Guadalest : deuxième (et dernier) chapitre de la seconde partie

Michel M. a délibérément abusé du suspense avec cette durable interruption des sons et images du périple guadalesque, il l’avoue bien volontiers, quand bien même les évènements se seraient un chouïa précipités du fait d’un départ se faisant bien plus pressant qu’initialement envisagé (ne jamais croire en l’avenir qu’on se fait miroiter, leçon de chaque occasion qui est aussi l’un des dogmes michèlèmiens), bon sang.

Pour situer le truc, il faut toute de même que l’auteur précise certaine chose. Lors de leur premier séjour chez l’ami Leonid, la playa était devenue trop présente ainsi qu’oppressante au bout de compte, tant les journées se ressemblèrent au point de ne plus correspondre à grand chose pour ces aventuriers dans l’âme (en devenir en tout cas) que sont Elena A. & Michel M. AUSSI, lorsque l’ami Léo (J., pas F.) entendit que ses futurs hôtes envisageaient de louer une automobile afin de parcourir quelques lieux notables du coin, cela afin de ne pas les déranger dans leur rythme de vie à lui et à sa Dasha, son sang ne fit semble-t-il qu’un tour (et le sang d’un russe qui bout c’est apparemment quelque chose, au vu du résultat) : sur les 7 journées pleines vécues sur place, quatre furent consacrées à une visite (quatre quand même, QUAND MÊME !) des environs : en agissant de la sorte, Léonid J., ami russe d’enfance ouzbek d’Elena A. (car aucune des personnes que Michel M. a rencontré depuis qu’il fréquente sa brune mie et qui sont des amis d’enfance ou non, ne sont ouzbeks, puisque ce pays n’existait pas avant que Le Mur ne soit cassé, outre le fait avéré qu’aucune de ces personnes n’apprécient les ouzbeks en particuliers, et les musulmans d’une manière générale, allons donc savoir pourquoi…), a montré son aptitude à changer son fusil d’épaule en tenant compte des désideratas de ses invités, c’est à souligner (voilà qui est fait). C’est avec de telles attitudes qu’une amitié se signe, enfin est-ce ainsi que l’auteur ressent « les choses »

00:03 en ce vendredi débutant : la semaine étrangère qui vient tout juste de se terminer laisse en Michel M. cette caractéristique amertume aux limites de la tristesse qui signe le regret de la chose perdue dont on connait l’irrémédiable unicité, car jamais plus ne se revivra de la même manière.

La surprise de Guadalest c’est cela, c’est ce « lagon« , comme l’annonça au restaurant l’ami Léo J. à Michel M., sans qu’icelui ne pige de quoi il s’agissait, le benêt…

2013_08_Alicante38

La vue est stupéfiante en réel pour sûr, mais le lieu est un peut trop éloigné pour que l’on puisse s’y baigner aussi derechef que s’en est fait sentir l’appel…

2013_08_Alicante38b

… Dommage, n’est-ce pas ?

2013_08_Alicante38c

A peine sortie de sa boutique de cadeaux (mazette, quel beau cadeau la belle Elena A. a t-elle fait à son Mi (a voir plus tard)), Elena A. ne peut détacher son objectif du paysage…

2013_08_Alicante40

… Au point que les deux transis finiront par perdre de vue leur hôtes, tant de temps passé là se sera écoulé.

2013_08_Alicante39Avant que la belle ne parvienne au muret auquel Michel M. l’avait amené en lui demandant de fermer les yeux (c’est beau, hein ?), la Miss avait passé un long moment dans une boutique de cadeaux plutôt moins moches que bien des échoppes à la ramasse pour gogos de touristes.

2013_08_Alicante39bAinsi avait-elle acquise cette fourmis de métal sous verre ou résine pour son homme qui, si elle était vivante, serait à n’en pas douter du genre mortelle à la moindre morsure !

2013_08_Alicante41Elena A. est visible à l’extrême fond, à l’angle de la maison et du muret : elle avait déjà pris son temps dans la boutique, elle le prit aussi à cet endroit, scellant définitivement la scission du groupe en deux couples légitimes…

2013_08_Alicante42Alors qu’elle se radine muy tranquilla, telle une rose fraichement éclose…

2013_08_Alicante43

… Le père Michel M. la tance car lui est un tantinet contrarié (réaction inutile de sa part, un restant de pinard dans le sang, peut-être) par le fait qu’ils ont perdu leurs amis dans le dédale de ruelles bondées de touristes (véritablement proche d’un Ramatuelle, d’un Cadière d’Azur ou d’un Gassin ce  Guadalest, décidément). D’autant plus stupide que cela va leur permettre de boire un coup, tiens !

2013_08_Alicante42

Allez, encore une petite piqure de rappel quant à la beauté des lieux escarpés…

2013_08_Alicante43… Et c’est le test de la descente de l’escalier, qu’Elena A. réussit brillamment, comme en témoigne ce cliché (le petit rigolo de la vidéo peut toujours s’accrocher, tss tsss).

Et c’est aussi la fin de la journée à Guadalest (mais pas des images, car des films ont été tournés par les amis Léonid & Dasha, depuis la grotte jusqu’à cette visite, qui seront bientôt montés et montrés ici). Elena A. et Michel M. vont donc se poser à une terrasse de café-bazar et se commander…

… Chacun un café, parfaitement ! Hé oui, pas de mousse cette fois (la bière espagnole n’est de toute manière vraiment pas digne de figurer dans les annales michèlèmiennes qui traitent de ce sujet pointu de la mousse) : c’est suffisamment remarquable pour être ainsi précisé (et puis ça coupera accessoirement un peu l’herbe sous leurs pieds aux mauvaises langues qui croient que Michel M. passe sont temps à picoler).

Il faudra bien une petite demi-heures pour que les amis russes ne pointent leur museau et s’en viennent à leur tour consommer un café (un deuxième pour les français, à cette heure, plus ou moins dix-neuf heures trente, ce n’est pas très raisonnable).

Léonid J. a réussi son coup, avec ces deux visites groupées : il n’y a pas à dire, quand il accède aux désirs des ses hôtes, il le fait vraiment bien. Et ce n’est pas fini, mais c’est à suivre.

 

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF