Absolue calmitude dans l’existentielle vie michèlèmienne (logorrhéiques dérives et débords)

C’est terrible à écrire lorsque tant de choses de part le monde vont si mal, mais il est indéniable qu’il ne se passe rien dans la vie de l’auteur qui soit digne de figurer là-dedans le blog. Quelle déveine pour sa création artistique que tout ce bonheur dans lequel il se prélasse depuis deux années, six mois et vingt-sept jours, puisque l’auteur fait bien évidemment démarrer cet émoi indubitablement durable au soir de sa rencontre avec la belle brune d’origine ouzbek (mais qui se veut toutefois avant tout russe, on a les coquetteries que l’on veut), lors d’une mémorable (par le fait) « vodka-partie » organisée par une désormais ex collègue de Michel M., Nadine M., elle-même foncièrement russe d’origine ainsi que fille de princesse (destituée, que les émules michèlèmiennes ne partent en vrille en imaginant que leur blogueur favori fréquente, à l’instar de l’ectoplasmique roi de la courbette toutes fesses tendues ainsi qu’animateur télévisuel consensuellement mou à en évoquer de la gélatine, Stéphane B., le beau monde), ex collègue, donc, car depuis partie en retraite, mais qui apparait encore quelque fois sur les photos exposées par l’auteur, lors de sorties qu’il estime digne de figurer là-dedans.

Le bonheur est antonyme au désir de créer : c’est quand on est bien triste…

2013_07_mm_triste

que la vie est une véritable saleté qui n’en finit pas de nous en vouloir d’être encore debout, lorsque s’acharnent les vicissitudes existentielles qui consistent parfois tout bonnement en mille et uns dérisoires petits ennuis, façon lacet qui pète au moment de faire le noeud de la seconde chaussure et qu’on est déjà à la bourre, le pantalon qui se troue en s’asseyant dans le métro, le « Pass Navigo » qu’on se rappelle avoir oublié à l’appartement alors qu’on arrive devant la bouche de métro, le glaire qui sort de la narine après l’éternuement alors qu’aucun vieux mouchoir en papier, certes déjà tout poussiéreux d’avoir servi maintes fois mais qui a eu le temps de sécher et que l’auteur peut garder plusieurs jours sans que cela ne lui pose problème, ne répond présent dans la poche où se sont glissés les doigts gluants, la pompe qui couine ou qui fait « prouuut » parce que pieds nus et caoutchouc ne font pas bon ménage, enfin bref tout pleins de trucs aussi bénins que cela de la vie au quotidien mais qui, ainsi additionnés, peuvent pousser un être se trouvant déjà sous l’emprise d’une pernicieuse tristesse dispensée par le départ de son/sa cher/ère chéri/ie par exemple, la mort de son chat ou les vacances de sa concierge, à se foutre sous les roues du métro (car, entre temps, l’être en question est parti chercher son Pass’Navigo) pour en finir une fois pour toute avec cette poisse de chaque instant, que l’on est le plus à même (suite du début de la phrase, à partir de « c’est quand on est bien triste ») de se lancer dans la rédaction d’un truc, a priori pour soi-même, certes, mais qu’on aimerait tout de même bien en notre for intérieur (car sinon cela sentirait un tantinet l’esbroufe) que ce texte soit lu par le monde entier de tout l’univers, et que les critiques trouvent cela tellement bien balancé que cette oeuvre devienne aussi célèbre que la Bible et que, accessoirement, son/sa cher/ère chéri/ie s’en morde les doigts d’avoir pu laisser rater une telle affaire et que c’en serait bien fait pour sa sale tronche de pourri/e.

Le fait de devoir être déprimé pour créer a été rimé par tous les poètes du monde, prosé par tous les écrivains de la planète, et c’est un fait que se trouver dans un état d’esprit de félicité n’incite pas à s’épancher sur son existence alors que, justement, c’est à ce moment là qu’il faudrait hurler son bonheur aux oreilles du plus grand nombre…

2013_07_mm_joyeux

…histoire de leur faire savoir qu’il est possible de ressentir la gaité, la joie, le bonheur, l’amour sur cette terre, nom d’une pipe en bois ! Pourquoi faut-il donc que seules soient porteuses de créativité artistique la solitude, la nostalgie, la mélancolie, la maladie et la mort (Léo F. en a écrit des tonnes de ces chansons merveilleuses qui font comprendre tout ça à s’en défenestrer direct, même du premier étage, pardi !), quand la joie, l’amour, la plénitude sont des sentiments ô combien positifs, fiantre de dichtre ?

Bon, à la décharge de l’auteur qui écrit depuis plus de 6 ans désormais sans ne jamais avoir été sous l’emprise de la tristesse (mais sous celle de l’enrhumage, ça oui alors, et plutôt deux fois qu’une, même que ça lui faisait* pousser des ailes, à son imagination), il a saisi depuis belle lurette que les émotions, il est préférable de ne pas s’y complaire. En effet, il a compris qu’aussi bien se laisser aller vers le côté dit « sombre » car « négatif » (la solitude, la nostalgie, la mélancolie, la maladie et la mort) que de se laisser griser par le côté dit « clair » puisque « positif » (la gaité, la joie, le bonheur, l’amour) , ça ne valait pas le coup car c’était générateur de bien des désagréments. A commencer par celui qui consiste à ne pas avoir l’esprit dégagé de toute crainte, parce que de toute façon, quelle que soit la chose à laquelle on s’attend, elle se produira d’une façon diffrente de ce que l’on a imaginé. Dès lors, une fois l’enthousiasme éliminé, il reste l’apaisante sérénité du présent face à ce qui n’existe pas encore, le futur. Cette attitude n’est en rien contraire à la vie qui devrait être, selon le sens commun, toute pleine d’émotions, d’excitations diverses, encombrée de tout un tas de trucs qui sont autant de friture sur l’onde de la conscience et empêchent d’être calme, quiet, quand l’attitude idoine est d’avoir à l’esprit que l’on doit ne rien attendre de rien ni de personne (déjà écrit moult fois, mais une vérité pareille, ça se chérit, se pétrit, se malaxe le plus souvent possible tellement c’est savoureux quand c’est en soi, ho la la !).

