Dans le métro, « il fait chaud* » et stigmatisant bon sens

Comme chaque jour, matin et soir, cela en attendant qu’il se décide à tenter la pratique  du vélib’ de son chez lui jusqu’au travail, l’une des manières les plus simples pour un parigot (tête de veau) de faire un peu de sport (outre ses « deux » intenses séances de gymnastique hebdomadaires subies dans une cave haute de plafond sise dans les sous-sols de son bureau avec un collègue expert en Shotokaï, une forme de karaté particulièrement violente selon ses dires), Michel M. prend LA Ligne 13 du métropolitain parisien, que personne au monde n’envie à la France (l’auteur se souvient avoir lu un article de l’hebdomadaire « Marianne » sur le sujet il y a quelques années, article dans lequel il était précisé que des pays comme les Etats-Unis, l’Angleterre, le Brésil peut-être (ben oui, la mémoire et tout cas…) enfin le monde entier dans son ensemble en général prenait l’exemple de cette ligne comme étant ce qu’il ne fallait surtout pas laisser faire (à défaut de l’article de « Marianne, le mag' » car accès payant, voici un blog qui en cause : les commentaires sont à la mesure de l’horreur du truc). Ultra surchargée, traversant la capitale du Nord au Sud, et du Sud au Nord avec la fameuse bifurcation « La Fourche » vers le Nord, en direction soit d’Asnières, soit de Saint-Denis.

A compter de 8 heures 10 minutes (la précision n’est pas du tout bidon, Michel M. sachant pertinemment qu’à partir de cette heure précise, il a 90% de risques d’avoir des problèmes pour monter dans la rame à la station Guy Môquet, même 100% en cas de pépin, qui sont presque aussi courants qu’une semaine qui commence un lundi), la foule est là, composée essentiellement d’ex émigrés Maghrébins et africains d’une génération n.

Anecdotiquement, et histoire d’annoncer la couleur de ce billet (avec jeu de mots fastoche à la clef), lorsqu’un strapontin est occupé alors qu’il y a des millions de passagers dans une voiture (« wagon » en étranger), c’est systématiquement par un/une représentants/es de ces deux communautés : inutile de demander à l’individu en question de bien vouloir se lever, histoire d’éviter à ceux qui sont debout de tenter de ne pas se vautrer sur lui, car alors, c’est la cinglante réplique assurée façon « Chui fatiguée », « ta gueule fils de pute » et autres suaves douceurs, voire même une soudaine surdité.

Aussi, alors qu’en temps normal, la température environnante est plus proche d’un bon 22/25 degrés centigrades que d’un salutaire 15°, hé bien par temps de canicule, comme c’est le cas en ce moment, on dépasse allègrement les 30° : ce qui est déjà à peine supportable en extérieur devient carrément dément dans un espace confiné, avec 100 personnes au mètre2 qui suent et puent, fin de journée oblige (l’auteur laisse tomber l’aller car au matin, les corps dans leur ensemble n’exhalent pas trop de méchants remugles). Dès lors, la tension est aussi palpable que dégoulinants sont les fronts, les nuques et le reste à l’avenant mais, une chance, les vêtements tentent comme ils le peuvent de cacher la misère du dessous (ceci étant, l’auteur sent bien que sa chemise est trempée dans on dos).

Qui dit tension dit « bonjour, les abrutis ! ». Et ça n’a pas loupé en ce lundi 22 juillet aux alentours de 16h40 dans une rame du métro de la ligne 13.

Après deux ou trois stations sans plus de problèmes qu’une promiscuité grandissante, le conducteur du train se met à annoncer, à trois reprises, que suite à un différent entre passagers, le trafic est perturbé sur la ligne 13 (ben tiens, qu’est-ce que ça pourrait lui faire au Michel M., que les métros soient à l’arrêt sur la ligne 9, pffff). Arrivé à Place Clichy, soit une station avant La Fourche et sa bifurcation, le quai est bondé. Mais vu que le métro aussi, ça risque de ne pas bien se passer… Déjà que le train d’avant est victime de « différents entre passagers », pourquoi ne pas en rajouter une couche, n’est-ce pas ? Si fait l’ami : ça se bouscule, mais puisqu’on est tous dans la même misère, il suffirait de prendre son mal en patience jusqu’à sa destination. Tout du moins est-ce ainsi que les occidentaux présents agissent, comme à l’accoutumée.

Mais ce n’est pas de cette façon que les choses se déroulent, entre africains et maghrébins, comme s’il y avait un soupçon de racisme entre ces deux communautés… L’incident, et c’est une chance inouïe (c’est pour les autres fois où l’auteur voit des tâche de sang sur le quai, par exemple), ne dérape pas au point d’immobiliser la rame. Mais le fait est qu’un des deux types, d’abord agressif, trouve plus agressif que lui (et plus grand aussi, et c’est une chance, bis repetita, que le second soit convaincant sans quoi c’était la bagarre assurée : Michel M. a horreur de la violence d’une manière générale, et encore plus lorsque celle-ci s’enclenche à moins de deux mètres de lui). Toujours est-il qu’il vient d’échapper à une fort déplaisante rixe dans un lieu archi bondé façon sardines dans leur jus.

Le métro s’avance péniblement jusqu’à la station La Fourche et là, vu que la bagarre continue dans la rame qui précède, c’est à dire à la station Guy Môquet (bin tiens !), cette rame, initialement prévue pour la même direction, se dirige en fin de compte vers Asnières. Re branle-bas de descente dans le métro : le gars initialement agressif mais simple couard en fait et qui sait évidemment qu’il passe pour une bille auprès de tous, une fois sur le quai et son « maître » disparu, se met à vociférer que le prochain qui l’importune, il lui fait son affaire (l’auteur écrit cela avec ses mots, car il est évidents que ces gens-là s’expriment avec beaucoup moins de vocabulaire) dénotant par-là à quel point il n’est qu’un pauvre crétin de première bourre, un minable qui pète de trouille devant plus fort mais qui n’hésitera jamais à taper sur plus faible que lui, histoire de venger toute cette frustration chaque fois renouvelée de n’être qu’un pleutre. Un caïd façon neuf trois, quoi… Alors qu’avec un peu de jugeote, il s’éviterait bien des aigreurs en se disant qu’il est comme les autres, et surtout pas meilleur ni plus fort, car si tel était le cas, il accepterait les conditions de transports difficiles qui sont les mêmes pour tous, pardi !

De tels incidents son monnaie courante dans les transports en commun, et font immanquablement penser à Michel M. que ces gars ont quelque chose qui ne tourne pas bien rond dans leur crâne d’abrutis. A cause de cette violence qui les meut et que, visiblement ils n’ont aucune envie d’endiguer (en sont-ils seulement capables ?), ils ne peuvent qu’aggraver les problèmes et ainsi rendre encore plus pénible une situation déjà délicate pour plusieurs milliers de personnes. La bêtise humaine façon machisme pourri est visiblement plus développée chez ces gens-ci, car à chaque fois que Michel M. a vécu de telles situations conflictuelles, elles ont été le fait de représentants de ces communautés, observations faites in situ par l’auteur depuis 5 ou 6 lustres (un lustres = 5 années). Depuis le temps où il prenait les trains de banlieue en direction d’Ermont, puis de Vernouillet sur Seine, puis de Cergy-Pontoise, les mêmes personnes ont toujours généré les mêmes problèmes, et en pire puisque l’insolence du groupe est de la partie.

Tant que ces choses perdureront…

* A 1mn 15‘ de la vidéo.

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