51 heures, 27 minutes et 40 secondes, partie 4, Le Mont Saint-Michel (3/3)

A l’image du vendredi en début de séjour kénavoïste, soit l’avant-veille de ce dimanche 19 janvier, c’est à nouveau le maussadisme grisailleux qui semble vouloir régner sur leur tête, quand bien même pusse-t-il être le plus nuancé d’entre iceux, présence des plus grands amoureux en ces lieux oblige. Mais les prémices s’étaient faits sentir : Elena A. et Michel M. en étaient à peine à la moitié de leur petit-déjeuner malouin ce matin-là que, déjà, le sol visible au travers des baies vitrées, se constellait d’impacts de grasse pluie qui, en cette région, et aussi près de la mer, laissent envisager o-bli-ga-toi-re-ment plus ou moins un demi-journée continu de flotte. Qui plus est quand cette pluie s’annonce à proximité d’un bord d’eau. Et qu’il soit lac majeur, mer ou océan n’y change rien : il va in-du-bi-ta-ble-ment s’agir d’une flotte qui mouille pour de bon, pas une de ces poussières de pluie façon pipi de chat à la normande (et qui, arrivé sur Paris et sa région donne l’impression de bien vouloir de disperser du fait d’un ciel « clair », donc qui subodore une proximité avec le soleil, synonyme d’une proche percée : mais là les gars, c’est un truc qui peut durer toute une journée, et même les normands et les bretons en deviennent neurasthéniques : à la retraite, ils s’en filent illico se terrer en leur terre de naissance jusqu’à ce que mort s’en suive afin d’oublier la capitale et ses infernales conditions de vie), que nenni : outre l’eau, même l’air s’en mêle qui fouette à son tour les faciès, tout encapuchonnés fussent-ils. La preuve en image.

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Deux fois valent mieux, qu’une lorsque les sens sont autant sollicités.

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Pourtant, lors du chemin de l’allée vers le mont, fait à pied comme il se doit lorsque l’on aime ce que l’on vit, Michel M. envisagea un temps, qu’au vu de ses observations ainsi que du fait de ses antécédents de prévisionniste météorologue amateur, les cieux allaient « se lever », se montrer cléments, donner bleu-seing, ne serait-ce que par la raison de sa simple présence en ces lieux, pardi.

Macache bono. Et le déroulement de la visite en avérera.

2014_02_Le_Mont_Saint_Michel04Certes, le chemin vers cette future île se fit sans que les marcheurs n’en ressentissent un véritable ras-le-bol : peut-être que, du fait d’une marée basse, leur âme était plus propice à la tolérance qu’à une crispation liée au cinglantes gouttes qui, néanmoins, n’avaient de cesse de leur rappeler leur simple condition humaine face aux éléments naturels…

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A l’allée les bus les amusèrent : devant, derrière, c’est tout pareil. Au retour (photo de droite), fini la rigolade : tous deux s’y engouffrèrent, détrempés jusqu’aux os, afin de se protéger des célestes flots qui se déversaient comme vaches qui mictionnent.

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Les travaux avancent qui verront, un jour proche, se désensabler pour de bon le Mont afin, qu’enfin, il redevienne cette île d’antan

Mais tout est écrit ci-dessous.

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La visite en elle-même sera très moyenne, quelconque même, du fait de cette eau qui ne cesse de dégringoler, qui plus est accompagnée d’un vent mauvais qui finit de ratiboiser toute velléité d’en faire plus, façon boire un coup, mater les filles (à peine en cachette, Elena A. n’étant pas née de la dernière pluie (elle serait bien jeune) ni Michel M. un faux-derche). Non non, et même plus : alors qu’elle veut visiter (pour la sempiternelle fois) l’abbaye du Mont, lui préfère rester dehors sous la pluie (comme la vertu et son vice) afin de regarder l’horizon qui, bien qu’infiniment gris, n’en laisse pas moins l’âme du spectateur s’y perdre (au moins) aussi profondément que sous un clocher, ah mais. La preuve en image, et toc.

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Michel M. aura vainement attendu que s’en revienne la mer à la vitesse d’un cheval au galop, mais c’est bel et bien sa mie qui se radina la première. La visite de terminera donc par le chemin de ronde, mais pas plus. Il y a un moment où il faut bien se rendre à l’évidence que lorsque les éléments ont décidé d’être pénibles, inutile pour les humains de vouloir se la péter maître du monde et tout ça en les affrontant plus que raisonnable. Il n’y a dès lors aucune honte à se tirer de là sans plus de manière, tel Michel M. ci-dessous.

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Le retour sera peu glorieux comme déjà écrit, mais l’auteur passe le chapitre lors duquel sa dulcinée et lui-même durent se changer dans l’auto louée, une WV Polo dernière version, avec moult eau, gêne et buée à la clef dans l’habitacle, il faudra le trajet jusqu’à Rennes pour trouver un semblant de séchage digne de ce nom, et encore : du côté des pompes, c’était impossible. En revanche, aucune crainte d’être maté par quelque pervers égaré sur le parking, du fait des conditions climatique ben tiens : toujours voir le bien même dans le pire des maux, n’est-ce pas ?