C’est du lard ou du cochon ? Ben, sans doute des deux chères émules, des deux. Avec une préférence pour le lard, toutefois. Quoi qu’il en soit, ce billet est désormais clôt ainsi qu’il clôture le mois de juillet.

A suivre pour août, une semaine en Espagne du 14 au 21, à nouveau chez l’ami Leonid…

2012_08_Alicante04

… Un gars plus commode qu’il n’y parait au premier abord, « nouveau riche russe » (gros homme d’affaires dans le marbre) qui a acheté une maison du côté de la terre brûlée façon désert de pierres (Reg, selon les souvenirs cruciverbistes de l’auteur) qui s’étale tout autour d’Alicante, dans la Communauté valencienne. Michel M. va souffrir de la chaleur pour sûr, mais pour sa belle, il est tant prêt à tout… En outre, pour ce séjour les deux transis vont louer une bagnole afin d’être autonomes et de pouvoir visiter quelques coins plus ou moins escarpés, façon Guadalest, Elche ou encore l’ile Tabarca. Enfin bref, de toute façon, trouver un peu de fraîcheur devrait pour le moins être coton !

Autre évènement d’importance à venir en août, le quart de siècle de Kévin M., le 24 : gageons que sa mère organisera une sauterie à la hauteur de l’évènement. Ce sera très probablement l’occasion de retrouver les 3M, entre autres personnes jamais vues dans le blog (floutage d’yeux à venir, peut-être) ainsi que pour l’auteur, celle de revoir ses ex maison, chienne, Torpille, et compagne, Sylvie T. (dans le désordre, bien entendu).

Voici de bien palpitantes choses à se mettre sous les quinquets aux quelques émules qui resteront toujours fidèles aux logorrhéiques dérives et débords michèlèmiens comme iceux ci-dessus.

Demain, peut-être l’affichage du TMF du mois de juillet, mais l’auteur n’en dit pas plus…

A suivre.

* Au passé car, désormais, Michel M. est aussi sobre qu’un chameau dans le désert (entre deux oasis pour la bête, entre deux mousses pour l’homme).
www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Un million d’habitants, quelques taudis et une mousse bien méritée

2013_07_Pere_Lachaise

Voici donc la troupe qui, en ce déjà chaud samedi 6 juillet 2013, s’apprête à arpenter le dédale de ruelles, façon petit village de province sis en plein Paris, dont est constitué le cimetière du Père Lachaise. Il faudra plus de quatre heures et demi à Serge Lacazotte(@hotmail.fr), à droite toute sur le cliché, pour faire faire un « petit » tour du coin au beau monde ci-dessus. Ce bonhomme, d’une remarquable érudition quant aux vie et mort des illustres personnages ici enterrés, est un guide tout ce qu’il y a de plus officiel et privé : pour une somme absolument modique (Michel M. ne s’avance pas plus sur ce terrain, tant il est possible (mais aucunement assuré) que lui et ses comparses aient eu droit un tarif préférentiel), Serge L. peut vous faire un exposé extrêmement dense (sans note, c’est l’oubli assuré) des tenants et aboutissants de la présence à tel endroit, orienté vers tel point cardinal, à tel distance de tel autre illustre de son époque, sis devant tel autre tombe, celle d’une maitresse, d’un amant, éditeur etc. En court : c’est tellement touffu d’anecdotes que l’auteur n’en a retenu aucune. Il faut préciser, toutefois, qu’il prenait des photographies et qu’en tant que mono processeur, son cerveau ne lui permet de mener qu’une seule action  à la fois. Ceci étant, l’un des visiteurs présents, Marc S. a pris moult notes, que l’auteur (du présent billet) se fait une joie de livrer en brut de fonderie.

Et c’est parti !

« Parc et cimetière à la fois, de 44 hectares.

Passage d’oiseaux migrateurs.

Ouvert le 21 mai 1804 mais existait déjà au moyen âge

1 million d’habitants.

Le nom provient de De Lachaise, père Jésuite,
confesseur de Louis XIV, donc avec beaucoup de moyens.

Et alors, quelle impression cela fait-il aux lectrices et teurs, mmhm (en dehors de celle d’un fatras façon bric-à-brac sans queue ni tête) ? Qu’importe l’ordre pourvu que l’on ait la connaissance, pardi ! Cela ne leur donne-t-il pas une irrésistible envie de se presser là-bas, au plus près d’un tel puits de science ?

2013_07_Pere_Lachaise04

Avant ce cimetière, la sépulture individuelle n’existe pas :
c’était du 4 x 4 mètres en commun, à ciel ouvert
jusqu’à ce que ce soit plein.

Tous les squares de Paris étaient au départ des fosses communes.
Jusqu’à Napoléon qui les change en squares avec les travaux d’Haussmann.

Le premier cimetière avec sépultures individuelles et de toutes confessions :
cimetière laïc.

18 hectares au départ, 5 agrandissements successifs.

2013_07_Pere_Lachaise05

C’est un beau faciès que celui que présente ce Serge L., n’est-il pas ? Voici un retraité qui a trouvé le moyen de faire fonctionner toutes ses facultés intellectuelles une fois la vie professionnelle terminée. Cet homme, non content de trouver ses connaissance dans les livres, n’hésite jamais à parcours mille et une lieux afin de rencontrer les descendants de telle illustre ancêtre enterré là, dont la concession risque d’être rendue à la ville de Paris. D’une même façon, il prend toujours le temps de voyager parfois même à l’étranger afin de rencontrer quelque célèbre généalogiste international à même de lui fournir quelques informations de toute première exclusivité, dont il fera ensuite profiter ses clients les ramifications avec l’histoire du lieu.

