Entre deux voyages, les chouilles continuent

Au temps jadis des Sectis adorem rectum, les folles chouilles (et non chouilles molles) pullulaient comme autant de points noir sur la peau d’un puceau. Des images existent, d’ailleurs, qui exposent sans fard certains états de libation avancée dans lesquels Michel M. s’était mis, mais pas que lui : ces témoignages sont à découvrir dans les différents tomes des actes des SAR, ainsi que sur des vidéos disséminées sur Youtube. Aussi, dès lors que la société discrète Sectis adorem rectum était entrée en sommeil et que Michel M., son membre le plus actif, avait bifurqué vers l’animation d’un blog perso, quel pouvait être la prolongation de ces instants de folie douce qui permettaient à l’auteur de se ressourcer en y trouvant matière à narrer le plus anodin des non évènements ?

La réponse est ci-dessous sise, absolument rafraichissante et illustrée par deux clichés pris à une semaine d’intervalle, mettant en scène Kévin M., à jamais ex apprenti SAR et cadet de son père, qui s’en vient désormais tous les jeudis visiter son géniteur et passer la nuit dans l’appartement parisien d’icelui.

Que les émules michèlèmiennes n’aillent pas en déduire quelles ont sous les yeux la démonstration que Michel M. est un mauvais père : Kévin M. n’a pas besoin de son géniteur pour picoler, tout comme son géniteur de Kévin M. pour faire de même. Ensuite, c’est tout de même plus sympa de chouiller à deux que seul dans son coin (dans le cas où l’on souhaite absolument s’enivrer l’âme en noyant son estomac sous des litres de boissons spiritueuses (et / ou autres mousse) et en épaississant son sang par quelques grammes d’alcool). Heureusement, ils vont diner au « japonais » en bas de chez Michel M., histoire d’éponger cela avec de la soupe, du chou, du riz, du sashimi, des yakitoris et une boutanche de côte du Rhône, valeur sûre selon l’auteur si l’on souhaite ne pas être déçu par un rouquin. Bref, il ne s’agit pas de se mettre minable, seulement d’être à même de vivre un bon moment entre couilles heu entre homme pardon, avec moult musique en susss (Kévin M. engrange des millions de références grâce à ces séances du jeudi).

C’est ainsi que Michel M. a capturé deux instants récents de ces douces soirées parisiennes, la première est daté de jeudi 5 décembre, la seconde du jeudi 12.

Le 5 décembre était un jeudi typique : arrivée du fils aux alentours de 18h15 (alors que son père ne l’attendait pas vraiment, puisque aucun échange n’avait eu lieu afin de confirmer sa venue). Courses vites faites par Kévin M. : ce sera donc rhum orange pour entamer la soirée. Sur le coup de 21 heures, c’est le « japonais » : pour une fois, Michel M. optera pour un thé plutôt que du jaja (et bien lui en pris !). Puis c’est la « surprise du chef » : le fils propose à son père d’aller boire une bière au Bar Belge de l’avenue de Clichy. Impossible de refuser une telle offre de la part de son fils, bon sang ! Si fait. Et ce sera donc un baron et un seul, car il se fait tard et les mélanges ne sont jamais bien recommandables… Il se fait tard mais bon, l’ambiance est tranquilliste à souhait, on se laisserait bien tenter par un dernier verre, pardi ! En revanche, la bière remplit jusqu’à la glotte les deux noctambules : qu’à cela ne tienne, ce seront deux Irish-Coffees.

2013_12_Irish-Coffee_au-Bar_Belge

Et parbleu, quels beaux Irish-Coffees que voilà ! Kévin M. semble extrêmement concentré sur la touillette, peut-être le sol tanguait-il un tantinet, mmhm ? L’auteur en profite pour conseiller ce breuvage à toute personne désireuse de s’approcher de l’estaminet suite à ce chouillesque billet : c’est l’un des meilleurs qu’il ait jamais bu (même si c’est très rare qu’il en commande, le Whisky ayant la fâcheuse habitude de le rendre agressif, contrairement au rhum agricole ; mais on n’est toutefois jamais à l’abri d’un abrutissement soudain…).

Résultat des courses : au moment de se mettre au lit (3 heures bien sonnées), Michel M. n’est pas trop amoché mais le fils un tantinet malade, ce que l’auteur appelle l’apprentissage de la vie, en quelques sorte… La séance de sport de Michel M. du vendredi sauta, bien évidemment !

