Verdun IIIème, un peu de déconne pour plus de te deum

2013_11_Verdun00

Juste pour leur visite à l’ossuaire, une trouée de quelques minutes permit aux trois hommes de bénéficier de la meilleure couleur naturelle à même de donner à la beauté du site toute l’emphase et le solennelisme qui devaient être de mise.

2013_11_Verdun01

2013_11_Verdun02

Qui plus est avec un bâtiment rénové que ça en filait les chocottes.

Mais cela ne doit pas pour autant rendre plus loyaliste que les patriotes les moins bellicistes parmi les descendants nés des rescapés de cette inhumaine boucherie que fut cette  » première guerre mondiale « , pardi !

C’est ainsi que les trois protagonistes de cette courte aventure (moins de douze heures, c’est à peine digne des SAR, nom d’un gobelet percé*) se permirent un tel affront (3 Mo le GIF, nul doute qu’il s’agisse là d’une intervention picturale de grande importance) : la preuve ci-dessous.

2013_11_Verdun04

Michel M. ne se souvient pas de la raison pour laquelle il chut de la sorte alors que mitraillait l’APN de son fils cadet, Kévin M. (quelque peu sosie involontaire, mais peut-être un jour délibéré, d’un cultissime « Dude » de leurs idoles, à Michel M. et son cadet), ou bien si, e au contraire, le fait qu’ainsi capturait ces vues le Nikon, il fit le guignol en singeant l’un de ces pauvres poilus déchiqueté par la mitraille prussienne alors qu’il devait franchir les quelques mètres qui les séparaient, lui et sa brigade, de la tranchée qui devait être prise à l’ennemi. Qu’importe, l’animation en témoigne : le ciel était bien dégagé lorsqu’ils se trouvèrent tous trois ainsi sis à l’ossuaire de Douaumont, tout nouvellement (encore en cours, même) ravalé et dès lors aussi blanchi que les os désormais centenaires qu’il chapeaute et glorifie. Ceci est à souligner (le ciel dégagé) car avant il faisait franchement maussade, puis la grisaille ne quitta plus les mémorialistes d’un jour jusqu’à la nuit (comme en témoigneront les clichés pris aux alentours du fort de Douaumont).

Par la suite, ils firent moult photos (enfin, Kévin M. et Marc V., car pour ce qui est de l’auteur, il avait assez à faire avec la conduite, le reportage puis cette narration balbutiante, pour avoir choisi de ne pas s’encombrer d’une, dès lors, superfétatoire et subalterne tâche) qui feront l’objet d’un diaporama dument illustré par une ambiance musicale particulièrement étudiée, façon te deum et autre Berliner messe éminemment spiritualiste, foi d’athée michèlèmien !

2013_11_Verdun03

Le soleil pour le cimetière, la grisaille pour tout le reste : une fois grimpés dans la tour, ce ne fut plus que nuées basses et fraicheur accentuée. Le souvenir de leur deux amis morts, Francis H. et José E., hanta les deux SAR. Marc V. et Michel M. firent un peu les malins devant l’objectif de Kévin M., après la visite du fort de Douaumont lors de la balade sur le chemin qui le contourne, mais la vue des vestiges métalliques façon barbelés et autres herses plantées en terre finit par leur flanquer le moral un tantinet tristounet. Cerise sur le gâteau, la visite du village de Douaumont, totalement détruit, en compagnie de huit autres communautés lors du conflit : les maisons sont symbolisées par un piquet surmonté d’une plaque sur laquelle est inscrit le nom des gens qui habitaient là, soit une bonne vingtaine de familles, qui furent expulsées avant que ne viennent s’écraser les obus.

Hélas, il fit nuit bien trop vite pour que les trois hommes puissent s’aventurer dans les terrains environnant, sur lesquels ont bien poussé des arbres, mais la terre garde à jamais ce relief propre aux traces laissées par d’aussi intenses bombardements, parmi les plus puissants jamais vu, y compris au XXIème siècle.

Kévin M. a clairement apprécié le lieu et a bien précisé à son père, qu’entre la 1ère et la seconde guerre mondiale, la propagande pro-américaine de la deuxième avait rendu beaucoup moins poignants les lieux commémoratifs, façon mémorial de la ville de Caen et autres souvenirs du conflit, quand Verdun donnait toute sa si terrible vérité, ô combien crue et terrifiante.