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Mais là ou fut grande au Mont la frustration de ne pas avoir pu siroter cette brave mousse, c’est à Rennes que cela se fit, alors qu’une fois rendue l’automobile, les fameux touristes eurent devant eux une heure de répit avant de montrer dans le train du retour. De quoi, outre le temps de se sustenter un coup (et en susss), voir les nuées se déchirer enfin et quelques enhardis rayons de soleil lécher bravement le sol détrempé.

Une chose sûre : c’en est désormais terminé des visites nordiques et autre terres orientées pleine Ouest, foi de ces deux-là. Dès lors, quelle sera leur prochaine destination (en dehors de toutes vacances estivales ou d’une durée plus longues qu’une fin de semaine) dont les prochaines sont à l’étude, du côté de Oleg et Evgueny… L’aventure ne s’arrêtera jamais, tout du moins pas avant qu’un évènement de force majeure ne rende l’auteur incapable d’en narrer plus, pardi !

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Le gros oeuvre s’achève, à l’autre bout, c’est le continent : prêt pour cet été ? Nul doute que lorsque le chantier sera achevé, la nouvelle sera de toute manière sue par le monde entier, de quoi faire rentrer du pognon dans les caisses de… Non, l’Etat ne devrait pas en récupérer grand chose des touristes qui viendront là déposés grâce à l’incessant ballet des navettes sans devant ni d’arrère, puisque Vincy et Cie vont gérer tout ça, pardi.

A bIeNtÔT, là-dedans !

A suivre, la rectification du tir à l’endroit de M. boudzi dont le commentaire donne pour le moins matière à réflexion, nom d’une pipe !

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Un nouveau tome à savourer, avant les images promises

Impression

Bien qu’annoncé clôt au 31 décembre 2013, il aura toutefois fallu cinquante six jours pour que Michel M. le publie, car encore fallait-il qu’il en rédigea la préface avant que de le laisser à la postérité. Ce qui lui permit de le compulser et, par le fait, de silencieusement s’épancher sur ces images (comme d’autre en son temps le fit itou par écrit, et d’une façon si magistrale, en prenant pour alibi une gâterie offerte par sa Tata et que, négligemment, il croqua, qu’il en est devenu lui-même la gâterie en question, c’est à dire une madeleine : horrible, n’est-il pas ? Voici en tous cas une chose qui ne risque heureusement pas d’arriver à Michel M. Et que celui qui n’existe pas l’en préserve, merci bien) qui lui rappelèrent tous ces quasi permanents bonheurs que son existentielle vie lui procure et cela, aussi bien durant dans son temps de travail (il aime son métier, ainsi que la façon dont il peut le faire) qu’en dehors d’icelui, grâce à la présence de cette brune dulcinée venue de l’Est-Sud-Est, son Elena A. a lui avec laquelle, encore ce dimanche, il vécu une merveilleuse aventure style genre et façon plénitude affectivement matérialiste. Ou bien (et plutôt, même) une affection matérialistiquement plénitudinale… Enfin bon, l’auteur voulant juste annoncer par-là que, grâce à une acquisition matérielle, sa mie fut plus heureuse encore qu’elle ne l’était jusqu’alors, un soupçon de nirvana en vérité : comme dirait l’autre, « au-dessus, c’est l’soleil !« .

Mais Michel M. ne va pas ainsi brûler les maigres cartouches de ce billet, d’une trop facile façon de chez bon sang (« hé hé hé » à la clef), pardi.

Et c’est donc sans plus de tergiversation (mais au troisième paragraphe de ce rassérénant micro-billet toutefois) qu’est ainsi annoncé qu’enfin, ici-même (fichier pdf de 15,5 Mo), est téléchargeable le tome quatrième de « Michel M., une existentielle vie ». Cent trente-deux pages d’aventures au bout de lui-même-soit-il. Certes, il s’agit d’un petit opus, comparativement au précédent notamment (qui en fait cent soixante-dix, quand même). Mais que les émules en soient assurées : l’anodinisme michèlèmien est toujours aussi présent dans ces « quelques » pages (soit dit en passant, il y a toujours suffisamment d’images pour que les francophobes et autres extraterrestes puissent y trouver leur compte de jolis paysages et autres portraits humains, l’auteur comprenant fort bien, et cela depuis le mois de février 2007, date de ses premières élucubrations internet-éditées, que le lire puisse être un parfait repoussoir à toute personne tentant de s’introduire sans prévention aucune, dans son univers, et ce ne sont pas les sites de traduction automatiques aussi benêts que « Reverso » et Cie qui vont aider les susdits, ah ah ah).

Enfin bon voilà, l’annonce est faite d’une idoine transition entre une époque et une autre (bien que, fondamentalement, icelle sera consommée à la parution du tome cinquième, déjà en cours, et comment !), en l’occurrence entre la précédente et la nouvelle.