Le jeudi 12 fut tout autre chose : rendez-vous était pris avec un ami bordelais de Michel M. Enfin, le terme « ami » est sans aucun doute tiré par les cheveux, tant le seul contact que ces deux-ci avaient eu jusqu’à ce soir s’était fait au travers du forum de Marianne(.net). Hé oui, à l’instar de ce qui s’était déroulé dans l’existence de l’auteur de 1985 à 1992 avec bon nombre de minitelistes, Michel M. rencontre ce soir-là un mariannaute. Et quel mariannaute en vérité ! Un fort érudit doublé d’un fieffé esthète, un ciboulot de première bourre dans un corps tout mince, un gars vraiment sympatoche, à la fois à l’image et différent de l’impression donnée par le biais de ses interventions (absolument uniques en leur genre), qui sont la plupart du temps sous forme de découpage en quatre du propos d’un autre. Il s’agirait donc à la limite d’un chieur patenté, certes, mais toujours avec un grand respect de sa « victime ». Jamais d’agressivité dans ses commentaires, des raisonnements immanquablement impeccables qui laissent la plupart du temps Michel M. sur le bord de la route tant ils sont méthodiques, voire mathématiques selon lui, qui se targue d’être littérateur (à la petite semaine). A ce propos, l’auteur se souvient de ce prof de philosophie qui avait annoncé à sa classe de terminale A (1978) que la philo et les maths, c’était du kif-kif. Chose couramment admise semble-t-il, mais pas par l’auteur en tout cas (et il n’est pas le seul espère-t-il, merdalors). Ainsi, rien de cela chez Christophe B. en visu, bien au contraire : on ressent qu’il écoute son interlocuteur et qu’il se met à « son niveau » de façon à pouvoir lui être intelligible. C’est pourquoi Michel M. ne garde aucun souvenir d’avoir été largué par des propos se mouvant à des latitudes himalayesques, il en est de même pour son fils : tous deux passèrent là une soirée fort plaisante en compagnie d’un bon gars, le tout arrosé de barons comme si un défilé d’aristocrates avait été organisé dans le bouge !

Voici le cliché qui illustre ce qui précède (pour la partie picturale tout du moins). Afin de garder son anonymat au personnage ci-dessus décrit, l’auteur lui a flouté ses yeux : il ne faudrait pas que rencontrer Michel M. soit synonyme d’une existence qui deviendrait un enfer pour l’heureuse personne à laquelle cela aurait été permis, à force de demandes d’autographes et autres preuves bien maladroites de vénération envers le blogueur, palsambleu !

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Et voilà le travail.

De  folles chouilles, indubitablement, mais point de sordide ivrognerie chez les M.

Youpie.

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Un Perros-Guirec d’azur pour le IIIème anniversaire d’une fusionnelle rencontre (1/?)

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Perros-Guirec c’est cela, pour peu que l’on emprunte « Le Chemin des douaniers », comme il en existe pratiquement sur tout les fronts de mer un tant soit peu sauvage… Pour l’anecdote, cette petite maison est bel et bien occupée : pour être si assuré dans son propos, l’auteur doit savoir de quoi il cause, saperlipopette !

Certes, mais non pas que sa brune mie et lui-même y fussent invités : Michel M. n’évolue évidemment pas dans la « belle société », cette sorte de parallèle multitude qui voit des gens errer comme autant de quêteurs ou, plutôt, de guetteurs qu’une « aventure » puisse leur tomber dessus, style genre se trouver nez à nez avec un vrai méchant, tatoué, balafré (basané ? Houlaaa, dès lors quel absolu frisson, par la Sainte Culotte de la Sainte Verge ! Heuuu Vierge, pardon) et maniant d’une experte façon le cuter et tout ça, une scène ô combien palpitante qui se déroulerait donc dans un univers parsemés de ces si chèrement matérialistes choses, à même de faire rêver quelques dizaines de milliards parmi les « pauvres* ».

A ce propos, la téloche, enfin du temps jadis où l’auteur s’y égarait des soirées entières, en était bien pourvue de ces émissions (essentiellement sur M6, et le dimanche soir qui plus est : de quoi filer le moral aux futurs suicidés des transports urbains du lendemain matin, et de flanquer le bazar dans l’existence des travailleurs du lundi, pas encore inscrits sur la listes des prochains à se foutre en l’air, mais qui y songent illico plus encore, devant l’exemple si bien réussi, pardi !), à coup de reportages dégoulinants de complaisance à l’endroit de ces riches, supposées faire envie aux pauvres, qui montraient toutes les (vaines) merveilles accumulées par ces tristement indécents richards sans âme.

