L’homme le plus classe du monde est désormais (provisoirement) seul

La solitude

Ce matin, Michel M. a déposé sa brune mie à l’aéroport Charles-de-Gaulle comme on dépose un baiser sur la bouche assoupie d’une princesse songeuse, c’est à dire sans escale, mais sans regard après que la chose soit faite. Quoique…

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C’est ainsi qu’Elena A. et Michel M. se sont séparés en ce matin frais du jeudi 14 novembre 2013, le jour même où l’hiver daigne afin s’installer pour un petit bout de temps à ce qu’il paraitrait, et cela pour une durée de 14 jours (!!! : on est en effet bien loin du mini séjour que l’auteur fit en compagnie de ses deux garçons en Belgique il y a quelques mois). La michèlèmienne mie part ainsi afin de tenter de guérir sa glande thyroïde qui lui pourrit pas mal sa vie depuis quelques temps. La première crise date du débuts des années 2000, alors que la belle et son petit Arthur étaient parvenus en France. Après un petit traitement chimique rapidement géré en totalité par Elena A. qui, à l’instar des personnes d’origine russe (ou russes toujours) que connait Michel M., n’est pas aussi soumise au monde médical que ne le sont les français, et les occidentaux d’une manière générale, il n’y eut pas de rechute. Jusqu’à cette terrible crise de février 2011 qui vit, la pauvre, se retrouver aux urgences à deux reprises pour un monstrueux mal de dos : présent l’une des deux nuits que cela se produisit, l’auteur peut écrire qu’il ne s’était jamais senti aussi démuni devant la douleur d’autrui… Hélas, depuis l’incident, la santé de cette satanée Thyroïde est fluctuante : un traitement a bien été repris, toujours sous l’absolu contrôle d’Elena A., mais la toubib lui a clairement fait comprendre qu’il fallait songer à l’ablation de l’organe si « les choses » s’éternisaient.

En relation avec cette cohabitation délicate entre la belle et la médecine, icelle (la belle et brune Elena A.) sortit de sa besace une ultime solution avant la chirurgie : l’acupuncture ! Une de ses (nombreuses) relations russes, acupuncteur de son état, ayant guéri de son alcoolisme avéré un ami, une glande thyroïde déjà défectueuse chez une autre femme, plus d’autres bons retours entendus à l’endroit de ce « guérisseur » de la dernière chance, Elena A. ne voulut pas ne pas tenter l’aventure. La condition pour se faire était, toutefois, qu’elle se sépara de son chéri pour deux semaines et, de susss, qu’elle (re)partit en Grèce car c’est donc là-bas qu’officie cet homme. Cette Grèce dont elle et son bonhomme d’auteur sont revenus depuis d’un bon mois désormais…

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Cerise sur le gâteau qu’est cette épreuve en vérité : elle logera à l’hôtel Arma, celui-là même dans lequel ces deux-ci passèrent deux nuits (la première après la partie cabotage en voilier, la seconde, la veille de leur retour en France), et qui est sis à Athènes, pas trop loin du port du Pirée, donc de la mer…

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… Et de cette mini plage qui accueillit les deux transis (d’amour, pas de froid à ce moment-là). De quoi rendre un tantinet plus nostalgique encore la belle, alors qu’elle se rappellera ces merveilleux instants d’amour passés auprès de son homme, alors qu’elle en est dorénavant si éloignée..

… Son homme qui, quant à lui, doit travailler afin de ramener de quoi partir en vacances avec sa chère chérie, qui lui a fait ainsi faux bond. Mais il sait bien que ce séjour ne sera pas qu’une partie de plaisir pour elle, même si à cette heure ni l’une ni l’autre ne connaissent les conditions du traitement à venir.

L’aventure ne fait que commencer, et elle est à suivre, pas plus tard qu’à compter de maintenant.

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L’homme le plus classe du monde

Depuis la brutale disparition de George A., la place était à prendre : que personne ne l’ait fait, ou que cela n’ait en tout cas jamais été ébruité, c’est une autre histoire. Toujours est-il que l’autre jour, Michel M. s’était dit qu’il allait partir au travail bien sapé. Non pas qu’il aille habituellement travailler en tenue de vacanciers, d’ouvrier du bâtiment, voire nu que nenni et tout de même, enfin quoi. Non, c’est juste qu’il possède quelques jolies vestes façon costume (au nombre de trois précisément), mais sans le pantalon appareillé (l’auteur n’aime pas porter le costume), qu’il ne se décide jamais à revêtir (les vestes). En outre, dans son existence, rarissimes sont les occasions de montrer ces classieux oripeaux à la collectivité des humains. Car Michel M. est devenu, devient et le deviendra plus encore, c’est à n’en pas douter, un homme simple qui ne fréquente pas ces soirées dans lesquelles les tenues correctes sont exigées comme autant de sésames, afin d’aller se perdre dans des lieux d’une haute toxicité intellectuelle, là où l’on parle de tout et de rien, et essentiellement de rien, même, car discussion d’une superficialité inouïe (les animaux de chacun, le signe astral de son interlocuteur, les petits qui sont toujours malades, ce président qui est si nul, les juifs qui dirigent le monde etc.) omniprésent cauchemar qui se rencontre incontournablement dès que des gens qui ne se connaissent pas veulent contrecarrer leur crainte d’un possible silence face à autrui.

Bref, c’était donc mercredi dernier, et ce fut un festival ! Mais que les émules michèlèmiennes en jugent, plutôt.

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Et ce fut donc un festival de remarques que toute personne croisant Michel M. ne put se retenir de faire, style, genre et façon : « Oh ! la, tu vas à un enterrement ? », « Tu as rendez-vous avec une femme (les fumiers savent pourtant pertinemment que Michel M. n’est l’homme que d’une femme à la fois, sérieux homme, fidèle amant et confiant transi qu’il est devenu avec les temps de réflexions accumulés lors de sa vie passé) », « Tu vas demander une augmentation ? » et toute ces choses bien grasses, en provenance exclusivement de collègues masculins durant toute la matinée, cela jusqu’à l’heure de la cantoche. Car à compter de plus ou moins midi, ce sont TOUTES les relations professionnelles de Michel M. qui ne purent résister, à leur tour, à lui faire savoir à tout prix à quel point il les impressionnaient, avec sa si belle veste de costume, pardi ! Seulement comme icelles sont constituées, à plus de la moitié, par des représentantes du sexe féminin, les réflexions furent un peu plus flatteuses (et beaucoup moins triviales pour le coup, comme quoi les femmes peuvent être plus raffinées que les gars ; ceci étant, si icelles sont a priori impressionnées par une veste de costume sur une chemise blanche, c’est parce qu’elles placent cet anachronisme michèlèmien (en l’occurrence) sur le terrain de la séduction, si les émules voient ce que l’auteur veut signifier par-là, alors que les hommes font franchement dans la vanne à deux balles). Enfin bon, on peut les comprendre car avec cet attifement, Michel M. atteint des sommets dans l’élégance, comme en atteste la photo ci-dessus (à peine retouchée) prise par Didier V. (autrefois Sectis adorem rectum, mais toujours, pour le moment, collègue de l’auteur). Et d’où cette idée selon laquelle Michel M. pourrait bien être le nouvel homme le plus classe du monde.

Nonobstant, si une personne conteste ce titre, qu’elle n’hésite surtout pas à le faire savoir par le biais d’un commentaire, d’un courriel ou de tout autre manière que ce fusse qu’elle le souhaite, Michel M. se fera un plaisir  de répondre et, si besoin était, de se mesurer à tout autre prétendant que ce soit (y compris M. George C.).

BoNsOiR/JoUr ChEz VoUs, là-dedans !

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