Grand jour et grands gens

Il n’y croyait plus, il avait fini par se dire qu’en fait d’émules michèlèmienes, il n’y avait plus que des (ro)bots à venir s’encanailler sur son blog, mis à part ces quelques personnes (elles se comptent sur le doigt de la main d’un double manchot) qui, au détour d’un commentaire sur un fil de Marianne(.net), fond un clin d’oeil à Michel M. afin de lui faire comprendre qu’EUX, au moins, le fréquentent son blog…

Et puis hier soir, sur le coup des vingt-et-une heures et des poussières, ne voilà-t-il pas qu’un son caractéristique signalant l’arrivée d’un message dans sa boîte aux lettres (un son qui est différent de celui relatif à l’arrivée d’un texto (« SMS » en étranger)) et provenant de son téléphotophone (« Smartphone » en étranger) résonne dans le petit salon de son trois pièces cuisine parisien. Par habitude, Michel M. se dit qu’un nouvel utilisateur (« Spammer » en l’occurrence et en étranger (« In this Case » voulant dire « en l’occurrence » en étranger)) car 90 % des courriels (« Mails » en étranger et on va s’arrêter là avec les trangers (merci M. Léo F.) parce que la prose michèlèmienne est déjà suffisamment relou à lire comme ça, à ce qu’il parait) qu’il reçoit sont constitués de l’inscription de ces trucs mi-homme mi-robots qui, ensuite, balancent des millions de commentaires que l’auteur doit flanquer à la poubelle chaque jour, en susss d’effacer ces inopportuns de la liste de ses (faux) abonnés. Et hier soir, donc, alors qu’il se connecte à son blog en tant qu’administrateur (ce dont il ne tire aucun fierté, tant humble homme il est), que ne voit-il pas s’afficher sous ses ébahis quinquets ? Une demande de modération pour un commentaire jugé non indésirable ??!

2013_08_demande_modérationGaité, Joie et Bonheur (GJB) envahissent sa tête au bloggeur : « Ayè, on m’aime et on me le fait savoir ! Youpie et Trépignements (YT) » se dit-il en allant illico se servir une mousse dans son verre à pied spécial baron de Leffe ! Non content de derechef valider ce trésor de vie, Michel M. enquille aussi sec un commentaire au commentaire (façon « Bienvenue, cirage de pompes et déroulage de tapis rouge à la clef ») de la perle humaine qui, ainsi, a déboulé là comme une quille en porcelaine dans un magasin d’éléphants.

Et c’est alors qu’il est en train de rédiger cela et qu’il jette en regard par le fenêtre qui lui fait face dans son salon lorsqu’il est assis sur le canapé devant la table sur laquelle trône en permanence son pécé transportable (à ne pas confondre avec un portable lambda : le transportable est plus gros, plus grand (écran 17′) et plus lourd (+ ou – 4 000 grammes), c’est pas un pécé de rigolo, hein) afin de trouver quelque jolie formule de style qu’il collectionne comme d’autres les capsules de bouteilles de bibine, que Michel M. aperçoit deux clients attablés devant le café d’en face dont l’un ressemble furieusement à un artiste qui eut son heure de gloire dans les années 80 – 90 dont l’auteur taira le nom, accompagné de ce qui semble aussi être une personne connue (mais, pour le coup, l’auteur est moins assuré en ce qui la concerne) et dont il taira d’autant plus le nom itou. Michel M. cesse d’écrire afin d’installer proprement l’engin d’observation sur un trépied, puis retourne à son activité première pendant que l’oeuvre se fixe sur la carte mémoire de l’appareil photo  numérique qui se pique itou de faire de la vidéo en haute définition, le désormais célébrissime P7000 de Nikon qui accompagne l’auteur dans toutes ses pérégrinations internationales (ou non).

Résultat de la capture ci-dessous.

Sympatoche, non ?

A suivre…

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