Anecdotiquement, et fort à propos de « la précédente », Michel M. a ressenti une bien ironique surprise alors qu’il façonnait les quelques versions papiers de son oeuvre (qu’il imprime à ses soins et réserve à ses favoris (avec transparent devant, derrière, et toutes les fioritures auxquelles l’ « artiste » réserve la primeur de ses oeuvres à ceux qu’il chérit)), en constatant, soudain, que les couleurs utilisées depuis le premier de ses « bouquins » ne sont autres que les mêmes que celles du drapeau israélien ! Si si, et les anti-antisémites (antifas ?) du bouge d’antan pourraient le constater par eux-mêmes, si tant était qu’ils fréquentassent un jour ce blog (à l’instar des antisémites qui, quant à eux, et peut-être initialement alléchés par ce jubilatoire hallali hautement humé car venu d’un média qu’ils exècrent), tombent sur ce lieu sans hargne ni haine, un endroit carrément médiocre pour qui est mû par un désir de se débarrasser d’un monde vomi au profit d’un autre férocement meilleur (pour éviter une telle déconvenue, il suffisait de lire ça, les idiots)

Non, décidément, Michel M. est vraiment inintéressant pour quelque récupération que ce fusse. Et c’est simplement comme cela que les choses doivent être : le sérieux pour ceux qui pensent et savent, le reste pour celui qui se contente de vivre en ayant toujours à l’esprit de ne pas croire en qui que ce soit, ni en quoi que ce soit sur lequel il ne puisse agir directement. C’est pourtant simple, non ?

BoNnE lEcTuRe, là-dedans !

Ah oui, au fait : quid de cette aventure dominicale à laquelle il est fait allusion dans le premier paragraphe de cet article ? Allez chères émules, elle sera parfaite pour introduire l’ultime étape du périple breton de ce début d’année, déjà si longuement narré… Au point, peut-être, que la moindre annonce de son putatif retour en est plausiblement devenu aussi lourde à s’y préparer que d’avoir un air chargé de méthane à respirer, nom d’une michèlèmienne spetoplastie !

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Michel M., cet « infra-argumentatif néo-constipé » qui s’ignorait (le plus long billet michèlèmien de tous les temps de son existentielle vie)

Bon hé ben voilà, au moins les choses sont claires : Michel M. laisse tomber cette occupation qui, en même pas deux années, avait fini par prendre beaucoup (trop) de temps sur son existence, essentiellement le soir ceci dit (c’est moins « grave ») et ce qui restait toutefois bien plus malin que de passer ses soirées vautré sur un canapé à mater les décervelages en stock que diffusent à longueur de cycles les ondes hertziennes (mises à part les chaines de documentaires bien évidemment, qui sont comme un havre de non propagande (enfin, il faudrait en tout cas être vachement balaise pour parvenir à influencer le téléspectateur quant à l’achat de produits manufacturés quels qu’ils soient, quand leur fabrication détruit le monde montré là, pardi)) là où abêtissement et endoctrinement font intrinsèquement parties du discours déversé à tombereaux d’images faussées par la téloche. L’auteur évoque bien évidemment son temps de présence sur le site de Marianne.net ainsi que les moult interventions qu’il répandait sur les différents fils qui s’y déroulent, parfois jusqu’à pas d’heure (avec un ‘tit coup dans l’nez, c’est plus rigolo, hips !).

Initialement débarqué là-dedans pour il ne sait plus quelle raison, ni de quelle façon, ni avec quel désir de le faire tout court d’ailleurs, Michel M. y prend rapidement le profil trollesque bon enfant, déconnant à coup de jeux de mots et autres calembours. Il ne se ressent aucunement prétentieux à écrire qu’iceux avaient fini par plaire à certaines et tains de l’endroit, qui ne se privaient pas de le lui faire savoir, tout comme lui-même à son tour lorsqu’il était conquis par la saillie de l’un des commentateurs. Un petit bonheur de soirée peinarde au quotidien façon célibataire (car les émules michèlèmiennes connaissent le doux rythme de vie de leur blogueur favori qui est : du lundi au jeudi soir en solo (sauf éventuelles sorties avec potes et / ou fiston(s)), la fin de semaine étant réservée à son histoire d’amour à chaque fois renouvelée (comme ce tout dernier « week-end » (difficile d’échapper à cet anglicisme tant il est pratique, inutile de se voiler l’âme)), mais l’opération précédemment narrée du côté de son nez ajouta à l’émotion naturellement née d’être réunis, sa brune mie Elena A. et lui-même, dans le cadre d’une convalescence non feinte.

Mais au fil du temps (« Im Lauf der Zeit » en étranger, et souvenir de ses années vingt, à l’auteur), de simples suites de calembours, sa prose se fait plus personnelle style genre intime conviction, franchise et honnêteté, l’auteur ne jouant pas plus là-bas qu’ici à ce qu’il exècre partout chez les autres, c’est à dire la simulation, le faux-semblant, le faux-culisme et tout le tralala du mensonge sur soi et aux autres, attitude qui pourrit la société humaine à l’instar du règne du pognon qui détruit la maison Terre. Une telle mise en avant de soi et comme toute force que l’on met en branle qui implique la venue d’une force contraire, fait naître son corollaire. En l’occurrence, une émotivité irisée de crainte lorsque, suite à une audace qu’il s’était permis, Michel M. se retrouvait dans une attente toute pleine de flageolements, une angoisse même quand, au retour plus ou moins violent qu’elle ne pouvait qu’engendrer chez l’autre, celui auquel il s’était adressé ou dont il s’était permis de critiquer les propos.