Énormément de franc-maçons dont 22 sur 26 des maréchaux d’empire.

Promenade du dimanche au XIXème siècle :  publicité est faite
pour attirer les gens et rentabiliser l’entretien, car Louis XIV
n’est plus là pour remplir les caisses.
Et cela devient tendance : on se rapproche par affinité
en réservant son emplacement.

Retour de la campagne d’Egypte, l’Egypte est à la mode :
rue du Caire, rue du Nil et 17 autres noms de rue.

2013_07_Pere_Lachaise02

Michel M. quant à lui, ainsi qu’en compagnie de sa brune mie Elena A., s’est contenté de mitrailler à tout va. Là où ça coince, que l’auteur est bien incapable de faire correspondre les notes de Marc S. avec les clichés thésaurisés par lui et la plus belle femme du monde de sa vie ! Ci-dessus, dirait bien que le macchabée en avait mare d’être là-dessous et que, à la façon d’une Black Mamba parigote, il se soit tiré de là à coup d’épaule !

2013_07_Pere_Lachaise03

Le pire, c’est qu’il ou elle ne semble pas être le/la seul/e à ainsi s’être affranchie de la pourriture. Bien que dans le cas ci-dessus, il semble plutôt que la fuite se soit faite par le biais d’un tunnel, d’où l’affaissement sur la gauche…

Si les colonnes sont larges et basses
cela fait partie d’un code sur la durée de vie et la réussite.

Pas d’obligation de graver ou de marquer une tombe,
mais il faut répertorier.

Chouettes hiboux ou chauves souris parce qu’elles veillent la nuit.
On n’est pas croyant mais quand même un peu superstitieux.
Les épitaphes sont respectées : le saule à côté d’Alfred de Musset.
14 marbriers en France.

2 metres carrés pour 150 ans = 13000 €.

2013_07_Pere_Lachaise06

Belle représentation allégorique des jeunes morts face à ce qui les attend : de qui, de qu’est-ce, aucune idée de quelle sépulture est prise cette photographie (Michel M. n’en ressent pas plus de gêne que cela, chacun sa tâche : il aurait fallu que la troupe se répartisse les rôles, ni plus, ni moinsss. Gageons que ce sera pour la prochaine fois, du côté de Montmartre ce coup-ci, puisque M. Serge L. officie aussi là-bas).

Toutes les avenues dans Paris sont bordées d’arbres sauf celle de l’Opéra.
Une avenue est droite alors qu’un boulevard est généralement courbe,
voire circulaire…

Concept de chapelles laïques !

Tête sur une colonne = volpetto
Le Moyen age s’arrête avec la découverte de l’Amérique par Colomb.

Chien au pied du gisant: symbole de fidélité dans le haut moyen âge…
Frédéric Chopin : dans le caveau on a le corps, un peu de terre de Pologne,
le coeur est ailleurs. Le caveau ne contient pas tout le corps…

Masque de mort sur la tombe.

2013_07_Pere_Lachaise07

En revanche, voici des personnes prévoyantes et qui possèdent sans aucun doute de le sens de l’emphase et du pompeux : la place est grande, sous le nom de cette dynastie en cours, afin que les prénoms de tous les méritants (jusqu’à celui ou celle qui y mettra un terme, car c’est le sens de toute puissance : naître un jour, périr toujours)  y soient gravés.

2013_07_Pere_Lachaise08

Voilà qui laisse songeur une autre dynastie en devenir, certes bien plus « modeste » financièrement ainsi que de renommée. Mais qui sait si, pour le monde, icelle ne sera-t-elle pas in fine bien plus utile à l’humanité ?

2013_07_Pere_Lachaise10

Voici les deux PIP (Plus Importantes Personnes) de la sortie, après le guide lui-même bien évidemment, c’est à dire Sébastien M., collègue de l’auteur et celui par lequel s’est présentée l’opportunité de visiter d’une façon aussi passionnante le cimetière du Père Lachaise, et Marc S., celui qui a passé l’après-midi à prendre des notes sur son téléphone (à tel point que Michel M., qui avait remarqué ce manège (il eût été de toute manière bien difficile de ne pas le voir) sans en connaître les buts, trouva bien léger cet individu qui était ainsi accaparé par autre chose (une représentante du sexe féminin par exemple, mmhm ?) plutôt que d’écouter bien religieusement le fameux érudit, qui ne cessa d’ailleurs pas de causer durant quatre heures et demi, cela sans se désaltérer une seule fois (!)). Que ces deux hommes un tantinet martiaux (ils ont épousé l’armée française comme d’autre une cause) soient remerciés pour leur apport : ils seront l’un et l’autre de retour sur le blog, c’est à n’en pas douter, foi de Michel M. La personne au premier plan est une amie du guide, tout comme un couple qui apparait de-ci, de-là sur les clichés, mais dont l’auteur n’a strictement rien à dire.

Mano Solo, fils de Cabut le dessinateur

Sous Napoléon Ier, Talma intègre les pièces en costume d’époque

Moulins de Montmartre servaient pour le vin, le blé et pour le gypse…

Sur un cénotaphe on dit « a la mémoire » parce que la personne n’est pas là.
Cipes = les colonnes coupées pour symboliser une vie fauchée dans son élan,
une mort subite.

Cimetière fait par Napoléon, donc pas de royalistes ! »

2013_07_Pere_Lachaise11

Cette image, pour la beauté du vitrail sis sur le mur de cette tombe, qui attrape la lumière aussi sûrement qu’un caméléon sa proie grâce à son appendice lingual.