L’auteur ne pense pas retourner là-bas une quatrième fois, c’est désormais à son fils qu’il reviendra, éventuellement, de faire connaitre l’endroit à ses amis, voire à ses enfants. Si tant est qu’il en ait un jour, tellement ses propos vis à vis du monde présent et de l’avenir qui va en découler ne prête guère d’espoir de pouvoir leur donner de quoi s’épanouir dans un environnement qui fait envie.

2013_11_Verdun05

L’aventure michèlèmienne continue, ailleurs.

* « Percé » à l’époque pur sûr : mais, en y songeant, les gobelets en question étaient bel et bien fendus en deux, carrément… Qu’importe, il en est toujours ainsi des succès damnés : ils se veulent dignes successeurs de leur initiateurs, mais seule la critique, ô combien aisée puisque est morte leur référence, leur reste afin d’exister.

 

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Dimanche dernier à Athènes

2013_11_Athenes-jour-pluvieux
« Jour de pluie à Athènes » – Dimanche 24 novembre 2013 – Elena A.

Nouvelle de sa brune mie au Michel M. : le traitement se poursuit et avant dernier jour ce mardi (c’est pas trop tôt !) d’une séparation longue comme un dimanche de pluie, justement.

Retour ce jeudi aux alentours de onze heures : Youpie, évidemment.

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

Un présent serein, un avenir incertain : Michel M. est prêt pour l’un, paré pour l’autre

Un présent serein

Son employeur à Michel M. apprécie son travail, tant il sait qu’il est le bon homme au bon endroit et cela, depuis un sacré bout de temps déjà. Aussi icelui (Michel M.) ne plaint-il jamais des conditions dans lesquelles il oeuvre, en particulier du matériel dont il dispose pour travailler. A chaque fois qu’il a fait une demande en ce sens, il a été entendu : l’informatique à lui mise à disposition est donc régulièrement modifiée en fonction de ces désidératas.

C’est ainsi qu’il put retarder l’échéance, aux autres collègues imposées manu militari il y a de cela bien 5 bonnes années, de se retrouver avec un écran plat, dès qu’iceux furent aussi répandus que les crottes de nez sous les tables d’écoles, puis sous les bureaux des adultes (sans parler des tonnes de mucus sec qui échouent à chaque instant sur la moquette située entre le siège du conducteur et la porte de son automobile (à moins qu’il ne fut victime de rhinotillexophagie)). Les esthètes, à l’instar de l’auteur, savaient pertinemment que ces écrans qui inondèrent alors les entreprises étaient d’une bien piètre qualité, mais tellement plus pratiques à manier, et soit disant bien plus écologiques que les écrans CRT. Toujours est-il, donc, que non seulement Michel M. refusa de sombrer dans cet aveuglement concerté mais, en susss, il souhaita ardemment qu’on l’équipa, du fait du vieillissement plus qu’annoncé de son NEC de 21 pouces (à l’époque encore une référence dans le « milieu »), d’un moniteur, choisi par ses soins, de 22 pouces désormais (« Toujours plus » comme écrivit l’autre), mais inéluctablement CRT et préconisé alors pour la publication assistée par ordinateur (« les vraies couleurs » qu’on disait à l’époque l’étaient plus que ces médiocres écrans de bureautiques : torchons et serviettes ont toujours été l’une des règles d’or dans la vie passée de l’auteur).

« Purée, mais elle est où la photo, nom d’un bon sang de chien qui fume ?!! » commencent à trépigner les michèlèmiennes émules devant cette superfétatoire logorrhée (c’est dire) relative à un sujet bien niais, inintéressant au possible. Hé bien justement, il faut savoir revenir aux fondamentaux de temps à autres, sans quoi on se perd en des voies de traverses qui finissent par tant affadir la veine qu’au final plus rien n’est d’autre qu’une enveloppe vide, sans sens aucun, sans once de vie, juste une superficialité de bas-art qui mène inéluctablement à son auto galvaudage : autant aussi sec cesser de s’estimer spirituel, rentrer la tête dans ses épaules et dans le rang d’un moutonnisme consuméristement consentuel.