A la vérité, c’est à la nuit tombante que les deux transis commémorateurs l’ont découverte, cette bicoque, alors que la marée était basse (ce qui ne la rendait pas plus accessible pour autant) et qu’ils ont constat que de la lumière était visible au travers des meurtrières heu des fenêtres, pardon, de la fière bâtisse…

Mais, tout d’abord, l’arrivée à bon port et ce qu’Elena A. et son Mi y trouvèrent…

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Il y a pire comme environnement, n’est-ce pas ?

A marée descendante et nuit tombante, les deux protagonistes de cet idyllique séjour en terre bretonne s’enhardissent en s’engageant dans la rue montante ci-dessus.

Avant de rebrousser chemin tant, de nuit et sans digne équipement, est périlleux un tel projet, voici quelques autres clichés qui seront à même de nourrir l’impatience ressentie par les lectrices et teurs de michelm.fr, un blog qui n’a assurément pas révélé tout son potentiel.

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Une eau bien évidemment désormais tarie (ou probablement empêchée de s’écouler comme le subodore Michel M., et pour cause) par tant et tant de pauvres porcs et autres innocentes volailles, égorgés par dizaines de milliers depuis tant de décennies…

C’était donc l’arrivée à Perros-Guirec et l’ante première nuit : par la suite (mais sans cliché aucun), les amants éternels auront ensuite diné au Ker Louis, seul restaurant abordable et, surtout, encore ouvert un 7 décembre, bon sang !

A suivre…

* La pauvreté évoquée est en l’occurrence pensée par l’auteur comme étant une forte étriquée vue de l’esprit, tant on creuse assurément soi-même sa désespérance en préférant se laisser porter par « la vie », quand prendre à pleine main les rennes de son existence est tellement plus libérateur…

 

Ambiance musicale assurée (et c’est du lourd) par Bonobo, puis par Black Hearted Brother.
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Troisième séjour commémoratif de LA Rencontre

Hé bien oui : cela fait désormais trois années que ces deux-là se sont rencontrés.

Temps d’arrêt du côté de l’auteur alors qu’il vient d’écrire cela : « Merdalors ! Ca fait donc déjà trois ans que cette vie dégoulinante de bonheur a commencé ? Purée, mais c’est qu’on s’habitue décidément à tout ma parole, même au meilleur du mieux qu’une existence peut apporter… Trois années d’un amour aussi intense et vif, trois ans d’une aventure sentimentale qui ne rencontre aucune lassitude ni crispation, même pas une once de concessionnisme et / ou autre poison fatal à tout couple ! Quelle chance, quelle gloire et quelle béatitude (raisonnée) que celles que nous nous sommes données les moyens de vivre, à force de travail personnel sous forme d’analyse permanente de notre cheminement intello-spirituel, ma chère chérie Lena A. et ma pomme, saperlipopette de fichtre ! ».

Hé oui mon pote, t’es ferré depuis trois années révolues désormais, et ça n’est visiblement pas près de sciemment cesser : « seule la mort nous séparera », paroles de gamin que l’un et l’autre de ces deux néanmoins quinquagénaires se disent régulièrement, allant jusqu’à un touchant : « Dans un avion qui se viande, se serait même au poil, didonc ma moitié d’orange ! » qui fait passer Roméo et Juliette et tout autre mythique couple du même tonneau pour de bien frileux transis, pardi !

Et alors, quelle est donc la destination choisie par Michel M. cette fois, mhmm ? Après le premier de ces quatre voyages en décembre 2010, une aventure passionnellement passionnante proposée par Michel M. a sa toute nouvelle dulcinée, cela quelques jours à peine après l’avoir rencontrée (ce qui représentait alors un acte inouï de sa part, lui qui n’organisait jamais ses vacances jusqu’à là, laissant cette tâche, comme pas mal d’hommes semble-t-il et mine de rien, à son ex compagne Sylvie T.), qui s’était déroulé à Etretat, dans le somptueux Domaine Saint Clair ;

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après le second en décembre 2011, au même endroit ; après le troisième en baie de Somme, Hôtel le Cise,

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non moins luxueux, c’est donc au tour de la Bretagne d’être visitée par ces deux-là, et plus précisément à l’Hôtel du Rocher, sis à Perros Guirec, toujours pour deux nuitées et promenades à la clef. Le temps météorologique s’annonce comme étant de plus seyants, c’est à dire froid, sec et lumineux, pour peu qu’un doux zéphyr veuille bien se donner la peine de secouer et assécher d’éventuelles brumes et autres nuées de beaux temps qui auraient eu la prétention de venir ennuyer les deux protagonistes de l’histoire, en stagnant dans les environs.