Un temps, il a cru pouvoir se « blinder ». Et c’est pour cela que ce jeu a pu durer de la sorte jusqu’à il y peu, c’est à dire jusqu’à « L’Affaire » Dieudonné M. M. et tout le déferlement de violence qu’elle a fait exploser (essentiellement dans la société politico-médiatique, ceci dit) avec clivage obligatoire façon inamovible dogme, style genre table de La Loi, l’antisémitisme dont le susdit fut accusé devenant le repoussoir suprême devant lequel tous les spectateurs de la scène (les acteurs étaient quant à eux, soit rangés dans un camp, soit dans l’autre, aucune nuance, aucun doute n’étant toléré en la matière et, surtout, SURTOUT, il fallait, afin que la gravité de l’immonde soit une chose entendue de tous, que fut évoqué en permanence L’Ultime (jusqu’à ce jour) Crime Contre l’Humanité, la Shoah) devaient se faire jauger, devait être juger par… Par qui, en fait ? Par ceux qui se sont institués comme les gardiens de la mémoire d’un évènement désormais vieux de presque soixante dix ans, qui, hélas le temps qui passe aidant, tend même à disparaitre de l’esprit des personnes de plus de cinquante ans (inutile de parler des deux générations postérieures qui, elles s’en tapent plus au moins : la faute à qui ? Et puis, est-ce si monstrueux, quand l’histoire de l’humanité est constellée de mille et uns massacres, d’autres génocides ?).

La position de Michel M. face à cela ? Le doute. Non pas celui face à l’holocauste précité, mais aux raisons invoquées et aux moyens illégaux employés pour y parvenir (l’Etat lui-même s’étant embourbé dans des procédures jamais vues en France en temps de paix), pour interdire un spectacle soudain devenu l’archétype du discours antisémite en France, monté par un humouriste devenu polémiste par l’un de ses glissements sémantiques dont est friande toute propagande, et pourvoyeur de la haine du juif dans le pays. Face à cela, Michel M. s’est donc intéressé aux vidéos régulièrement diffusées par ledit Dieudonné M. M. De fil en aiguille, il a rencontré le site d’Alain S., autre diffuseur d’une pensée dite antisémite et, dorénavant, aussi célèbre que l’humouriste lui-même. L’auteur n’aime pas la pensée « toute faite », le « c’est comme ça et pis c’est tout » qui tant prévalent hélas en l’occurrence. Il n’est pas prêt à verser dans une doctrine quelle qu’elle soit. Ce n’est pas parce qu’on lit, qu’on écoute tel ou tel penseur qu’on va adopter ses idées. Enfin, et c’est ien entendu l’exception qui confirme la règle, il y a toutefois une personne qui a décillé Michel M. aux alentours de ses quarante balais en ce qui concerne les tenants et aboutissants du « monde moderne » : Noam Chomsky.

Et c’est là qu’intervient LE quiproquo, la Suprême Forfaiture, manipulée comme jamais cela a été encore fait, ou alors depuis belle lurette (mais l’auteur avoue qu’il n’a pas beaucoup de connaissance en la matière autre que son vécu), c’est à dire cet embrouillamini qui consiste à ne faire qu’une, deux idées qui n’ont rien à voir : l’antisionisme et l’antisémitisme. A ce propos, il est (l)(v)(r)isible de constater que ceux qui usent et abusent de ce mélange des genres sont les mêmes que ceux-là qui ont lancé la chasse aux Dieudonné M.M., Alain S. puis Eric Z. lui-même, coupable de trop de déviance éditoriale, quand une seule musique devait se faire entendre en provenance de l’immense majorité des médias : fumeux triumvirat au demeurant qui a fait la couverture d’un magazine dont la probité et l’impartialité ne font plus débat depuis longtemps, et pour cause.

Quid du quiproquo ? Michel M. ne s’étend pas plus longtemps sur les cas Dieudonné M. M. ni sur celui d’ Alain S., d’autres s’en occupent fort bien. Toutefois, il précise que rien de ce qu’il a lu, vu et entendu émis par ces deux gars ne l’a choqué : soit parce qu’il pense faire le distinguo entre antisionisme et antisémitisme, soit parce qu’il n’a pas tout lu (faut pas exagérer, il n’y pas de fanatisme qui tienne) soit parce qu’il est antisémite lui-même et pis c’est tout. Manque de bol, ne se sachant (pas encore à ce moment là)  antisémite, il se sait en revanche indécrottable antisioniste. Et cela, tant que l’Etat d’Israël se comportera comme un Etat voyou (merci, M. Noam C.). L’auteur a mainte fois expliqué dans les fils de « Marianne.net » sa position à l’encontre de ce pays, et des Etats-Unis qui le couvent comme une poule son oeuf. Mais jusque là, rien de bien méchant ne lui était arrivé en ce qui concerne ce délicat sujet qu’est le comportement de l’Etat juif, car l’antisionisme avait encore droit d’écrit sur le site.

