Après les tangage, roulis et autres maux, les choses de la vie michèlèmienne reprennent leur tranquilliste rythme

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S’il y a bien un pays dans lequel Michel M. ne risque pas d’aller, c’est celui où l’on ne sait pas fabriquer de la bière, nom d’une chope ! Ce qui n’est évidemment pas le cas de la Grèce, comme le prouve cette splendide silhouette d’un cinquante de mousse qui fièrement s’expose ci-dessus. En revanche, pour ce qu’il en est du contenu, il est aisé de s’imaginer que, du fait d’un ensoleillement très excédentaire par rapport à ce que connaissent les pays du Nord du monde (France y compris), le breuvage qui s’y trouve ne casserait pas une patte à un cheval qui en insecte qui en compterait cinq. Quoi que, quoi que…

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Quelques minutes après entame de la mousse, des images bien étranges se mirent à danser devant les yeux salés (car baignade obligatoire en ce lieu sudiste) de Michel M. dont le faciès peut laisser à penser que l’air abruti qu’il arbore annonce les prémices d’une ivresse légère en cours. Pour info, accessoirement ainsi que pour l’édification de ses émules, l’homme en bleu à droite sur la photo est russe : comment en être certain ? Rien de plus simple : c’est le gars qui fait le plus la gueule dans la foule, celui à qui on n’a pas du tout envie de demander quoi que ce soit. Le gars en rouge quant à lui, à toutes les chances d’être du coin : les grecs aiment bien les pilosités exacerbées (machisme du Sud) et sont d’un naturel plutôt avenant.

Quid de ces visions ?

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Un sumo ? Une baleine amphibie ? Une russe victime du monde de vie américain (« Amercan way of Life » en étranger) ? L’auteur n’en saura rien car jamais il ne put entendre le son de la voix émise par la chose.

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Après cette première hallucination, c’est tout autre chose qui se présente sous les yeux d’un Michel M. décidément ébahi par ce que la Grèce lui offre ainsi comme spectacle, en ce dimanche 29 septembre 2013 (accessoirement date de la Saint Michel). Même s’il n’est pas jaune, c’est bel et bien un sous-marin qui surgit là comme un bol de lait dans un océan de Curaçao. « Mais qu’est-ce que c’est ce travail ? », se dit-il illico, en avalant derechef une grande goulée de sa bière (de la pisse d’âne, pour les curieux, un peu à la Amsteel et autres breuvages juste bon à étancher une soif, ce dont l’auteur doutera toujours car selon lui, à part l’eau plate, rien ne désaltère véritablement, pardi) afin de conjurer ce sort qui est devenu le sien d’avoir à subir de telles agressions visuelles, lui qui ne demande rien d’autre que de vivre en pleine sérénité, voire en total tranquillisme, le temps qui lui est désormais imparti en ce lieu de villégiature, si loin de sa France natale et chérie.

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Mais l’aventure continue avec l’apparition de ce second sumo heu russe, pardon, (ils sont quelques centaines de milliers dans ce lieu, choisis par beaucoup d’agences de voyages de l’ex URSS comme destination de choix pour ces braves gens qui manquent cruellement de vitamines D, il faut bien le dire, ainsi que d’une eau réellement chaude ans laquelle se baigner, mis à part la Mer noire qui souille heu mouille, re pardon, la côte ukrainienne). Venu s’informer des prix et mets proposés là, il s’en retourne afin d’en référer à sa mie russe à lui : quelle est donc la signification de cette gestuelle, fort originale au demeurant, qu’il exécute après lecture des menus écrits en russe ? Pour l’édification des émules michèlèmiennes (Michel M. aime véritablement donner toutes ces informations qui seront à même de permettre à ses lectrices et teurs de préparer au mieux leur visite de l’île), dans cette partie Rhodes, la ville de Rodos en l’occurrence, la langue écrite officielle tend vigoureusement vers le russe. D’ailleurs c’est bien simple, sur l’ensemble de Rhodes et par comparaison, le français semble être aussi représenté que l’usage de la carte Visa est accepté, c’est à dire d’une façon quasi infinitésimale (en forçant certes un tantinet le trait en ce qui concerne l’utilisation de la carte bancaire, mais quand même…), quand le russe est omniprésent. On y rencontre très peu d’allemands ou d’autres représentants des peuplades d’Europe de l’Ouest, mais cela est du à une propension certaine chez iceux à ne pas décoller leur fesses de l’hôtel avec vue sur mer et piscine à l’avenant qu’ils ont chèrement loué, quand le russe est un itinérant de première. Une chose est certaine, ces gens participent au redressement économique de la Grèce, palsambleu ! Enfin, participent au ralentissement de sa récession plus exactement, youpie !

Or donc et alors, quelle est donc la signification d’un tel geste de la part de ce beau bébé ? A-t-il aperçu ce paparazzi qui l’observait derrière son petit Nikon P7000 à gros zoom et, par ce geste, lui fait-il comprendre à sa manière (parce que le geste en question ne fait pas partie des rites et coutumes du monde répertoriés par Michel M.) ? Est-il contrarié par ce qu’il a lu (ce qui serait bien étonnant, tout du moins en ce qui concerne les prix pratiqués en Grèce, qui sont très proches de ceux rencontrés en Espagne par l’auteur) ? Ressent-il quelque gêne avec ce slip dont la taille semble quelque peu inadaptée à la partie du corps qu’elle enserre ? Michel M. n’en saura rien, bien évidemment.

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Et puis de toute manière il s’en tape un tantinet car, franchement, n’est-il pas plus important de s’occuper de ce qui se passe à la table devant laquelle lui et ses trois compagnons de voyages sont assis (en attendant Sveta A., la blonde mie russe d’Oleg A., qui se pointera aux alentours de quinze heures), plutôt que de se moquer ainsi de son prochain, mmhm ?

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Ecrit en ce vendredi 4 octobre 2013, alors qu’un vent à écorner les cocus s’est levé depuis hier, dégageant le ciel, rafraichissant considérablement l’atmosphère comme une sorte de Mistral à la rhodienne, mais pas la mer et ça, c’est contraire au vent provençal qui fait chuter la température de l’eau de 27° à 17° en vingt-quatre heures, le fumier !

Suite du programme : départ pour Athènes demain matin, la nuit sera passée là-bas, puis départ à l’aube à destination d’Héraklion, pour le retour sur Paris dimanche aux alentours de vingt heures (ce petit cafouillage dans l’organisation du retour est du fait d’Oleg A., qui avait certifié à Elena A. que le ferry fonctionnait, alors qu’en morte ou basse saison, les horaires sont revus à la baisse, à l’image de ce qui se produit avec les trains de banlieus en France, mais dans l’autre sens). Nul doute que le lundi matin au boulot sera des plus vivifiants pour un Michel M. devenu aussi bronzé qu’un colosse (à la française, c’est à dire d’une hauteur de plus ou moins 175 centimètres, tout de même) venu de Rhodes par un début d’octobre, encore bien agréable toutefois

A suivre, là-dedans.

 

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