2013_07_Pere_Lachaise12

Et icelle, tant sont belles ces racines qui semblent aussi noueuses qu’est noué d’angoisse le condamné à mort qui voit l’heure de son exécution inexorablement fondre sur lui, quand il se dit qu’il aurait encore tant à faire avant de parfaire son oeuvre, comme le lui avait commandé de la réaliser Jodie Foster (« The voices made me do it. My dog made me do it. Jodie Foster told me to do it »*).

2013_07_Pere_Lachaise09

Un million d’habitants sur 48 hectares : pour sûr que la densité de la population en ce lieu doit faire rêver bien des logeurs et autres promoteurs immobiliers, bon sang !

2013_07_Pere_Lachaise13

La première sépulture du cimetière du Père Lachaise : celle d’Adélaïde Paillard de Villeneuve, une gamine de 5 ans qui serait tombé d’une carriole, d’une roulotte ou de toute autre voiture à cheval du XIXème siècle, selon les bribes que Michel M. garde des dires de Serge L.

En aucun cas l’auteur s’était-il annoncé comme relateur patenté d’une visite ô combien culturelle de l’endroit. En revanche, avec ces quelques images aura-t-il peut-être donné l’envie aux plus nanties parmi les émules michèlèmiennes de songer à acheter une concession, à plus ou moins perpétuité, dans cet endroit : ainsi seraient-elles assurées, et cela pour une somme relativement bénigne au regard de service rendu, d’être visitées chaque jour ou presque, pour peu qu’elles se soient lancées dans l’érection d’une fameuse tombe à même d’attirer les regards des plus blasés des visiteurs des lieux.

Au cas où d’aucune se lancerait dans une telle opération, qu’elle n’hésite pas à le faire savoir à Michel M., icelui se faisant dès lors un honneur de proposer à M. Serge L. ces données afin qu’il incrémente (éventuellement) dans ses compteurs ces nouvelles références.

Quoi qu’il en sera, cette promenade épuisante (quatre heures et demi de petits pas sur des pavés, c’est un truc qui épuise fortement) demande à ce que les plus fourbus parmi les troupistes se requinquent au plus vite.

2013_07_Pere_Lachaise14

Voilà qui est fait à l’estaminet qui porte le doux nom de Purgatoire (à 11h30 à la sortie principale du cimetière), et qui propose une carte de bières tout à faite respectable. Attention, ceci étant, car les esthètes ne rigolent jamais avec la mousse : il ne faut pas moins de 50cl afin de bien comprendre la bière et sa raison d’être. L’avantage avec les trappistes, c’est qu’il s’agit immanquablement de brasseurs qui aiment leur métier et, a priori, ne trafiquent pas trop le breuvage…

2013_07_Pere_Lachaise15

L’ami Marc S. est indéniablement un gars qu’il est préférable d’avoir pour pote, tant saillent ses muscles et brille son esprit : l’armée n’est pas qu’un repaire de bas du front. Qui plus est (peut-être), depuis qu’elle est devenue « de métier »… Mais cela n’engage que l’auteur qui, n’ayant pas fait son service lui-même, puisque soutien de famille (le pauvre, s’il avait su…), ne sait évidemment pas de quoi il cause.

Epilogue. L’existentielle vie de l’auteur n’est pas constituée que d’épanchements réitérés sur un blog, qui ne serait dès lors qu’un exutoire à tout ce qui lui est indicible dans la pratique de sa vie au quotidien, de ce qui ne peut donc être donné en pâture aux émules michèlèmiennes, à moins de se creuser sa cervelle au point d’en faire un champ dévasté à l’image de cette terre toute charcutée par les mille et uns millions d’obus tombés sur et en elle, et dont les scories qu’elle rejettent et qui saillent chaque jour un peu plus encore sont comme autant de pustules qui signent les égarements d’une humanité qui ne sait se faire accepter qu’à coup de guerres, cette terre saccagée, donc, qui s’appréhende pleinement tout autour du funérarium et ossuaire de Verdun.

2013_07_Pere_Lachaise16

Certes non, l’existentielle vie de l’auteur est heureusement parsemée d’ingurgitation de bière, et cette fin de visite du cimetière du Père Lachaise ne déroge pas à la coutume qui le voit, accompagné de son fils Kévin M., de Sébastien M., Marc S. et Elena A. (non visible sur ce montage puisque auteur des clichés), se désaltérer après un après-midi bien épuisant.

Cette fois-ci, c’est certain : Michel M. n’a plus rien comme grain à moudre en stock. Mais c’est à suivre tout de même…

* »Les voix m’ont fait le faire. Mon chien m’a fait le faire. Jodie Foster m’a dit de le faire », film Seven de David Fincher (1995), l’inspecteur David Mills à propos des tueurs en série.
www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Gant, la Belgique et les 3M : final (2ème partie et fin de la narration de « Les 3M en Belgique »)

2013_07_3M_en_Belgique35Pendant que les fils règlent les extras de leur nuitée (taxe de séjour et, éventuellement, dépouillage de bar…), Michel M. s’occupe comme il le peut,

2013_07_3M_en_Belgique37

grâce à son excellent appareil photographique numérique de marque Nikon, un P7000 en l’occurrence (toujours répéter les choses importantes lorsque l’on écrit ce genre de trucs sans intérêt, ceci afin qu’elles s’incrustent durablement dans les esprits des lectrices et teurs, sans compter qu’en outre, cela remplit le blanc que Michel M. se doit de sculpter au mieux (travail éminemment visible sur les deux tomes parus de ses oeuvres « Michel M., une existentielle vie » 1 & 2, comme un auguste Rodin son bloc d’airain)).