Seulement voilà : depuis l’affaire du polémiste non humouriste, heu, de l’humouriste polémiquement non rigolo, heu enfin bon, du spectacle devenu Le Retour de la Bête Immonde sur la Scène Parisienne, donc sanctionné manu militari façon valse à un temps (enfin, c’est ce qu’il fallait faire accroire à ce moment), tout a basculé dans l’hystérie : les exemples foisonnent sur le net, qui à coup de vidéos, qui à renforts de pamphlets, qui sous la forme de lettre ouverte et tout le toutim (ce billet est volontairement exempt de lien, il n’y a qu’à se baisser pour en ramasser des brassées) justifiaient ou dénigraient à qui mieux mieux la manière d’écraser le monstre. La encore, Michel M. dénonça cette hystérie à plusieurs reprises, insérant volontairement dans ses commentaires des liens vers le site d’Alain S. ou du compte « Youtube » de Dieudonné M. M. (un peu de provoc bien sûr, mais le fond était pertinent, tout du moins le pensait l’auteur) ou d’Agoravox enfin bref, comme tout commentateur le fait, afin d’appuyer ses propos. La censure du bouge, tout comme les mariannautes les plus anti antisémites ne l’importunèrent pas là non plus.

Et puis il y eu cette idée, persistante, qui, à force de lui trotter dans la tête, lui fit écrire une chose qui est considérée par les Croisés de la Shoah comme un crime digne de l’antisémitisme le plus abject. Cette idée saugrenue, donc, consistait à émettre la possibilité que, du fait de ce crime contre l’humanité qui amena la création de l’Etat sioniste, le monde occidental en général (et l’Europe de l’Ouest en particulier) pourrait bien avoir, vis à vis d’Israël justement, un certain penchant à tolérer de sa part des choses qu’il n’accepterait d’aucun autre pays : un mur par-ci, un « assassinat ciblé » par-là, des guerres éclaires qui se répètent et font des morts civiles par milliers (mais qui, en rien, n’améliorent la situation), une régulière spoliation de territoire, etc. Enfin voilà, quoi. Antisionisme, certes, antisémitisme, aucunement. Et bien pourtant : censure. Et cela, à deux reprises. Michel M. vit rouge et écrivit que, dès lors, il cesserait la déconne parce qu’il estimait que le mensonge et les manipulations (à sens unique qui plus est) lui les broutaient menues menues.

C’était il y a plus ou moins quinze jours. Depuis, il se vit régulièrement traité d’antisémite par un même mariannaute, charretier dans le verbe (le champion toute catégorie de la censure, accessoirement, mais uniquement pour grossiereté), éructant Croisé anti antisémite dans la façon. Cela jusqu’à hier soir, où la vase remuée depuis deux semaines a fini par submerger l’auteur au point qu’il jette l’éponge (la pauvre, elle était de toute façon devenue une telle horreur !) suite à un glacial : « Cela, il faudra l’expliquer à l’infra-argumentatif néo-constipé. » émis par le mariannaute que l’auteur estime le plus dans le site. Cette sentence signifiait que lui aussi en était venu à considérer Michel M. comme antisémite, mais sans vraiment qu’il en ait conscience (ouf !), d’après sa phrasologie pour le moins alambiquée, mais habituelle venant du bonhomme en question.

Hé bien soit : ils ont gagné, Michel M. se tire de ce terrain ô combien miné, en outre devenu irrespirable du fait d’un délire antisémite qui a pris ses quartiers. Qu’à cela ne tienne : du temps va illico se libérer pour le blog, qui va derechef en profiter pour retrouver des couleurs, pardi !

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Enfin, en nuances de gris dans un premier temps…

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A bientôt (pour les moins dégoutées parmi les émules michèlèmiennes).

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Une septoplatsie pour Michel M., c’est la garantie d’avoir enfin un bon tirage

2014_02-SeptoplastieEquipé jusqu’alors d’un fameux nez busqué, Michel M. en arbora un épaté durant vingt-quatre heures, c’est à dire le temps que les mèches qui lui ont été enfoncées là-dedans ses narines et jusqu’aux sinus, parce que lorsqu’on les ôte, on sent bien que ça vient de loin par l’oto-rhino-laryngologiste. Mais que les émules les plus transies et sis n’en prennent pas ombrage : ce vendredi à 14 heures, le toubib lui a donc tirées ses mèches qu’il avait dans son blaire, le visage de leur blogueur préféré retrouvera rapidement ses beaux traits. A noter que le médecin, qui était venu saluer son patients fraichement opéré avant de retouner à son cabinet, et qui était en outre fort content de lui après l’intervention, dixit les infirmières, avait lancé un très encourageant : « Vous allez respirer, maintenant ! ».

Il faut dire que jusqu’à ce qu’il rencontre cet ORL, Michel M. n’avait jamais eu conscience du fait que sa narine droite était carrément bouchée : l’air pouvait bien petitement en sortir, mais en aucun cas y entrer. Bien sûr, il sentait pertinemment qu’il était en permanence encombré par des glaires, que sa respiration  n’était pas parfaite et que cela semblait augmenter au fur et à mesure que s’installait en lui la décrépitude. Mais n’est-ce pas le lot de beaucoup de personnes (les glaires, car la décrépitude n’est pas le sujet) qui vivent dans les villes de grandes pollutions, à l’instar de Paris, et qui en plus des particules en suspensions balancées par les bagnoles, s’avalent des kilogrammes de poussières de mille et une provenance, dot ces fameux dans pesticides déversés à tour d’hélicos, de roulottes tractées etc., à longueur de saison dans les plaines environnantes, produits chimiques dont l’interaction les uns avec les autres est sujette à bien des craintes, nom d’une vaporette. Qui donnent certes à voir de vachement belles photographies, pour sur, mais pour que ça pousse comme cela, il faut leur balancer tellement de saletés que ces poisons sont en suspension dans l’air autant qu’au sol, et que ça finit par occasionner de la gêne respiratoire (sans compter les cancers, le taux de stérilité grandissant chez les agricultures entre autres maux, mais de cela, on n’en a qu’une « vague » idée, car il n’existerait a priori pas d’étude épidémiologique sérieuse et exhaustive disponible en ce domaine…).