Le blog sera donc irrémédiablement laissé en l’état jusqu’à lundi, car nul pécé ne viendra perturber ces instants de passion désormais bretonnante.

BoNnE FiN De SeMaInE ChEz VoUs, là-dedans et youpie !

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Un TMF des plus raisonnables et des hommes bien

Ayè, les choses sont rentrées dans l’ordre, comme on dit quand on veut signifier que tout va bien, alors que l’ordre n’est pas nécessairement synonyme de bien, si l’on en juge par les régimes dictatoriaux qui se veulent parangon de l’ordre (et de la vertu mais là, c’est une autre paire de manches car politique et vertu sont antinomiques, c’est bien su par ceux qui pensent, mais pas par ceux qui croient qu’en se fiant à un gus, le monde va aller mieux, les niais), à coup de matraque sur tout ce qui dépasse.

A quoi fait donc allusion l’auteur en évoquant ce mieux des choses qui serait enfin revenu après… Après quoi d’abord ? Mais si, c’est évident voyons, il serait bien que les émules michèlèmiennes se montrent en tant soi peu plus assidues et, surtout, plus compatissantes à l’endroit de leur blogueur préféré, c’est à dire Michel M. lui-même soit-il et en personne, pas moins, car il s’agit tout de même de la panne très durable qui a rendu les statistiques du mois d’octobre aussi vierge qu’une offrante humaine faite à son dieu par une civilisation disparue (forcément, de telles horreurs ne se pratiquent plus dans notre village global à la mondialisation si heureuse ; tout juste si on leur coud encore le vagin en France, mais c’est pour leur bien de toute façon, alors…), lors d’un rituel de purification qui nettoie tout le monde, sauf la jeune femme, ou la jeune fille enfin bon, la pucelle qui va être éventrée (ou égorgée) sur l’autel, et dont le sang sera bu par le druide heu par le sorcier qui officie là. Ainsi l’incident des statistiques est-il clos désormais : l’auteur l’expose ci-dessous sans plus attendre.

Stats2013_11

Que ne voilà-t-il pas des valeurs plus en rapport avec la renommée (toujours en expansion, probablement) du blog « Michelm.fr », car on retrouve ici des valeurs plus vues depuis le mois de mai avec 169,58 visiteur/jour, ou juin derniers, 211,20. Le pic du mois de mai, soit 335 visiteurs le lundi 20 n’est pas atteint. En revanche, le mois suivant le point culminant s’élevait à 254 visites uniques le mardi 12 juin. Ici, c’est tout de même un joli et prometteur (sans aucun doute, au vu du début de décembre qui, déjà, montre un 375 visiteuses et teurs le 2 !) 305 passages uniques comptabilisés le mercredi 6 novembre. Jusqu’à la prochaine panne, bien entendu…

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Fi de ces assommantes considérations chiffresques dont Michel M., patenté littéraire qui ne s’ignore tellement plus qu il en fait état plus souvent qu’à son tour, le pédant, n’a pas autant à faire que de ces bulles qui vont désormais s’afficher ci-dessous, pour le plus grand bonheur des lectrices et teurs.

Il faut savoir qu’une telle réalisation demande beaucoup de temps : pas tant celui nécessaire pour trouver les âneries à faire dire aux personnages, que de mettre icelles en bulles. Mais quand on aime ce que l’on fait, comme c’est le cas en Michel M dans tout ce qu’il entreprend, le plaisir est sans cesse au rendez-vous. Qui plus est lorsqu’il se développe dans une ambiance musicalisée comme sait si bien se les concocter l’auteur.

Places aux bulles.

Remarque. Ces trois hommes ne sont pas inconnus des émules michlèmiennes, encore faut-il qu’elles soient parmi les plus assidues pour s’en souvenir. Qu’importe, un petit rappel est toujours le bienvenu. Adrien G-M., Michel H. et Pascal P., tout deux chauffeurs de maître, se trouvent à la cafétéria de leur employeur, et ex employeur dans le cas du premier qui, bien qu’à la retraite depuis dix années, hante toujours les lieux : les émules pourront ici se souvenir du bureau de l’auteur…

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…et de l’état dans lequel l’avait mis, durant six mois, le vieux pépère, certes roi de l’entrisme, mais qui parvint toutefois à s’en faire expulser manu militari par un Michel M. qui finit par ne plus du tout être altruiste, pour le coup.