Match gagné : la mousse coulera lors du premier tour de la Coupe du Monde de foot, nom de celui qui n’existe pas, pardi !

Conséquence, l’illustration d’une partie de ce qui précède est désormais affichée.

2013_11_Nouvelecran

_______________________________________________________________

Un avenir incertain

Aussi, fi de cette superficialité de bas-art qui mène inéluctablement à son auto galvaudage au Michel M. : cet espace, le présent blog, ne sert à rien d’autre qu’à narrer une existence d’une banalité normale, quand bien même ce bonhomme aurait-il une veine de cocu du fait d’un amour à la fois raisonné ET merveilleux et, en susss, réfléchirait-il un tantinet plus que ces pairs et compères, d’après ce qu’il peut constater au quotidien, notamment lors de ces innombrables conversations de cafétéria auxquelles il participe et lors desquelles des blagues à cent à l’heure fusent de toute part, tombant sur les uns et les autres, mais très rarement sur Michel M. ou Marc V., ces deux existensaristes (donc puissamment hétérosexuels et laïcs), aventuriers des temps modernes dotés d’une philosophie de vie dont les tenants et aboutissants ayant été moult fois déballés sur cet autre blog, désormais à jamais endormi, qu’il ne va pas s’y atteler une fois de plus, pardi !

Du passé des Sectis adorem rectum il reste tout plein de choses, mais le passé est une chose sur laquelle il est inutile de revenir et encore moins sur laquelle on doit se reposer afin d’affronter le présent qui, lui, est sans cesse en soit et qui appelle des choix permanents afin d’y tracer sa route (ce qui ne veut rien dire, mais coule de source façon logorrhée, à la manière d’une lave de la gueule de son volcan de géniteur).

Ce présent dans l’avenir est plus que jamais incertain, du fait d’un pourrissement devenu aussi prégnant de la société française, mais pas quelle, du climat qui à défaut de se réchauffer franchement, donne a voir de sacrés soubresauts de-ci, de-là, un méga-typhon à l’Est, un gigantesque iceberg au Sud, un maussades printemps à Paris et tutti quanti. Lorsqu’on lance l’affirmation selon laquelle une société, dans le sens de la vie entre les humains, est en phase avancée de déliquescence, il faudrait voir à argumenter. Michel M. le fait illico presto : y’a ka voir ce qui se passe dans la rue pour s’en rendre compte, tiens, la rue étant en l’occurrence le terme générique et global de la mouise environnante qui empoisonne l’esprit des moins vifs (ils sont des millions, mais parce qu’ils le veulent bien, toutefois) à coup de crise politico-institutionnelle européenne, crise inter-communautarismique, crise financiariste et tout le toutimisme, ce qui se résume par de moins en moins de beurre dans les épinards et de plus en plus de fouilleurs de poubelles, de moins en moins de respects entre les individus dont de plus en plus d’agressivité, de moins en moins d’espoir d’une vie meilleure donc de plus en plus de déprime à tout faire péter (à lire par exemple ici, dans les fils de discussions relatifs à la marche du monde).

Ayant cela à l’esprit depuis belle lurette, s’étant intéressé de près au sort des grévistes des raffineries de Total (qu’en reste-t-il ?), Michel M. s’est préparé à ce qu’un jour il faille bien leur montrer de quel bois on se chauffait, à ces gros ventrus de nantis (enfin, question bide, celui que l’auteur s’est pris depuis quelques années à bien du mal à dégonfler, malgré ses deux séances de sport par semaine, mais il s’en doutait : pour perdre du bide, il faut cesser la picole et courir et ça, ce n’est pas dans ses préoccupations premières à Michel M.), bon sang ! Et s’il faut sortir dans la rue pour leur flanquer leur tronche sur des piques, il aura déjà la tenue adéquate pour ce faire :

2013_11_Pres_pour_l_insurrection

Ca fait son homme un truc pareil, non ? Parce qu’attention, chères émules michèlèmiennes, il ne faut pas trop le chercher le Michel M. sans quoi, à défaut de gros bras, il sait s’exprimer bruyamment (il posséderait une voix de baryton parait-il), nom d’un brailleur de fond !

