51 heures, 27 minutes et 40 secondes : durée totale du périple, de l’arrivée à Cancale jusqu’à l’attente, à Renne, du train pour Paris (partie 1)

2014_01_Bretagne02Telle est l’exacte temporalité qui sépare ces deux clichés. Et c’est peu ou prou la durée effective de présence sur le sol breton (et quelque peu normand) durant laquelle Elena A. et Michel M. furent d’exemplaires touristes. En effet, ils firent honneur à leur région, l’Île-de-France (que les émules michèlèmiennes demeurant en cette région en soient convaincues (si tant est qu’elles aient encore besoin de l’être après tant d’année de fréquentation de Michel M.)), tout comme l’un et l’autre furent éminemment respectueux des us et coutumes des autochtones.

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Voici l’hôtel que Michel M. a réservé pour la première nuit de cette virée bretonne : en cette saison, aussi basse que la mer à ce moment-là du temps narré, les tarifs sont tout à fait raisonnables* (ceci afin de donner l’envie à d’éventuels émules michèlèmiens (car il ne faut pas oublier qu’ « émule » est un vocable androgyne) qui seraient tentés d’offrir à leur partenaire ce genre d’escapade).

Après avoir déposé les sacs dans la chambre, jeté un oeil par la fenêtre…

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et avoir constaté que la météo ne donnait guère l’impression de vouloir s’améliorer (contrairement ce qui avait été alors sur les sites fréquentés de façon assidue par l’auteur, comme quoi on peut se moquer de l’astrologie mais croire en les prévisions météorologiques, chacun ses superstitions pardi !), rien de tel que de se taper quelques huîtres cancalaises…

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Content le Michel M., ah ça oui alors ! Il faut dire qu’elles étaient attendues depuis que l’idée lui était venue de proposer ce périple breton à sa brune mie.

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Et de près, ce n’est pas mal non plus, n’est-ce pas ? Bon, il ne faut toutefois pas espérer trouver des perles dans les huîtres de la baie du Mont Saint-Michel, quand même ! Car il faut un chouïa plus de soleil que ce que n’offre cette région. Et ce que n’offre d’ailleurs la France où que ce fusse, pour se lancer dans la perliculture. Mais ce n’est de toute façon pas le sujet.

Après ce repas composé uniquement de ce que la mer donne, enfin de ce que l’homme lui prend, comme elle-même prend l’homme, selon la chanson, rien de tel qu’une bonne petite sieste, qui plus est sous ce ciel irrémédiablement maussade, gris à en perdre l’horizon et mouillé en perdre la raison. Une scène inouïe se présenta donc à Michel M.

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Il se précipita donc afin de capturer cette scène ô combien torride. Manque de chance, peut-être car icelui confondit vitesse et précipitation (comme aimait tant à dire Thierry R.), toujours est-il que son appareil photo numérique P7000 de marque Nikon semble s’être piqué de jouer les censeurs, comme en témoigne ce cliché d’un remarquable flouté auprès duquel celui de David Hamilton passerait pour d’un insoutenable accentué, palsambleu ! Jamais depuis qu’il a acquis ce matériel une telle chose ne s’était produite : Michel M. est véritablement désolé de ne pas pouvoir faire mater par l’universalité humaine du monde dans son ensemble entier sa brune mie, ainsi abandonnée telle une sirène de la baie qui serait venue s’échouer dans son lit. Allez, ce sera pour une autre fois, va…

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D’une créature féminine à d’autres représentantes du genre féminin, voici les laveuses d’huîtres de la place du même nom, statut réalisée en bronze en témoignage du dur labeur qu’elles abattaient alors que leur mari disparaissaient pour plusieurs mois. Gageons que dans les lits des hommes qui étaient restés en ville, ce n’était pas des sirènes qui venaient s’y étendre, ah ah ah !

La pluie ne cessait pas, et elle ne cessa pas jusqu’au matin…

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Toutefois, au matin, un espoir se laisse entrevoir. Bien que la mer soit toujours aussi basse, les nuées semblent devoir laisser son tour au soleil :

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le temps de prendre le petit déjeuner, et c’est presque le franc ciel bleu (ce qui signifie, en l’occurrence, qu’il se montre un petit peu entre deux nuages) qui chapeaute les deux touristes sur le départ. Pour sûr, on est loin de la splendeur climatique du précédent voyage fait dans la région par les deux transis, du côté de Perros-Guirec. Mais c’est ainsi : la météorologie est une chose sur laquelle on n’a aucun pouvoir. Enfin, quand on est au sol et qu’une dépression longue comme un dimanche en famille avec son repas qui n’en finit pas vous passe dessus, tout du moins. Car pour ce qui est de modifier la donne au niveau d’une climatologie planétaire, il semble bien que l’homme soit un tantinet parveniu à flanquer le bazar du côté des tenants et aboutissants de la chose météorologique, nom d’un chien.

Quoi qu’il en soit, alors que Michel M. attendait sa compagne de Russie (et même si l’appellation est inexacte du fait des origines ouzbeks d’Elena A., l’expression est très fine, comme la plupart des trouvailles michèlèmiennes de toute manière), retournée à l’hôtel pour une ultime miction (enfin, le croyait-il) sur le parking, en profitant des premiers réels rayons de soleil,

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sa brune mie, en susss du dernier pipi, s’était permis de prendre quelques clichés de beaux coquillages qui n’attendaient plus que d’être achetés par leur futur bourreau, les pauvres…

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Et c’est donc sur alléchantes photographies de magnifiques huîtres creuses de Cancale (à goût unique) que s’achève cette première partie des trois jours et deux nuits qu’Elena A. et Michel M. vécurent dans la régions Bretagne-Nord.

A suivre, Dinard, Saint-Malo, puis Le Mont Saint-Michel pour le dimanche

 * Encore faut-il faire partie de la classe moyenne supérieure française, bien évidemment.
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