Durant la curée, le jeudisme s’est poursuivi et la fin de l’avant-dernière semaine fut bien remplie

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Silence sur le blog car Michel M. est très occupé depuis jeudi soir : le fils, puis l’ami d’enfance qui se radine pour la fin de semaine, pas facile d’en balancer en susss un tantinet ici.

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Le fils faisait bien meilleure figure qu’antécédemment, lors de ce jeudi 9 janvier 2014, n’est-il pas ? De quoi redorer le blason d’un père facilement jugé indigne par bon nombre d’émules michèlèmennes à force de bibine et autres alcool fort, elles-mêmes génitrices de fils qui leur posent bien des soucis. Hé bien qu’elles sachent qu’à coup de jeudisme, elles trouveront matière à nouer une relation si nouvelle qu’elle pourrait bien en perdre même leur certitude maternelle, foi de Michel M.

Que les mêmes ne s’attendent toutefois pas, lorsque son existentielle vie redeviendra aussi sereine qu’une eau de roche filtrée par des années de tranquillisme (ceci étant, à force de sevrage, la filtration devient lente, au point d’être bien apte à générer quelque débordement), à d’hystériques déclamations de sa part sur quelque évènement récent, comme celles que l’on peut rencontrer, parfois, dans les fils de forum fréquentés par des ultra réactifs de première bourre qui ont la haine de l’antisémite si chevillée à leur âme qu’ils finissent par en voir partout. Bref, l’affaire se tasse, les fils se tarissent, mais reste toutefois une amertume certaine en Michel M. Et que l’humanité en soit assurée, ça lui passera.

Le retour du fils prodigue

Cela d’autant plus vite qu’avec la venue d’Arthur A., fils de sa mère, ainsi qu’avec celle d’Oleg A., le père d’icelle, c’est toute la famille (moins Gala A., l’épouse de celui-ci mais belle-mère d’Elena A.) qui s’est réunie dans le restaurant « A la Mère Catherine« , du côté de Montmartre (endroit surfait, pour touristes friqués, d’un décorum suranné et douteux, genre murs écaillés qui feraient penser à un taudis, le froid à la clef, car les proprios laissent la porte ouverte afin d’attirer le chaland, et il faisait frisquounet ce vendredi 10 janvier sur la Place du Tertre, pardi).

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Strangulation pour rire : ces deux-là sont aussi inséparables que les oiseaux du même nom. Et quand bien même au sein d’un couple, au fil du temps de tels gestes peuvent devenir monnaie courante, l’auteur ne se souvient pas d’avoir lu un fait divers relatant le meurtre d’une des deux perruches par l’autre. Et à propos du décorum, les murs sont conformes de ce qu’en a écrit Michel M., n’est-il pas ? 1793, soit, mais depuis sa création, l’estaminet aurait bien besoin d’un ravalement, nom d’un sans culotte !

2014_01_Montmartre02Trois générations, trois mélanges : le père est d’origine arménienne et ukrainienne, la fille est d’origine arménienne, ukrainienne et russe et le fils, quant à lui, c’est 3/8 arménien, le reste est russe avec un zeste d’ukrainien. En revanche, pour ce qui est de la citoyenneté (le passeport russe indiques et les origines et la citoyenneté), tout le monde est ouzbek. En revanche bis, après l’éclatement de l’union des républiques soviétiques et socialistes, tous les habitants de ces nouvelles contrées ont eu le droit de se revendiquer russes : ce qu’a fait Elena A., Arthur A. n’ayant pas de passeport. Une fois installés en France, la mère et le fils prirent la nationalité française. Passionnant, nan ?

2014_01_Montmartre03Les mêmes, de jour.

2014_01_Montmartre04Les émules michèlèmiennes reconnaitront là Paris et ses escaliers fameux que le monde entier lui envie.

2014_01_Montmartre05Arrivé au niveau d’un squat désinfecté heu désaffecté pardon, Michel M. se remémore son ancien premier bureau, situé rue de Picpus, lui-même devenu squat. Ce qu’il avait découvert le jour même où allait être donné le premier coup de pioche, puisque débutait alors le (vaste) chantier de déconstruction, cela afin de laisser place à un magnifique bâtiment HQE et tout le toutim. Un endroit dans lequel l’auteur aurait été à nouveau appelé à travailler, alors que se serait profilée sa retraite prochaine : c’eût été amusant à vivre, cette boucle bouclée à cet endroit au crépuscule de son existence professionnelle, lui qui avait y avait vécu son aube… Les méandres administratives et budgétaires propres à toute entreprise ont fait capoter le truc : le terrain est désormais vide, rasé et le projet abandonné (La Crise est passée par là).

2014_01_Montmartre06Se dire que toute une collectivité s’y était établie, avec les rêves de libertés, d’une vie autrement, que tous ces gens garderont à jamais cette instant de folie transgressive, c’est le genre de pensée qui laisse bien mélancolique Michel M., un peu comme lorsqu’il plonge son regard dans l’infini de ces rails de chemin de fer abandonnés, qui se perdent dans les massifs de « mauvaises » herbes qui ont repris leurs droits naturels sur la réalisation humaine.

2014_01_Montmartre07Arthur A., « Bankster » (« Fumier de banquier pourri » en français) à la City, arrivé après le pain blanc, c’est à dire après 2007 et qui, désormais, voit chaque année ne pas tomber les primes dont se gavaient ses pairs aux temps jadis…

2014_01_Montmartre08Et ça, c’est la Place des Abbesses, que l’auteur n’avait encore jamais vu (la honte !) : joli coin de Paris et très probablement haut lieu boboïste à mort.

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2014_01_Montmartre10Sur le chemin de retour. Non, ce ne sont pas les affaires de bourses qui font ainsi triturer son téléphone personnel (le pro est dans le manteau), rien que les rencards avec ses potes de France rencontrés lors de son cursus d’études, long comme un bras tendu à la manière de celle qui a manqué de faire entrer la France en guerre civile (après « Le Mariage pour tous », ce président François H. est décidément un sacré déconneur), et qui l’a fait partir en Australie une année, puis à Nice une seconde, pour finir par s’installer en Grande Bretagne au bout du compte : crève-coeur pour sa mère, qui avait heureusement rencontré peu de temps avant ce départ Michel M., de quoi se consoler dans ses bras…

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Cette photo a été prise le lendemain par Thierry C., l’ami d’enfance de Michel M. : les deux potes se retrouvèrent après cette escapade à Montmartre à la gare Montparnasse.

Ce sera la série de clichés suivante, suivie de celle du Nouvel an russe, que chaque année Elena A. et Michel M. ne ratent surtout pas, puisqu’il se déroule dans la maison même où ils se rencontrèrent, le 4 décembre 2010, c’est à dire chez Nadine M. …

A suivre.

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