Interruption volontaire d’une routine car la roue tourne : 2014 s’est pointée

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Voici la photo qui fit débat en Michel M. en ce 1er janvier 2014 : « Fichtre de bon sang, l’exposé-je ou je ne l’exposé-je point ? ».

Telle était en effet l’interrogation qui turlupinait l’auteur depuis qu’il avait pris connaissance du cliché en question, cet endroit n’étant pas réellement intimiste, contrairement à ce que son titre peut le laisser penser : tout y est déballé de la vie au quasi quotidien de Michel M., certes, mais sur un ton qui ne souffre d’aucune malaisée impression de voyeurisme dans l’esprit  des émules michèlèmiennes (enfin, tel est en tout cas le souhait de l’auteur). Dès lors, fallait-il qu’y figura le cliché ci-dessus, tout à la fois d’ordre privé et d’une portée universelle, puisque capturé un 1er janvier à 00h00 pétante, cela au risque d’en effaroucher plus d’une (émule, rare mot de la langue française qui soit d’un genre indéfini mais que l’auteur féminise systématiquement, du fait de son hétérosexualité avérée), le fallait-il donc, mmmh ?

Hé bien oui, en a finalement statué Michel M., en jouant toutefois avec doigté afin que la suggestion en soit toute ouatée : un embrassement qui semble tout embrasé, n’est-ce point une oeuvre d’art qu’est ainsi ici livrée en pâture aux âmes sensibles, par un Michel M. au faîte de sa joie ? Grâce aux effets savamment appliqués sur la photographie, aucun risque a priori (mais ces gens sont au rationnel ce qu’est un politicien à la probité) de voir rappliquer, suite à cette diffusion internationalement mondiale, quelque ligue de la (fausse) vertu qui exigerait que fut illico ôtée à la vue de ses adeptes une telle stigmatisante pornographie qui voit ainsi se bécoter deux personnes à l’hétérosexualité avérée, forme délibérément avouée d’un prosélytisme actif autant que façon plus ou moins indirecte de tourner le couteau dans la béante plaie au (bas)ventre de la société française, durablement traumatisée par l’affaire du « Mariage pour tous ».

Quid du réveillon en lui-même ? Quelconque, bien que le diner se soit déroulé dans le quartier le plus couru de la capitale en 31 décembre, c’est à dire à deux pas des Champs-Elysées, rue Euler précisément, une petite voie qui donne sur la rue Marceau, et qui est dument interdite aux véhicules peu avant minuit, comme en témoigne l’animation ci-dessous :

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les quelques rares (et richissimes) habitants de la rue (plus ou moins un appartement sur quatre serait occupé, semble-t-il…) méritant bien leur repos de besogneux rentiers. Le deux cent cinquante mètres carrés dans lequel se trouvaient les deux éternels transis était « prêté » aux parents d’Elena A. : quelle festive soirée cela fut en vérité, pfouuuu !

La démonstration en images.

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Que de tendresse dans ces photos, que de mets en liesse dans ce diptyque

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En prolongement de la salle à manger se trouve le salon. Le problème, c’est qu’aussi grandioses soient les lieux, la partie électricité donne beaucoup de soucis. La faute au précédent propriétaire qui fit faire des travaux de mise en condition pour une vente rapide de l’appartement (c’est à dire peintures et cache-misère en pagaille). Mais ce n’est pas tout.

Une fois parvenu au salon, Michel M. s’aperçoit que la chaine Hi-fi Bang & Olufsen déconne à plein tube : des infrasons pulsent à la limite de la nausée (ben oui, de telles vibrations génèrent un contre battement cardiaque bien pénible, qui peut aller jusqu’à faire tomber dans les pommes et même plus si non affinité, probablement) dès qu’on allume le zinzin (il faut donc baisser le son et augmenter celui de la Freebox et / ou de la téloche). En outre, une colonne est pétée qui vibre dès qu’il y a un peu de pêche, enfin bref : riches par devant, pouilleux par dedans. Après la vie de nanti en voilier en Grèce qui avait rapidement gavé Elena A. et Michel M., c’est désormais un lieu d’habitation de millionnaire qui révèle vite ses limites : ce n’est pas toujours facile la vie de riche, décidément !

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Immortalisation de la belle au balcon, avec la Tour Eiffel à la clef : preuve est faite que la scène à bel et bien lieu à l’endroit décrits par Michel M. (qui ne ment jamais, de toute manière).

Et c’est la sortie du côté des Champs-Elysées, une petite heure avant que ne se radinent les dizaines de milliers de gogos (des millions, qui sait ?) qui, telles des lucioles, viennent s’agglutiner sur l’avenue la plus éclairée de la capitale en prenant le risque de se faire molester par des petits groupes issus du neuf trois et d’autres cités qui ceinturent Paris. De braves jeunes gars venus là pour se la jouer barbares auprès de quelques touristes bien crédules et faire de la provoc’ avec les policiers, déguisés en Robocop du XXIème siècle qui sillonnent la foule, à raison d’un agent pour mille personnes (?). Accompagné de sa brune bimbo de mie, couverte de (faux) logos Chanel à tous les étages et d’une robe en simili cuir qui lui arrive à mi-cuisse, Michel M. ne fait pas le fier dans cette foule grandissante, quand bien même arborait-t-il pour l’occasion une tête qui n’inspire pas forcément la sympathie.

Ils descendent l’avenue pour prendre initialement le métro à la station Clémenceau, mais vu l’heure tardive, à une demi-heure de leur du crime, autant pousser la balade en extérieur nuit.

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Les voici sur le pont Alexandre III, face aux Invalides : la faune est beaucoup plus tranquille. Normal, ça brille moins, il n’y a pas de métro et aucun commerces, pardi ! Au poil pour les amoureux qui vont s’aventurer plus loin encore…

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… C’est à dire face aux Invalides où Elena A. joue les femmes fatales (ou les péripatéticiennes pour les plus jalouses parmi les émules michèlèmiennes, tss tsss) devant un Michel M. presque gêné devant tant de suggestive pose.

Allez, ils ont le temps de contourner le musée-hôpital afin de voir une belle tour Eiffel s’illuminer de mille et un scintillements à minuit pile. Et c’est bien entendu à cet endroit que sera prise la photographie du flamboyant baiser qui ouvre le présent billet. La belle aura une fois de plus bien agi en faisant de son bête un heureux homme, lui qui n’était pas trop chaud pour rester jusqu’à minuit à Paris. L’une et l’autre s’était pourtant préparés pour un diner expédié aux alentours des vingt-une heures puis un retour peinard à Fontenay, qui devait garantir une soirée éminemment pépère à s’abrutir devant la téloche.

L’année 2014 commence de fort belle manière : il lui sera toutefois difficile d’être plus belle que la précédente, palsambleu !

Pourvu que ça dure, tout ça…

Les deux épris,

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quelques instants après minuit.

Michel M. leur souhaite une très belle année à ses émules et à leurs proches, avec du pognon pour s’aider à garder (tant que faire se peut) une bonne santé qui, elle-même, permet d’être pleinement heureux, puisque l’esprit dégagé de toute moche pensée.

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