Coves del Canelobre y Guadalest : voilà de l’Espagne de toute première bourre, palsambleu !

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Ce montage ainsi que ce panoramique donnent à penser que la région serait un tantinet aride pour toute espèce de vie, c’est indubitable. Mais l’un et l’autre rappellent sans aucun doute itou aux plus cinéphiles (et aux moins consuméristes d’entre les émules michèlèmiennes, contrairement à ce que sont devenus les spectateurs du XXIème siècle, pauvres âmes corrompues qui n’ont pas compris ce qui se tramait d’abord sur leur tête puis, in fine, dans leur crâne, et qui vont désormais au cinoche comme on allait autrefois aux prostituées, c’est à dire payer, consommer et se tirer sans plus y penser, les médiocres) que c’est dans des paysages similaires (mais un peu plus bas sur le territoire espagnol, à la limite de l’Andalousie même) que Sergio L. filma ses westerns spaghettis si fumeux et fameux.

Aussi, à climat extrême, extrême protection :

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nuque couverte d’un linge humide, casquette et parfois lunettes de soleil, Michel M. qui n’est pas né de la dernière canicule sait se préserver contre de telles conditions climatiques, tout comme Leonid J. et Dasha,

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ce redoutable Leonid J. qui manie son caméscope comme d’autres leurs pistolets (chassez le naturel…).

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Une chance pour les quatre protagonistes de cette longue narration (au vu des photographies thésaurisées pour l’occasion qui sont au nombre de 25 (mâtin, quelle régal !)), ils sont arrivés 10 minutes avant la visite organisée du gouffre : ainsi n’auront-ils pas l’obligation de sacrifier au rituel de la mousse pré-activité, un redoutable exercice en vérité car il coupe aussi sûrement les gambettes que la Mort les vies avec sa faux…

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Une image qui n’a rien à faire là-dedans, pour sûr, mais en agissant ainsi, l’auteur adresse mine de rien un clin d’oeil à l’un de ses patentés partenaires de commentarisme sur le bouge d’à-côté (et s’il ne vient pas par ici, ce n’est pas bien grave, l’intérêt étant surtout de noircir quelques lignes en susss et, ce faisant, d’alourdir le tome IIIème de « Michel M., une existentielle vie » d’un bout de page supplémentaire : c’est l’époque qui veut cela, ne rien n’avoir à écrire mais le faire savoir avec emphase, amplitudisme et solennelisme).

Bref, juste le temps pour Elena A. d’acheter des bricoles à la boutique spéciales-bricoles-pour-gogos-de-touristes que c’est déjà parti. Mais attention : que les lectrices et teurs ne s’attendent pas à des merveilles picturales, hein, parce qu’entre l’auteur et ses émules soit dit, qu’est-ce qui ressemble le plus une grotte qu’une autre grotte, pardi ?!! Néanmoins, Michel M. s’est fendu d’un de ses montages canons qui laisse bel et bien apercevoir quelques belles concrétions par le temps ciselées sises-là.

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En outre, l’auteur se fait un plaisir de souligner aux avides d’anecdotes historiques, que dans ce gouffre-ci, les républicains assemblaient des moteurs d’avion en provenance d’URSS : alors bien entendu, ils durent faire péter à la dynamites quelques pierres afin de s’aménager de la place, mais que veut-on ici, respecter à tout prix la nature ou bien permettre à d’aucuns d’imaginer pouvoir lutter contre le fascisme internationalisé si cher aux affairistes (car il est bien connu que les affaires vont très bien sous les régimes fascistes, et très mal sous les pouvoirs communistes : il suffit de demander aux grands amis de l’Europe et de l’Arabie Saoudite, les Etats-Unis en l’occurrence, ce qu’il en est, bon sang !) ? Ce que l’on a vivement reproché aux talibans, qui en leur temps firent exploser les bouddhas afghans, on ne l’a pas (ou si peu) vilipendé chez les G-I qui, lorsqu’ils s’en vinrent libérer l’Irak, le firent avec une telle désinvolture (pitoyable amateurisme probable, cynisme absolu certain) qu’ils laissèrent filer des milliers de vestiges laissés par la race humaine et autres objets manufacturés par l’homme, témoignages de ses balbutiements d’artistes en devenir et qui appartenaient au patrimoine intersidéral de l’humanité, volées par de méchants irakiens dans les musée bagdadis (et très probablement aussi par de gentils collectionneurs « venus » du monde entier, débordants d’empathie à l’endroit de l’homme et de son Histoire, et qui n’ont agi de la sorte que dans le seul but ô combien altruiste de préserver ces trésors).

