Intérieur façon bain de mousse, jour 2 (et digressions à discrétion)

Chaque chose en son temps, et quand ça se bouscule au portillon comme c’est le cas présentement, Michel M. garde toute son existentielle sérénité afin de tranquillistement y faire face, conséquence directe de son apophtegme préféré : « Ne rien attendre de rien ni de personne ». Et quand bien même certaines émules parmi les plus grincheuses commenceraient en avoir assez d’ainsi régulièrement subir le rappel de cet incontournable dogme de vie, hé ben qu’elles aillent voir ailleurs si la mousse y est plus blanche, pardi.

Aussi n’est-il en aucun cas question, ici, de faire dans la dérive des sujets façon continents mouvants. Nonobstant, l’auteur est parfaitement habilité à évoquer l’environnement dans lequel il rédige ses fulminogéèmiques billets. Qui plus est lorsque iceux sont généreusement aérés par la présence d’un doux zephir intérieur (qui n’a rien à craindre de cet autre intérieur auquel il est fait allusion dans le titre du présent billet) généré par un accessoire que l’on serait à même d’imaginer trouve communément sous des latitudes plus australes, à savoir icelui :

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Autant écrire que ça souffle dur sur la tête de Michel M. (mais jamais autant que sous son crâne toutefois, et cela même lors des pires tempêtes inspiratrices).

Le décorum installé, la narration de la visite gantesque peut débuter.

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Avoir deux fils pareils comme accompagnateurs, n’est-ce point la certidude d’avoir acquis l’assurance (quasi superfétatoire ceci étant, Michel M. se suffisant à lui-même en temps habituel) de ne pas être importuné par quelque audacieuse émule michèlémienne désirant toucher son idole, les deux garçons faisant illico rempart de leur corps dans le cas où une telle rencontre viendrait à se produire ? Assurément oui, mais l’auteur cesse ici de les gêner avec de tels propos qui, en outre, pourraient putativement générer chez la compagne de l’un d’entre eux un sentiment de jalousie, qui sait, ces choses-ci vont parfois se cacher dans d’insoupçonnables détours de l’âme…

Ainsi, après une nuit climatisée, les 3M sont-ils prêts à tout après s’être sustenter à l’anglo-saxonne (salé + sucré) et, en l’occurrence, à prendre la route pour une petite heure afin de se rendre dans la ville de Gant, seconde et ultime destination du périple belge en cours. Aucune photo, aucune vidéo lors de ce saut de puce : à l’instar de la magie, un court-métrage témoin ne vaut que s’il est unique.

Après cette petite heure de route ensoleillée effectuée à une allure pépère, c’est à dire pas entièrement autoroutière (suite à une bénéfique erreur de parcours du conducteur et ci-devant auteur, malgré GPS en fonction), de quoi reluquer la campagne flamande. Autant ne pas se voiler la face : Brussels et sa région Sud font vraiment pâle figure, comparées aux paysages que les 3M vont rencontrer. Pas de doute, les Flandres sont opulentes quand la wallonie fait plutôt penser aux environs de Vichy et à ses zones mortes, pleines d’usines désaffectées et croulantes sous le sourd poids de l’oubli d’un pleutre exécutif, qui se plaint à longueur de discours de la disparition d’une industrie tout en favorisant la scélérate financiarisation du pays, fumiers de politiciens qu’ils sont, mais l’auteur s’égare une fois de plus, crottes de bique.

Bref et enfin, les trois hommes musicalisés parviennent à destination.

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Ils sont aussitôt saisis par la beauté des lieux et en capturent quelques visuelles effluves…

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Les chambres n’étant pas prêtes, ils vont faire la promenade que Michel M. s’était promis en son for intérieur (exempt de mousse pour le moment) d’éventuellement « imposer » à ses deux rejetons, au cas où iceux auraient tiré la tronche : tel ne fut pas le cas, car ce sont de vrais hommes et pas des chiffes molles juste bonnes qu’à se visser devant l’écran de leur pécé et autre tablette, des heures durant (quoi que…) : les chiens ne font pas des chats. C’est ainsi qu’ils virent ceci…

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Si ça, ce n’est pas un jeu de gars sous l’emprise de la boisson, bon sang ! La bière est mauvaise conseillère pour peu que l’on n’y prenne pas gare… Les émules michèlémiennes les plus novices en la matière sont prévenues : téter, soit, mais téter avec lucidité, sans quoi des choses peuvent se produire qui ont la fâcheuse habitude d’occasionner un grand moment de solitude sous le regard goguenard des copains, une fois que l’on se remémore (ou bien que l’on se fait remémorer par les copains en question) les âneries faites lors de la libation, comme de balancer ses pompes par exemple…

Allez, rien de tel qu’un petit diaporama gentiment musical pour se mettre l' »eau » à la bouche, n’est-ce pas ?

Et pour en finir avec cette première partie narrée du dimanche 7 juillet 2013, quoi de plus indiqué, qui plus est avec ce qui précède et qui en est le contre exemple (puisque les 3M. sont des gars sérieux), qu’une animation comme celle ci-dessous, mmhm ? Ah ! Qu’ils sont définitivement heureux, ces trois hommes qui restèrent à cette terrasse…

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… Près de cinq heures, mais à l’ombre du vaillant soleil de ce début juillet (qui le reste d’ailleurs, vaillant, jusqu’à ce jour, lundi 15), sans quoi Guillaume M. se serait retrouvé rapidement couvert de cloques (le pauvre jeune homme fait une vilaine allergie au soleil), à siroter une bière de-ci, de-là, en savourant cet instant d’intense osmose entre 3 êtres dont deux sont faits à moitié de la chair et du sang du troisième, Michel M., leur patenté géniteur.

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Et c’est donc à suivre.

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