Intérieur façon bain de mousse, jour 1

Un périple pareil se doit de se faire en automobile, histoire de bien profiter du temps entre soi, avec ou sans ambiance sonore (Michel M. pratique aussi bien l’une que l’autre, avec toutefois une préférence pour la première). La route se fera en plus ou moins cinq heures, l’auteur respectant de plus en plus souvent les limitations de vitesse. Non pas que les amandes tombent sur lui comme autant de feuilles mortes en automne sur un choeur de regrets, c’est juste qu’il s’est aperçu une conduite « adaptée » pouvait faire économiser des ronds et, mais tout fait accessoirement, permettre d’un peu moins polluer cette planète en cours d’asphyxie avancée. Aussi, comme le susnommé n’est pas d’un franc genre à se la jouer façon « Après moi le déluge ! », il change son comportement au fur et à mesure qu’il avance dans sa quête du dépassement de sa jouissance d’être. Son individualisme serait-il en train d’en prendre un coup que cela ne serait envisageable… Toutefois, grâce à sa bonhommique misanthropie, il n’y a aucun danger qu’il se mette à verser dans une empathie débordante à l’endroit de ses congénères, les humains n’arborant vraiment pas eux-mêmes dans leur immense majorité une fleur à leur boutonnière, palsambleu : à moins d’être un saint homme (ou un crétin avancé, c’est selon le ressenti des uns et des autres), il est hors de question de devenir gentil avec de tels connards (un film exposé plus loin démontrera à quel point cette pensée peut être ancrée dans l’esprit de l’auteur).

Pour en revenir au changement de comportement évoqué ci-dessus, Michel M. annonce qu’en l’occurrence, sa consommation de gasoil (ho la la, quel pourri !) est passée de 10 litres au cent kilomètres à plus ou moins 7,7, et ceci en circuit urbain ; pour ce qu’il en est de la route, il est parvenu à 7,1 litres lors de cet aller – retour Belgique / France : passionnant, n’est-il pas ? Son automobile approche les 100 000 kilomètres et a désormais 10 ans.

Les émule michèlémiennes retrouvent donc dans le montage ci-dessous deux des trois protagonistes de cette aventure humaine : Michel M. lui-même-t-il (et je, mais c’est à discrétion) et son aîné Guillaume du même M., Kévin M. se trouvant quant à lui sur la banquette arrière du fait des longues jambes de son frère (plus au moins 1,90 mètres alors que son « petit » demi-frère doit faire aux alentours des 1,82

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Toujours est-il que voici les deux plus âgés de la mini troupe, Michel M. en personne (si si, ça impressionne, n’est-ce pas ?) qui mène avec grand tranquillisme sa progéniture en ces terres nordiques bien qu’abondamment ointes de chaleur atmosphérique pour l’occasion, du fait de la présence sur les iles anglo-saxonnes d’un puissant anticyclone qui va d’ailleurs y rester un bon bout à ce qu’il parait, foi des services météorologiques et youpie parce qu’on a tout de même eu bien froid durant les six derniers mois (quand bien même si l’auteur a une préférence très marquée pour les températures océaniques, bien plus supportables pour lui (et ses fils itou, pour info), que celles dites continentales à l’amplitude saisissante et aux étés caniculaires), bon sang.

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Bienvenue chez les cht’tis avec un accompagnement musique ô combien mélancolique dont Guillaume M. récupère les coordonnées et caratèristiques afin de télécharger cela dès son retour en France, en utilisant pour ce faire (et comme de bien entendu) un site payant, l’auteur n’ayant pas éduqué ses gars pour en faire d’horribles profiteurs façon pirates de l’internet (« hacker » en étranger) et autres malfaiteurs des oeuvres intellectuelles d’autrui. Maintenant, ce sont tous deux des adultes qui vivent leur existence comme bon leur semble : il n’aurait pas fallu qu’ils soient à 32 et 25 ans comme deux pigeons face à la multitude, plus empressée de resquiller que de payer son dû, diantre de parbleu !

