D’un parc à une butte (2/2) : deux roses au balcon, deux muses au salon, seconde partie.

Lu dans le précédent billet (et annonce à peine déguisée d’icelui) : « Suite à ces prémisses, un arrêt pipi café est effectué dans l’appartement de Michel M., instant saisi par quelques clichés dont l’auteur livrera très bientôt les délibérés (les deux muses sises sur son canapé de salon face à l’auteur et son Nikon : c’est du lourd, à en filer des démangeaisons aux moins rustres parmi les émules michèlémiennes). » Il est désormais temps de s’y mettre pour l’auteur, car les clichés sont bel et bien prêts à être exposés ci-dessous (et son esprit affuté par un rhum ananas comme il se les mitonne), le tout sous la haute bienveillance de sa brune mie ex russe Elena A. qui, de son côté, s’éclate sur sa tablette Wacom « Cintiq 13HD » acquise il y a quelques jours.

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Et c’est parti.

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La rousse russe Tatiana L., devant la magnificence du lieu (selon elle, car la Russie, et Moscou en particulier, c’est une toute autre culture, mine de rien) dans lequel demeure Michel M., ne put s’empêcher de demander à sa copine de prendre quelques clichés des bâtisses ici sises.

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Tellement conquise qu’au final elle pose : une digne touriste française oserait-elle une telle attitude devant un lieu aussi quelconque ? Certes non, les françaises ne se commettent pas dans des attitudes aussi « basiques » : pour elles, la simplicité est synonyme de bêtise, et la honte n’est pas loin si leurs « amies » voient un tel laisser-aller. Le fond de la photo doit être constitué d’une plage à palmier et sable blanc, d’une vue archi connue façon New-York, Sidney, Singapour et tout le toutim, preuve de vacances forcément géniales, seule la distance signifiant l’importance de soi.

Mais l’auteur se complait là, et une fois de plus, dans une critique stérile de ses contemporains, marronnier michèlémien par excellence : les deux femmes qui sont le sujet de ce billet méritent tellement mieux…

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Michel M., justement, que ses émules voient ici patiemment attendre que ses deux femmes d’un jour daignent soulager leur vessie (et plus si affinité, mais était-il bien indiqué d’y faire allusion ?), se désaltérer d’un café 19 bars accompagné de saletés style genre grains de maïs grillés et pâtes de fruits, pffffllll…

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Un Michel M., toujours en ascension vers un Ultime dont il ignorera à jamais les tenants et aboutissants, car seul important le cheminement vers icelui, et qui semble dire aux spectateurs : « Bonjour chez moi, chez vous, chez nous, car vous êtes tous ici les bienvenus  ! ».

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A tel point « chez vous » que Tatiana L. s’en va jusqu’à tirer sur sa clope dans un lieu (précisément « chambre du fils* ») dans lequel les fumeurs (de tabac) sont mal considéré. Cela d’autant plus qu’en tant qu’ancien fumeur lui-même, Michel M. est devenu (à l’instar de tous les héros de cette aventure humaine qui est celle du sevrage tabagique, sans aide extérieure surtout) une victime de son blaire (qu’il a bien grand qui plus est, au cas où cela aurait échappé aux moins perspicaces parmi ses émules), car capable de renifler à trois cent mètre à la ronde (300 m !) le moindre dépendant au tabac qui s’adonne à son vice. Bref : la tolérance à l’endroit des faiblesses de son prochain fait partie des principes existentiels de l’auteur (à la condition, toutefois, que ces faiblesses ne soient pas un frein à sa propre existence, et que le prochain en question lui soit cher : s’il s’agit d’un emmerdeur lambda, il est évident que c’est avec une acrimonie certaine, voire plus, qu’il va tancer l’inopportun).

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Pour preuve de sa magnanimité, Michel M. offre volontiers le café 19 bars à la droguée en question. En bon célibataire qu’il est (les jours ouvrables uniquement), il ne dispose pas de tasses à café dignes de l’appellation : les verres façon pyrex de la cantoche font parfaitement office. Personne ne s’en plaint d’ailleurs (mystère ou plénitude, qu’importe : pour l’auteur c’est idoine).

Pause dans la seconde narration de la deuxième partie d’un billet qui en compte désormais quatre (parties) : il reste huit clichés (de quoi aguicher les lectrices et teurs du blog, non ?).

* Michel M. n’est pas superstitieux.
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