Pour 6 Euros par tête de pipe, il ne fallait pas s’attendre à une activité au long cours : en une demi-heure, la visite est bouclée. Devant tant de concision, Leonid J. utilise alors l’autre corde aux flèches qu’il avait préparées : c’est à dire un saut à Guadalest, sorte de Gassin à l’espagnol. La route est (un peu) longue, mais elle donne l’occasion à la fine équipe, de traverser une région encore plus aride (mais tout de même pas digne du désert du Lut) sur laquelle se trouvent malgré tout bon nombre de ces fameuses serres sous lesquelles poussent ces beaux fruits et légumes sans saveur qui inondent l’Europe de l’Ouest et qui sont récoltés par une flopée d’esclaves heu… de saisonniers maghrébins qui vivent là comme des rats dans des cahutes misérables en parpaing sous un cagnard de la mort. L’économie mondialisée est un véritable miracle, la panacée pour l’homme qui peut ainsi toujours trouver à travailler, à n’importe quelle condition. Grâce à ces braves gens, nous pouvons par exemple, bouffer des tomates bien rouges, bien croquantes mais bien insipides, youpie Des serres immenses dans un paysage de mort : mais où donc vont-ils trouver la flotte ???

Enfin bon, chacun sa misère, hein, l’important étant de savoir que nous autres, de l’hémisphère Nord-Ouest, nous sommes des nantis : en avoir conscience, c’est déjà le début du pardon.

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Un vent à écorner les cocus soufflent à Guadalest, une bénédiction pour Michel M. qui transpire dès que la température atteint les 20/22° et qu’il lève le bras. Alors en Espagne du Sud-Est en plein mois d’août, il est aisé d’imaginer le malêtre que le susdit peut rencontrer sous des latitudes aussi basses : hé oui, les vacances estivales michèlèmiennes ne sont pas de la tarte si elles se déroulent sous une ligne qui séparerait le Nord du Sud en passant par la banlieue Sud de Paris.

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Conditions quasi extrêmes qui ne chagrinent en rien ses amis russes qui, tels les tueurs d’ « Il était une fois dans l’Ouest » (mais sans les fusils ni les longs manteaux), arrivent en ville façon belle brochette toute bigarrée. Et là, que se passe-t-il donc ? Un soudain désir de trouver dans cette ville bien ventilée (au point d’en avoir presque des frissons) un estaminet digne de ces aventuriers qui parcourent les régions escarpées comme quatre ingénieux hidalgos d’emprunt, en quête d’un sens à donner à leur existence (ici l’auteur se gausse de ses compagnons de route tant lui est déjà bien engagé dans ce cheminement de l’âme (celui de son corps subissant les tous premiers prémices, grâce à ces séances de gymnastique, auxquelles il devient de moins improbable qu’il associe quelques autres séances sportives, mais style genre lever de fonte avec parcimonie : c’est à suivre, assurément, car porteur de bien des quolibets de la part de ses collègues, puis d’une grandissante admiration, si tant est que cette volition soit suivie d’effet durable).

Aussi, que se passe-t-il donc à Guadalest à peine arrivés ? La quête de l’estaminet : icelui est rapidement trouvé et, cerise sur le gâteau, agrémenté d’une somptueuse vue sur un lointain horizon. Corollaire de l’affaire, le vente redouble d’intensité car le village est bâti sur un roc qui surplombe ce couloir menant jusqu’à la mer,

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dont un aperçu est visible ci-dessus, alors que les visiteurs d’un jour consultent la carte.

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Au vu des faciès exposés là, nul doute que l’extase est au bout du déjeuner…

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C’est tout juste si Elana A. dut réclamer un peu de vin rouge du pays afin de faire partie de la bande (la grande petite Dasha quant à elle étant d’un genre plus végétarienne (limite lienne) que festive).

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Vin rouge qui, semble-t-il, ragaillardit aussi sûrement les bons hommes qu’un verre de vermifuge zigouillait les asticots dans le jeune ventre (alors plat, voire creux) de l’auteur dans sa prime enfance (tout du moins était-ce ce qu’on lui faisait croire afin qu’il ingurgite sans le vomir l’infect breuvage).

A suivre

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