Un présent serein, un avenir incertain : Michel M. est prêt pour l’un, paré pour l’autre

Un présent serein

Son employeur à Michel M. apprécie son travail, tant il sait qu’il est le bon homme au bon endroit et cela, depuis un sacré bout de temps déjà. Aussi icelui (Michel M.) ne plaint-il jamais des conditions dans lesquelles il oeuvre, en particulier du matériel dont il dispose pour travailler. A chaque fois qu’il a fait une demande en ce sens, il a été entendu : l’informatique à lui mise à disposition est donc régulièrement modifiée en fonction de ces désidératas.

C’est ainsi qu’il put retarder l’échéance, aux autres collègues imposées manu militari il y a de cela bien 5 bonnes années, de se retrouver avec un écran plat, dès qu’iceux furent aussi répandus que les crottes de nez sous les tables d’écoles, puis sous les bureaux des adultes (sans parler des tonnes de mucus sec qui échouent à chaque instant sur la moquette située entre le siège du conducteur et la porte de son automobile (à moins qu’il ne fut victime de rhinotillexophagie)). Les esthètes, à l’instar de l’auteur, savaient pertinemment que ces écrans qui inondèrent alors les entreprises étaient d’une bien piètre qualité, mais tellement plus pratiques à manier, et soit disant bien plus écologiques que les écrans CRT. Toujours est-il, donc, que non seulement Michel M. refusa de sombrer dans cet aveuglement concerté mais, en susss, il souhaita ardemment qu’on l’équipa, du fait du vieillissement plus qu’annoncé de son NEC de 21 pouces (à l’époque encore une référence dans le « milieu »), d’un moniteur, choisi par ses soins, de 22 pouces désormais (« Toujours plus » comme écrivit l’autre), mais inéluctablement CRT et préconisé alors pour la publication assistée par ordinateur (« les vraies couleurs » qu’on disait à l’époque l’étaient plus que ces médiocres écrans de bureautiques : torchons et serviettes ont toujours été l’une des règles d’or dans la vie passée de l’auteur).

« Purée, mais elle est où la photo, nom d’un bon sang de chien qui fume ?!! » commencent à trépigner les michèlèmiennes émules devant cette superfétatoire logorrhée (c’est dire) relative à un sujet bien niais, inintéressant au possible. Hé bien justement, il faut savoir revenir aux fondamentaux de temps à autres, sans quoi on se perd en des voies de traverses qui finissent par tant affadir la veine qu’au final plus rien n’est d’autre qu’une enveloppe vide, sans sens aucun, sans once de vie, juste une superficialité de bas-art qui mène inéluctablement à son auto galvaudage : autant aussi sec cesser de s’estimer spirituel, rentrer la tête dans ses épaules et dans le rang d’un moutonnisme consuméristement consentuel.

Match gagné : la mousse coulera lors du premier tour de la Coupe du Monde de foot, nom de celui qui n’existe pas, pardi !

Conséquence, l’illustration d’une partie de ce qui précède est désormais affichée.

2013_11_Nouvelecran

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Un avenir incertain

Aussi, fi de cette superficialité de bas-art qui mène inéluctablement à son auto galvaudage au Michel M. : cet espace, le présent blog, ne sert à rien d’autre qu’à narrer une existence d’une banalité normale, quand bien même ce bonhomme aurait-il une veine de cocu du fait d’un amour à la fois raisonné ET merveilleux et, en susss, réfléchirait-il un tantinet plus que ces pairs et compères, d’après ce qu’il peut constater au quotidien, notamment lors de ces innombrables conversations de cafétéria auxquelles il participe et lors desquelles des blagues à cent à l’heure fusent de toute part, tombant sur les uns et les autres, mais très rarement sur Michel M. ou Marc V., ces deux existensaristes (donc puissamment hétérosexuels et laïcs), aventuriers des temps modernes dotés d’une philosophie de vie dont les tenants et aboutissants ayant été moult fois déballés sur cet autre blog, désormais à jamais endormi, qu’il ne va pas s’y atteler une fois de plus, pardi !

Du passé des Sectis adorem rectum il reste tout plein de choses, mais le passé est une chose sur laquelle il est inutile de revenir et encore moins sur laquelle on doit se reposer afin d’affronter le présent qui, lui, est sans cesse en soit et qui appelle des choix permanents afin d’y tracer sa route (ce qui ne veut rien dire, mais coule de source façon logorrhée, à la manière d’une lave de la gueule de son volcan de géniteur).

Ce présent dans l’avenir est plus que jamais incertain, du fait d’un pourrissement devenu aussi prégnant de la société française, mais pas quelle, du climat qui à défaut de se réchauffer franchement, donne a voir de sacrés soubresauts de-ci, de-là, un méga-typhon à l’Est, un gigantesque iceberg au Sud, un maussades printemps à Paris et tutti quanti. Lorsqu’on lance l’affirmation selon laquelle une société, dans le sens de la vie entre les humains, est en phase avancée de déliquescence, il faudrait voir à argumenter. Michel M. le fait illico presto : y’a ka voir ce qui se passe dans la rue pour s’en rendre compte, tiens, la rue étant en l’occurrence le terme générique et global de la mouise environnante qui empoisonne l’esprit des moins vifs (ils sont des millions, mais parce qu’ils le veulent bien, toutefois) à coup de crise politico-institutionnelle européenne, crise inter-communautarismique, crise financiariste et tout le toutimisme, ce qui se résume par de moins en moins de beurre dans les épinards et de plus en plus de fouilleurs de poubelles, de moins en moins de respects entre les individus dont de plus en plus d’agressivité, de moins en moins d’espoir d’une vie meilleure donc de plus en plus de déprime à tout faire péter (à lire par exemple ici, dans les fils de discussions relatifs à la marche du monde).

Ayant cela à l’esprit depuis belle lurette, s’étant intéressé de près au sort des grévistes des raffineries de Total (qu’en reste-t-il ?), Michel M. s’est préparé à ce qu’un jour il faille bien leur montrer de quel bois on se chauffait, à ces gros ventrus de nantis (enfin, question bide, celui que l’auteur s’est pris depuis quelques années à bien du mal à dégonfler, malgré ses deux séances de sport par semaine, mais il s’en doutait : pour perdre du bide, il faut cesser la picole et courir et ça, ce n’est pas dans ses préoccupations premières à Michel M.), bon sang ! Et s’il faut sortir dans la rue pour leur flanquer leur tronche sur des piques, il aura déjà la tenue adéquate pour ce faire :

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Ca fait son homme un truc pareil, non ? Parce qu’attention, chères émules michèlèmiennes, il ne faut pas trop le chercher le Michel M. sans quoi, à défaut de gros bras, il sait s’exprimer bruyamment (il posséderait une voix de baryton parait-il), nom d’un brailleur de fond !

Des projets annoncés puis sans nouvelles depuis, la balade sur les rails du passé reste assurément d’actualité. Seulement, du fait des disponibilités des uns et des autres, des fêtes de fin d’année qui rappliquent (la plaie) et du temps qui mouille singulièrement, le créneau est plutôt à envisager du côté de l’année prochaine.

En revanche, Verdun III est bel et bien maintenu ce samedi, avec une option plausible pour un vingt-quatre heures sur place, avec nuit dans un hôtel à pas cher façon Formule 1.

Du Youpie de première bourre, indubitablement.

BoNjOuR / SoIr ChEz VoUs, là-dedans !

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