D’un parc à une butte (2/2) : deux roses au balcon, deux muses au salon et des bulles pour le tout (fin de visite)

Après les émotions consécutives au non incident du bas des marches de Montmartre, à la longue marche depuis l’appartement michèlémien et par la chaleur de plus en plus lourde (mais il ne pleuvra pas ce soir-ci), les trois promeneurs désormais assoiffés se dirigent vers le quartier des Abbesses selon le désir de la mie de l’auteur. Mais ils s’arrêteront en fin de compte sur une place dont le nom échappe à Michel M. mais où se croisent la rue des Trois Frères, celle de Tardieu et la rue Chappe, dans le XVIIIème arrondissement de la capitale. C’est bien simple, il y a trois cafés qui tendent leurs pieds de tables et sièges : pas aisé de faire le difficile. En outre, au début de leur relation, Elena A. et Michel M. s’y étaient abreuvés (souvenir, souvenir), aussi s’installent-ils tous trois à la terrasse de la pizzeria « Florenza » mais uniquement pour consommer du liquide et, en l’occurrence, de l’Edelweiss, idione bière blanche (avec sa rondelle) sous un tel climat orageux.

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Bien évidemment, entre gens de bonne constitution (ce qui est le cas des originaires de Russie d’une manière générale), c’est un baron de mousse qu’il faut à tousss.

Afin de laisser se reposer les trois fourbus, la narration en cours va prendre ses libertés avec la chronologie et l’exactitude michèlémienne, et prendre son envol façon delirium tremens (l’auteur épargnera à ses lectrices et teurs l’éculée blague du « delirium très épais ») grâce aux bulles qui y sont foison.

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Une bonne heure plus tard, il se fait lentement mais sûrement l’heure de rentrer dans la proche banlieue Sud (là où demeure Elena A.) pour les deux femmes, mais la brune mie de l’auteur propose de rentrer par Pigalle et Clichy, quartiers éminemment typiques de Paris et ses coquineries.

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Coquineries et autres souvenirs pour touristes surtout, Elena A. quant à elle manquant une fois de plus de sombrer pour un sac : elle fait le coup à Michel M. à chaque capitale visitée. S’agit-il là d’un trouble obsessionnel du comportement façon fétichisme, ou du simple trait (travers) d’une féminité affirmée ? Qu’importe car cette fois-ci, elle ne trouvera pas d’accessoire à son bras. En revanche, Tatiana a rencontré son bonheur : la promenade peut se poursuivre.

Oh ! Une brocante, dis donc… Allons-y vite, propose Elena A. à un Michel M. de moins en moins chaud. « Paradoxal, vu le temps » se diront les émules qui suivent au plus près ce racontage qui n’en finit pas, mais la chaleur évoquée ici en est une toute intérieure, de celle qui peut rendre désagréable (bourru) tout bonhomme qui estime qu’il a passé trop de temps à errer avec deux nanas qui s’arrêtent tous les dix mètres (à ce propos, l’incontournable visite dans un sex-shop laissera de marbre l’auteur qui préférera attendre sur le trottoir que les deux audacieuses du dimanche en ressortent).

La brocante, donc, de celles que Michel M. organisa dans son quartier et qu’il fréquenta itou en tant qu’exposant, une activité qui, désormais, le rebuterait au plus haut point.

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Un exposant crut un instant pouvoir refourguer quelques unes de ses breloques, mais les deux ou trois bijoux que manipulèrent les deux femmes étaient pétés. Le gars passe donc du brave vendeur à l’escroc pur et simple, avec ses objets sans aucune tenue (en prime, une possible moquerie de la part des ces deux russes pas gentilles du tout (Michel M. est à peu près planqué afin de prendre ces clichés)).

De quoi tarir leur envie de poursuivre, à la grande satisfaction de l’auteur. Dernière vue ô combien parisienne que voici :

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Aucun russe se rendant Paris ne raterait une telle prise de de vue ! Le Moulin Rouge, que si peu de français ont visité et que des millions d’étrangers ont fréquenté, au même titre que les Lido, Folies Bergères et autres revues internationalement célèbres, mais d’une abyssale ringardise selon l’auteur.

Un auteur qui clôt avec cet ultime cliché ET la narration qui le tient depuis une semaine ET la visite en France de Tatiana L. Il reste bien quelques photographies du restaurant chinois japonais de Fontenay aux Roses de la veille de son départ, mais ça ferait juste un truc genre épilogue, est-ce bien utile ?

Repos à supputer sur le blog durant quelques jours, Michel M. n’ayant plus rien en stock.

A suivre, toutefois.

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