Des projets annoncés puis sans nouvelles depuis, la balade sur les rails du passé reste assurément d’actualité. Seulement, du fait des disponibilités des uns et des autres, des fêtes de fin d’année qui rappliquent (la plaie) et du temps qui mouille singulièrement, le créneau est plutôt à envisager du côté de l’année prochaine.

En revanche, Verdun III est bel et bien maintenu ce samedi, avec une option plausible pour un vingt-quatre heures sur place, avec nuit dans un hôtel à pas cher façon Formule 1.

Du Youpie de première bourre, indubitablement.

BoNjOuR / SoIr ChEz VoUs, là-dedans !

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

L’esseulée grecque souffre (mais le célibat’soupeur passe du bon temps)

2013_11_Thyroide04

La belle, fort ventée, devant le derrière de l’Acropole.

Les nouvelles de la brune mie à vie de Michel M. sont bonnes, car il faut beau et bon là-bas, du côté d’Athènes, au point qu’elle s’est baignée ces deux derniers jours (mais pas ce lundi). Et elles sont moins bonnes car elle a deux séances d’acupuncture par jour, la pauvre belle. Celle de cet après-midi a été particulièrement costaude, avec pose d’une ventouse au creux de ses omoplates : Elena A. tenté de montrer cela à son bonhomme par le biais de la Webcam (« camérapécé » en michèlèmien) de son Macbook (hé oui, elle se trimballe un matos de ce fabricant Ô Combien orwellien ; à sa décharge, il lui avait été payé par un employeur au temps jadis) et du logiciel gratuit bien pratique « Skype« . Mais du fait d’une terrible pixellisation (qui en est responsable, d’ailleurs ? Mystère et boule de bit, mais l’auteur a sa petite idée, ben tiens…), c’est tout juste si Michel M. put reconnaitre son dos, à sa chère et tendre chérie ! En tout cas, il pouvait en revanche bien voir les cernes qu’elle arbore sous ses si beaux yeux, nom d’une (virtuelle) pipe ! Mais bon, s’il lui faut souffrir pour guérir, elle se sent prête à subir d’autres tortures du même tonneau, avant que de se résoudre à l’ablation de sa glande thyroïde.

Et, pendant ce temps-là…

2013_11_Thyroide04(guillaume)

Après l’anniversaire de Guillaume R. (50 balais le petit…), l’homme le moins souriant après feu Buster Keaton (et Marc V., voir ci-dessous), qui se déroula ce samedi soir du côté de Plaisir, Michel M. s’en retourna chez lui, à Paris, après avoir goûté les fameux quais de gare de banlieue par temps gris et froid : à l’aller en train, lorsqu’il se pointa aux alentours de 17 heures à Saint-Cyr l’école, et au retour en RER, lorsqu’il fut déposé par Guillaume R. et sa mie Zemfira Z. vers midi à la gare de Saint-Quentin-en-Yvelines. Cela lui rappela ses 30 années de transport en commun de travailleur de banlieue, d’abord en passant par la gare du Nord, puis par la gare Saint-Lazare…

Plus ou moins deux heures et demi de rail par jour ouvrable. Pas trop de quoi se plaindre, car un temps utilisé à bouquiner, pardi ! Et puis, aussi, parce qu’il ne sert à rien de brailler après les retards, les pannes, les grèves et tout ça : faire braire son avertisseur sonore de bagnole (« Klaxon » en étranger) n’a jamais fait avancer les choses, même chose pour les râleur du quotidien. La seule réaction que cela générait en Michel M., qui devait se taper ces irascibles qui l’empêchaient de lire peinard, n’était qu’une crispation à l’endroit de ces abrutis grandes gueules, les mêmes qui se couchent devant la moindre once d’autorité manifestée par d’aucun : celui qui gueule le plus étant la plus part du temps le plus pleutre (on dit bien que « ce sont ceux qui en parlent le plus qui le font le moins », en causant de la chose sexuelle, bien évidemment…).

Mais ce n’est pas tout : samedi prochain, c’est un truc un tantinet plus sérieux qui va se vivre.

