Absolue calmitude dans l’existentielle vie michèlèmienne (logorrhéiques dérives et débords)

C’est terrible à écrire lorsque tant de choses de part le monde vont si mal, mais il est indéniable qu’il ne se passe rien dans la vie de l’auteur qui soit digne de figurer là-dedans le blog. Quelle déveine pour sa création artistique que tout ce bonheur dans lequel il se prélasse depuis deux années, six mois et vingt-sept jours, puisque l’auteur fait bien évidemment démarrer cet émoi indubitablement durable au soir de sa rencontre avec la belle brune d’origine ouzbek (mais qui se veut toutefois avant tout russe, on a les coquetteries que l’on veut), lors d’une mémorable (par le fait) « vodka-partie » organisée par une désormais ex collègue de Michel M., Nadine M., elle-même foncièrement russe d’origine ainsi que fille de princesse (destituée, que les émules michèlèmiennes ne partent en vrille en imaginant que leur blogueur favori fréquente, à l’instar de l’ectoplasmique roi de la courbette toutes fesses tendues ainsi qu’animateur télévisuel consensuellement mou à en évoquer de la gélatine, Stéphane B., le beau monde), ex collègue, donc, car depuis partie en retraite, mais qui apparait encore quelque fois sur les photos exposées par l’auteur, lors de sorties qu’il estime digne de figurer là-dedans.

Le bonheur est antonyme au désir de créer : c’est quand on est bien triste…

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que la vie est une véritable saleté qui n’en finit pas de nous en vouloir d’être encore debout, lorsque s’acharnent les vicissitudes existentielles qui consistent parfois tout bonnement en mille et uns dérisoires petits ennuis, façon lacet qui pète au moment de faire le noeud de la seconde chaussure et qu’on est déjà à la bourre, le pantalon qui se troue en s’asseyant dans le métro, le « Pass Navigo » qu’on se rappelle avoir oublié à l’appartement alors qu’on arrive devant la bouche de métro, le glaire qui sort de la narine après l’éternuement alors qu’aucun vieux mouchoir en papier, certes déjà tout poussiéreux d’avoir servi maintes fois mais qui a eu le temps de sécher et que l’auteur peut garder plusieurs jours sans que cela ne lui pose problème, ne répond présent dans la poche où se sont glissés les doigts gluants, la pompe qui couine ou qui fait « prouuut » parce que pieds nus et caoutchouc ne font pas bon ménage, enfin bref tout pleins de trucs aussi bénins que cela de la vie au quotidien mais qui, ainsi additionnés, peuvent pousser un être se trouvant déjà sous l’emprise d’une pernicieuse tristesse dispensée par le départ de son/sa cher/ère chéri/ie par exemple, la mort de son chat ou les vacances de sa concierge, à se foutre sous les roues du métro (car, entre temps, l’être en question est parti chercher son Pass’Navigo) pour en finir une fois pour toute avec cette poisse de chaque instant, que l’on est le plus à même (suite du début de la phrase, à partir de « c’est quand on est bien triste ») de se lancer dans la rédaction d’un truc, a priori pour soi-même, certes, mais qu’on aimerait tout de même bien en notre for intérieur (car sinon cela sentirait un tantinet l’esbroufe) que ce texte soit lu par le monde entier de tout l’univers, et que les critiques trouvent cela tellement bien balancé que cette oeuvre devienne aussi célèbre que la Bible et que, accessoirement, son/sa cher/ère chéri/ie s’en morde les doigts d’avoir pu laisser rater une telle affaire et que c’en serait bien fait pour sa sale tronche de pourri/e.

Le fait de devoir être déprimé pour créer a été rimé par tous les poètes du monde, prosé par tous les écrivains de la planète, et c’est un fait que se trouver dans un état d’esprit de félicité n’incite pas à s’épancher sur son existence alors que, justement, c’est à ce moment là qu’il faudrait hurler son bonheur aux oreilles du plus grand nombre…

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…histoire de leur faire savoir qu’il est possible de ressentir la gaité, la joie, le bonheur, l’amour sur cette terre, nom d’une pipe en bois ! Pourquoi faut-il donc que seules soient porteuses de créativité artistique la solitude, la nostalgie, la mélancolie, la maladie et la mort (Léo F. en a écrit des tonnes de ces chansons merveilleuses qui font comprendre tout ça à s’en défenestrer direct, même du premier étage, pardi !), quand la joie, l’amour, la plénitude sont des sentiments ô combien positifs, fiantre de dichtre ?