Quoi qu’il en soit, après le scanner les choses sont claires : sans opération, Michel M. continuera à se racler la gorge, à mal s’oxygéner ainsi que (mais tout à fait accessoirement) à ronfler, et cela jusqu’à ce que sonne l’heure de sa mort, pardi !

Ni une ni deux, comme précédemment écrit là-dedans, le malade qui s’ignorait jusqu’alors a promptement pris rendez-vous avec l’ORL afin de subir une septoplastie. Rentré à 7 heures à la clinique ce jeudi 20 février et alors qu’on lui avait annoncé son opération pour 9h, on vint en fin de compte le chercher une heure plus tôt : toujours cette étoile qui semble si souvent briller dans son existence tel un ange gardien. Enfin, si ces chose-ci existaient, ce qui n’est pas le cas, comme de bien entendu.

Rapidement trimballé sur son brancard jusqu’à la salle d’opération, il y trouve cinq ou six personnes déjà en train de s’affairer : c’est du sérieux, à la clinique Hartmann de Neuilly sur Seine (établissement privé conventionné). Cette impression d’efficacité et de sérieux se poursuivra à son réveil, alors qu’il sent bien que son nez est bourré de trucs qui l’empêchent de respirer. Mais de douleur, point. On vient l’importuner à trois reprises afin de l’aider à se réveiller puis, une bout d’une petite heure, il est ramené dans son « box » initial, une mini chambre individuelle dans laquelle il a tout loisir d’envoyer des textos à tout plein de gens et, en particulier, à sa tendre belle et brune mie Elena A., qui sera son chauffeur du jour : c’est obligatoire quand on a subi une anesthésie générale, de ne pas rester seul durant les vingt-quatre heures qui suivent. Ce qui donne quatre journées et autant de nuits à vivre ensemble pour ces deux-là : terrible. Cerise sur le gâteau : sans activité sportive du fait de l’opération. Bon sang, ça veut donc dire qu’ils ne vont rien ficher de tout ce temps ? De quoi finir par se mettre sur la tronche, si Michel M. se trouvaient toujours, en ce début d’année 2014, dans le même état d’esprit d’avant sa rencontre avec sa russe d’Ouzbekistan, il y a un peu plus de trois années désormais…

La nuit de jeudi à vendredi fut horrible, une de celles à voir réellement défiler toutes les heures, à coup de brefs sommes entrecoupées de mictionnismes (la perfusion, sans doute), à grand renfort d’une bouche devenue aussi sèche que l’herbe d’un sachet que l’on n’a pas fumé pas assez vite, aussi rêche que si une poignée de sable avait été jetée dans cette cavité buccale grande ouverte par un facétieux copain. Une nuit à ennuyer sa voisine, ventre saint-gris ! Mais bien évidemment, Elena A. affirma que tel n’avait pas été le cas, en merveilleuse femme qu’elle est.

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Allez hop, il est treize heures un quart, il faut filer au cabinet se faire retirer ces bouchons qui deviennent de plus en plus encombrant, tellement confine à l’obsessionnel la pensée qu’ils sont là (d’autant plus qu’après sa douche, Michel M. s’est aperçu que celui de la narine droite faisait mine de vouloir se tire de là tout seul comme un grand !). Elena A. change pour une énième fois la mouchette (c’est comme cela que s’appelle la compresse qui appuie sur les mèches afin qu’elles ne tentent pas de filer, ou que le sang ne dégouline pas, car les deux bouchons en sont en effet gorgés, ah ah ah c’est dégoutant, hein ?), histoire de ne pas choquer d’éventuels automobilistes sur le chemin du cabinet (ce serait un coup à se chopper un accident, une telle horreur) et question de correction vis à vis du toubib.

Michel M. peut rassurer toute personne qui envisagerait une septoplastie : le retrait des mèches se fait sans douleur. Il y a certes un léger chatouillement qui fait pleurer et on s’aperçoit aussi de la longueur du truc qui remonte jusque dans les sinus, mais le soulagement est immédiat : l’air rentre à nouveau par le pif ! Ouf.

Seulement dans le cas de l’auteur, autant à gauche ça circule sans encombre, autant à droite, le conduit nasal se rebouche-t-il très rapidement, une fois quitté le médecin. Elena A., qui a l’habitude d’entendre râler les patientes russes de la clinique dans laquelle elle bosse, qui y viennent pour se faire charcuter histoire d’être plus belles (mais qui en sortent bien souvent plus moches, à coup de lèvres grossies que ça en devient répugnant), donc  de les entendre râler à peine l’opération terminée et les bandelettes ôtées, parce que ça ne correspond pas à ce qu’elles attendent, rassure son homme en lui disant qu’il faut attendre parfois trois mois avant que le résultat ne soit probant. De quoi faire patienter Michel M. une semaine, avant de crier victoire ou d’être désappointé.

