Ciel, la météo 3/3 : fin de la narration de « La pelouse des Invalides aux pique-niqueurs, l’avenue du Maréchal Galliéni aux trans-niqueurs ! »

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La tempête (cliché du 28/10) ayant bien moins tapé notre si frêle pays qu’annoncé (quand la Grande Bretagne et Londres, notamment, se sont ramassé les furies climatique), voici ses séquelles vues par satellites, ce matin à 10h15 heures françaises : rien de bien remarquable là-dedans en vérité, mais on sait bien (lorsque l’on possède une lucidité aussi aiguisée que celle de Michel M.) que plus les affaires vont mal, enfin celles de la politique et de ceux qui s’en servent pour prospérer tout du moins, plus les phénomènes contre lesquels les décideurs ne peuvent rien prennent de l’ampleur dans les médias : ça faisait l’ouverture des messes télévisuelles du temps où l’auteur se les farcissait, ça ouvrait les infos radiophoniques à l’époque où Michel M. se les coltinait, aussi se doute-t-il bien que cela n’a pu qu’aller en empirant, à l’image des affaires de ce monde qui ne vont guère en s’améliorant, pardi !

Car après la/les tempête(s) d’automne, ce seront les incroyables chutes de neige de novembre/décembre qui feront bientôt les titres, à grand renfort de gens coincés dans leur bagnole. Des gens qui se la font « Ah bin merdalors, on est bien pris au dépourvu », ce qui implique derechef qu’ils se permettent de râler après les autres, et plus précisément, après les services de l’Etat, c’est à dire ceux de la météorologie nationale, des services de salages qui sont du ressort des directions départementales de l’équipement et de la police qui laisse s’engorger les autoroutes jusqu’à plus soif, enfin bref, à tous ces incompétents et feignants de fonctionnaires pardi, quand eux-mêmes sont les premiers fautifs, puisque prévenus que ça risquait de devenir compliqué de se déplacer. Mais c’est à croire qu’ils sont des centaines de milliers en région parisienne à ne pas pouvoir emprunter les transports en commun, ces pauvres égarés d’un jour par an (l’auteur ne cause pas des provinces, le problème est un chouïa plus complexes du fait des kilomètres de routes et des difficultés à y accéder dès qu’il neige, et que celle-ci tient pour de bon au sol avec congères à la clef et tout ça).

Des gros titres, donc, qui donnent l’impression qu’il se passe des choses incroyables dans leur existence à ces victimes consentantes, alors que ce qu’icelles devraient trouver de vraiment incroyable, c’est la perpétuation de l’incurie de ceux-là pour lesquels elles persévèrent à filer leur suffrage, ceci dans une tradition certes gagnée de tellement belle et haute lutte par leurs aïeux, de bien braves citoyens d’un temps ancien au demeurant, mais tout de même une tradition qui consiste à refiler à de véritables brigands désormais  (désolé pour les « anciens »), les clés du « cadre de vie » des cinq (anciennement sept) prochaines années de leur existence. Et cela, qui plus est, à coup de réitérées (car systématiques et ajoutées les unes après les autres telles des couches de sédiments et mandats après mandats) restrictions économico-sociétalo-politiquement justifiées par un magistral « Le Monde Change » : ok d’ac’ les gars, mais pourquoi faut-il toujours qu’il change empire, heu, en pire pardon, quand les progrès de La Science appliquée à tous les domaines de l’environnement humain (et à l’humain même) sont là pour améliorer les conditions de vie de l’humanité ?

Mais bon, ce n’est pas à Michel M. d’ennuyer ses putatifs lecteurs avec des considérations aussi au ras des pâquerettes, lorsque iceux se donnent avec autant d’allant à la Fabrique du Consentement, HE !

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« Bon sang, mais quel est donc ce bien étrange bâtiment qui trône ainsi en plein Paris ? » se disent illico presto les lectrices et teurs, passablement assommées/és par ce qu’elles / ils viennent de lire…

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Cette incongruité parisienne est une extension de la faculté de la Sorbonne, plus précisément l’Institut d’art et d’archéologie. En voilà une belle bâtisse qui doit irrésistiblement donner envie aux étudiants qui y pénètrent d’avaler des millions de pages de grimoires, des tonnes de polycopiés et des années de cours dispensés par des sommités (c’est le site qui le dit). Pour Elena A. & Michel M., ce fut l’occasion de découvrir qu’elle existait, ni plus, ni moinsss. Fermée (samedi et vacances de la Toussaint), il ne leur restait plus qu’à poursuivre leur périple…