Bref, la cassure fut brutal, le bonhomme disparu totalement des radars michèlèmiens durant 6 bons mois (le tome 3 de « Michel M., une existentielle vie » n’évoque qu’une seule fois Adrien G-M., quand le second en était rempli à ras-bord).

Mais… Place réellement aux bulles.

Impression

Peut-être à suivre, mais pour le moment, c’est fini pour ce billet.

A bientôt, là-dedans !

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Des souris dans le tiroir

Au début de l’année qui dorénavant s’achève, l’employeur de Michel M. avait diligenté certains de ses agents du service de la logistique afin qu’ils disposent de-ci, de-là, quelques terribles pièges à souris, façon mort-aux-rats et autres saletés violemment dignes de figurer dans la liste noire des inanimalités que les humains n’hésitent jamais à pratiquer afin de se débarrasser des dits nuisibles qui les empêchent eux-mêmes de nuire à leur maison Terre, les fumiers, dans les bureaux.

Huit bons mois plus tard, force est de constater que l’éradication des rongeur à fait long feu : Michel M. s’était aperçu depuis quelques temps qu’une souris (enfin « une », parce qu’il n’en voyait qu’une à la fois, mais peut-être étaient-elles des centaines en fait, qui sait ?) se baladait dans le coin lorsqu’il quittait son poste de travail à la nuit tombante (Michel M. est un employé remarquable). Juste le temps de l’apercevoir et hop ! Elle filait dans le mur insonorisé et autrefois photographié aux temps des SAR (pages 76 à 79 : cette référence sarique est à jamais éternelle, il faut bien que les émules michèlèmiennes s’y fassent).

Hé bien désormais, c’est à dire depuis ce matin, ses collègues et l’auteur ont eu la certitude que ces pièges à souris (probablement fort chers payés vu le nombre disposés) sont autant de chimères que fut en son temps remplie de leurres l’armée de Saddam H. Cette photos en fait foi :

2013_12_Souris_fières

A noter, et ceci pour les spécialistes en rongeur qui évoluent en milieu bureautique, que les cacahuètes ont été dévorées quand pléthore de gâteaux au chocolat ont été grignotés d’une dent distraite (en attendant des temps de disette, sans doute). En revanche, la signature est bel et bien là : les mignonnes petites crottes, aussi fine et longues que noires, sont bien présentes. Ainsi a-t-on la certitude que les souris se gaussent des pièges comme les nantis des crevards.

Mais alors didonc et puis quoi encore : quid de la présence d’autant de gâteries dans un bureau ? Ah ben oui alors, il est facile de s’en offusquer quand on est mû par un sale esprit de caricatural (car tous ne seraient pas ainsi) patron à la ramasse qui estime que si ses employés sont heureux dans SES murs, cela signifie qu’il n’y foutent rien ! Vision ô combien réductrice (et éminemment fausse en l’occurrence) quant au rapport qu’il devrait nécessairement régner entre la productivité et le fait de la générer. Mais bon, nous ne sommes pas au Bengladesh ici, sous nos douces et tempérées latitudes, et certains dirigeants d’entreprise sont un peu moins abrutis par la létale doctrine que ces patentés esclavagistes chérissent, doctrine qui se la joue laboratoire « à ciel ouvert » dans des contrées sans défense (depuis tout ce temps, pourquoi le sont-elles encore ?) ou est maintenu en survie toute un peuple afin d’y piocher une main-d’oeuvre ô combien corvéable et si peu chère (33 euros/mois, qui dit mieux ?)

BREF. C’est donc ainsi que certains patrons « éclairés » laissent leurs employés se péter la caboche lors de pots plus ou moins alcoolisés (le prochain, qui vient d’ailleurs d’être programmé en ce qui concerne l’auteur, c’est mardi 10 décembre en huit, en l’honneur du départ à la retraite d’un collègue (aperçu il y a quelques années sur le blog des Sectis adorem rectum, mais pas de lien inséré ce coup-ci, le passé doit tout de même ne pas être comme un bouchot à sa moule pour l’auteur, bon sang !)).

Il est 23h23, c’est le temps idoine afin de cesser ça : de quoi poursuivre puisque la matière est présente.

YoUpIe !

Prefab Sprout sans distinction comme matelas sonore c’est un inouï régal ! Puis, vu la durée rédactionnelle prise, bifurcation du côté de Soft Machine, Third album (le michèlèmime est indéfectiblement d’une classe rare, y compris musicalement, tss tsss…).
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