Voici donc où en sont les choses de cet évènement, tout à fait passionnant, avec un Michel M. qui retrouve presque son physique d’ex jeune premier jeune vieux…

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… En attendant qu’il ait perdu ses  superfétatoires sept à huit mille grammes,

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et que son nez possède un aussi bon tirage que les cheminées d’antan dans les maisons de campagnes, nom dune pipe !

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Comment ? Et le Mont Saint-Michel ? Ah oui, c’est vrai… Ca vient, ça vient.

De toute manière, il n’y a plus rien à narrer avant un bout, alors forcément, l’auteur va s’y mettre.

A bIeNtÔt, là-dedans !

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51 heures, 27 minutes et 40 secondes, partie 4, Saint-Malo (2/3) : que les âmes sensibles s’ôtent, car Michel M. ramone un brin*

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Mais qu’est-ce donc qui put ainsi rendre Michel M. aussi abasourdi que s’il avait appris que sa tante en avait ? Hé bien ceci, mais vraiment juste ceci.

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Comme cela, ça n’a l’air de rien. Mais les michèlèmiennes émules seront férocement heu forcément intéressées / horrifiées par ce qui va suivre, tant elles-mêmes sentent à quel point se troublent les temps qui pourraient finir par faire déborder autant de jusqu’alors calmes étendus d’accords entendus, façon étangs devenant lacs tempétueux à force de dogmes répétés jusqu’à la lie, pouvant mener à l’écoeurement chez les moins sensibilisés par la chose, le mieux étant l’ennemi du bien (apophtegme sarique par excellence, que Michel M. a converti en l’un de ses existentiels principes).

Ainsi, qui rencontre le vocable « juif » derechef pense « Shoah », et ceci est un réflexe à la Pavlov. Si tel n’est pas le cas, l’ « extra-terrestre » (faut-il en effet au moins débarquer de la planète Mars pour être aussi inculte, sacrebleu !) s’expose à de redoutables récriminations, puis à une instruction en dur avec films, photos et textes à la clef. La chose (la Shoah) a bel et bien eu lieu, c’est l’un des pires évènements de l’histoire humaine contemporaine (même de l’histoire de l’Humanité pour certains), Michel M. n’en disconvient et nie le négationniste.

Seulement quand le dogme devient un tantinet encombrant car frisant avec l’obscurantisme, Michel M. lève ses bras en X, comme il faut parait-il le faire devant un canasson emballé (lien placé là tellement il est redoutablement nul de chez machinale traduction : vive les robots) qui cavale dans les rues de la ville après s’être émancipé de son cavalier, et dit et / ou s’écrit (Michel M. « dit et / ou s’écrit », on se calme) : « Halte là, saleté d’obscurantisme et tiste ! ».

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Pour explication de cet obscurantisme, il suffit (passé simple, à souligner en l’occurrence tant il est désormais acquis que ce temps-ci soit à jamais morte lettre) qu’il évoqua cette interrogation selon laquelle, du fait de la Shoah, certains Etats dits démocratiques (deux, ils sont deux dans ce cas) puissent s’affranchir des règles internationales de coexistence (comme, en l’occurrence, de ne jamais tenir compte des résolutions de l’ONU lorsque icelles veulent faire cesser des exactions contraire aux règles édictées par l’immense majorités des nations) afin de faire ce qu’il leur plait, pour qu’intervienne illico la censure (car l’auteur évoque en effet cette activité qui lui prend bien trop de son temps, au détriment de ce blog, c’est à dire le mariannautisme). Et c’est donc ainsi que l’auteur a-t-il récemment été confronté (ici et mais pas que, tellement le sujet est devenu prégnant) au souci de se retrouver durablement accusé d’antisémitisme (il s’en défendit comme il se fut, et comme il le put, dut-il en subir à nouveau la censure (qu’en effet alors il subit bel et bien)), consécutivement à son aveu (certes un tantinet souligné, mais sa conviction en valait sa chandelle) de ne pas accepter pour raison première (postulat, principe de vie et son tenant) La Shoah qui, par son simple concept, justifierait qu’autant de nations, par leur gouvernement, fassent autant allégeance à l’Etat Israël et l’absolvent dans ces pires travers, ségrégation, stérilisation, mur

Et alors, quid de la ville de Saint-Malo qui, ainsi, lutterait elle aussi par tous les moyens contre l’antisémitisme qui, parait-il, envahit ce pays au point que  » les juifs commencent à quitter la France « , selon M. Arno K. (duquel il est inutile de faire les présentations, n’est-ce pas), mmhm ? Que nenni, il ne s’agit que de pure convenance historique, de centre d’intérêts qui évoluent au fil du temps : l’auteur peut donc passer et penser à autre chose.