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… Jusqu’à cette remarquable fontaine qui en rappela illico une autre à Elena A et à Michel M., mais sans qu’il ne s’agit de la même ! Elena A se souvint ainsi d’avoir vue un globe porté par des personnages du côté de Saint-Petersbourg, quand Michel M. se remémora quant à lui, de fiers destriers, noirs comme fait d’obsidienne, en face du Kremlin, les deux sont réunies ci-dessous afin que les émules michèlémiennes puissent se rincer l’oeil devant ces deux beautés architecturales et archichères à l’âme de l’auteur, car rencontrées lors du second plus beau voyage de son existence à l’auteur…

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(soupirs)

Bref, la fontaine parisienne sise à quelques roues de vélo de l’Institut des arts et de l’archéologie et ci-dessus présentée s’appelle « La Fontaine des Quatre Partis du Monde« .

Mais ce qui a le plus intéressé Michel M., ce quinquagénaire qui a gardé une âme d’enfant en certains domaines des rêves et autres douces pensées fantastiques, ce sont ces rails laissés à l’abandon depuis belle lurette et qui le narguent depuis des décennies, sans qu’il ne se décide à voir cela de plus près.

Il a toujours au cette attirance pour les voies de chemin de fer qu’il croisait en automobile, gamin, sur la route de quelconques vacances passées à la campagne, ces rails qui parfois disparaissaient sous la végétations (ceux-là ont toujours eu sa préférence), des routes oubliées, « lignes désaffectées » comme on disait alors, qu’il imaginait (il en rêvait aussi pour de bon, il garde un certain nombre d’images de songes anciens, comme s’il avait un boite à chaussures dans sa tête pleine d’oniriques clichés, pas que des rails d’ailleurs : il a des images de ciels multicolores, de vol, juste avec ses bras écartés, au travers d’arbres du quartier de la maison de son enfance, des accidents d’avion sur fond de planètes embrumées, tout cela immanquablement colorisés) emprunter « jusqu’à leur bout »

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Ca donne ça, à la campagne.

A Paris, ça donne cela :

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On l’appelle « La Petite Ceinture« . Désaffectée à son tour depuis des lustres, elle reste néanmoins visiblement accessible par les « aventuriers », car l’accès est interdit, sauf parties aménagées (ce que Michel M. vient de découvrir soit dit en passant, mais ça ne changera a priori pas leur plan, à sa brune mie et à lui). Voyant cela, les deux baladeurs restent un temps certain sur un pont. Arrivent alors trois jeunes filles qui pensaient non fermée à clef une porte donnant là : Elena A. leur demande illico comment elles sont parvenus à se balader par-là Les gamines lui répondent : « Vous n’avez qu’à nous regarder, on va sortir par l’autre côté ». Elles descendent l’escalier, les deux promeneurs les suivent des yeux alors qu’elles traversent les rails, puis enfourchent leur bicyclette afin de retrouver ce trio, qui a eu le temps de grimper la berge droite (seconde photo sur le montage) pour arriver jusqu’au grillage, évidemment ballant suite à tous ces incessants passages. Michel M. retient bien que cette portion de voie accessible va du parc Georges Brassens à celui de Montsouris : rendez-vous unilatéral est prix entre elle (la portion) et les deux désormais futurs « aventuriers des rails parigos ».

A noter sur le montage, cette incrustation d’une horloge elle-même sise dans une pièce de métal très probablement utilisée dans l’ancien temps pour on ne sait quel type d’utilisation professionnelle, le tout menant aux confins de l’ésotérisme, une insertion murale ceci dit parfaitement anodine, tant elle est invisible pour tout blasé passant du coin. Mais le pompon arrive…

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Cerise sur le gâteau, cette autre superbe création, pour le coup franchement énigmatique : Michel M. y voit un esprit décalé éminemment raffiné tant le travail fait là est remarquable de méticulosité. La portion de voie de chemin de fer sertie pourrait d’ailleurs bien être de marque Jouef ou, à la rigueur, Märklin… Et là, c’est carrément le monde de Jean-Pierre J. auquel pense Michel M. (il apprécie depuis bien longtemps les oeuvres cinématographiques du susdit, ho la la !) : et s’il y avait un code planqué là-dedans, un mécanisme à même de faire pénétrer dans un autre monde celui qui le trouverait ? Peut-être l’aventure à venir le dira-t-elle ? Palpitance et chamade rien qu’à l’évocation de ce possible qui ferait grand bruit s’il devait advenir, à moins que ni Elena A. ni Michel M. n’en reviennent…

Quoi qu’il en sera, la visite est programmée pour cette fin de semaine, si la météorologie le permet (possible nouveau coup de vent pour dimanche…).

A bientôt, là-dedans !

 

 

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