Bon, à la décharge de l’auteur qui écrit depuis plus de 6 ans désormais sans ne jamais avoir été sous l’emprise de la tristesse (mais sous celle de l’enrhumage, ça oui alors, et plutôt deux fois qu’une, même que ça lui faisait* pousser des ailes, à son imagination), il a saisi depuis belle lurette que les émotions, il est préférable de ne pas s’y complaire. En effet, il a compris qu’aussi bien se laisser aller vers le côté dit « sombre » car « négatif » (la solitude, la nostalgie, la mélancolie, la maladie et la mort) que de se laisser griser par le côté dit « clair » puisque « positif » (la gaité, la joie, le bonheur, l’amour) , ça ne valait pas le coup car c’était générateur de bien des désagréments. A commencer par celui qui consiste à ne pas avoir l’esprit dégagé de toute crainte, parce que de toute façon, quelle que soit la chose à laquelle on s’attend, elle se produira d’une façon diffrente de ce que l’on a imaginé. Dès lors, une fois l’enthousiasme éliminé, il reste l’apaisante sérénité du présent face à ce qui n’existe pas encore, le futur. Cette attitude n’est en rien contraire à la vie qui devrait être, selon le sens commun, toute pleine d’émotions, d’excitations diverses, encombrée de tout un tas de trucs qui sont autant de friture sur l’onde de la conscience et empêchent d’être calme, quiet, quand l’attitude idoine est d’avoir à l’esprit que l’on doit ne rien attendre de rien ni de personne (déjà écrit moult fois, mais une vérité pareille, ça se chérit, se pétrit, se malaxe le plus souvent possible tellement c’est savoureux quand c’est en soi, ho la la !).

C’est du lard ou du cochon ? Ben, sans doute des deux chères émules, des deux. Avec une préférence pour le lard, toutefois. Quoi qu’il en soit, ce billet est désormais clôt ainsi qu’il clôture le mois de juillet.

A suivre pour août, une semaine en Espagne du 14 au 21, à nouveau chez l’ami Leonid…

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… Un gars plus commode qu’il n’y parait au premier abord, « nouveau riche russe » (gros homme d’affaires dans le marbre) qui a acheté une maison du côté de la terre brûlée façon désert de pierres (Reg, selon les souvenirs cruciverbistes de l’auteur) qui s’étale tout autour d’Alicante, dans la Communauté valencienne. Michel M. va souffrir de la chaleur pour sûr, mais pour sa belle, il est tant prêt à tout… En outre, pour ce séjour les deux transis vont louer une bagnole afin d’être autonomes et de pouvoir visiter quelques coins plus ou moins escarpés, façon Guadalest, Elche ou encore l’ile Tabarca. Enfin bref, de toute façon, trouver un peu de fraîcheur devrait pour le moins être coton !

Autre évènement d’importance à venir en août, le quart de siècle de Kévin M., le 24 : gageons que sa mère organisera une sauterie à la hauteur de l’évènement. Ce sera très probablement l’occasion de retrouver les 3M, entre autres personnes jamais vues dans le blog (floutage d’yeux à venir, peut-être) ainsi que pour l’auteur, celle de revoir ses ex maison, chienne, Torpille, et compagne, Sylvie T. (dans le désordre, bien entendu).

Voici de bien palpitantes choses à se mettre sous les quinquets aux quelques émules qui resteront toujours fidèles aux logorrhéiques dérives et débords michèlèmiens comme iceux ci-dessus.

Demain, peut-être l’affichage du TMF du mois de juillet, mais l’auteur n’en dit pas plus…

A suivre.

* Au passé car, désormais, Michel M. est aussi sobre qu’un chameau dans le désert (entre deux oasis pour la bête, entre deux mousses pour l’homme).
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