D’un parc à une butte (2/2) : deux roses au balcon, deux muses au salon, troisième partie.

Le risque de lasser les lectrices et teurs à force d’une surexposition des deux copines qui se sont retrouvées pour une semaine en France est certes présent, mais Michel M. poursuivra inexorablement sa narration quelles qu’en puissent être les conséquences, dussent-elles même amener le TMF du blog à un taux proche du zéro et de son infini désert, car tel est son contrat. Et puis, entre les émules et lui-même soit dit en passant, c’est bien pour le lire (et mater sa vie ô combien existentielle au gré des photographies essaimées là) et lui pour écrire que leur rencontre se fait si régulièrement ainsi qu’avec une telle régularité (214,27 visiteuses et teurs par jour pour le mois, au 22 juin). Place aux susnommées muses.

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Entre la balade véhiculée du « matin », façon repérages pour Tatiana L. qui, dès le lendemain lundi, devra arpenter seule les rues parisiennes, un arrêt à l’appartement michèlémien est tout indiqué. Le temps de s’admirer (rare), de s’honir (souvent) sur les clichés pris de la veille, lors du pique-nique dans le parc de Sceaux…

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… De rigoler aux blagues à deux balles du photographe « Il faut dire Ouistiti Sex pour avoir l’air d’être vraiment heureuse », et c’est parti !

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C’est bien évidemment à pieds que se fait la balade montmartroise à partir du pied-à terre michèlémien. Il faut compter un bon quart d’heure avant d’arriver en vue du village par la face Nord.

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Même si l’on n’a jamais lu Marcel A. (l’auteur a lui-même dévoré quelques uns de ses romans lors de ses 16 – 17 ans, une petite dizaine croit-il se rappeler), on peut toutefois rencontrer l’un de ses personnages les plus connus, à savoir le Passe-muraille, sur la place qui porte le nom de son créateur, statue réalisée par Jean M. et sise bien évidemment devant la maison de Marcel A. Accessoirement, il y a aussi un buste de la chanteuse Dalida que les trois protagonistes ont croisé sur leur chemin (mais pas photographié, il y a des limites tout de même : à ce compte-là, pourquoi ne pas se pâmer devant l’effigie de Johnny H. pendant qu’on y est ?).

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Une rencontre presque imprévue avec un russe venu en France depuis belle lurette : architecte diplômé, il s’est vite aperçu qu’avec ses talents de dessinateurs et d’aquarelliste, il gagnait bien mieux sa vie et sans contraintes. A l’inverse de bon nombre de français qui, lorsqu’on leur pose la question de comment vont leurs affaires, répondent invariablement : « Bah, c’est pas terrible », « On se maintient » et autres idiotes biaiseries à la noix, Dimitri S. quant à lui eu un franc : « Oui, les affaires vont bien », sans plus de façon, à la russe quoi, franc, direct et concis. Cet homme fut l’un des tout premiers contacts grâce auquel  installation en France d’Elena A. se réalisa dans de meilleures condition que celles dans lesquelles doivent se débattre bon nombre d’immigrants en provenance de bien d’autres contrées…

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Enfin elles y sont : Tatiana L. et Elena A. se trouvent devant la Basilique du Sacré Coeur, en haut des célèbres escaliers qui sont présentement impraticables car les touristes pullulent là comme autant de rats dérangés par une montée des eaux dans les égouts parisiens. Qu’importe, la température est plaisante (il s’agissait du début de la vague de chaleur orageuse de cette mi-juin 2013) et les femmes sont ravies du déroulé de la journée.

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Un aperçu des conditions dans lesquelles se vit le périple : Michel M. doit être vigilant (il doit rouler des mécaniques, en court) afin de dissuader les prédateurs de s’approcher de trop près de ces belles cocottes qui ne sont pas en papier, loin de là palsambleu ! Afin de le remercier de cette sécurité qu’il leur procure, le susnommé rouleur de mécaniques (enfin, avec son bide façon 6 mois de gestation, pas sûr qu’il effraie grand monde, mais aucun incident n’ayant été à déplorer, il peut se dire que le subterfuge aura été efficace) à la chance de pouvoir se montrer successivement au bras des deux belles pouliches, poses immortalisées par deux clichés qui vont faire le tour du monde (et au-delà), c’est à n’en pas douter.

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C’est aussi cela, le michèlémisme, c’est à dire simplicisme, véritisme et bonhommisme.

La promenade montmartroise s’achève par la descente des escaliers qui jouxtent le funiculaire, que Michel M. a connu dans les années 60 alors qu’il ressemblait à cela :

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mais qui, en 2013, est devenu cela (avec en prime, une animation fameuse comme sait si bien les réaliser l’auteur) :

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Ils l’ont bien descendu cet escalier ces deux-là, mmhm ?

Et c’est au bas de ces marches qu’un incident aurait pu intervenir qui aurait bouleversé l’idyllique après-midi si Elena A. n’avait pas fait retentir sa grosse voix se soprano : un groupe de jeunes à la peau mate était adossé au muret qui longue la gare du funiculaire. Voyant Michel M. accompagné de bien jolies femmes, deux d’entre eux s’approchent du susdit et commencent à vouloir « gentiment » l’embrouiller en tentant de lui mettre un fil de couleur au poignet et de le faire se rapprocher de la bande. La ferme résistance de l’auteur fut radicalement appuyée par un tonitruant « ON TOUCHE PAS ! » émis par Elena A. qui fit illico fuir les deux gars louches : à n’en pas douter, si Michel M. était né de la dernière pluie, il se serait retrouvé dépouillé de ses appareil photo et porte-feuilles et, qui sait, de ses deux femmes qu’on aurait alors retrouvées égorgées le lendemain, à proximité des lieux de l’attentat… Mais le stoïcisme de l’un, joint à la possessivité amoureuse de l’autre, ont épargné de bien probables fortes tristes déconvenues aux trois promeneurs du dimanche.

A suivre, car l’épuisement guette Michel M. tant est ardue la tâche à laquelle il s’est astreint ; mais le plaisir est constant, et c’est cela et rien que cela qui compte afin d’être en accord avec une existentielle vie selon les dogmes michèlémiens.

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