Ainsi, après avoir capturé les deux petits d’M., s’amuse-t-il à admirer les prouesses techniques dont est capable le susdit APN et, en l’occurrence, du zoom intégré qui est tout à fait satisfaisant dans le cadre de photographies de vacances familiales…

2013_07_3M_en_Belgique36

quoique un petit peu plus sophistiquées tout de même, n’est-il pas ? Ci dessus, la façade du bâtiment sis en face de leur hôtel, aux 3M. La journée s’annonce une fois de plus très estivale, au grand dam des trois hommes qui ont tendance à souffrir des chaleurs excessives, icelles débutant aux alentours de 16° centigrades… Mais la route se fera sans encombre, notamment grâce à la climatisation dont est pourvue l’automobile michèlèmienne et, Ostende oblige, en compagnie de Léo Ferré (l’auteur préconise à ce propos et plutôt mille fois qu’une l’acquisition du hors série de « Le Monde » consacré à ce génie du lyrisme à la française, palsambleu, Michel M. avouant sans fard ayant ressenti à plusieurs reprises quelques esquisses de courts sanglots à la lecture de certaines pages du fascicule en question, que ce soit dans les mots lus là ou dans les réminiscences que les chansons évoquées par les témoignages ont fait naître en son âme, ou parfois même à la pure lecture des textes d’icelles)

Et l’accueil que fait la ville aux trois hommes libres est à sa hauteur :

2013_07_3M_en_Belgique38

Ce petit monde trouve à se garer, et voilà les 3M qui arpentent les rues d’Ostende, mais évidemment et par-dessus tout, ils sont attirés par la mer qu’ils savent toute proche…

2013_07_3M_en_Belgique39

2013_07_3M_en_Belgique40

Dans le ciel, certes, mais sur le sable aussi s’ébattent les mouettes et autres goélands argentés…

2013_07_3M_en_Belgique41

Le temps pour Guillaume M. de s’acheter une pommade « spéciale-peaux-sensibles-qui-cloquent-au-moindre-rayon-de-soleil »,

2013_07_3M_en_Belgique42

et pour Kévin M. de revêtir sa tenue de grand reporter,

2013_07_3M_en_Belgique43b

et la ville d’Ostende s’offre toute entière aux 3M. comme une représentante du sexe féminin à ses amants tant espérés (si si). A noter que le francophone redevient nettement majoritaire sur ce front de mer. Et cela va même devenir incontournable au fur et à mesure que les gens vont se radiner (une foule grossissante qui fera se dire aux 3M que, d’ici à peine une heure, la plage va devenir aussi bondée qu’une rame du métropolitain parisien de la ligne 13, à quelque heure que ce soit) par vagues de plus en plus denses.

2013_07_3M_en_Belgique43

En tout cas, devant un tel spectacle , Guillaume M., désormais sevré de Marseille et de la Grande Bleue qui vient lécher ses plages…

2013_07_3M_en_Belgique43c

…ô combien crasseuses,

2013_07_3M_en_Belgique44

franchit le parapet et file jusqu’au bord de l’eau afin dans ressentir le doux parfum iodé. Une scène que son frère (aidé de son père) ne manque pas de photographier. Michel M. ne tarde pas à rejoindre son rejeton sur le bord de l’eau…

2013_07_3M_en_Belgique46

… et, ensemble, côte à côte,

2013_07_3M_en_Belgique47

ils regardent l’horizon dégagé… Enfin, à voir cette image, les émules michèlèmiennes pourraient s’imaginer qu’en fait d’horizon, celui de Guillaume M. serait sans l’ombre d’un doute quelque peu bouché par la stupéfiante vision qu’il aurait pu avoir si, tel que semble le montrer cette photographie, son père était en train mictionner sans plus de façon dans l’eau du bain des vacanciers, à venir par centaines de milliers. Pauvre enfant si tel avait été le cas ! Car jamais il ne s’en serait remis d’avoir vue la remarquable tuyauterie déballée là par son géniteur, celle-là même qui, quelques trente et une années plus tôt, balança sa graine dans le ventre de sa mère…

Guillaume M., sentant le coup venir, ne resta pas plus longtemps là, imaginant sans mal à quel point cette situation pourrait porter à confusion, voire amener la raillerie chez toute personne désireuse de lui vouloir du mal, pour le cas bien probable où son frère (qui lui veut le plus grand bien) aurait bien évidemment eu l’idée, aidé en cela par son gros zoom, de se régaler d’une telle vision ô combien suggestive…

Bien entendu, l’idée avait bien évidemment germé dans l’esprit malin de son frère, et le mal était déjà consommé. Aussi, afin d’éviter à son fils aîné une putative honte (car de son côté, l’auteur manie depuis belle lurette l’auto-dérision, et cette image donnant de lui l’impression qu’il est en train d’uriner dans l’océan a déjà été publiée depuis plusieurs années, époque Sectis adorem rectum), Michel M. propose ci-dessous deux versions d’une même photo, prise par lui-même, alors que la crise était à son comble au sein de la fratrie.

Version une : la situation réelle.

2013_07_3M_en_Belgique48a

Version deux : la situation rêvée.

2013_07_3M_en_Belgique48b

Aux émules michèlèmiennes de faire leur choix (aucun vote n’est toutefois proposé, seule la déconne sans lendemain prévalant dans ce blog) : l’embarras en sera évident car il s’agit là d’un bien bel ouvrage en vérité (en toute modestie toute michèlèmienne s’entend).

2013_07_3M_en_Belgique49

Content de lui, visage à l’avenant, Kévin prend l’air marin pendant que son frère oublie vite tout signe d’acrimonie à son endroit tant le soleil, qui darde bien fort ses rayons brûlants sur sa peau laissée sans pommade depuis trop longtemps, est à nouveau devenu une préoccupation première…

2013_07_3M_en_Belgique50

Afin de montrer sa bonne humeur toutefois retrouvée, il signe ce cliché que l’on croirait pris du côté d’un désert moyen-oriental, enfin est-ce l’image qui vient à l’esprit de l’auteur, après moult reportages vus dans l’ancien temps, quand il regardait encore la télévision (plus de deux ans désormais que cela ne se produit plus : quelle liberté (re)trouvée en contrepartie, fiantre de diche ! Les lectrices et teurs devraient tenter la chose, vraiment), sur les terres palestiniennes et / ou israéliennes par exemple (de toute façon c’est la même des deux côtés du mur).