Kévin M. n’a pu s’empêcher de montrer à l’univers les crottes de pigeons (justement) qui parsèment la carrosserie de l’automobile, en l’occurrence la vitre arrière, comme une espèce de reproche fait là à son géniteur qui serait capable, le rustre, de recevoir ses fils dans d’aussi répugnantes conditions. Hé bien soit, les crottes y sont bien collées depuis le temps, et quand Michel M. en aura l’occasion, il nettoiera ces souillures. Mais le temps manque forcément lorsque l’auto dort bien à l’abri en semaine et que, les samedi et dimanche, il est sans cesse sollicité par sa brune mie afin de se prélasser dans des grasses matinées, de faire des balades avec Ripley et autres occupations éminemment astreignantes ainsi que contraignantes, qui ne permettent en aucun cas d’avoir une minutes à soi afin de s’occuper de choses aussi ardues que la dépose / pose de housses et / ou le lavage à grandes eaux de la bagnole, pffouuuu !

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Un arrêt pipi-casse-croûte est de rigueur (et même in-con-tour-na-ble) dans cette configuration d’un voyage en auto digne de ce nom. Enfin Kévin M. est visible, grâce au téléphotophone michèlémien. Trois paninis au fromage plus tard, avalés tranquillement au dehors alors que les 3M. étaient littéralement entourés par une bande de gays tous plus musclés, crêtés et cuirés façon « Village People » du XXIème siècle, les uns que les autres. Mais pas de quoi fouetter un chat ni serrer les fesses pour les trois hommes puissamment hétérosexuels et présents là, parmi cet aréopage de folie, ceci étant. Il est toutefois dommage qu’aucun cliché n’ait pu être pris de cette troupe, mais il aurait été bien fâcheux que ces gens-ci s’aperçoivent qu’ils étaient photographiés : d’aucuns eurent pu en prendre ombrage, et c’eût dès lors été épineux pour les 3M. de s’en tirer sans séquelles plus ou moins délicates à négocier avec son amour propre, qui sait ?

Changement de style ci-dessous : place désormais pour quelques minutes à la narration sous-titrée, le temps pour l’auteur de souffler un tantinet après cette inspiration ô combien débridée.

Après d’aussi déstabilisantes émotions, le repos des guerriers était vital afin qu’ils puissent calmer toutes leurs belliqueuses ardeurs d’hommes puissamment agacés par un accueil aussi parisien (des bouchons aux alentours des 16 heures, un samedi de juillet, de quoi rendre dingue le Dalai Lama en personne, bon sang !) à eux fait par un pays pourtant ami, la Belgique. Qu’à cela ne tienne car c’est derechef ci-fait ci-dessous, grâce aux breuvages dispensés là par un estaminet éminemment touristique et néanmoins fréquentable, bien qu’un peu trop ensoleillé pour ces trois quasi lémuriens 3M.

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Il s’agit, comme de bien entendu, de Leffe, servie en baron (accessoirement signature michèlémienne par excellence) soit 50 cl (un demi-litre, tout de même), qui ainsi désaltère ces trois bourlingueurs du bout du monde (enfin, du leur présentement, monde qui, en l’occurrence, ne s’étend certes pas bien loin mais qu’importe la durée du chemin, puisque ce qui importe, c’est la confrérie avec laquelle on chemine).

« Facilité ! » penseront certaines émules, « Dur labeur en vérité » d’autres, Michel M. n’est de toute façon pas atteint par de telles considérations : tout juste s’amuse-t-il à en faire état afin de noircir quelques lignes en susss. Quoi qu’il en soit, voici ci-dessous le second diaporama/vidéo proposé par Michel M., excellente façon (sait-il pertinemment) d’alléger les esprits engourdies par ses lourdingues précédentes digressions littéraires et autres pénibilissimes circonvolutions d’âme.

 A suivre par la journée gantesque en Flandres.

 

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