La roue crevée : mise en situation, début (la Grèce, vite !)

Samedi dernier, selon une idée de Sylvie T., ex compagne de l’auteur et cela dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, Michel M., sa brune mie Elena A. et Oleg & Gala A., parents de la belle, s’en vont retrouver Kévin M. et sa mère, Sylvie T. donc, du côté de l’Oise et plus précisément, au château de Chambly. Il s’agit certes d’un domaine privé, mais icelui n’hésite pas à s’associer à la célébration publique, façon triple P (Partenariat Public-Privé) mais sans l’abyssale perte financière que cela génère systématiquement pour l’Etat, afin de faire se radiner quelques visiteurs, histoire de faire connaître le site et sa région. En outre et accessoirement, afin de permettre à quelques agriculteurs du coin de vendre leur production certifiée bio (ce sont eux qui le certifient, y’a qu’à les croire), fruits, légumes, sauciflard (5 pour 10 Euros), frometons (3 Neufchatel pour 10 Euros) et miel (pas cher non plus).

Des photos ont été prises de l’aventure, elles seront publiées ultérieurement, car le sujet de ce billet n’est pas la visite à Chambly, mais ce qu’il s’en suivit. En l’occurrence, ce coup de vice d’une vis à malice dans l’innocent pneu de la roue avant gauche du fameux Citroën Xsara Picasso bien connu des émules le plus anciennes de l’auteur et, autrefois, appelé la SARmobile.

Ainsi donc, après cette sortie au plein air campagnard du Nord de l’Ile de France, le couple de transis l’un pour l’autre (ben vi, ça dure depuis bientôt trois années, cette affaire d’un amour raisonné (concept précédemment développé quelque part dans ce blog) né au détour d’une rencontre qui s’est faite autour d’une grande tablée, accompagnée d’une petite vingtaine de verres à liqueur ( » Shots glasses  » en étranger) de vodkas pour l’auteur (même pas malade) autour d’une table réunissant tout plein de gens d’horizons divers et plus ou moins lointains, conditions sine qua non pour se mette en branle, par la suite, un intense sentiment affectif l’un envers l’autre), après avoir déposé les parents de la belle brune et de s’en être rentrés sur Fontenay au Roses, non sans avoir rencontré des fieffées pourries conditions de route (au départ du Château : de la poussière de pluie façon pipi de chat ; en descendant vers Paris : des cordes comme vache qui pisse), Michel M. gare sans encombre l’auto, icelle ne bougera plus jusqu’au lundi matin, quand l’auteur quittera pour la semaine sa chère chérie pour s’en aller au travail (la bagnole restant ensuite au parking jusqu’au vendredi : c’est une vie passionnante que celle de l’auteur en vérité, n’est-il pas ?).

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Lundi matin, plus ou moins 7h20 : Michel M. doit filer sur Paris avant que les bouchons ne se mettent à pulluler. « Oh ! Hé bien flute alors, quelle poisse en vérité que cette roue crevée » se dit-il en découvrant la chose. Mais en homme d’action, il s’en retourne aussi sec chez sa mie afin de lui demander si elle ne disposerait pas d’un ticket de bus à lui refiler : il n’y a pas de petites économies. Qui plus est par ces temps ô combien pénibles desquels l’humanité tente de s’extraire par tous ses moyens : il y a une crise économique, il faut s’en faire une définitive raison, tout comme il faut que, tous ensemble, nous trouvions les ressources afin de courber nos échines sans regret face à (la métaphore n’est pas bien évidente en l’occurrence tant elle demande une gymnastique intellectuelle peu aisée quand on ne mange plus à sa faim depuis aussi longtemps) cette terrible fatalité dans laquelle l’Homme (irresponsablement aveugle, le pauvre) n’est qu’un fétu de fumier qui tente de surnager d’une bien délicate façon (car un tantinet faux-jetonnesque tout de même, lire le pourquoi de cela une lignes plus bas) dans cette très épaisse autant qu’éminemment consensuelle soupe façon gangue, qu’il a nourrie par ses réitérés suffrages donnés comme autant de quitus (à la manière d’un Ponce Pilate) aux gros émetteurs de fumier que sont ces gens (les élus), supposés le  représenter (l’Homme, faut suivre un peu là-dedans, hein). Quoi qu’il en, soit, Michel M. sait qu’il doit au plus vite réparer cela :  un pneu qui reste trop longtemps à plat, c’est à coup sur et sous peu la paire à remplacer !

A suivre.

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