2013_07_3M_en_Belgique51

Comme pour clore cette visite à Ostende, Kévin M. parvient à saisir cette mouette qui semble signifier aux trois hommes qu’il faut désormais qu’ils songent à rentrer sur Paris.

2013_07_3M_en_Belgique52a

Mais pas avant d’avoir écumé quelques rues afin de trouver une boutique de souvenirs, histoire de ramener une bricole à Aurélie ?. pour Guillaume M., à sa brune mie Elena A. pour Michel M. Manque de bol, et ce n’est pourtant pas faute d’avoir parcouru quelques rues alentour, rien n’y fait : pas de commerces à touristes dans cette partie de la ville (centrale pourtant, ils sont bien curieux ces belges, pardi !).

2013_07_3M_en_Belgique52b.jpg

Kévin M. toujours aussi pro façon grand reporter et Michel M., toujours aussi tranquilliste (et plus encore qu’à l’accoutumée du fait de la présence à ses côtés de sa descendance) qui se dirigent vers le parking sur lequel est garée légalement l’automobile, car Michel M. a bien pris soin d’apposer sur le pare-brise le ticket faisant foi du paiement lui donnant quitus afin d’avoir l’esprit dégagé de toute pensée gênante.

2013_07_3M_en_Belgique53

L’ostracisme anti francophone (et clairement anti français en l’occurrence) se fait hélas une fois de plus sentir, mais pour de bon cette fois, bon sang ! Mais à y regarder de plus près, ça sent l’ânerie pure et simple car cette amende semble être parfaitement injustifiée ! L’heure du procès-verbal est 11h35 quand celle affichée sur le ticket de stationnement est 11h29 ! Bon sang quel/le idiot/e cet/te agent/e verbalisateur/trice ! Il/elle aurait pu au moins mettre une heure inférieure à celle du parkeertijd, et les 3M auraient certes tout bonnement été rackettés de même, mais il leur aurait été difficile de se défendre, alors que là, vraiment… Quoi qu’il en soit, Michel M. se fera un plaisir de révéler en son temps aux émules michèlèmiennes la cause de l’infraction (car présentement rédigée en flamand), l’auteur n’imaginant même plus qu’une lectrice ou teur daigne laisser dans un commentaire altruiste la traduction des pattes de mouche qui figurent en bas du papier rose.

2013_07_3M_en_Belgique53b

Mmmmh ?

Ainsi s’achève cette narration fleuve d’un mini périple vécu à trois, 3 hommes puissamment soudés par le sang de l’auteuret réunis grâce au père de ses deux fils : il est fort probable que cette expérience se reproduise désormais que ce coup d’essai s’est montré si glorieux (et tellement bien arrosé, boudi !).

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Gant, la Belgique et les 3M : final (1ère partie)

2013_07_3M_en_Belgique28

Les chambres qui sont prêtes à partir de 15 heures mais dans lesquelles les 3M déposent leur sac sur le coup des 17 heures. D’accord, c’est bien joli ça, mais il est trop tôt pour s’enquérir d’un endroit afin de se sustenter, pardi ! Dès lors, que vont donc pouvoir bien faire les hommes ? Visiter à nouveau la ville bien évidemment ! Mais ils en ont déjà tant vu…

Et si…

2013_07_3M_en_Belgique30

Et si on allait boire une bière, tiens ? Si fait, dans un second estaminet, indiqué sur la carte de la ville par la nouvelle employée de l’hôtel. Ben oui, la première leur avait conseillé un bar, la seconde leur en propose un autre, non sns avoir fait cmprendre à ses trois clients que celui qu’elle leur recommandait était bien mieux. Effectivement, icelui est pour le coup un peu plus sympatoche que le précédent, et toujours dans cette esprit pub qui fait penser à ceux que l’on trouve de l’autre côté de la Manche, chez d’autres grands buveurs de bières du Continent (bien qu’insulaires), c’est à dire « nos amis » les britanniques. Toujours dans cet esprit de découverte qui sied à tout aventurier digne de ce nom, les 3M goûtent chacun une nouvelle mousse.

Honneur à l’ancien : Michel M. opte pour une maison certes connue de ce côté de la frontière, Hoegaarden en l’occurrence, mais pas cette mousse-ci en particulier, qui porte la redoutable appellation de « Grand cru ». Verdict : bon goût, douce mousse, servie à la bonne fraîcheur, (même si la température extérieure commence un tantinet a baisser, ainsi qu’à se lever un léger vent qui va presque en faire frissonner Guillaume M., qui a soit trop chaud, soit trop froid, donc jamais durablement en paix avec les éléments météorologiques, semble-t-il…), mais laissons faire les spécialistes qui en causent le mieux. Guillaume M., justement, qui a choisi quant à lui une bière inconnue des trois M. : de la Trappistes Rochefort 6 qui, contrairement à son nom, titre à 7,5° d’alcool. Là aussi, un lien sera plus probant qu’une absence de souvenir de la part de l’auteur sur ce qu’avait pu en dire son fils aîné. Enfin, Kévin M. a choisi la Trappiste Achel. Ses deux fils, à Michel M., sont donc fidèles au frères trappistes. C’est bien, ils font ainsi une bonne action :  ils savent en effet que, sur le prix payé, une part va directement dans les oeuvres sociales des abbayes. Enfin, c’est ce qui écrit sur les bouteilles de Chimay, tout du moins : peut-on croire des religieux, quand bien même bons vivants ? C’est une autre histoire…

SAMSUNG

Dans la vitrine sise juste derrières les trois esthètes es bibine, on peut voir quelques belles représentations de trolls (des faux vrais, de ceux qui pullulent dans les contes et sortilèges des pays nordiques, ainsi que dans les longs-métrages de Peter Jackson, pas ces bourrins du net qui sont là pour balancer leurs rengaines de fanatisés politiques et ne surtout pas argumenter intelligemment dans les fils de discussions), car cet estaminet en porte même le nom (désolé pour les non flamands, mais comme l’avait déjà précisé l’auteur, ces gens ne sont pas vraiment pas accueillants à l’endroit des français).

2013_07_3M_en_Belgique31

La discussion entre les deux petits d’M. va bon train : le père est heureux de constater que ses deux gars ont leurs conceptions bien chevillées au corps, et apprend en outre, tout à fait accessoirement, qu’il pourrait bien être pépé d’ici un an tout au plus…

2013_07_3M_en_Belgique32

Bon, c’est pas le tout, ça, mais la discussion assèche aussi sûrement les gosiers que le pont s’affaisse par forte pluie : et si on poursuivait la découverte des délices du houblon fermenté, pardi ? La fin de la journée se déroule ainsi jusqu’aux prémisses du crépuscule, et bien que débutée en extérieur, les discussion et dégustations se terminèrent à l’intérieure du bouge une bonne heure plus tard après ce dialogue de sourds, Guillaume M. commençant vraiment à avoir froid (!). Pas de photos prises dans cet espace clos ne seront exposées, exceptée icelle qui montre un Kévin M. payant sa tournée :

2013_07_3M_en_Belgique33

Il est temps de lever le camp et de s’enquérir d’un restaurant, les 3M se sont mis d’accord pour ne pas niveler ce merveilleux séjour en allant s’empoisonner dans un MacDonald (que pourtant tous trois apprécient fortement, mais lorsque l’on vit un voyage d’une telle teneur, on se doit de se sustenter dans de belles demeures (c’est pour la rime car il est hors de question que les trois gars se tapent un diner à 100 euros chacun !)). Manque de bol, après avoir arpenté bon nombre de places et placettes, il durent se rendre à l’évidence qu’ils avaient bien trop tardé, et qu’il ne se trouvaient ni à Brussels ni à Paris, mais à Gant, ville de province dans laquelle, un samedi soir de début juillet, le couvre-feu s’installe aux alentours des vingt-deux heures trente, ventre-saint-gris !

Après être passés devant à plusieurs reprises dans la journée, ils se décident enfin, presque la tête basse, à se rabattre sur l’unique « restaurant » qui accepte de servir à cette heure tardive. Même si cela ne s’appelle pas « MacDonald », il s’agit néanmoins d’une restauration rapide qui y est proposée là. La faim devenant trop pressante, les trois affamés entrent sans plus de façon commande leur viande avec frites, puis montent à l’étage.

Et là, ils tombent ne pâmoison lorsqu’ils découvrent des mets absolument exquis, puissamment gras et goûteux qui les ravissent au plus haut point : ils se régalent comme jamais ils n’auraient pu croire que cela fusse possible dans une tel endroit, et avec une telle nourriture ! Ils s’enhardissent même à souhaiter immortaliser l’évènement par le biais du Nikon D7000 de Kévin M. Que les émules michèlèmiennes se régalent donc virtuellement en regardant cette animation rigolote, avec un Guillaume M. très en forme…

2013_07_3M_en_Belgique_Sympa

En particulier, les brochettes de cochon de Michel M. (au nombre de trois) étaient éblouissamment gouteuses. A noter, pas de bière ni de boisson d’aucune sorte sur la table : la raison aura fini par l’emporter. Les 3M ont su ici faire preuve de sagesse, ils démontrent en effet qu’ils ne sont pas de vils alcooliques franchouillards, venus en pays flamand fiche le bazar : chez les M., on sait se tenir.

2013_07_3M_en_Belgique34

Nuit claire, ventre plein, saine sensation d’être rassérénés et fin prêts à affronter une nuitée au chaud (pas de climatisation dans les chambres) : Michel M. et ses fils seront à coup sûr parés pour la dernière ligne droite de cette aventure du bout d’eux-mêmes,  à savoir un saut sur le bord de mer, du côté d’Ostende !

Youpie !

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Dans le métro, « il fait chaud* » et stigmatisant bon sens

Comme chaque jour, matin et soir, cela en attendant qu’il se décide à tenter la pratique  du vélib’ de son chez lui jusqu’au travail, l’une des manières les plus simples pour un parigot (tête de veau) de faire un peu de sport (outre ses « deux » intenses séances de gymnastique hebdomadaires subies dans une cave haute de plafond sise dans les sous-sols de son bureau avec un collègue expert en Shotokaï, une forme de karaté particulièrement violente selon ses dires), Michel M. prend LA Ligne 13 du métropolitain parisien, que personne au monde n’envie à la France (l’auteur se souvient avoir lu un article de l’hebdomadaire « Marianne » sur le sujet il y a quelques années, article dans lequel il était précisé que des pays comme les Etats-Unis, l’Angleterre, le Brésil peut-être (ben oui, la mémoire et tout cas…) enfin le monde entier dans son ensemble en général prenait l’exemple de cette ligne comme étant ce qu’il ne fallait surtout pas laisser faire (à défaut de l’article de « Marianne, le mag' » car accès payant, voici un blog qui en cause : les commentaires sont à la mesure de l’horreur du truc). Ultra surchargée, traversant la capitale du Nord au Sud, et du Sud au Nord avec la fameuse bifurcation « La Fourche » vers le Nord, en direction soit d’Asnières, soit de Saint-Denis.

A compter de 8 heures 10 minutes (la précision n’est pas du tout bidon, Michel M. sachant pertinemment qu’à partir de cette heure précise, il a 90% de risques d’avoir des problèmes pour monter dans la rame à la station Guy Môquet, même 100% en cas de pépin, qui sont presque aussi courants qu’une semaine qui commence un lundi), la foule est là, composée essentiellement d’ex émigrés Maghrébins et africains d’une génération n.

