissant pic de 276 connexions uniques le 31 décembre : de quoi se perdre en conjecture. Que pouvaient donc bien faire chez Michel M., le blog, toutes ces personnes une veille de la Saint Sylvestre, palsambleu ? Fallait-il qu’elles s’ennuient pour ainsi de coltiner les élucubrations à peine sensées de l’auteur. L’existence de (ro)bots chargés de relever les contenus des tous les sites peut éventuellement être évoquée, comme s’ils avaient procratisné jusqu’à cette fatidique date ô combien butoir, et qu’il leur fallut dès lors se magner les bits afin de faire le boulot avant la nouvelle année. En janvier 2013, le cirque continue, exponentielle façon asymptote oblique et nouveau sommet à la clef (281 visites le jeudi 3) ainsi qu’un incident façon jour muet pour le dimanche 6 : l’explication précédemment fournie relative aux bots est irrémédiablement vaseuse (mais les émules s’en doutaient, il n’y avait aucune crédibilité dans cette débilité). Consolidation pour février, sans pic en vue mais avec plus 10 visites/jour engrangées (et un jour muet, le dimanche 19 : infinitésimal incident, certes, mais il ne faudrait toutefois pas que cela se produise souvent : à 27 euros/an, Michel M. est en droit d’exiger la fiabilité de l’outil, alors quoi).

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Singulière baisse du nombre de visites en mars : c’est quoi ce travail ? Michel M. n’a  pas été moins prolixe, puisque 10 billets ont été publiés pour la période, tout comme en février. Pas d’explication à fournir (et puis si c’est pour encore écrire des âneries, hein…). Qu’importe cette chute puisque c’est pour mieux rebondir en avril, qui voit son TMF gagner 15 visites par jours ! De quoi pourrait donc se plaindre l’auteur et surtout, un pic qui frôle désormais les 300 visites sur une journée : 296 connexions sont passées par-ici le samedi 6. Il faut dire que ce jour-là, Michel M. en a tartiné une bonne couche, avec moult liens et photos dans son billet, de quoi faire gigoter les bots qui sont sans doute venus par colonies entières, les idiots. Mais le pompon est atteint en mai, fichtre de ventre-saint-gris ! Quand bien même le TMF en lui-même ne serait pas remarquable (un demi-visiteur de mieux), c’est le maximum sur une journée qui explose le précédent : là où il frôlait 300, ce n’est pas moins de 335 connexions uniques qui sont comptabilisées en ce lundi 20 mai. Un billet a bien été publié ce jour-là, mais rien de bien transcendant : une minuscule vidéo, une animation et deux ou trois clichés pris de Londres. Michel M. aurait-il été attendu comme un narrateur de première bourre pour son retour de la capitale anglaise ?

Seule la poursuite de l’analyse de ces statistiques infirmera ou corroborera cette éventualité d’un afflux de visiteurs suite à l’attente de la part de ses émules, de quelque chose qui sorte d’un ordinaire michèlémien tel qu’il est déballé ici comme on vide son sac rempli de courses faites au mini-marché du coin. Et si tel est le cas, le TMF devrait montrer une baisse notable car rien dans le proche l’horizon n’est en vue : le périple au Mont-Saint-Michel est caduc et cela, dé-fi-ni-fi-ve-ment, tant l’agéèmisme a du plomb dans l’aile, depuis la dernière frasque de l’immature vieillard.

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Plus aucune trace, plus la moindre indication selon laquelle un être humain s’installa ici durant quelques mois : ce matin, Michel M. a remballé toute les miettes de (sur)vie du bonhomme, qui a fini par user la patience (remarquable aux dire de ses collègues) du sudit, dans un chariot (les reliques agéèmistes sont dans le chariot, pas la patience de l’auteur) façon vieux Caddy qui traine dans les locaux depuis des lustres. L’image est forte qui rappelle ces SDF que l’on croise dans les villes du monde entier et qui poussent leurs affaires à roulettes comme l’escargot traine son habitat sur le dos. Adrien G-M a pourtant été prévenu par téléphone ET par courriel, vendredi en fin de journée, qu’il avait intérêt à se pointer lundi matin avant son hôte, sans quoi tout serait balancé.

Mais Michel M. n’est pas si mauvais qu’il laisserait un quasi vagabond sans aucune tangible bribe d’existence, sans son trésor chéri en forme de bouts de papier de toutes sortes, essentiellement des coupures de journaux, des cartes de visite, des programmes passés, des photos en format A4 (imprimées par l’auteur) et tout le toutim. Dommage, vraiment dommage, mais Adrien G-M. a eu raison de la michèlémienne magnanimité.

Le druide du VIIème peut désormais trier ad eternam ses reliques dans un petit local où il ne dérangera personne. Ainsi en va-t-il de la vie des uns, des autres, faites de périodes fastes, puis de frugalité, voire d’abandon pour les plus esseulés suite à leur inconstance, aux déceptions qu’ils font naître chez ceux qui les prennent sous leur aile à coup de légèreté, de manque de respect, d’égoïsme… Un contrat moral se respecte aussi, sans quoi il est à rompre : Michel M. a unilatéralement dénoncé celui qui le liait à Adrien G-M. Icelui sait pertinemment où il s’est fourvoyé. Qu’il en assume désormais les conséquences.

Fin d’une aventure humaine, une autre se poursuit.

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