2013_11_Thyroide06(VerdunII)

Michel M. s’en va du côté de Verdun (troisième visite là-bas : faut le faire, n’est-ce pas ? La première étant narrée ici !) avec son ex alter ego Marc V. (premier à droite ci-dessus, cliché réalisé lors de la seconde visite en ce terrible lieu de souvenir), et avec Kévin M., fils cadet de l’auteur : trois hommes pour un périple en auto, comme au bon vieux temps des Sectis adorem rectum, voilà de quoi vivre un instant puissamment osmosique, symbiotique et éminemment tranquilliste, palsambleu de fouchtre !

A suivre.

BoNsOiR/JoUr ChEz VoUs, là-dedans !

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF   

L’homme le plus classe du monde est désormais (provisoirement) seul

La solitude

Ce matin, Michel M. a déposé sa brune mie à l’aéroport Charles-de-Gaulle comme on dépose un baiser sur la bouche assoupie d’une princesse songeuse, c’est à dire sans escale, mais sans regard après que la chose soit faite. Quoique…

2013_11_C-D-G

C’est ainsi qu’Elena A. et Michel M. se sont séparés en ce matin frais du jeudi 14 novembre 2013, le jour même où l’hiver daigne afin s’installer pour un petit bout de temps à ce qu’il paraitrait, et cela pour une durée de 14 jours (!!! : on est en effet bien loin du mini séjour que l’auteur fit en compagnie de ses deux garçons en Belgique il y a quelques mois). La michèlèmienne mie part ainsi afin de tenter de guérir sa glande thyroïde qui lui pourrit pas mal sa vie depuis quelques temps. La première crise date du débuts des années 2000, alors que la belle et son petit Arthur étaient parvenus en France. Après un petit traitement chimique rapidement géré en totalité par Elena A. qui, à l’instar des personnes d’origine russe (ou russes toujours) que connait Michel M., n’est pas aussi soumise au monde médical que ne le sont les français, et les occidentaux d’une manière générale, il n’y eut pas de rechute. Jusqu’à cette terrible crise de février 2011 qui vit, la pauvre, se retrouver aux urgences à deux reprises pour un monstrueux mal de dos : présent l’une des deux nuits que cela se produisit, l’auteur peut écrire qu’il ne s’était jamais senti aussi démuni devant la douleur d’autrui… Hélas, depuis l’incident, la santé de cette satanée Thyroïde est fluctuante : un traitement a bien été repris, toujours sous l’absolu contrôle d’Elena A., mais la toubib lui a clairement fait comprendre qu’il fallait songer à l’ablation de l’organe si « les choses » s’éternisaient.

En relation avec cette cohabitation délicate entre la belle et la médecine, icelle (la belle et brune Elena A.) sortit de sa besace une ultime solution avant la chirurgie : l’acupuncture ! Une de ses (nombreuses) relations russes, acupuncteur de son état, ayant guéri de son alcoolisme avéré un ami, une glande thyroïde déjà défectueuse chez une autre femme, plus d’autres bons retours entendus à l’endroit de ce « guérisseur » de la dernière chance, Elena A. ne voulut pas ne pas tenter l’aventure. La condition pour se faire était, toutefois, qu’elle se sépara de son chéri pour deux semaines et, de susss, qu’elle (re)partit en Grèce car c’est donc là-bas qu’officie cet homme. Cette Grèce dont elle et son bonhomme d’auteur sont revenus depuis d’un bon mois désormais…

2013_11_Thyroide02

Cerise sur le gâteau qu’est cette épreuve en vérité : elle logera à l’hôtel Arma, celui-là même dans lequel ces deux-ci passèrent deux nuits (la première après la partie cabotage en voilier, la seconde, la veille de leur retour en France), et qui est sis à Athènes, pas trop loin du port du Pirée, donc de la mer…

2013_11_Thyroide03

… Et de cette mini plage qui accueillit les deux transis (d’amour, pas de froid à ce moment-là). De quoi rendre un tantinet plus nostalgique encore la belle, alors qu’elle se rappellera ces merveilleux instants d’amour passés auprès de son homme, alors qu’elle en est dorénavant si éloignée..

… Son homme qui, quant à lui, doit travailler afin de ramener de quoi partir en vacances avec sa chère chérie, qui lui a fait ainsi faux bond. Mais il sait bien que ce séjour ne sera pas qu’une partie de plaisir pour elle, même si à cette heure ni l’une ni l’autre ne connaissent les conditions du traitement à venir.