Anecdotiquement, et histoire d’annoncer la couleur de ce billet (avec jeu de mots fastoche à la clef), lorsqu’un strapontin est occupé alors qu’il y a des millions de passagers dans une voiture (« wagon » en étranger), c’est systématiquement par un/une représentants/es de ces deux communautés : inutile de demander à l’individu en question de bien vouloir se lever, histoire d’éviter à ceux qui sont debout de tenter de ne pas se vautrer sur lui, car alors, c’est la cinglante réplique assurée façon « Chui fatiguée », « ta gueule fils de pute » et autres suaves douceurs, voire même une soudaine surdité.

Aussi, alors qu’en temps normal, la température environnante est plus proche d’un bon 22/25 degrés centigrades que d’un salutaire 15°, hé bien par temps de canicule, comme c’est le cas en ce moment, on dépasse allègrement les 30° : ce qui est déjà à peine supportable en extérieur devient carrément dément dans un espace confiné, avec 100 personnes au mètre2 qui suent et puent, fin de journée oblige (l’auteur laisse tomber l’aller car au matin, les corps dans leur ensemble n’exhalent pas trop de méchants remugles). Dès lors, la tension est aussi palpable que dégoulinants sont les fronts, les nuques et le reste à l’avenant mais, une chance, les vêtements tentent comme ils le peuvent de cacher la misère du dessous (ceci étant, l’auteur sent bien que sa chemise est trempée dans on dos).

Qui dit tension dit « bonjour, les abrutis ! ». Et ça n’a pas loupé en ce lundi 22 juillet aux alentours de 16h40 dans une rame du métro de la ligne 13.

Après deux ou trois stations sans plus de problèmes qu’une promiscuité grandissante, le conducteur du train se met à annoncer, à trois reprises, que suite à un différent entre passagers, le trafic est perturbé sur la ligne 13 (ben tiens, qu’est-ce que ça pourrait lui faire au Michel M., que les métros soient à l’arrêt sur la ligne 9, pffff). Arrivé à Place Clichy, soit une station avant La Fourche et sa bifurcation, le quai est bondé. Mais vu que le métro aussi, ça risque de ne pas bien se passer… Déjà que le train d’avant est victime de « différents entre passagers », pourquoi ne pas en rajouter une couche, n’est-ce pas ? Si fait l’ami : ça se bouscule, mais puisqu’on est tous dans la même misère, il suffirait de prendre son mal en patience jusqu’à sa destination. Tout du moins est-ce ainsi que les occidentaux présents agissent, comme à l’accoutumée.

Mais ce n’est pas de cette façon que les choses se déroulent, entre africains et maghrébins, comme s’il y avait un soupçon de racisme entre ces deux communautés… L’incident, et c’est une chance inouïe (c’est pour les autres fois où l’auteur voit des tâche de sang sur le quai, par exemple), ne dérape pas au point d’immobiliser la rame. Mais le fait est qu’un des deux types, d’abord agressif, trouve plus agressif que lui (et plus grand aussi, et c’est une chance, bis repetita, que le second soit convaincant sans quoi c’était la bagarre assurée : Michel M. a horreur de la violence d’une manière générale, et encore plus lorsque celle-ci s’enclenche à moins de deux mètres de lui). Toujours est-il qu’il vient d’échapper à une fort déplaisante rixe dans un lieu archi bondé façon sardines dans leur jus.

Le métro s’avance péniblement jusqu’à la station La Fourche et là, vu que la bagarre continue dans la rame qui précède, c’est à dire à la station Guy Môquet (bin tiens !), cette rame, initialement prévue pour la même direction, se dirige en fin de compte vers Asnières. Re branle-bas de descente dans le métro : le gars initialement agressif mais simple couard en fait et qui sait évidemment qu’il passe pour une bille auprès de tous, une fois sur le quai et son « maître » disparu, se met à vociférer que le prochain qui l’importune, il lui fait son affaire (l’auteur écrit cela avec ses mots, car il est évidents que ces gens-là s’expriment avec beaucoup moins de vocabulaire) dénotant par-là à quel point il n’est qu’un pauvre crétin de première bourre, un minable qui pète de trouille devant plus fort mais qui n’hésitera jamais à taper sur plus faible que lui, histoire de venger toute cette frustration chaque fois renouvelée de n’être qu’un pleutre. Un caïd façon neuf trois, quoi… Alors qu’avec un peu de jugeote, il s’éviterait bien des aigreurs en se disant qu’il est comme les autres, et surtout pas meilleur ni plus fort, car si tel était le cas, il accepterait les conditions de transports difficiles qui sont les mêmes pour tous, pardi !

De tels incidents son monnaie courante dans les transports en commun, et font immanquablement penser à Michel M. que ces gars ont quelque chose qui ne tourne pas bien rond dans leur crâne d’abrutis. A cause de cette violence qui les meut et que, visiblement ils n’ont aucune envie d’endiguer (en sont-ils seulement capables ?), ils ne peuvent qu’aggraver les problèmes et ainsi rendre encore plus pénible une situation déjà délicate pour plusieurs milliers de personnes. La bêtise humaine façon machisme pourri est visiblement plus développée chez ces gens-ci, car à chaque fois que Michel M. a vécu de telles situations conflictuelles, elles ont été le fait de représentants de ces communautés, observations faites in situ par l’auteur depuis 5 ou 6 lustres (un lustres = 5 années). Depuis le temps où il prenait les trains de banlieue en direction d’Ermont, puis de Vernouillet sur Seine, puis de Cergy-Pontoise, les mêmes personnes ont toujours généré les mêmes problèmes, et en pire puisque l’insolence du groupe est de la partie.

Tant que ces choses perdureront…

* A 1mn 15‘ de la vidéo.

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF