Des souris dans le tiroir

Au début de l’année qui dorénavant s’achève, l’employeur de Michel M. avait diligenté certains de ses agents du service de la logistique afin qu’ils disposent de-ci, de-là, quelques terribles pièges à souris, façon mort-aux-rats et autres saletés violemment dignes de figurer dans la liste noire des inanimalités que les humains n’hésitent jamais à pratiquer afin de se débarrasser des dits nuisibles qui les empêchent eux-mêmes de nuire à leur maison Terre, les fumiers, dans les bureaux.

Huit bons mois plus tard, force est de constater que l’éradication des rongeur à fait long feu : Michel M. s’était aperçu depuis quelques temps qu’une souris (enfin « une », parce qu’il n’en voyait qu’une à la fois, mais peut-être étaient-elles des centaines en fait, qui sait ?) se baladait dans le coin lorsqu’il quittait son poste de travail à la nuit tombante (Michel M. est un employé remarquable). Juste le temps de l’apercevoir et hop ! Elle filait dans le mur insonorisé et autrefois photographié aux temps des SAR (pages 76 à 79 : cette référence sarique est à jamais éternelle, il faut bien que les émules michèlèmiennes s’y fassent).

Hé bien désormais, c’est à dire depuis ce matin, ses collègues et l’auteur ont eu la certitude que ces pièges à souris (probablement fort chers payés vu le nombre disposés) sont autant de chimères que fut en son temps remplie de leurres l’armée de Saddam H. Cette photos en fait foi :

2013_12_Souris_fières

A noter, et ceci pour les spécialistes en rongeur qui évoluent en milieu bureautique, que les cacahuètes ont été dévorées quand pléthore de gâteaux au chocolat ont été grignotés d’une dent distraite (en attendant des temps de disette, sans doute). En revanche, la signature est bel et bien là : les mignonnes petites crottes, aussi fine et longues que noires, sont bien présentes. Ainsi a-t-on la certitude que les souris se gaussent des pièges comme les nantis des crevards.

Mais alors didonc et puis quoi encore : quid de la présence d’autant de gâteries dans un bureau ? Ah ben oui alors, il est facile de s’en offusquer quand on est mû par un sale esprit de caricatural (car tous ne seraient pas ainsi) patron à la ramasse qui estime que si ses employés sont heureux dans SES murs, cela signifie qu’il n’y foutent rien ! Vision ô combien réductrice (et éminemment fausse en l’occurrence) quant au rapport qu’il devrait nécessairement régner entre la productivité et le fait de la générer. Mais bon, nous ne sommes pas au Bengladesh ici, sous nos douces et tempérées latitudes, et certains dirigeants d’entreprise sont un peu moins abrutis par la létale doctrine que ces patentés esclavagistes chérissent, doctrine qui se la joue laboratoire « à ciel ouvert » dans des contrées sans défense (depuis tout ce temps, pourquoi le sont-elles encore ?) ou est maintenu en survie toute un peuple afin d’y piocher une main-d’oeuvre ô combien corvéable et si peu chère (33 euros/mois, qui dit mieux ?)

BREF. C’est donc ainsi que certains patrons « éclairés » laissent leurs employés se péter la caboche lors de pots plus ou moins alcoolisés (le prochain, qui vient d’ailleurs d’être programmé en ce qui concerne l’auteur, c’est mardi 10 décembre en huit, en l’honneur du départ à la retraite d’un collègue (aperçu il y a quelques années sur le blog des Sectis adorem rectum, mais pas de lien inséré ce coup-ci, le passé doit tout de même ne pas être comme un bouchot à sa moule pour l’auteur, bon sang !)).

Il est 23h23, c’est le temps idoine afin de cesser ça : de quoi poursuivre puisque la matière est présente.

YoUpIe !

Prefab Sprout sans distinction comme matelas sonore c’est un inouï régal ! Puis, vu la durée rédactionnelle prise, bifurcation du côté de Soft Machine, Third album (le michèlèmime est indéfectiblement d’une classe rare, y compris musicalement, tss tsss…).
www.pdf24.org    Envoyer l'article en PDF