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Et c’est ainsi que la balade reprend. Seulement là où l’azur était infinie dans un premier temps, un méchant vent de Nord-Ouest s’est radiné qui, à son tour, a fait se pointer de bien vilaines nuées, à coup sûr porteuses de pluie. Il n’y a pas qu’à la montagne qu’aussi rapidement changent les cieux : les côtes sont elles aussi sujettes à ces brusques érythèmes qui en désarçonnent plus d’un, tels ces alpinistes qui dévissent des cimes et ces marins qui versent dans les abysses des ondes, véritables tutoyeurs de la faucheuse…

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Mais le bonheur né de ce généreux sourire est le remède idoine afin de chasser d’aussi sombres pensées : l’aventure de la vie est autrement motivante, que de se pencher sur ceux qui ne sont plus de ce monde, pardi !

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Les premières gouttes s’en viennent humidifier l’atmosphère venteuse alors que les touristes ont fui : les sensations fortes ne cessent d’environner les deux promeneurs qui les thésaurisent, comme autant de plumes s’insérant dans le matelas sur lequel, quand sera venue l’heure, ils s’allongeront afin de laisser leur conscience les quitter.

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Ceci étant, la poésie nourrit certes son âme, mais une âme sans enveloppe corporelle pour la maintenir en vie n’est pas grand-chose : la matérialité à son mot à dire. Ainsi, quoi de plus indiqué, alors qu’à coups de vrombissements viscéraux se fait entendre la faim, que de s’installer autour d’une table proposée par l’un des estaminets de la ville, afin de s’y rassasier d’huîtres, moules et férocement plus, puisque avérée affinité ! Le temps de donner quelques nouvelles (et d’en prendre itou car le téléphone, enfin, usé avec parcimonie, est un réel progrès dans ce domaine autrefois si distendu de la communication) à ses parents, la belle et son beau vont se régaler là, à la hauteur de ce à quoi ils pouvaient prétendre.

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Ultime promenade, digestive celle-ci, dans les reliefs de la fête foraine désormais fermée (le vent, l’heure et la saison n’incitant pas à trainer tard dans les rues) : ici, un Michel M. plus vrai que nature, c’est à dire façon imbécile heureux, ce profil que revêt hélas toute victime d’un amour non raisonné. Mais il faut bien en passer par-là afin de s’affranchir des mille et une sornettes enfoncées à longueur d’oeuvres artistiques dans le crâne, et l’esprit qui y demeure, des jeunes humains innocents se croyant les maîtres du monde après leur premier baiser sur la bouche…

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Retour à l’hôtel, en fait deux bâtissent réunies et dont il est question dans le lien de la « convenance historique » inséré en toute fin de digression sur les juifs et tout ça, et qui vit la naissance de l’illustre M. François-René de C.,

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comme en témoigne cette inscription éminemment historique, de celles qui rendent flageolants les plus émotifs quant aux « grands hommes » et les lieux par eux habités, ce qui n’est évidemment pas le cas de l’auteur, qui ne vénère pas plus M. François-René de C. que M. Alain S., ni que M. Dieudonné M.M., dans un pur et dur « Ni dieu ni maitre » qu’il revendique haut et fort, contre vents et marées.

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Des limites des hommes et de leur créations : voici un baromètre qui aurait bien besoin d’une tape sur son angle supérieur, afin de faire décoller cette aiguille qui est assurément totalement déconnectée des réalités de ce monde, en l’occurrence du mauvais temps qui va s’installer tout le lendemain, tss tsss…

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Et c’est à cela que l’on reconnait les « grands-hommes » : le moindre de leur pet d’âme est adulé au point d’en faire une inscription dans un escalier dont le sens, au minimum abscons, mais en réalité d’une banalité inouïe, mais qui est toutefois sauvée par l’utilisation d’un vocable dont plus personnes ne connait le sens et qui fait donc érudit. Qu’est-ce qu’un palimpseste en vérité, mmhm ? L’auteur est certain de pouvoir affirmer que les 95% de ses lectrices et teurs humains n’en connaissent pas la définition. Aussi se fait-il un devoir de la leur proposer : « Manuscrit sur parchemin d’auteurs anciens que les copistes du Moyen Âge ont effacé pour le recouvrir d’un second texte.« 

Est-il vraiment utile de préciser que Michel M. lui-même était dans l’obscurité la plus complète face à ce terme ? Le genre de mot que l’on rencontre tellement rarement, qu’à l’instar des règles du Bridges que l’on oublie systématiquement parce qu’on ne le pratique pas, sa définition peut nous être régulièrement proposée que l’on ne s’en souvient plus lorsqu’on le rencontre à nouveau, ah ah ah.

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Une petite dernière avant le sommeil de cette du 18 au 19 janvier de l’année alors toujours à peine naissante, ainsi qu’avant celui dans lequel l’auteur finira par se plonger ce soir, qui le verra se réveiller demain à l’aube, puis se lever afin d’affronter sa septoplastie libératrice.

Michel M. a pris soin de laisser le dernier chapitre de cette narration en suspens (Le Mont Saint-Michel sous la pluie) : ainsi sait-il qu’en aucun cas l’anesthésie ne sera définitive, puisque la tâche n’est pas achevée, pardi !

A BiEnTÔt, là-dedans !

* « Fresh Radio » environne ce billet (bien qu’initialement entamé avec Led Zeppelin I à IV) : merci Free (mais et surtout, les instigateurs de la dite radio, BIEN EVIDEMMENT).
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