L’aventure ne fait que commencer, et elle est à suivre, pas plus tard qu’à compter de maintenant.

______________________________________________________________

L’homme le plus classe du monde

Depuis la brutale disparition de George A., la place était à prendre : que personne ne l’ait fait, ou que cela n’ait en tout cas jamais été ébruité, c’est une autre histoire. Toujours est-il que l’autre jour, Michel M. s’était dit qu’il allait partir au travail bien sapé. Non pas qu’il aille habituellement travailler en tenue de vacanciers, d’ouvrier du bâtiment, voire nu que nenni et tout de même, enfin quoi. Non, c’est juste qu’il possède quelques jolies vestes façon costume (au nombre de trois précisément), mais sans le pantalon appareillé (l’auteur n’aime pas porter le costume), qu’il ne se décide jamais à revêtir (les vestes). En outre, dans son existence, rarissimes sont les occasions de montrer ces classieux oripeaux à la collectivité des humains. Car Michel M. est devenu, devient et le deviendra plus encore, c’est à n’en pas douter, un homme simple qui ne fréquente pas ces soirées dans lesquelles les tenues correctes sont exigées comme autant de sésames, afin d’aller se perdre dans des lieux d’une haute toxicité intellectuelle, là où l’on parle de tout et de rien, et essentiellement de rien, même, car discussion d’une superficialité inouïe (les animaux de chacun, le signe astral de son interlocuteur, les petits qui sont toujours malades, ce président qui est si nul, les juifs qui dirigent le monde etc.) omniprésent cauchemar qui se rencontre incontournablement dès que des gens qui ne se connaissent pas veulent contrecarrer leur crainte d’un possible silence face à autrui.

Bref, c’était donc mercredi dernier, et ce fut un festival ! Mais que les émules michèlèmiennes en jugent, plutôt.

2013_11_L_Homme_le_plus_classe_du_monde

Et ce fut donc un festival de remarques que toute personne croisant Michel M. ne put se retenir de faire, style, genre et façon : « Oh ! la, tu vas à un enterrement ? », « Tu as rendez-vous avec une femme (les fumiers savent pourtant pertinemment que Michel M. n’est l’homme que d’une femme à la fois, sérieux homme, fidèle amant et confiant transi qu’il est devenu avec les temps de réflexions accumulés lors de sa vie passé) », « Tu vas demander une augmentation ? » et toute ces choses bien grasses, en provenance exclusivement de collègues masculins durant toute la matinée, cela jusqu’à l’heure de la cantoche. Car à compter de plus ou moins midi, ce sont TOUTES les relations professionnelles de Michel M. qui ne purent résister, à leur tour, à lui faire savoir à tout prix à quel point il les impressionnaient, avec sa si belle veste de costume, pardi ! Seulement comme icelles sont constituées, à plus de la moitié, par des représentantes du sexe féminin, les réflexions furent un peu plus flatteuses (et beaucoup moins triviales pour le coup, comme quoi les femmes peuvent être plus raffinées que les gars ; ceci étant, si icelles sont a priori impressionnées par une veste de costume sur une chemise blanche, c’est parce qu’elles placent cet anachronisme michèlèmien (en l’occurrence) sur le terrain de la séduction, si les émules voient ce que l’auteur veut signifier par-là, alors que les hommes font franchement dans la vanne à deux balles). Enfin bon, on peut les comprendre car avec cet attifement, Michel M. atteint des sommets dans l’élégance, comme en atteste la photo ci-dessus (à peine retouchée) prise par Didier V. (autrefois Sectis adorem rectum, mais toujours, pour le moment, collègue de l’auteur). Et d’où cette idée selon laquelle Michel M. pourrait bien être le nouvel homme le plus classe du monde.

Nonobstant, si une personne conteste ce titre, qu’elle n’hésite surtout pas à le faire savoir par le biais d’un commentaire, d’un courriel ou de tout autre manière que ce fusse qu’elle le souhaite, Michel M. se fera un plaisir  de répondre et, si besoin était, de se mesurer à tout autre prétendant que ce soit (y compris M. George C.).

BoNsOiR/JoUr ChEz VoUs, là-dedans !

www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF